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"Alors chantera Moché et les Bné Israël" (az yachir Moché ouBné Israël - Béchala'h 15,1)

-> Dans ce verset, la Torah raconte que lorsqu'ils ont fini de traverser la mer Rouge et qu'ils ont vu leurs ennemis (es égyptiens) gisant morts le long du rivage, le peuple juif a éclaté en chants de joie.
Cependant, les mots : "az yachir" semblent difficiles à comprendre. Le mot "az" implique le passé tandis que le mot "yachir" signifie "chantera", au futur.
=> Comment devons-nous comprendre cela?

-> Le rav Levi Its'hak de Berditchev dit que les Bné Israël étaient certains qu'Hachem les sauverait. Cela avait-il un sens pour Lui d'accomplir tant de merveilles incroyables jusqu'à présent pour que le grand final se termine par la mort de la nation entière? Assurément, c'était impensable.
En fait, nos Sages (Mékhilta - Béchala'h 16,20) nous disent que le peuple juif avait une telle confiance dans le salut d'Hachem qu'ils ont apporté des tambours avec eux lors de leur sortie d'Égypte dans leur certitude d'être sauvés.

Selon le rav de Berditchev, ceci est l'explication des mots "Az Yashir".
Az est au passé, faisant référence aux moments avant même que la mer ne se fende ; Yashir est au futur = le peuple juif était déjà certain qu'il allait chanter. Avant même que leur salut ne soit arrivé, les Bné Israel savait déjà qu'ils chanteraient en étant secourus.
Leur foi était si parfaite que pour eux, le salut était une certitude totale.

Avant l'ouverture de la mer Rouge, ils avaient d'un côté toute l'armée égyptienne surarmée à leur poursuite et de l'autre une mer déchaînée devant eux, le peuple juif était coincé entre le marteau et l'enclume. Il n'y avait pas d'issue! Vers où pouvaient-ils courir, vers qui pouvaient-ils se tourner?
Or, bien qu'en apparence coincé dans ce qui semblait être la situation la plus désespérée et sans issue, le peuple juif avait déjà commencé à chanter (az yachir).

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-> Lorsque l'on demandait à un certain 'hassid Breslev comment il faisait pour rester joyeux même dans des moments aussi difficiles, il répondait : "J'emprunte simplement un rikoud (une danse) aux jours meilleurs à venir!" Il s'agit d'une toute autre approche de la vie.
Souvent, nous sommes confrontés à des circonstances éprouvantes qui échappent à notre contrôle ; nous ratons le bus pour une réunion importante, nous renversons du café sur notre chemise fraîchement lavée, ...
Les situations sont infinies. Mais si nous croyons vraiment au "gam zou létova", qu'un jour dans le futur nous verrons comment tout était vraiment pour le mieux, alors pourquoi ne pas commencer à chanter dès maintenant?
En effet, combien plus agréable serait le reste de notre journée, et en fait notre vie entière, si au lieu de nous énerver sur ces choses qui vont mal et qui sont de toute façon au-delà de notre capacité à les changer, nous les traversions en dansant ?

À quoi bon s'énerver parce que la circulation est bloquée et que je suis en retard au travail? Mes coups de klaxon furieux vont-ils contribuer à améliorer la situation? Ce n'est pas comme si tout le monde attendait que je klaxonne et que maintenant grâce à cela ils peuvent commencer à bouger.
Combien la vie serait plus agréable, si au lieu de taper du poing sur le volant par frustration, je respire profondément et commence à taper doucement un rythme sur l'air de "Hodou l'Hachem ki tov!" (remercions Hachem car Sa bonté est éternelle [même quand à mes yeux tout semble aller de travers, pour le mal]).
Nous avons une toute autre vie lorsque notre émouna certaine dans le salut [d'Hachem] atteint le point où nous pouvons chanter joyeusement avant même que le salut n'arrive.
C'est le message de "az yashir". Dans le passé, avant même que leur salut n'arrive, le peuple juif chantait déjà un avenir meilleur.

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+ En résumé :

==> Même dans les moments de danger extrême que le peuple juif a passé coincé entre l'armée égyptienne et la mer déchaînée, ils avaient une foi si parfaite qu'ils seraient sauvés qu'ils ont déjà commencé à chanter.
Si nous travaillons sur notre foi que notre Père céleste [Hachem] ne nous abandonnera jamais, et que chaque situation dans la vie, aussi négative qu'elle puisse paraître, est toujours pour notre bien, nous pouvons déjà commencer à chanter avant même que le salut n'arrive.

"Ils eurent foi en Hachem et en Moché, son serviteur" (Béchala'h 14,31)

Nos Sages (Zohar - Béchala'h 55) nous disent qu'au moment de l'ouverture de la mer Rouge, les sept cieux se sont ouverts et le peuple juif a pu voir directement à travers. Et : "une servante a vu à la mer Rouge ce que même le prophète Yé'hekel n'a pas vu".

