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Le message du récit de la sortie d’Egypte = tout ce qu’Hachem accomplit est pour le bien!

+++ Le message du récit de la sortie d'Egypte = tout ce qu'Hachem accomplit est pour le bien!

"Hachem dit à Moché : ''Va chez Pharaon, car j'ai appesanti son cœur et le cœur de ses serviteurs, afin d'opérer tous ces prodiges en son sein. Et afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils ce que J'ai comploté contre l'Egypte"." (Bo 10,1-2)

-> Rachi commente : "J'ai comploté" = Je me suis ri (de l'Egypte)."

-> Le 'Hatam Sofer (Torat Moché) explique longuement en quoi consista cet ''amusement'' par lequel le Hachem se rit des égyptiens :
Lorsque nos pères se trouvaient en Egypte, esclaves du cruel Pharaon, toutes sortes de questions et de contradictions auraient pu leur venir à l’esprit, telles que :
"Comment le peuple d'Israël, qualifié par Hachem Lui-même de Mon fils premier-né, peut-il être ainsi asservi totalement par les égyptiens, d'une manière qui donne tout à penser qu'ils demeureront, eux et leurs descendants jusqu'à la fin de toutes les générations, esclaves de Pharaon en Egypte? (En particulier, quand on se rappelle que Pharaon est un descendant de Canaan qui fut ainsi maudit pour son péché : "Que Canaan soit maudit (...) et que Canaan soit leur esclave." (Noa'h 9,25-26) Et comment se peut-il que ses descendants asservissent les descendants de Chem?)
De plus, comment se fait-il que tout l'argent et l'or du monde entier soit parvenu en Egypte durant les années de famine, lorsque, des 4 coins du monde, les gens vinrent alors y acheter de quoi subsister? Tout cela suggère que "la servante aurait hérité de sa Maîtresse"!"

Néanmoins, lorsque les Bné Israël sortirent d'Egypte, il s'avéra à quel point Hachem s'était ri des Egyptiens : en effet, Il leur avait donné, durant toutes ces années, l'impression d'amasser pour eux-mêmes, des biens et une richesse incommensurable.
Alors qu'en vérité, tout cela n'avait pour seul et unique but de remettre cette fortune entre les mains des Bné Israël, pour que s'accomplisse ainsi la promesse du Créateur selon laquelle : "Et après cela, ils sortiront avec de grands biens" (Lé'h Lé'ha 15,14).
Ce fut, d'ailleurs, la raison pour laquelle les Bné Israël descendirent en Egypte et y furent asservis par les égyptiens, pour qu'au terme de cet exil, ils sortent avec de grandes richesses et dépouillent l'Egypte pour la rendre "comme un filet vide de poisson" (Béra'hot 9b). Il s'avéra donc finalement que tout ce voilement apparent de la présence Divine et cet esclavage avaient uniquement un but bénéfique.

Et c'est la visée du récit de la sortie d'Egypte : montrer comment Hachem s'est ri des Egyptiens. Car toute cette histoire (la famine et l’abondance qu’elle permit d’amasser, l'asservissement des Hébreux) s'étala sur une durée d'environ 320 ans, pendant lesquels, nombre de Bné Israël naquirent et moururent sans jamais voir son dénouement bénéfique.
Et pourtant, le véritable croyant est convaincu que le Créateur ''a toujours existé, existe, et existera à tout jamais'', et que tout est soigneusement calculé.
=> C'est pour cela qu'il nous incombe de faire le récit de la sortie d'Egypte : afin d'enraciner dans le cœur des Bné Israël, dans toutes les générations, que lors de chaque épreuve ou voilement de la face Divine, ils soient convaincus que Hachem met tout en œuvre pour leur bien. Et même si, à ce moment là l’homme n’est pas en mesure de comprendre les voies d'Hachem, son travail consiste à garder confiance que tout est pour le bien et à attendre que Sa bonté se manifeste.

