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Le pouvoir de prière de nos Tsadikim

+ Le pouvoir de prière de nos Tsadikim :

Hachem écoute chacune des prières d'un tsadik parce que ce dernier est très proche de Lui, aussi rapproché de Lui que l'oreille l'est de la bouche.
[Gaon de Vilna - michlé 15,29]

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-> Si le tsadik a le pouvoir de guérir, celui-ci est conféré par la sainteté que l'étude de la Torah offre à toute personne qui s'y consacre avec amour, respect et dévouement.
[Noam Elimélé'h - paracha 'Houkat]

-> La guémara (Soucca 14a) enseigne que les prières et les bénédictions d'un tsadik sont comparées à une fourche. De la même façon qu'une fourche retourne le grain sur la terre et le jette d'un endroit à l'autre, [le mérite] des prières du tsadik [lui donnent la force de] renverser, pour ainsi dire, l'Attribut de Jugement strict de Hachem, en le remplaçant par l'Attribut de Miséricorde.
[c'est pourquoi, une situation qui peut paraître désespérée, peut être complétement transformée par les prières d'un tsadik. En effet, le mauvais décret qui est venu sur nous par la stricte justice Divine, va être réactualisé par la miséricorde/bonté infinie de D.]

-> "Si les enfants d'Israël reçurent l'ordre de se faire recenser par Moché et Aharon, c'est parce qu'en se présentant devant eux et en disant son nom, chacun y gagnait mérite et longévité ... car Moché et Aharon (les tsadikim de la génération) allaient prier pour lui."
[Ramban - Bamidbar 1,45]

[un véritable tsadik a un tel amour pour son prochain juif, qu'il va prier de toutes ses forces pour lui!
Or, il est écrit : "le tsadik décrète et D. accomplit" (guémara Shabbath 59b)]

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-> Il est vrai que : "Hachem est proche de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'appellent avec sincérité" (Téhilim 145,18).

Si D. est proche de tous ceux qui l'invoquent, pourquoi tant de prières restent-elles sans réponse?

Le rav Avraham Feuer répond que c'est parce qu'Il est proche de : "ceux qui L'appellent avec sincérité" = Hachem répond à ceux qui L'invoquent avec une confiance absolue.
En effet, nous avons tendance à "miser sur 2 chevaux" à la fois, et fonder nos espoirs de réussite sur d'autres facteurs aussi en plus de notre confiance en D.

[un tsadik est arrivé à mettre ses espoirs consciemment et inconsciemment à 100% en Hachem. Il a donc un énorme pouvoir de prier.]

-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que l'essentiel de la préparation à la prière, c'est avant tout d'apprendre à se concentrer pour mettre tous ses espoirs en D., d'admettre au plus profond de nous-même que nous dépendons uniquement de Hachem (ex: non également de notre patron, ...)

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-> Celui qui est en quête de Hachem doit rechercher la compagnie des tsadikim, ils sont plus proches de D. que n'importe qui, et Il désire profondément leurs prières.
[Ramban - Chémot 18,15 et Dévarim 33,1]

-> Le Mabit (Beit Elokim - Chaar haYessodot - chap.22) affirme que le pouvoir du tsadik dépasse celui des anges.
Les anges n'ont pas de libre-arbitre, mais le tsadik obéit à Hachem de son propre gré, et ce malgré les tentations qui l'assaillent.
D. lui rend donc la pareille en accomplissant ses désirs.
[faisant Sa volonté à 100%, Il en fait de même avec la leur!]

-> Rabbi Yonathan Eibeschetz (Yaarot Dvach) écrit que les prières du peuple juif sont attirées vers les magnifiques prières des tsadikim, et s'attachent à elles.
Lorsque les portes des cieux s'ouvrent pour laisser passer les prières du tsadik, les prières de tout le peuple pénètrent en même temps.

-> Le 'Hatam Sofer (notes sur Ora'h 'Haïm 102) enseigne qu'il est ainsi particulièrement recommandé, lorsqu'on prie, de se tenir aux côtés d'un tsadik.

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-> Rachi (Vayéra 21,17) écrit : La prière du malade lui-même vaut davantage que celle que les autres récitent pour lui, car elle est exaucée en premier.