-> Beaucoup d'entre nous ont l'impression qu'il existe un plafond fixe pour notre croissance spirituelle. Nous doutons de notre capacité à devenir vraiment grands et à atteindre des niveaux élevés dans notre avodat Hachem.
On se dit : "Apprendre sans interruption pendant 3 heures d'affilée? Prier avec une attention parfaite, en se concentrant sur chaque mot? Laissons cela aux tsadikim comme le rav 'Haïm Kanievsky. Je ne suis pas ce genre de personne."

L'ouverture de la mer Rouge nous apprend tout le contraire.
La Torah nous dit que l'ouverture de la mer Rouge a servi à renforcer l'émouna du peuple juif ("Ils croyaient en Hachem et en Moché Son Serviteur").

-> Le rav Lévi Its'hak de Berditchev dit : savez-vous ce que cela signifie qu'ils croyaient en "Moché Son serviteur"?
Cela signifie qu'il était parfaitement clair pour chaque juif qu'il pouvait atteindre le niveau de Moché Rabbénou. En regardant à travers les sept cieux vers le domaine spirituel d'en-Haut, chaque juif a réalisé qu'il pouvait en effet être grand, et qu'avec un effort approprié, il pouvait dépasser toutes les barrières dans sa vie pour atteindre des niveaux énormes.

-> Rabbi Na'hman de Breslev n'était pas du tout d'accord avec l'opinion commune selon laquelle les tsadikim atteignent de grandes hauteurs spirituelles en raison de la nature de leurs âmes élevées.
Il a dit un jour à ses 'hassidim :
"Voici votre problème : il vous semble que les principaux accomplissements et réalisations des tsadikim ne sont dus qu'à leur âme élevée. Mais en vérité, ce n'est pas du tout le cas! Chacun d'entre vous a la capacité d'atteindre mon niveau et d'être exactement comme moi ; Tout dépend de l'effort et du travail que vous faites." (Si'hot haRan 165)

-> A un autre endroit, Rabbi Nathan ('Hayé Moharan) écrit :
"La raison pour laquelle nous avons raconté son avoda (à Rabbi Na'hman de Breslev) et sa façon d'agir dans les années de sa jeunesse, c'est pour que tout le monde sache que le choix est libre et que chacun peut mériter, s'il en a seulement le désir, d'atteindre un niveau incroyablement élevé, même s'il peut lui sembler que l'avodat Hachem est extrêmement difficile et que du haut du ciel on l'empêche de franchir les portes, car ses désirs le dominent.
Malgré tout, il faut s'obstiner dans son service et ne pas se focaliser sur tout cela, car à partir de ces histoires sur Rabbi Na'hman, celui qui est sage comprendra que Rabbi Na'hman a fait l'expérience de toutes ces barrières et de tous ces obstacles et qu'il a réussi à les surmonter, grâce à son véritable désir de servir Hachem. Il a résolu de choisir la vie jusqu'à ce qu'il mérite ce qu'il mérite."

=> Ne nous laissons pas abattre par ce qui semble être nos limites spirituelles. Allons jusqu'au bout et réalisons que nous pouvons devenir vraiment grands si seulement nous nous concentrons et faisons les efforts nécessaires.
"Ils eurent foi en Hachem et en Moché, son serviteur" = la mer Rouge nous a appris à croire qu'indépendamment de qu'il est au moment présent, chaque juif peut atteindre de grands niveaux.

[ "au moment de l'ouverture de la mer Rouge, les sept cieux se sont ouverts et le peuple juif a pu voir directement à travers" = chaque juif (même le plus racha) a pu voir à quel point il est précieux/importants, adoré, aux yeux d'Hachem (même s'il fait les pires fautes, cela n'y changera rien).
Chaque juif a pu voir son véritable potentiel, à quel point il peut faire des actions (en apparence simples mais) qui atteignent le 7e Ciel, et qui peuvent changer le monde en-haut, en-bas, et l'Histoire du peuple juif.
Chaque juif a pu voir quelle version de lui-même il pourrait atteindre durant sa vie, si seulement il avait plus confiance et conscience en ses capacités personnelles. Le problème est que le yétser ara nous dévalorise (pour qui tu te prends, tu n'es pas un tsadik n'ont plus!), et alors on limite nos ambitions spirituelles.
Après notre mort, le pire guéhinam est la réalisation du décalage entre ce qu'on aurait pu faire de notre vie, et ce qu'on y a réellement fait. Sachons que nous avons un potentiel illimité (ayant une partie Divine en nous), exploitons-le de notre mieux, et comme cela on se dispensera des regrets éternels, des souffrances sur le fait qu'on est passé tellement à côté de la grandeur spirituelle qu'aurait pu être notre vie. ]

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==> Pendant quelques instants étincelants sur les rives de la mer Rouge, chaque membre du peuple juif a réalisé à quel point il pouvait vraiment devenir grand. Nous avons vu que rien, à part les limites que nous nous fixons nous-mêmes, ne nous empêche de devenir aussi grand que Moché.
Si nous adoptons l'état d'esprit selon lequel notre succès spirituel est entièrement entre nos mains, il sera d'autant plus facile de fournir les efforts nécessaires qui nous mèneront vers les cieux et au-delà.