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+ Toute souffrance dans ses moindres détails provient d'Hachem, et nous est bénéfique :

-> L'esclavage en Egypte a été extrêmement éprouvant, avec des souffrances énormes.
En faisant le récit de la sortie D'Egypte et en essayant de le vivre, nous devons développer en nous l'idée que chaque souffrance, aussi minime soit-elle, est bénéfique, et que tout est minutieusement calculé, pas même une goutte de souffrance n'est perdue. [rien ne peut se produire sans un décret d'Hachem en ce sens]

-> Le Saba de Kelm explique que les premiers-nés méritèrent d'être dotés d'une sainteté particulière car lorsque Hachem frappa ceux des égyptiens, les premiers-nés des Hébreux eurent très peur de périr également, et la souffrance morale que cela leur causa leur fit mériter ensuite cette sainteté particulière. Et en y réfléchissant bien, on comprendra aisément que ce ne furent pas seulement les premiers-nés qui furent dans la crainte, mais chacun des Bné Israël lors des autres plaies et ils méritèrent aussi grâce à cela une certaine sainteté, comme il est dit : "Israël est consacré pour Hachem" (Yirmiyahou 2,3).
Néanmoins, puisque les premiers-nés subirent un supplément de souffrance, ils méritèrent également un supplément de sainteté.

-> "Et le sang sera, pour vous, un signe sur les maisons où vous vous trouverez, Je verrai le sang, Je passerai sur elles, et le fléau n'aura pas prise sur vous lorsque Je frapperai la terre d'Egypte" (Béchala'h 12,13).
Rabbi Zalman Sorotskin (Oznaïm La Torah) explique : Car ce sang constituait un signe et un rappel qu'ici, dans cette maison, le sang juif fut versé lors de l'esclavage d'Egypte, et ce furent ces mêmes coups et ces mêmes souffrances qu'ils endurèrent alors qui les protégèrent du fléau destructeur.

-> "Et sous Ses pieds se trouvait comme une brique faite de Saphir" (Michpatim 24,10)
Rachi commente : "(Cette brique) était devant Lui au moment de la servitude afin de se souvenir de la souffrance des Hébreux [en Egypte] qui étaient asservis à faire des briques.''
Le rav Chlomo Kluger écrit : A priori, cela peut paraître surprenant : quel rapport existe-t-il entre le Saphir, qui est une pierre précieuse, et ces briques, qui suggèrent la dureté de leurs souffrances?
C'est que chaque peine et chaque souffrance que subit Israël possède une valeur énorme dans le Ciel. C'est pourquoi ces ''briques'' y rayonnent d'un éclat splendide comme celui du Saphir.

Pourquoi le peuple juif est-il compté dans la Torah? Ne sont-ils pas sans nombre?
La Torah nous enseigne que chacun d'entre eux (chaque juif) est un numéro [unique], il est spécial [aux yeux d'Hachem], et qu'il n'y en a pas deux qui peuvent accomplir la même tâche.
[Sfat Emet]

Se souvenir de la sortie d’Egypte

+++ Se souvenir de la sortie d’Egypte = comment se rappeler et intégrer la foi dans la providence individuelle :

"Souviens-toi de ce jour où tu es sorti d'Egypte" (Bo 13,3)

-> Le Téchouat 'Hen (paracha Vaéra) enseigne :
"L'exil de l'Egypte était le fait qu'ils croyaient au hasard. Car Pharaon, souverain absolu, niait que le monde fût dirigé par une providence individuelle, suivant le droit et la justice, mais prétendait qu'il était conduit par les lois de la nature.
Or, les Bné Israël étant soumis à sa souveraineté, furent abreuvés par cette vision des choses. Et, à dire vrai, nous ne nous sommes toujours pas entièrement purifiés de cette souillure, et ce yétser ara danse encore parmi nous, et instille dans notre cœur des pensées qui nous incitent à croire au hasard.
C'est afin de sortir de cette confusion que nous sommes tenus de mentionner quotidiennement la sortie d'Egypte et d'enraciner en nous la émouna absolue que tout provient d’Hachem.
Un homme ne peut recevoir ne serait-ce que le moindre coup sur son doigt dans ce monde sans que ce ne soit décrété auparavant dans le Ciel.
C’est Hachem qui dirige les pas de l'homme selon une intention Divine qui nous échappe".