Cependant, le Maharcha (Béra'hot 34b) écrit qu'il se peut que la prière du tsadik soit acceptée par D. avec autant d'empressement.

C'est pourquoi le Rama (Yoré Déa 335,10) tranche que lorsqu'une personne est malade, les membres de sa famille doivent se rendre auprès d'une éminente personnalité de Torah de l'endroit pour prier d'implorer Hachem en sa faveur.

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-> La Torah relate, à propos d'Agar et de son fils que Hachem "entendit le gémissement de l'enfant" (Vayéra 21,17).
Or, la Torah ne dit à aucun moment que l'enfant avait poussé le moindre gémissement.
Rabbi Mendel de Vork explique : "C'est qu'il existe des cris silencieux. Ils parviennent à trouver le ciel en profondeur et seul le Maître des cieux les entend".

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+ "Le juste est la fondation du monde" (michlé 10,25)

-> Le Yaarot Dvach nous encourage de prier avec ferveur pour le bien de nos tsadikim, parce que c'est d'eux que nous dépendons : grâce à eux il y a la vie, la bénédiction et le bien dans le monde.

-> La guémara (Nédarim 49a) nous demande de prier quotidiennement pour nos grands érudits, parce qu'ils peinent dans l'étude de la Torah, ce qui les affaiblit physiquement et les rend plus vulnérables aux maladies.

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-> Un exemple de l'impact du mérite de nos Sages dans notre prière :
Une terrible tempête avait attaqué en pleine mer 60 marins, ils supplièrent alors Hachem de les sauver grâce au mérite du tsadik rabbi El'azar ben Chimon, et la mer se calma.
Dès qu'ils regagnèrent la terre ferme, les marins s'empressèrent donc de se rendre chez le tsadik avec de nombreux présents (coffres débordants de richesses) pour lui témoigner leur gratitude.
[ guémara Baba Métsia 84b]

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-> Turnus Rufus, gouverneur de Rome, avait fait le projet d'assassiner Rabban Gamliel, chef spirituel du peuple juif.
Celui-ci fut mis au courant du péril qui le guettait par un message secret envoyé par un romain : "Le maître du nez est en danger.
[guémara Baba Métsia 84b]

Le Maharal explique que l'ensemble du peuple juif ressemble au corps humain ; chaque juif a son propre rôle à jouer, tout comme chacun des organes du corps a une fonction bien définie.

C'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.

De même, le souffle de vie et les forces de l'esprit sont insufflées à tout le peuple par l'intermédiaire de leurs guides, qui sont comparables au "nez" de la nation.

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-> "Rabbi Akiva dit : Le peuple juif est comparé à un oiseau. De même que l’oiseau ne peut voler sans ses ailes, ainsi le peuple juif ne peut rien faire sans Ses Anciens"
[midrach Vayikra rabba 11,8]

-> La guémara (Nédarim 40a) enseigne : "Si les jeunes vous disent de construire tandis que les Anciens vous conseillent de détruire, écoutez donc le conseil des Anciens et ignorez les jeunes ... Car la "construction" des jeunes est destruction, alors que la "destruction" des Anciens est en réalité très constructive."

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-> "Le juste avec la crainte de D." (Chmouël II 23,3). Nos Sages (Moed Katan 16b) commentent : "Hachem demande : Et qui Me gouverne? D. répond : Le juste (tsadik). Lorsque J'émets un décret, les justes l'annulent".
D. a donné la capacité et le pouvoir aux justes, par leurs prières, d'annuler tous les décrets sévères. Ainsi, les justes règnent, pour ainsi dire, sur Hachem.
[...]
Par leurs prières, les tsadikim annulent tout décret sévère et suscitent la bonté et les bénédictions généreuses de D. pour le peuple juif.
[...]
Les justes, par leurs prières, transforment l'attribut du jugement en miséricorde, empêchant ainsi la colère divine.
[...]
Quels sont les tsadikim dont les prières sont exaucées?
Ceux qui s'attachent continuellement à Son grand Nom, qui sont dans un état de "néant" et qui craignent et tremblent d'effroi devant la majesté et la grandeur de D.
Leurs prières et leur crainte de D. sont efficaces. C'est à leur sujet que Dieu dit : "Qui domine sur Moi? Les justes."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayigach 44,18]

Les réformistes

+ Les réformistes - Paroles du 'Hatam Sofer :

-> "Ils se croient éclairés parce qu'ils ont fait quelques années d'études à l'université.
Ils sont certains qu'ils peuvent tout expliquer.