Combattre Amalek par notre étincelle divine interne

+ Combattre Amalek par notre étincelle divine interne :

-> La lutte contre Amalek exige bien plus que l'unité (a'hdout). La bataille sacrée contre ceux qui veulent nous détruire physiquement et spirituellement ne peut être menée que si nous revenons à nous-mêmes, à l'étincelle divine pure qui reste ancrée en chacun de nous. Cette étincelle n'a pas été affectée par les influences étrangères du monde qui nous entoure.
Les commandements de la Torah "souviens-toi de ce qu'Amalek t'a fait" (za'hot ét acher assa lé'ha Amalek), et plus ensuite "n'oublie pas" (lo tiska'h), sont en réalité des supplications divines : reviens à toi-même. Retrouvez cette étincelle divine en vous qui sait intuitivement ce qui est juste.

De même que nous avons instinctivement le sens de l'auto-préservation et que nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter de mettre notre vie en danger, de même, dans les recoins les plus profonds de tout juif, il y a une répulsion profonde d'Amalek.
Non seulement il y a la connaissance intellectuelle (yédia) du mal causé par Amalek, mais il y a aussi "zé'hira", un sentiment émotionnel intérieur qui ne peut jamais être oublié (htiska'h).
Si nous tolérons même Amalek, c'est parce que nous n'avons pas encore atteint ce noyau intérieur. C'est parce que nous sommes souvent limités par les exigences du côté matériel de nous-mêmes, connu sous le nom de néfech.

À l'époque du miracle de Pourim, le peuple juif s'est élevé au-dessus de ces contraintes. Comme le raconte la Méguila : "ils se sont tenus au-dessus (al) de leur néfech" (laamod al nafchan - Esther 8,11), pénétrant ainsi dans leur for intérieur alors qu'ils se préparaient à combattre Amalek.
[Sfat Emet - Pourim 5631]

Lorsque D. a créé l'homme, il lui a insufflé un esprit de vie.
Il en sera de même lorsqu'arrivera le moment de ranimer les morts, tout le monde mourra d'abord, puis vivra [de nouveau].
Au mont Sinaï aussi, à chaque mot leur âme s'envolait, et au mot suivant elle revenait. Ils étaient élevés de niveau en niveau et pouvaient atteindre le niveau des anges.
[Sfat Emet]

"Le Cohen restera impur jusqu'au soir" ('Houkat 19,7)

-> Le rav Its'hak de Vork explique que l’essence de la vache rousse (para adouma), purifiant de l’impureté du contact avec un mort et plus profondément ceux qui sont spirituellement impurs, est le concept d’amour de son prochain comme soi-même (véaavta léréa'ha kamo'ha - Kédochim 19,18).
En effet, le Cohen en contact avec les cendres se rendait impur pour purifier son prochain. C'est dire renoncer à sa propre pureté, être prêt à faire un sacrifice personnel pour aider un co-religionnaire ; c’est là l’expression ultime de l’amour du prochain.
Quand on aime vraiment quelqu’un, on ressent un plaisir dans tous les sacrifices que l’on consent pour son bien-être.

Lorsque le peuple juif a vaincu Amalek dans le désert, Hachem a dit à Moché : "Ecris ce mémorial dans le livre, et mets-le dans les oreilles de Yéhochoua" (Béchala'h 17,14).
Nos Sages (guémara Méguila 7a) disent que "le livre" se réfère à la Méguilat Esther. Ainsi, Moché a reçu l'ordre de mettre l'histoire de la Méguilat Esther dans les "oreilles de Yéhochoua", en d'autres termes, de lui chuchoter discrètement à l'oreille.
Pourquoi cela devait-il se faire discrètement?

Puisque les gens de l'époque de Mordé'haï et d'Esther avaient fauté et avaient besoin de se repentir avant de pouvoir être sauvés, s'ils avaient connu l'issue de l'histoire à l'avance, parce que Moché l'aurait racontée à voix haute à Yéhochoua, ils n'auraient pas eu peur d'Haman et ils n'auraient jamais fait téchouva.
[Yisma'h Moché]

3 fêtes juives expient la faute du Veau d’or

"Je ferai passer toute ma bonté devant toi" (aavir kol touvi al pané'ha - Ki Tissa 33,19)

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada Méguila 32a) enseigne :
lorsqu'Israël réalisa le Veau d'or, cela dura 6 heures exactement. Nos Sages nous expliquent qu'un aliment interdit par exemple peut être annulé lorsqu'il est mélangé à une quantité 60 fois supérieure d'un aliment permis.
D'après ceci, pour annuler l'interdit des 6 heures d'idolâtrie, que fit donc Hachem?
Il institua les 3 fêtes à Israël: les 7 jours de Souccot, les 7 jours de Pessa'h et un jour de Shavouot. Nous avons au total 15 jours de fête soit 360 heures qui représentent exactement 60 fois six heures que dura la faute du Veau d'or.