-> Rabbi Ména'hem Mendel de Vitebsk (Pri haArets - paracha Bo) explique pourquoi Hachem appesantit le cœur de Pharaon et de ses serviteurs pour ensuite les punir :
"Tout avait pour but que les Bné Israël parlent des prodiges d'Hachem et qu'ils sachent qu'Il est le vrai D., qu'il n'y en a pas d'autre que Lui, et que le monde est dirigé par une providence individuelle et minutieusement calculée.
Et en vérité, le cœur des réchaïm est loin de concevoir une telle providence, à savoir que l’homme ne peut recevoir le moindre petit coup, un brin d'herbe ne peut sécher ou être déraciné, une pierre ne peut être projetée, si ce n'est en temps et en lieu voulus par Lui.
Tous les mouvements, grands ou petits, depuis le "timtsoum" originel jusqu'à ceux des créatures les plus basses de ce monde, sont le fait d'Hachem, selon Sa Sagesse infinie, pour la gloire de Son Nom, et ont pour but que se dévoilent Sa Divinité, Sa Sagesse et Sa manière de diriger le monde."

[le ''timtsoum'' est un concept kabbalistique selon lequel, lors de la création, D. ''contracta'' sa présence pour permettre au monde d'exister.]

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-> "Et à partir des grands et célèbres miracles (comme ceux de la sortie d'Egypte et de la mer Rouge, au cours desquels Hachem bouleversa les lois naturelles des cieux et de la terre), l'homme reconnaît les miracles cachés qui constituent le fondement de toute la Torah. Car l'homme n'a pas de part dans la Torah de Moché Rabbénou tant qu'il ne croit pas que tout ce qui nous concerne et tout ce qui nous arrive sont des miracles et non le fruit de la nature ni l’ordre naturel du monde."
[Rambam - fin paracha Bo]

Adoucir l’amertume de notre vie

+++ Adoucir l'amertume de notre vie :

"Ils arrivèrent à Mara et ne purent boire les eaux de Mara car elles étaient amères, c'est pourquoi on l'appela du nom de Mara ... il (Moché) cria vers Hachem et Hachem lui montra un bois qu’il jeta dans l’eau et les eaux devinrent douces" (Béchala'h 15,23-25)

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
L’étape de Mara, qui fut l’une des 42 étapes des Bné Israël dans le désert, représente un enseignement pour nombre de nos frères juifs, qui eux aussi, parviennent à une étape de l’existence nommée Mara (l’amertume), à D. ne plaise. [parfois, ce qui ne devait être qu’une étape se prolonge durant une très longue période. ]
Ils ont alors le sentiment de se noyer dans ces eaux sans pouvoir en supporter l’amertume, et il leur semble qu’Hachem les a définitivement abandonnés (si l’on peut dire).
Où peuvent-ils alors puiser une source d’encouragement?

En prenant exemple sur ce qui arriva à nos pères durant cette épreuve : "Hachem lui montra un bois qu’il jeta dans l’eau et les eaux devinrent douces" = ils dévoilèrent alors que ces eaux étaient douces, mais que leur douceur était dissimulée jusqu’à ce qu’Hachem la leur fasse découvrir.
Il en est de même pour chacun d’entre nous : le Maître du monde est à l’origine de tout ce qui arrive, et dirige nos pas à chaque instant afin de finalement nous prodiguer du bien.
Seulement, pour l’heure, ce bienfait demeure caché jusqu’au jour où il se dévoilera au grand jour.

Dès qu’un homme intériorise cette vérité, il ne ressent déjà plus autant l’amertume de ses épreuves, et sur le champ, les eaux amères s’adoucissent.

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-> "La fin d’une chose est préférable à son début, la patience est meilleure que l’emportement" (Kohélét 7,8)

Le Maguid de Zlozitch (dans son Amta’hat Binyamin) s’interroge sur ce verset : apparemment, les 2 sujets évoqués sont sans rapport.
Il écrit que néanmoins, on peut l’appliquer de la manière suivante : il est parfaitement insensé de se plaindre au moment où une épreuve survient, car il est très possible que celle-ci soit destinée à expier les fautes commises et il est préférable qu’un homme souffre dans ce monde plutôt que de recevoir un châtiment dans le monde futur.
De plus, il est possible que de ce malheur germe un immense bienfait, comme on le voit dans la vente de Yossef : au moment où il fut vendu, il pouvait certes sembler qu’il n’y avait pas de plus grand malheur que celui-ci, alors qu’en réalité, il fut envoyé en Egypte pour sauver la vie de sa famille. Et s’il n’y était pas descendu, il n’aurait pas accédé au poste de vice-roi et n’aurait pas été en mesure de nourrir son père et ses frères durant les années de famine. En outre, il en découla un bénéfice spirituel immense, comme le rapporte le midrach (Vayikra rabba 32,5) : "Yossef descendit en Egypte et se garda de la débauche. Par son mérite, les Bné Israël se gardèrent de la débauche."

