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"Quand tu élèveras la tête des enfants d'Israël" (ki tissa ét roch Bné Israël - Ki Tissa 30,12)

-> Les 3 mitsvot essentielles du judaïsme sont contenues en allusion dans le mot תשא (Tissa) dont les lettres sont les initiales de :
- le א = la émouna ;
- le ת = la Torah ;
- le ש = le Shabbath.
En effet, nos Sages (Chémot rabba 25,12) nous enseignent : "le Shabbath est équivalent à toutes les mitsvot".
Un juif qui souhaite conserver une bonne santé spirituelle doit constamment avoir ces 3 fondements ancrés en lui.

Il est rapporté dans la guémara (Baba Batra 10b) : "Rabbi Abahou enseigne : Moché demanda au Maître du monde : comment la corne d'Israël va-t-elle se relever? (c'est-à-dire comment le peuple va-t-il se remettre de la faute du Veau d'or)?
Hachem de répondre : "Quand tu élèveras la tête des Bné Israël" (Ki Tissa 30,12).

Si ces fondements que sont la Torah, le Shabbath et la émouna sont préservés, alors Hachem leur accordera le plein pardon et la pleine expiation.
[rabbi Yéhouda Moualam]

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-> "La vérité est éternelle mais le mensonge ne dure qu'un moment" (sfat émet tikon la'ad - שְׂפַת אֱמֶת תִּכּוֹן לָעַד - Michlé 12,19).
La première lettre des 3 premiers mots forment : תשא (Tissa).
L'allusion est qu'en s'éloignant du mensonge et en poursuivant la vérité, nous prolongeons les jours de notre vie, car le mot תשא signifie "élévation".
[Tsror ha'Haïm]

"Et tu feras le candélabre en or pur, c'est d'une seule pièce que sera fait le candélabre" (Térouma 25,31)

-> Rachi commente : Moché rencontrait des difficultés à le réaliser, Hachem lui dit : "Jette le Kikar (le morceau d'or) dans le feu et il se formera de lui-même."

-> Le Divré Chmouel voit dans ce commentaire une allusion à la voie à suivre pour acquérir la émouna : lorsqu’une personne est confrontée à un obstacle ou une épreuve dans le domaine de la subsistance évoquée par le Kikar (litt. morceau de pain) et que, écrasée par le poids des vicissitudes de l’existence, elle désespère de voir sa situation s’améliorer, elle se jettera entièrement avec l’épreuve qui la tourmente dans le feu (allusion à D. qualifié dans la Torah de ‘feu dévorant’).
En agissant de la sorte, "il se formera de lui-même" (son épreuve se solutionnera d’elle-même), comme il est dit : "Transmets à Hachem le joug (de ta subsistance) et Il te nourrira" (Téhilim 55, 23).

"Tu feras la table en bois de Chittim ... et tu lui feras 4 anneaux en or" (Térouma 25,23-26)

-> Le Kli Yakar rapporte l'allusion suivante :
"Les anneaux sont ronds, ils viennent par-là évoquer que l'homme doit se rappeler que la réussite dans ce monde est une roue qui tourne comme cet anneau.
Dès lors, il se souviendra de faire participer les nécessiteux à "sa table" en pourvoyant à leurs besoins.
En effet, lorsqu'il pensera en permanence que tout son argent et tous ses biens ne sont qu'un don du Ciel et qu'Hachem peut à Sa guise les lui reprendre, cela l'incitera à utiliser son argent pour faire du bien autour de lui.
Hachem l'aidera alors à conserver cet argent qu'Il a lui-même entreposé dans ses mains."