Le mot "touvi" (טוּבִי) se divise en deux : טו בי qui signifie pour réparer la faute du Veau d'or et annuler les 6 heures d'interdit, il faudra consacrer 15 (טו) jours que sont Souccot, Pessa'h et Shavouot, pour Moi (bi - בי).
En d'autres termes, les 3 fêtes sont égales à 360 heures de sainteté représentant les 15 jours de fête qui pourront annuler les 6 heures d'idolâtrie.

[nous comprenons à présent le sens profond du commandement de se réjouir pendant les fêtes puisque nous réparons à travers elles la faute du eVau d'or. Infinie est la bonté (טוּבִי) du Maître de l'univers pour Ses enfants]

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-> Nous pouvons rapporter l'explication du "כתנות אור" au sujet d'un enseignement de la guémara (Pessa'him 118a) : "Tout celui qui néglige les fêtes, c'est comme s'il pratiquait l'idolâtrie".
Rachi explique qu'il s'agit de celui qui travaille durant 'hol hamoed.
En effet, d'après ce que nous venons d'étudier, les 3 fêtes réunies ont une durée de 360 heures. Elles expient précisément la faute du veau d'or qui ne dura que six heures.
Par conséquent, tous les jours de 'hol hamoed sont comptés car sans eux, nous n'atteignons pas le compte précis des 15 jours pour l'expiation. Il est donc clair pour Rachi que travailler 'hol hamoed s'apparente à pratiquer l'idolâtrie à cause des jours manquants qui ne leur permettent pas de réparer la faute du Veau d'or.

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-> La bénédiction des Cohanim est également une réparation à la faute du Veau d'or.
En effet, elle est composée de 3 versets avec deux bénédictions par verset, incluant 15 mots formés par 60 lettres.
Les trois versets correspondent aux 3 patriarches et aux trois fêtes qui expient par leur sainteté la faute du veau d'or et c'est la raison pour laquelle elle est composée de 15 mots qui correspondent aux 15 jours de fête. Les 60 lettres font allusion à la capacité des 15 jours des fêtes d'annuler la faute du veau d'or puisque leur durée est 60 fois supérieure aux six heures que dura la faute.

"Telle est la Torah d'un homme qui meurt dans la tente" ('Houkat 19,14)

-> À propos de notre verset :
"Rech Lakich a enseigné : d'où savons-nous que les paroles de la Torah ne restent que chez celui qui se tue pour elle? Parce qu'il est écrit : "Telle est la Torah d'un homme qui meurt dans la tente" ('Houkat 19,14). [guémara Béra'hot 63b]

-> Le guémara (Sanhédrin 24a) témoigne de la force d'analyse extraordinaire de Rech Lakich lorsqu'il étudiait la Torah: "Oula disait : celui qui voit Rech Lakich au Bet Hamidrach est comme s'il voyait un homme en train de déraciner des montagnes et les broyer l'une contre l'autre."

Il répétait tous les enseignements et relevait toutes les contradictions, puis y répondait de façon exacte.
Ceci corrobore avec le témoignage de Rabbi Yo'hanan son maître lorsqu'il pleura son élève le jour de sa mort : "Lorsque je lui parlais de Torah, il me posait 24 questions et je lui répondais par 24 réponses, et ainsi le sujet que nous traitions s'éclaircissait de façon limpide. Rabbi Yo'hanan déchira son vêtement et pleura abondamment en déclarant: où es-tu fils de Lakich, où es-tu fils de Lakich?" (Baba métsia 84a).

-> L'enseignement de Rech Lakich : "Les paroles de la Torah ne restent que chez celui qui se tue pour elle" peut se comprendre de 2 façons.
La première suit l'avis du Rambam, à savoir que l'homme a le devoir de purifier son corps et d'être dans l'effort permanent dans l'étude de la Torah en diminuant la nourriture et le sommeil, comme il est dit dans les Pirké Avot (6,6 - les 48 qualités pour acquérir la Torah).
[Le Rambam écrit : "les enseignements de Torah ne subsistent pas chez celui qui étudie avec légèreté, jouissant de nourriture et de boisson mais seulement chez celui qui se tue pour elle, sans répondre aux sollicitations constantes de son corps, il ne donnera pas de sommeil à ses yeux et de repos à ses paupières.
Ainsi, les Sages ont enseigné par allusion le chemin à suivre : "Telle est la Torah d'un homme qui meurt dans une tente". Les paroles de Torah ne restent que chez celui qui se tue pour elle." ]

La deuxième explication, celle du "Touré Zohav" est que l'homme doit se sanctifier et purifier son âme par l'effort de la recherche intellectuelle que sont les analyses et les raisonnements dans l'étude de la Torah approfondie. Par le mérite de la purification du corps et de l'âme, l'homme pourra mériter d'atteindre et d'accéder à la sagesse authentique de la Torah.
[le Touré Zahav écrit : "donnez-vous de la peine dans l'étude de la Torah car ceux qui l'étudient dans la légèreté n'arrivent pas à accéder à sa sagesse et la Torah ne se maintient pas chez ceux-là ... Aussi l'essentiel de la grandeur de celui qui étudie la Torah est dans l'effort qu'il fournit pour la rechercher."