Dès lors, un homme doit accepter tout ce qui lui arrive avec joie.
Et c’est ce qu’exprime le verset : "La fin d’une chose est préférable à son début", car le bienfait qui se révèle à la fin est déjà contenu dans le commencement.
Pour cette raison, le verset continue en disant : "la patience est meilleure que l’emportement" : il est préférable d’attendre patiemment le dénouement d’une épreuve sans se plaindre plutôt que de se laisser emporter par la colère du moment.

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-> b'h, également sur ce verset (Béchala'h - 15,23) : https://todahm.com/2015/02/16/2767-2

Hachem apprécie notre émouna

+++ Hachem apprécie notre émouna :

"Et les Egyptiens sauront que Je suis Hachem" (Béchala'h 14,4)

=> ces égyptiens dont il est question sont sur le point d’être noyés dans la mer. Dès lors, que signifie "les Egyptiens sauront"?

Le Ibn Ezra répond qu'il s’agit de ceux qui restèrent en Egypte, mais aussi de ceux qui se trouvèrent dans la mer avant de mourir, eux aussi "sauront que Je suis Hachem", dans les courts instants avant leur mort.
Nous voyons à quel point le Créateur bouleversa toutes les lois de la nature, tout cela afin d’intégrer la émouna dans le coeur de ces réchaïm avérés, ne fût-ce qu’un seul instant.

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-> "La valeur de la émouna n’a pas de limite : un seul instant de émouna dans ce monde a une importance incommensurable aux yeux d’Hachem et Lui est très cher."
[rabbi Ména’hem Mendel de Riminov]

[on voit à quel point Hachem a modifié les lois de la nature pour quelques secondes de émouna de la part de réchaïm (les égyptiens) qui avaient torturé Ses enfants adorés (les juifs).
Alors à combien plus forte raison, Hachem est impatient et prend un énorme plaisir lorsque nous Lui témoignons de la émouna. ]

Le talmud Yérouchalmi et Bavli = les premières et secondes Lou’hot

+ Le talmud Yérouchalmi et Bavli = les premières et secondes Lou'hot :

-> Le rav Yaakov Emden (Zaharei Yaavets - p.123) écrit que le niveau élevé du Talmud de Jérusalem (Yerouchalmi) et l’incroyable lumière qui en ressort ont motivé ses éditeurs à le présenter dans un langage difficile qui empêche le public d’en comprendre les profondeurs.
Le langage du Talmud Bavli est clair et accessible, contrairement à celui du Yérouchalmi, plutôt étrange et presque incompréhensible.
La raison de cette différence est que le Yérouchalmi serait "impénétrable" pour les nations et que les réchaïm n’auraient pas accès à ses richesses. Il ne fait aucun doute que cela fut fait intentionnellement, avec une grande sagesse, comme toutes les décisions prises par nos Sages.

-> Le Nétsiv (Haémek Davar - Ki Tissa 34,1) délimite les distinctions entre le Bavli et le Yérouchalmi.
Il assimile ce dernier aux 1eres Lou’hot (Tables de la Loi), qui nous ont été donnés avant que nous ne fautions avec le Veau d'or.
La sainteté des 1eres Tables était plus grande que celle des secondes. Si les 1ères Tables n’avaient pas été brisées, il aurait été [relativement] facile d’arriver à des décisions finales par des moyens logiques et des comparaisons. Cependant, une fois que nous avons péché, nous avons eu besoin de plus d’efforts et d’une analyse plus poussée. Pour cela, les secondes Lou’hot étaient préférables.