Mais que savent-ils?
Que le couteau coupe et que l'eau éteint le feu?

Si nous leur en demandons la raison, ils répondent : "Elle est évidente! Le couteau est dur : il coupe donc le pain, qui est tendre".
Mais si nous insistons et que nous demandons en vertu de quoi ce qui est dur coupe ce qui est tendre, et pourquoi ce n'est pas l'inverse, pourquoi ce qui est tendre ne dissout pas ce qui est dur. Ils n'ont alors pas de réponse.

Nous, juifs croyants, nous savons la réponse!
Nous avons étudié le récit de la Création dans la Torah et nous savons que le Créateur a donné des propriétés particulières à chacune de Ses œuvres. C'est Lui qui a conféré à une substance dure le pouvoir de trancher une substance tendre!

C'est cela, l'explication! C'est cela la Science!
Les réformistes ne savent rien de cette vérité, et ils ont l'outrecuidance de se croire éclairés!"

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[Etre réformiste, c'est dire à D. que Sa Création n'est pas parfaite, et qu'heureusement nous sommes là pour venir l'aider!
Un juif ne s'arrête pas sur un voile de la nature, de la compréhension humaine, mais il sait que l'origine première de toute chose est : Hachem, l'Unique Maître du monde.
Plutôt que de chercher à se croire supérieur, profitons de notre courte vie pour faire confiance à Ses conseils, à Sa Torah de vie!]

Les convertis

"Le converti qui habite avec vous, tu l'aimeras comme toi-même, car vous étiez étrangers dans le pays d'Egypte, Je suis Hachem, votre D." (Kédochim 19,34)

-> Outre l'obligation d'aimer tous les autres juifs, il existe un commandement spécifique d'aimer les convertis.
D. Lui-même a une affection particulière pour les convertis.
[Rambam - Hilkhot Déot 6,4]

-> Dans la Torah aucune lettre n'est inutile, à plus forte raison plusieurs mots!
Rabbi Ela'zar haGadol (guémara Baba Métsia 59b) fait remarquer que le commandement d'aimer les convertis apparaît dans la Torah, selon un avis à 36 reprises, et selon un autre : 46 fois.

En effet, les Tossafot expliquent que cela apparaît à 46 reprises en tenant compte des fois où il est écrit : "vous étiez étrangers dans le pays d'Egypte", et autres de ce type.

=> Si cette mitsva est répétée à tant de reprises, cela témoigne de l'importance suprême qu'elle revêt!

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-> "Des convertis qui étudient la Torah valent autant que le Cohen Gadol qui entrait dans le Saint des saints."
[Midrach Tan'houma - Vayakel 8]

-> "Une fois converti, tout candidat est considéré comme Israël" (Midrach Bamidbar rabba - 8,1)

-> "On ne dira pas à un converti : souviens-toi de ton ancienne conduite, hier ta bouche mangeait des aliments interdits et aujourd'hui elle prononce des paroles de Torah." (guémara Baba Métsia 58b)

-> "Un converti ressemble à un nouveau-né, et toutes ses fautes lui sont pardonnées." (guémara Yébamot 22a)

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-> Si les parents non-juifs se sont convertis au judaïsme, selon la Torah, après sa conversion, l'enfant a le statut de "nouveau-né", et ses parents biologiques ne sont plus considérés comme ses parents : il n'est donc tenu que de leur manifester un "certain" respect, comme dans le cas où les parents ne se sont pas convertis, afin de leur manifester de la reconnaissance [mais il n'a pas l'obligation de leur manifester tout le respect qu'un enfant doit à son père.
[d'après le rav Ben Tsion Abachaoul]

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-> La Torah nous enjoint d’honorer et de craindre nos parents et les Lévi’im, mais n’exige pas que nous les aimions.
En revanche, elle nous ordonne : "Vous aimerez le converti" (Dévarim 10,19).