"Ils Me feront un Sanctuaire, et je résiderai parmi d’eux" (Térouma 25,8)

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne :
"Que l’homme ne se dise pas : qui suis-je ? Et dans quelle mesure mes actions auront-elles une quelconque influence?
Mais qu’il sache et qu’il fixe dans son cœur que chacun des détails de ses actions, de ses paroles, de ses pensées, à chaque instant, possède des effets extrêmement grands.
Comment ne pas trembler lorsque l’on se rend compte des conséquences de nos bonnes actions et des destructions terribles de nos mauvaises actions qui sont bien pires que celles que Névou'hadnétsar ou Titus ont pu commettre ; car si ces deux derniers ont pu détruire le Temple d’en bas, leurs actes n’ont eu aucun effet en haut ; alors que par nos fautes nous empêchons Hachem d’exprimer Sa force et Sa bonté sur terre et nous laissons son Temple, en haut et en bas, être rendu impur.

Ce n’est que par les fautes des Bné Israël en bas, que les Temples ont été détruits, comme nos Sages l’ont dit (Midrach Eikha) : "de la farine moulue, Titus est venu moudre" ...
Celui qui a une mauvaise pensée dans son cœur (débauche), il la fait rentrer directement dans le Kodech haKodachim (saint des Saints) d’en haut car le cœur du Temple qui est le Kodech Hakodachim et le Arone est parallèle au cœur de l’homme en bas.
C’est pourquoi Hachem n’a pas dit : ‘"fais-moi un Michkan et Je résiderai en lui", mais "fais-moi un Mikdach (Temple) et Je résiderai en eux (dans les bné Israël)" ... car tout l'essetiel du Temple, de la résidence de la Chekhina, du Kodech Hakodachim est centralisé autour de l’homme qui, s’il se sanctifie et s’élève par les mitsvot, deviendra lui-même un Temple (beit midrach) et Hachem sera en lui."

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-> Nos Sages (guémara Roch Hachnaa 18b) disent que : la mort d’un tsadik est aussi grave que la destruction du Temple aux yeux d’Hachem.

"Quand un homme frappera l'œil de son esclave ... s'il fait tomber la dent de son esclave ou la dent de sa servant, il les renverra libres" (Michpatim 21,26-27)

-> Nous apprenons de ce verset que si le maître de maison a frappé son esclave cananéen et a endommagé une dent ou un œil, l'esclave sera affranchi de son esclavage.

=> Pourquoi la Torah précise-t-elle la dent et l'œil?

Le midrach explique que les esclaves cananéens sont des descendants de 'Ham.
Or, 'Ham fauta précisément avec la vue et la parole comme il est dit : " 'Ham, père de Canaan, vit la nudité de son père et l'annonça à ses 2 frères" (Noa'h 9,22).
Ainsi, l'esclave sortira en liberté contre une dent ou un œil car lorsque ce dernier subit un dommage à la dent ou à l'œil, il expie par cela les fautes commises durant sa précédente réincarnation et peut donc s'affranchir de sa condition d'esclave, sa réparation ayant été réalisée.
[Tsor ha'Haïm - Michpatim]

"Quand un homme vendra sa fille sa fille comme servante, elle ne sortira pas comme sortent les esclaves. Si elle déplaît aux yeux de son maître à qui elle n'était pas destinée, il la fera racheter mais il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger après l'avoir trahie" (Michpatim 21,7-8)

-> Le Zohar compare l'âme (néchama) à une pierre précieuse de très grande valeur appartenant à Hachem.
Il va la transmettre gratuitement à l'homme sans aucune contrepartie financière et c'est le sens de notre verset d'après le Zohar :
- "Quand un homme vendra" = c'est-à-dire Hachem ;
- "sa fille" = c'est la néchama ;
- "comme servante" = pour être soumise dans ce monde ici-bas.
- "elle ne sortira pas comme sortent les esclaves" = lorsqu'arrive le moment pour l'âme (néchama) de quitter ce monde, elle ne sortira pas comme sortent les esclaves, c'est-à-dire salie et souillée par les fautes.
Elle sortira libre, en d'autres termes immaculée et pure afin de réjouir Hachem, qui va la rétribuer et lui donner un très grand salaire dans le monde futur.
- par contre : "Si elle déplaît aux yeux de son maître" = si la néchama s'est souillée par des transgressons dans le monde d'en bas, alors "elle n'était pas destinée" = il s'agit du corps qui ne lui était pas destiné et ne méritera pas de se relever pour la résurrection des morts.
- Cependant, si "il la laisse se racheter" = si l'homme se repentit, il rachète toutes ses fautes.