Cette dichotomie est similaire à celle des 2 Talmud. La sainteté du Yérouchalmi est plus grande que celle du Bavli en ce sens que les Amoraïm [qui l'ont compilé] étaient antérieurs (voir guémara Shabbath 134b), ce qui les a d’autant plus rapprochés de la vérité.
[le 'Hida (Midbar Kedmot - 2) écrit que les générations précédentes étaient composées d’âmes plus élevées qui étaient capables de sonder les profondeurs sans effort ni débat énormes.]
De plus, le fait que le Talmud de Jérusalem ait été compilé dans la sainte terre d'Israël (et non à Bavél) a élevé ce Talmud au niveau des 1eres Lou’hot.

"Hachem détourna le peuple par le chemin du désert, en direction de la Mer Rouge, et les Bné Israël montèrent armés du pays d'Egypte" (Béchala'h 13,18)

-> Le Divré Yisroel note que les lettres du mot "vé'hamouchim" (armé - וַחֲמֻשִׁים), peuvent être réarrangées pour s'écrire "vésamé'him" (et ils étaient joyeux - ושמחים).
[quelle était l'arme des juifs à la sortie d'Egypte? leur joie! ]
Cela fait allusion au fait qu'une personne peut mettre de côté tous ses problèmes grâce au pouvoir de la joie, tout comme les juifs ont quitté l'Égypte avec joie.

Si c'est le cas, pourquoi le verset dit "vé'hamouchim", plutôt que de dire explicitement "vésamé'him"?

C'est parce que le mot " 'hamouchim" fait également allusion au fait qu'ils avaient quitté les 50 niveaux ('hamichim) d'impureté. Ainsi, ils étaient joyeux parce qu'ils quittaient ce lieu d'impureté, et non pas à cause de la quantité considérable d'or et d'argent qu'ils avaient acquis des des égyptiens.

[Plus nous faisons la volonté d'Hachem (nous agissons alors en accord avec notre intériorité [âme]), plus nous nous purifions, plus nous nous rapprochons de Lui, et alors plus nous avons de joie.
Car il n'y a pas de joie plus parfaite que celle d'être à proximité de papa Hachem! ]

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-> Le Maguid de Zlotchov disait qu'on peut avoir toutes les raisons d'être tristes, de pleurer, lorsque nous sommes dépendants d'un ou des être(s) humain(s). Mais nous avons toutes les raisons d'être joyeux lorsque nous sommes dépendants [et confiants] uniquement en Hachem [qui est au-dessus de tout et qui peut tout].
[ainsi lorsque les Bné Israël ont quitté l'Egypte, ils étaient armés ('hamouchim) de l'idée qu'en toute situation ils pourraient compter sur leur papa Hachem, et c'est la meilleure arme qui existe! Cela se manifestait par leur joie (sémé'him).]

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-> b'h, également sur ce verset : https://todahm.com/2018/01/01/5998-2

"Israël vit la grande main que Hachem avait déployée contre l'Egypte et le peuple révéra Hachem, ils eurent foi en Hachem" (Béchala'h 14,31)

-> Le Séfer Likouté Yéhouda cite son grand-père, le 'Hidouché haRim, qui explique que le verset nous enseigne que même si le peuple juif a vu tous les incroyables miracles avec leurs yeux, ils avaient encore besoin d'avoir la émouna.
[la définition de la émouna est de croire en quelque chose même si on ne l'a jamais vu]
C'est parce que l'on peut atteindre un plus grand niveau de compréhension la grandeur d'Hachem à travers émouna qu'en voyant les choses avec ses seuls yeux.

-> Le Beit Israël rapporte que quelqu'un a dit un jour au rabbi Mendel de Kotsk à propos d'une certaine personne qui était capable de voir le Ouchpizin dans sa Soucca. Le Rabbi Kotsk répondit : "Je ne les vois pas. Mais j'ai la émuna qu'ils qu'ils sont là. Et la émouna est un niveau plus élevé que la vue!"

Le Beit Israël conclut en disant que c'est l'explication de notre verset.
Il parle d'abord des gens simples et dit qu'ils ont vu la grande main d'Hachem. Ils ont vu tous les miracles grandioses de leurs leurs yeux, et n'auraient pas cru en Hachem s'ils ne les ne les avaient pas vus.
Cependant, les gens plus élevés spirituellement du peuple avaient la émouna même sans les voir. En ce qui les concerne, il est dit qu'ils ont cru en Hachem. Ils n'ont pas regardé autour d'eux pour voir quoi que ce soit. Ils croyaient simplement en Hachem sans avoir besoin de voir.