-> Nous sommes tenus d’aimer le converti de tout notre cœur et de toute notre âme, tout comme nous devons [et dans des termes presque identiques!] aimer D. ("Tu aimeras Hachem, ton D." - Dévarim 6,5).

D'ailleurs, D. Lui même aime le converti ("Il (D.) aime le converti, pour lui donner pain et vêtements" - Dévarim 10,18).

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-> "Le converti est plus cher aux yeux de D. que ne peuvent l’être certains [Hébreux] présents lors de la révélation du mont Sinaï.
Pourquoi?

Car ces derniers, s’ils n’avaient pas vu les éclairs, entendu le tonnerre et le son du Shofar, n’auraient pas accepté le joug divin.
Tandis que celui-là [le converti] n’a rien vu de tout cela et, de son propre chef, se tourne vers D. et accepte de plein gré le joug divin.
Y a-t-il plus cher qu’un tel acte?"
[midrach Tan’houma Lé’h Lé’ha 1]

-> b'h, voir à ce sujet : https://todahm.com/2017/07/25/quelle-est-lorigine-premiere-des-convertis

-> Les convertis sont placés sur un échelon plus élevé que les juifs de naissance.
En effet, à propos de ces derniers il est dit :"Je serai pour vous un D. et vous serez pour moi un peuple" (Yirmiyahou 30,21). Quant aux convertis, le prophète Yéchayahou (14,1) dit à leur sujet dans l'ordre inverse : "Vous serez pour moi un peuple et moi je serai pour vous un D."
[guémara Kidouchin 70b]

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-> "Si D. a dispersé les enfants d’Israël parmi les nations, c’est pour que les convertis se joignent ainsi à eux."
[guémara Pessa’him 87b]

-> Le Arizal explique que jusqu'aujourd'hui, si les juifs sont en exil éparpillés parmi les nations aux 4 coins du monde, c'est pour "cueillir les roses qui se sont éparpillées parmi les ronces", c'est-à-dire ramener les saintes néchamot (âmes) qui doivent se convertir et s'ajouter au peuple d'Israël.
[Arizal - chaar apsoukim Chémot]

-> "D. aime grandement les convertis."
[midrach Bamidbar Rabba 8]

->"Bien des femmes se sont montrées vaillantes, tu leur es supérieure à toutes" (Michlé 31,29).
Selon le midrach (Michlé 31), cela fait référence à Ruth qui entra sous les ailes de la présence divine.

Non seulement un livre entier du Tana'h est consacré à son histoire (lu à Shavouot!), mais en plus Ruth est l’ancêtre du roi David, qui est l’ancêtre du Machia’h.
=> Les juifs attendent impatiemment la venue d'un descendant d'une convertie, lisent dans leur détresse les Téhilim écrits par le roi David (descendant d'une convertie), ... c'est dire l'apport et à quel point le judaïsme considère grandement les convertis!

-> Onkelos était un converti (guémara Avoda Zara 11).
[dans tous les 'houmachim nous avons le Targoum Onkelos, cette traduction en araméen fait par cet énorme tsadik!]

Nos Sages (guémara Guittin 56) citent des exemples de géants en Torah, descendants de convertis comme : Rabbi Akiva, Rabbi Méir, Shémaya et Avtalyon.

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-> A ce sujet, il est écrit dans le Méam Loez (Michpatim 23,9) :
A propos des étrangers [qui se convertissent], il est écrit : "Ceux qui L'aiment seront comme le soleil lorsqu'il émane dans sa force" (Choftim 5,31).
Ce verset indique que les convertis brilleront comme le soleil.

L'une des raisons pour lesquelles Avraham ne fut circoncis qu'à un âge très avancé est que D. voulait témoigner Son affection envers les convertis : même si un étranger se convertit dans sa vieillesse, il est aimé de Hachem.
[...]

Le Rambam dans une lettre adressée à un converti écrit :
"... à 36 endroits différents, la Torah nous recommande d'honorer le converti et de ne pas l'offenser par de dures paroles ...