Le Touré Zahav" ajoute que la raison pour laquelle les Sages ont institué la bénédiction sur la Torah : "vétsivanou laassok bédivré Torah" (qui fait des efforts pour la Torah) et non pas : "lilmod divré Torah" (qui étudie la Torah) a pour but de nous apprendre que l'essentiel de la mitsva du limoud Torah réside précisément dans l'effort de la recherche qui s'exprime à travers l'analyse et le raisonnement, comme un homme qui est affairé à un commerce.
Et c'est le sens de la guémara (Méguila 6b) : "Si un homme te dit : j'ai cherché (la Torah) et je ne l'ai pas trouvée, ne le crois pas ! S'il te dit : je n'ai pas cherché (la Torah) et je l'ai trouvée, ne le crois pas ! Mais s'il te dit je l'ai recherchée et je l'ai trouvée, crois-le!"
(on ne te demande pas de simplement faire, mais d'y investir toutes tes capacités, toutes tes forces, à tout donner, ... à se tuer pour la Torah.)]

-> Le Shvilé Pin'has commente :
Rech Lakich accomplissait ces 2 interprétations et avait le mérite d'étudier la Torah par ces 2 chemins.
D'un côté, il investissait tous ses efforts dans ses analyses, comme en témoigne Oula : "Celui qui voit Rech Lakich au Bet Hamidrach est comme s'il voyait un homme en train de déraciner des montagnes et les broyer l'une contre l'autre" (guémara Sanhédrin 24a).
Et de l'autre côté, sa Torah était ordonnée comme cela est rapporté : "Rech Lakich révisait son passage de la Michna 40 fois correspondant aux 40 jours durant lesquels la Torah fut transmise à Moché au Sinaï, puis seulement il se rendait auprès de Rabbi Yo'hanan" (guémara Taanit 7b-8a).

A présent, nous comprenons pourquoi Rabbi Yo'hanan répéta à deux reprises : "où es-tu fils de Lakich, où es-tu fils de Lakich?" durant l'oraison funèbre de son élève (Baba métsia 84a - cf.ci-dessus).
Il s'adressait finalement aux 2 facettes exceptionnelles qu'il y avait en lui : la première fois pour désigner celui qui avait la force inégalée d'accéder aux plus vastes connaissances de la Torah comme Sinaï, et la seconde fois pour souligner son incroyable perspicacité dans la Torah et sa puissance d'analyse capable de déraciner des montagnes.

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-> Le Maharal de Prague (Nétsa'h Israël - chap.7) enseigne :
"La matérialité du corps et la spiritualité de la Torah sont totalement antinomiques. La Torah ne peut s'acquérir que par quelqu'un qui annule complètement ses désirs corporels et domine parfaitement son mauvais penchant.
S'il en est ainsi, comment peut-on accomplir la Torah dans un univers de matérialité?
La Torah ne peut s'accomplir que chez celui qui est prêt à se tuer pour elle."

-> D'après cet enseignement, nous pouvons comprendre la question posée par Alexandre le Grand aux Sages d'Israël : "Que doit faire un homme pour vivre? Les Sages répondent qu'il doit se tuer lui-même. Alexandre le Grand demande alors : que doit faire un homme pour mourir? Il doit se laisser vivre". (guémara Tamid 32a)

A présent, expliquons les paroles énigmatiques de cet échange : lorsque les Sages répondent à la première question d'Alexandre le Grand en disant que l'homme doit "se tuer lui-même" cela signifie qu'il doit tuer son égocentrisme qui le pousse à poursuivre les futilités de ce monde et à assouvir ses envies primaires.
Il ne peut pas accéder à une vie authentique, comme cela est rapporté dans la Michna : "La jalousie, l'envie et les honneurs sortent l'homme du monde" (Pirké Avot 4,21).
A la seconde question d'Alexandre le Grand, qui demandait comment un homme doit-il faire pour mourir, les Sages répondent : "Il doit se laisser vivre" = c'est-à-dire se laisser emporter par ses désirs et ses pulsions. Il ne pourra jamais se connecter à ce qu'il vit ou tirer un quelconque profit authentique dans sa vie et sera considéré comme mort.
[Tsor ha'Haïm - 'Houkat]

-> Rabbi Yéhouda Hanassi dressa ses 10 doigts vers le ciel et déclara avant de mourir : Maître de l'univers, il est établi devant Toi que je n'ai pas tiré profit dans ce monde-ci même de mon petit doigt. (guémara Kétoubot 104a)
Tossefot explique que l'homme doit prier pour que la Torah pénètre intégralement son corps afin de pouvoir le dominer.