-> Le soir de Pessa'h, le Noda biYéhouda se levait et escortait Eliyahou haNavi dans les l'escalier extérieur.
Il disait, "Je ne vois pas vraiment voir Eliyahou haNavi dans ma maison. Mais je crois complètement qu'il va dans chaque maison juive juive la nuit de Pessa'h. Puisque je sais qu'il est ici, je l'escorte hors de la maison."

Le 'Hidouché haRim commentait cela : "Une telle émouna est plus grande que de voir Eliyahu Hanavi!"

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+ Celui qui fait confiance à Hachem reçoit tout ce qu'il désire :

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (dans son Kédouchat Lévi - Béchala'h) écrit longuement sur le pouvoir de la émouna et du bita'hon et comment la croyance et la confiance en Hachem fournissent une personne d'une abondance de parnassa.

Il dit ce qui suit :
La voie d'Hachem est de fournir de la bonté à Ses créations. Cependant, il existe 2 types de bonté. Certaines bonnes choses viennent d'en haut, alors que d'autres viennent aussi de ce monde.
En d'autres termes, certaines mots, certaines bonnes choses sont simplement envoyées par Hachem depuis en haut, tandis que d'autres sont créées par les gens qui font de bonnes actions et augmentent ainsi l'amour et la compassion d'Hachem.

Cela ressort du verset : "Hachem est mon ombre" (Téhilim 125,5).
Le Baal Chem Tov explique que tout comme une l'ombre imite tout ce qu'une personne fait, de même Hachem "copie" tout ce qu'une personne fait dans ce monde. Si la personne agit avec gentillesse et compassion envers les autres, Hachem agira de la même manière envers elle.
Comme le disent nos Sages (Shabbat 151b) : "Quiconque fait preuve de miséricorde envers les gens, aura sur lui la miséricorde de la part du Ciel."
Ainsi, quelle que soit la manière dont une personne aide les autres et fait le bien dans ce monde, elle sera traitée en conséquence par Hachem.

Le rabbi de Berditchev conclut :
Par conséquent, si une personne fait confiance en Hachem et a la foi qu'Il lui fournira tout ce dont il a besoin, Hachem le traitera en conséquence et Il lui enverra tout ce qu'il demande.
Mais si une personne manque de foi et s'inquiète de son gagne-pain, alors il perdra une partie de ses moyens de subsistance.
Loué soit l'homme qui a confiance en Hachem. Hachem fournira la parnassa pour cette personne au mérite de sa confiance.

"Ils dirent à Moché : "N'y a-t-il pas de tombeaux en Egypte que tu nous aies emmenés pour mourir dans le désert? Que nous as-tu fait là, de nous sortir d'Egypte?" (Béchala'h 14,11)

-> Le Séfer Likouté Yéhouda cite son grand-père, le 'Hidouché haRim comme demandant : comment le peuple juif pouvait-il se plaindre à Moché et prétendre qu'il les a emmenés mourir dans le désert. N'avaient-ils pas été témoins de nombreux miracles pendant la sortie d'Egypte? Pourquoi auraient-ils pensé qu'ils allaient tous mourir?

Le 'Hidouché haRim répond que le peuple juif en Égypte avait sombré au 49e niveau d'impureté.
Ils se sont échappés d'Egypte afin de s'élever de l'impureté à la sainteté. Cependant, ils ont alors vu les égyptiens les pourchasser après eux.
Cela signifie qu'ils ont vu l'impureté d'Egypte à leur poursuite. Ils ont réalisé qu'ils étaient toujours affectés par cette impureté et n'avaient pas réussi à s'en débarrasser.
C'est de cela qu'ils se se plaignaient. Ils demandaient comment le fait de quitter l'Égypte leur avait été bénéfique s'ils étaient toujours aussi impurs qu'avant.