- Et c'est ainsi qu' "il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger" = lorsque la néchama descend dans le monde d'en bas et demande à remonter dans le gan eden, "un peuple étranger" = c'est-à-dire les anges de destruction qui ont été créées par les fautes commises par cette néchama ne pourront pas la dominer.
- "après l'avoir trahie" = Hachem confectionne un habit pour cette néchama qui la protège et forme un bouclier contre ces anges.

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+ "S'il est rentré seul, il sortira seul. S'il a une épouse, sa femme sortira avec lui" (Michpatim 21,3)

-> Le Ménorat haMaor, explique ce verset d'après le midrach (Tan'houma) :
"S'il est entré seul, il sortira seul" = il s'agit du racha qui vient dénué de Torah dans le monde et en repart comme il est venu.
Par contre, "s'il a épousé une femme" = c'est-à-dire que si l'homme a mérité de rencontrer la Torah qui est comparée à la femme (selon la guémara Pessa'him 63b), alors "sa femme sortira avec lui" = il ne sortira pas de ce monde complètement dénudé comme il est arrivé mais sa Torah l'accompagnera dans le monde futur qui est entièrement bon, comme il est dit : "ta vertu marchera devant toi" (Yéchayahou 58,8).

"Si quelqu’un détourne un objet consacré" (Vayikra 5,15)

-> Le ‘Hida trouve dans ce verset une allusion à ce qu’ont dit les Sages, à savoir que le mot "maal" (מַעַל - détourner un objet consacré) est l’acrostiche de : Maakhalot (la nourriture), Arayot (les relations interdites), Lachon (le bon usage du langage).
En effet, la plupart des gens tombent dans le vol, une minorité dans les relations interdites, et tout le monde dans le lachon ara.

C’est l’allusion contenue dans les mots : "si quelqu’un détourne un objet consacré" (ma’al), il détourne la vie que lui a donnée D. pour se livrer à ces fautes principales, car à cause du désir de nourriture on en vient à voler, et à cause d’une trop grande abondance de nourriture on en vient aux relations interdites dans lesquelles tombe une minorité.

"Voici le sacrifice expiatoire de la communauté. Si un chef de tribu pèche" (Vayikra 4,21-22)

=> Pourquoi ces 2 versets sont-ils juxtaposés?

Le 'Hida (Na’hal Kedoumim) répond :
C’est pour nous insinuer que quiconque avait la possibilité de faire des reproches et ne les a pas faits, la Torah le lui compte comme s’il avait péché.
C’est ce que dit le verset : "voici le sacrifice expiatoire de la communauté", quand il y a une faute de la communauté et que le chef de tribu ne lui fait pas de reproche, la Torah le lui compte comme si "un chef de tribu pèche", la faute est attribuée au chef de tribu.

"C’est un "acham" (offrande délictive), un "acham" l’homme étant coupable (acham) envers Hachem" (acham ou, acham acham, l'Hachem - Vayikra 5,19)

-> Il y a une allusion dans la répétition du mot "acham" 3 fois.
Quand l’homme faute, il attente à 3 choses : la pensée, la parole et l’action.
Quand il se repent de sa faute, il doit réparer les 3, c’est pourquoi le mot "acham" est répété 3 fois.
[Imré Yé'hezkel]

"Le 1er mois de la 2e année, le 1er jour du mois, le Michkan fut érigé" (Pékoudé 40,17)

-> Le Michkan s'érigea lui-même : Moché posa simplement la main dessus et il se dressa seul.
Comme Moché n'avait pas participé à la fabrication du Michkan, Hachem accomplit un miracle : personne ne parvînt à l'ériger. De cette façon, le mérite de son édification revint à Moché.