Kora’h – l’essence du guéhinam

+++ Kora'h - l'essence du guéhinam :

"Si c'est une création d'Hachem, la Terre ouvrira sa bouche et les avalera avec tout ce qui est à eux, ils descendront vivants dans la tombe et vous saurez que ces hommes ont provoqué Hachem" (Kora'h 16,30)

=> Comment comprendre le sens des mots : "la terre ouvrira sa bouche"?
Quelles sortes de paroles sortirent de la bouche de la terre lorsqu'elle s'ouvrit pour engloutir Kora'h et son assemblée?

-> La guémara (Baba Batra 74a ; Sanhédrin 110a) rapporte que Raba bar bar 'Hana rencontra un commerçant ichmaélite qui lui dit : Suis-moi et je te montrerai l'endroit où l'assemblée de Kora'h fut engloutie par la terre.
Il le suivit et vit deux trous dans le sol par lesquels sortait de la fumée. Il prit un morceau de laine trempée dans l'eau qu'il fixa au bout de sa lance et qu'il passa au-dessus du trou. Le morceau de laine fût brûlé par la chaleur qui sortait du guéhinam.
Le commerçant lui dit : Tends bien ton oreille et tu pourras entendre ce que déclare Kora'h et son assemblée depuis le ventre de la terre : "Moché et sa Torah sont vérité tandis que nous, nous sommes des menteurs!"
Puis, le commerçant ichmaélite ajouta : Tous les 30 jours, Kora'h et son assemblée sont retournés au guéhinam comme on retourne un morceau de viande dans une poêle et durant leurs souffrances ils déclarent : "Moché et sa Torah sont vérité tandis que nous, nous sommes des menteurs!"

[ il faut préciser que cet enseignement se trouve dans deux endroits du Talmud où il est écrit: "Moché et sa Torah sont vérité tandis que nous, nous sommes des menteurs!" (Baba Batra 74a ; Sanhédrin 110a)
Cependant, l'expression communément admise est : "Moché est vérité et sa Torah est vérité".
C'est ainsi que le rapporte le Ramban (chaar haguemoul chap.6, 57). Cet enseignement prend sa source dans le midrach tan'houma (Kora'h 11). C'est également l'avis du Arizal. ]

-> Rabbi Ména'hem Azaria de Pano (Assara Maamarot 3,34) tire un enseignement de la guémara précédente :
"Le Arizal nous a déjà enseigné à propos du verset : "Le juste fleurit comme le palmier" (tsadik katamar yifra'h - צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח - Téhilim 92,13). Nous pouvons observer que les dernières lettres du verset forment le nom de Kora'h (קרח), pour nous apprendre que lorsque le monde sera totalement réparé, Kora'h aura également achevé sa réparation.
L'enseignement de notre maître est de toute beauté car la plus belle réparation de Kora'h est le guéhinam. Depuis le moment où il y est descendu, il donne raison à la Justice céleste et déclare : "Moché est vérité et sa Torah est vérité tandis que nous, nous sommes des menteurs!"
Il n'y a pas de dommage dans le monde, aussi grand soit-il, qui ne peut être réparé par cette téchouva."

-> Le Chla haKadoch (Kora'h) partage l'avis de Rabbi Mena'hem Azaria de Pano et ajoute un autre enseignement :
"Kora'h est descendu vivant au guéhinam et bien qu'en apparence il semble mort, en réalité il est resté vivant et il est continuellement accablé de souffrances.
Hachem a agi de la sorte dans son intérêt afin que son repentir puisse être accepté puisqu'il se repent à tout instant en déclarant : "Moché est vérité et sa Torah est vérité!"
S'il était mort, son repentir n'aurait pas pu être accepté puisqu'il n'y a pas de téchouva après la mort.
Ainsi, Hachem le fait mourir et le fait revivre afin qu'il puisse se repentir et appliquer les termes du verset : "Le juste fleuri comme le palmier" (Téhilim 92,13)."

-> Le Torat 'Haïm sur la guémara ci-dessus enseigne :
la téchouva que réalise Kora'h et toute son assemblée dans le guéhinam pour expier leurs fautes ressemble à celle de tous les réchaïm dans le guéhinam. En effet, à travers cela, ils accomplissent une très grande réparation pour leur âme et ce, même après leur mort, car le feu du guéhinam ne purifie les dommages causés à l'âme seulement lorsqu'il est accompagné du repentir.