Moché a répondu (v.14,13) en leur disant de rester fermes et de de voir le salut d'Hachem.
Il disait que le fait même fait qu'ils reconnaissent leur faible niveau spirituel conduirait au salut d'Hachem.
Avant de de quitter l'Egypte, ils ne savaient même pas qu'ils étaient enfoncés dans l'impureté. Ainsi, le fait qu'ils comprenaient maintenant qu'ils étaient impurs et devaient s'améliorer était un signe que le salut avait commencé.

=> Lorsqu'une personne reconnaît son faible niveau spirituel, elle est déjà sur le chemin de l'amélioration.
[lorsque l'on prend conscience de ce qui ne va pas en nous, plutôt que de désespérer, on doit se réjouir d'être arriver à ce niveau de conscience, et ensuite tout en faisant de notre mieux, on est certain que Hachem nous libérera de cet "Egypte" personnel.
(en effet puisqu'on a fait de nous même un premier pas en avant pour nous purifier [cette prise de conscience de notre réalité], Hachem peut alors nous aider à avancer davantage en ce sens). ]

"Et il advint (vayéhi - וַיְהִי) lorsque Pharaon laissa partir le peuple, que Hachem ne les conduisit pas à travers le pays des Philistins" (Béchala'h 13,17)

Nos Sages (guémara Méguila 11a) disent que le mot וַיְהִי dénote la douleur et la souffrance. Il s'agit d'une contraction de "ויי והי", qui se traduit par "malheur et deuil" (Megillah 11a).

-> Le rav Yéhochoua Rokéa'h, le 2e Rabbi de Belz, explique qu'après tout ce qu'Hachem a fait pour les juifs, après tous les miracles dont ils ont été témoins, ainsi que la domination d'Hachem sur Pharaon et l'Égypte, il y avait encore des juifs qui disaient : "vayehi béchala'h Pharaon", que c'était Pharaon qui avait envoyé les juifs, et non Hachem.
Par conséquent, il s'agit d'un langage de souffrance (lachon tsaar), parce qu'il y avait encore des certains juifs qui n'étaient pas parvenus à cette émouna, cette croyance en Hachem.

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch inclut une autre question : Pourquoi Pharaon a-t-il été décrit comme celui qui les a fait sortir ("Pharaon laissa partir le peuple")? Hachem est celui qui nous a fait sortir d'Egypte!
Il explique que la nation que Pharaon a fait sortir n'était autre que le érev rav, des égyptiens qui sont partis avec Bné Israël.
Nous trouvons constamment l'utilisation du mot "am" (peuple), lorsque la Torah énumère les nombreuses fautes qui ont eu lieu dans le désert. Il s'agit des personnes qui ont fait partie du voyage, contrairement aux termes "Israël" ou "Bné Israël" qui désignent nos véritables frères juifs.
[or dans notre verset, il est écrit : "vayehi béchala'h Pharaon ét aAM" -> peuple, donc cela fait allusion au érev rav. ]

Ainsi, c'est bien Pharaon qui a envoyé ce "peuple" (érev rav) et son intention était de leur faire fomenter des problèmes et de convaincre les Bné Israël de retourner en Égypte.

-> Plus tard dans le désert, à l'époque du péché du Veau d'or, Hachem a critiqué Moché, rejetant la responsabilité du Veau d'or sur le érev rav, que Moché avait fait monter d'Égypte, comme il est dit : "Va, descends, car ton peuple que tu as fait monter du pays d'Égypte a agi de manière corrompue" (Ki Tissa 32:7). Rachi explique que le verset ne dit pas "le peuple", mais "ton peuple" (am'ha), parce que c'est Moché lui-même a accepté le érev rav, sans consulter Hachem. Moshé avait pensé que ce serait bon pour eux de s'accrocher à la Chékhina, mais ce sont eux qui se sont corrompus et ont corrompu les autres.

=> C'est pourquoi le mot "vayehi", un lanquage de souffrance est utilisé pour parler du "peuple" qui a quitté l'Égypte. Ce n'était pas ce qu'Hachem voulait ; c'était le fait de Pharaon, qui avait des intentions néfastes.
Ces futurs fauteurs de troubles ont été envoyés par Pharaon (et non sortis par Hachem). En cela, il y avait quelque chose à déplorer.

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-> b'h, autres explications : https://todahm.com/2020/03/23/12887-2