[Selon le Méam Loez (39,32), Hachem désirait l'ériger le 1er Nissan, le jour de la naissance d'Its'hak ... Le plus grand trésor d'Israël est le fait qu'Its'hak ait accepté de se laisser attacher sur l'autel. A chaque période de malheurs, nous rappelons cet acte afin que Hachem ait pitié de nous par le mérite d'Its'hak qui tendit le cou pour être sanctifié à D.]

[Pendant 7 jours consécutifs, du 23 Adar au 1er Nissan, Moché érigea le Michkan chaque jour et mit chaque chose en place.
Moché fit ainsi pendant les 7 jours d'inauguration du Michkan, et le 8e jour (1er Nissan), Aharon et ses fils furent installés à leur fonction de Cohen par l'offrande de sacrifices.
Le Michkan fut édifié et on ne le démonta pas comme les autres jours.]

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+ "Moché ne pouvait entrer dans la tente d'audience (Ohel Moéd) car la nuée y reposait et la Gloire de D. emplissait le Michkan" (Pékoudé 30,35)

-> La Torah fut donnée le 6 Sivan et le 1er Nissan suivant, près de 10 mois plus tard, le Michkan fut édifié. Jusqu'à ce moment-là, la Présence Divine résida sur le mont Sinaï ... [on entendit un Shofar (Yitro 19,13) et à partir de ce moment, il fut possible de gravir de nouveau la montagne du Sinaï.]

Hachem voulut montrer Son amour pour Israël. Dès l'érection du Michkan, Hachem fit reposer Sa présence dans tout le Michkan et Il le couvrit de nuages.
Ensuite, D. concentra Sa Présence et la laissa reposer uniquement au-dessus des chérubins.
De même, lorsque le roi Salomon termina la construction du [1er] Temple, Hachem le sanctifia dans une nuée et fit résider Sa Présence dans tout l'édifice. Cependant, plus tard, elle ne reposa plus que dans l'Arche Sainte.

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+ Quelques miracles dans le Michkan :

-> L'enceinte située devant le Michkan mesurait 50 coudées de long et 50 coudées de large.
Dans cet espace se trouvait l'autel des sacrifices, de 5 coudées sur 5, ainsi que la pente (kévech) par laquelle on accédait au sommet de l'autel s'étendait sur 32 coudées au sud.
Le bassin était placé entre le Michkan et l'autel ...
Même si toute la superficie de l'enceinte (50 coudés sur 50 coudés) avait été pleine, pas plus de 2 500 personnes n'auraient pu y pénétrer, soit une personne par coudée au carré.
Pourtant, le jour de l'érection du Michkan, tout le peuple qui comptait des millions de personnes put y pénétrer.

La Torah nous dit que 600 000 hommes âgés de plus de 20 ans étaient présents, et à ce nombre il faut ajouter les garçons de moins de 20 ans qui n'avaient pas été recensés.
Si nous calculons la place nécessaire, il aurait fallu une superficie d'un demi kilomètre au carré pour contenir cette foule.
Le fait que cet espace réduit put contenir tant de monde représentait, en soi, un très grand miracle.

De plus, il se produisait un miracle à l'intérieur d'un autre miracle : lorsque les juifs étaient rassemblés dans cette petite enceinte, on aurait pu croire qu'ils étaient serrés les uns des autres.
Mais il n'en était rien! Tous se sentaient à l'aide et avaient l'impression de se trouver dans un espace vide de 4 coudées. Chacun pouvait se prosterner sans déranger son voisin.

Tous les juifs se tinrent dans l'enceinte et virent le feu descendre du ciel comme une colonne.
Il pénétra dans le Michkan, monta sur l'autel et brûla les graisses de tous les sacrifices.
Il demeura ensuite au-dessus de l'autel. A la vue de ce miracle, tous les juifs se prosternèrent.

Tous furent doués d'inspiration Divine et chantèrent un louange à Hachem : "Tout le peuple vit, chanta et tomba sur sa face" (Vayikra 9,24).