Le Torat 'Haïm rapporte une preuve de la guémara (Erouvin 19a) suivante :
"Rabbi Yéhochoua ben Lévi demande quel est le sens du verset suivant : "Ceux qui traversent la vallée de larmes feront une source et l'enseignant le couvrira de bénédictions" (ovré béémék aba'ha ... - Téhilim 84,7).
"Ceux qui traversent" = il s'agit de ceux qui transgressent la volonté de Hachem.
"La vallée" = il s'agit de la profondeur qu'ils ont eux-mêmes creusée au guéhinam.
"Les larmes feront une source" = leurs larmes coulent comme une source intarissable.
"L'enseignant le couvrira de bénédictions" = il donne raison à la justice et déclare : "Maître de l'univers, Tu as bien jugé, Tu as bien innocenté, Tu as bien condamné et Tu as bien fait d'avoir institué le guéhinam pour les impies et le Gan Eden pour les justes"."

=> Il ressort clairement que les réchaïm se repentissent dans le guéhinam, et il est évident que c'est une partie intégrale de la réparation opérée par le guéhinam.
L'association des souffrances et de la confession s'accomplit même après la mort!

D'après ceci, nous pouvons dire que lorsque Moché a décrété que la terre s'ouvre pour engloutir vivants Kora'h et toutes son assemblée devant toute l'assemblée d'Israël dans le but qu'ils apprennent et qu'ils craignent les disputes, afin qu'ils conservent leur foi intégrale que tout ce que fait Moché, il l'a accompli seulement par l'intermédiaire des ordres divins.
Cependant, le décret de Moché avait une bonne intention car : "je souhaitais leur procurer la possibilité d'accomplir la totalité de leurs réparations en se repentant dans le guéhinam : Moché est vérité et sa Torah est vérité!"

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-> Le Zohar (Térouma 150b) rapporte :
"Rabbi Yéhouda a enseigné : nous avons déjà appris que la rigueur de la punition du guéhinam a été instituée pour juger les réchaïm. Pourquoi sont-ils jugés précisément par le feu du guéhinam et non par autre chose?
Il faut savoir que le guéhinam est un feu qui brûle jour et nuit, tout comme les réchaïm se réchauffent avec le feu du mauvais penchant pour transgresser les commandements de la Torah. Chaque chaleur qui a réchauffé le mauvais penchant correspond à l'intensité du feu du guéhinam.
[ à chaque fois que l'homme faute, le mauvais penchant se renforce car c'est par l'intermédiaire de la faute que les klipot se nourrissent en recevant de l'abondance qui leur permet de vivre et de faire grandir leurs forces. Aussi, l'intensité du feu grandit également.]
Une fois, le mauvais penchant a été annulé totalement du monde et lorsque les Sages de la Grande Assemblée l'ont enfermé dans un ustensile de fer (guémara Yoma 69a) puis l'ont fait rentrer dans une cavité menant aux abysses, durant toute cette période le feu du guéhinam ne brûla plus.
Puis, le mauvais penchant réintégra sa place dans le monde et les réchaïm recommencèrent à réchauffer le feu du guéhinam qui s'est remis à brûler. Depuis, ce feu est resté allumé jour et nuit et ne s'est
plus jamais éteint.

Yossef épousa finalement Potifar

"Elle (Potifar) le saisit par son vêtement" (Vayéchev 39,12)

-> Rabbi Shlomo Kluger écrit concernant l'épreuve de Yossef :
"Elle le saisit par son vêtement" (Vayéchev 39,12) = c'est-à-dire qu'elle lui saisit le vêtement au bout duquel il y avait des tsitsit. Or, tant que Yossef portait ses tsitsit, elle ne pouvait pas avoir d'emprise sur lui car les 4 coins de son vêtement le rappelaient à l'ordre constamment et c'est le sens de la suite du verset : "Il abandonna son vêtement dans sa main, s'enfuit et sortit dehors".
En effet, tant qu'il portait ses tsitsit, il n'était pas contraint de fuir car la mitsva le protégeait.
Par contre, une fois ses tsitsit enlevés, Yossef sut qu'il ne pourrait plus tenir devant l'épreuve et c'est pourquoi il prit la fuite.

-> La guémara (Ména'hot 44a) nous enseigne :
"Rabbi Natan explique qu'il existe une mitsva dont la récompense n'est pas donnée dans ce monde ici-bas et dont on ignore sa récompense dans le monde futur.
On raconte l'histoire d'un homme très pieux qui était très méticuleux dans l'accomplissement de la mitsva des tsitsit.
Un jour cet homme fut durement éprouvé par une femme non-juive. Juste avant de succomber à son mauvais penchant, il reçut une aide providentielle : ses quatre 1sitsit lui fouettèrent le visage. Il se ressaisit avec vigueur. La femme lui demanda quelle était la raison de son refus.
Il répondit : "Hachem notre D. nous a ordonné de réaliser la mitsva de porter des tsitsit, au sujet de laquelle il est écrit à 2 reprises : "Je suis Hachem votre D." (Chéla'h Lé'ha 15,41). Une première fois, pour nous avertir qu'à l'avenir, nous devrons Lui rendre des comptes et une seconde fois pour nous annoncer qu'à l'avenir, Il nous paiera notre récompense.
A présent, j'ai 4 témoins qui me sont apparus!" [Il s'agit des quatre tsitsit qui lui sont apparus pour lui rappeler que s'il fautait, il devrait rendre des comptes devant Hachem]

La femme fut subjuguée par la sainteté de cet homme et elle lui dit : "Je ne te laisserai pas partir tant que tu ne me révèles pas ton nom, celui de ta ville, de ton Rav et du bet hamidrach dans lequel tu étudies la Torah!"
Il inscrit ces informations sur un papier et lui remit dans la main. Elle se leva et divisa sa richesse en trois : un tiers pour la royauté, un tiers pour les pauvres et un tiers quelle prit avec elle.
Elle se rendit au bet hamidrach de Rabbi 'Hiya et raconta au Sage toute l'histoire qui s'était passée avec son élève. Elle lui expliqua qu'elle désirait ardemment se convertir. Rabbi 'Hiya comprit que sa démarche était sincère et au nom du Ciel. Il organisa leur mariage selon la loi de Moché et d'Israël.
Il déclara à son élève : "Pour avoir refusé de t'unir dans l'interdit, tu bénéficies aujourd'hui de cette union en toute légitimité. Voici ta récompense dans ce monde ici-bas. En ce qui concerne ta récompense dans le monde à Venir, l'œil ne peut la voir"."

-> Rabbi Natan Shapira écrit que les Sages du Talmud voulurent nous enseigner à travers cette histoire que la mitsva des tsitsit est une ségoula particulièrement efficace pour protéger l'homme de ses envies corporelles, comme il est écrit : "Vous le ferez, et vous n'irez pas d'après vos cœurs et d'après vos yeux à cause desquels vous vous prostituez" (Chéla'h Lé'ha 15,39).
Les tsitsit aident l'homme à accomplir toute la Torah mais le protègent également contre ses pulsions qui l'entraînent à commettre des transgressions.

-> Le Arizal (séfer haLikoutim - Vayéchev) nous dévoile que cet élève qui fut fouetté par ses tsitsit et qui fut préservé de la faute n'était autre que la réincarnation de Yossef Hatsadik.
Tandis que cette femme non juive était le guilgoul de la femme de Potifar.

-> Il est expliqué dans le midrach (Béréchit rabba 85,2), au sujet de la femme de Potifar, que son intention était dirigée au Nom du Ciel : "Rabbi Yéhochoua ben Lévi enseigne qu'elle vit dans les astres qu'elle aurait une descendance avec Yossef, mais elle ne sut pas réellement si elle proviendrait d'elle ou de sa fille."
Finalement, Yossef se maria avec sa fille adoptive Osnat et de cette union naquirent Ménaché et Efraïm.

Hachem organisa la destinée de telle manière que la femme de Potifar se réincarna en cette femme non juive qui mit la réincarnation (guilgoul) de Yossef à l'épreuve.
Cette fois-ci, il réussit à faire face à son épreuve et à son mauvais penchant grâce au mérite des tsitsit qui ne le quittèrent pas.
Quant à elle, son intention initiale ayant été léchem chamayim, elle fut réincarnée en cette convertie et épousa le guilgoul de Yossef.
Elle vit effectivement dans les astres qu'un jour elle aurait une descendance avec Yossef et c'est le sod (secret) de la fin du passage talmudique que nous avons rapporté: "Pour avoir refusé de t'unir dans l'interdit" = durant l'épreuve de ta réincarnation précédente en Yossef "tu bénéficies aujourd'hui de cette union en toute légitimité" (guémara Ména'hot 44a).

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On peut citer :

-> Le 'Hafets 'Haïm (Chmirat haLachon) écrit :
"D'après le sens simple de la Torah, nous pouvons déduire que le fait de regarder ses tsitsit développe le zèle dans les commandements d'Hachem. Ils nous préservent d'aller d'après nos yeux. Puisqu'il en est ainsi, il est bon de les regarder plusieurs fois par jour et particulièrement lorsqu'il nous vient à l'esprit une mauvaise pensée ou toute sorte de colère, il sera très bon de les regarder. Alors le mauvais penchant diminuera."

-> Le Bné Yissa'har (Réguel Yéchara) enseigne : "Celui qui est dominé par le mauvais œil, que D. nous en préserve, doit regarder ses tsitsit."

-> Le 'Hida (Dvach Léfi) écrit au nom du Arizal : "Les tsitsit protègent du mauvais œil et des forces de touma (impureté)."

-> La source de ces enseignements se trouve dans le Zohar (Chéla'h Lé'ha 163b) : "L'homme qui se vêtit d'un tsitsit. le mauvais penchant n'a pas la capacité de lui nuire avec le mauvais œil."