Sachez que la Torah nous impose de lourdes responsabilités dans nos relations avec les convertis.
La Torah nous ordonne d'honorer et de respecter nos parents ainsi que d'honorer et de respecter nos parents? ainsi que d'honorer et de respecter les Lévi'im, et ce même si on ne les aime pas, en effet, la Torah ne commande pas d'aimer ses parents ou les Lévi'im.
Par contre, la Torah nous enjoint d'aimer le converti
, comme il est écrit : "Tu aimeras le converti" (Dévarim 10,19).

Ceci signifie que nous devons aimer le converti de tout notre cœur et de toute notre âme, de même que nous sommes tenus d'aimer Hachem "de tout ton cœur et de toute ton âme" (Dévarim 6,5).
Hachem lui-même aime les convertis, comme il est écrit : "Hachem aime l'étranger et lui donne du pain et des vêtements" (Dévarim 10,18).

[Un converti est] un homme/femme qui a abandonné ses parents, son peuple et tous ses biens pour se joindre au peuple juif alors que nous sommes haïs des non-juifs (autres nations).
Si un homme désire entrer sous les ailes de la Présence Divine et se couvrir de la poussière de Moché en s'associant au statut inférieur d'Israël, il serait abominable de le qualifier de sot!

Vous devez, au contraire, être considéré comme le plus intelligent et le plus sage des hommes.
Vous êtes un disciple de notre père Avraham et vous vous trouvez à un haut degré où Hachem vous bénira en ce monde en vous donnant une longue vie prospère.
Vous jouirez également d'une grande récompense dans le monde futur et vous mériterez d'assister à toute la consolation que connaître Israël."

[fin de la lettre du Rambam]

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+ Il ne faut pas mépriser les convertis.
Rabbi Akiva descendait de convertis, et nous dit le midrach, s'il n'avait pas été précédé par Moché, il aurait mérité que la Torah fût donnée par son intermédiaire.
Lorsque Moché est monté au ciel et a vu rabbi Akiva, il s'est exclamé : "Maître du monde! Tu as un homme tel que lui et Tu donnes la Torah par mon intermédiaire?"

[Méam Loez - Introduction à la Méguilat Ruth]

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-> Boaz a assuré à Ruth [qui s'était convertie] que sa récompense serait "entière", c'est-à-dire que son âme résiderait avec les tsadikim d'Israël, au-dessus des ailes de la Présence Divine.

Le grand mérite d'Avraham, qui fut le 1er converti, s'étend à tous les futur convertis et les protège.
[...]

"Toutes les familles de la terre seront bénies (vénivreré'hou - ונברכו) par toi" (Béréchit 12,3).
Nos Sages interprètent le mot : ונברכו (bénies) comme "greffées", selon la racine du mot "mavrikh" (מבריך).
Cette bénédiction englobe tous les convertis sincères, qui dans le futur viendraient "se greffer" sur l'arbre d'Israël.
[...]

Boaz a qualifié [sa femme] Ruth de : "échét 'hayil at" (tu es un femme de valeur - אשת חיל את - Méguilat Ruth 3,11) parfaite de aléph jusqu'à tav, c'est-à-dire de A à Z.
[Méam Loez - Méguilat Ruth 2,12 ; 3,10-11]

-> "Toutes deux [Naomi et Ruth] ont marché jusqu'à arriver à Bethléem" (Méguilat Ruth 1,19)
Nos Sages en déduisent à quel point D. apprécie les convertis. En effet, une fois que Ruth a décidé de se convertir, le verset la considère égale à la noble et tsadéket Naomi.
[Méam Loez]

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-> "Dès que Ruth a décidé de se convertir, le verset la place au même niveau que Naomi"
[midrach Ruth rabba 3,5]

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-> Ruth a enduré la pauvreté et la solitude pour s'attacher à Hachem.
Elle a mérité de donner à Israël la maison de David et la lumière du machia'h.
Son histoire nous apprend la compassion et l'amour de D. pour le converti qui quitte son père et sa mère pour se réfugier sous les ailes de la Présence Divine.

Les convertis (guérim - גרים) sont précieux car les Patriarches et les prophètes eux-mêmes se sont appelés (guérim), qui veut dire aussi "étrangers".
Avraham a dit : "Je suis un étranger (guér) et un résident avec vous" ('Hayé Sarah 23,4).
Its'hak a été appelé un étranger par Hachem : "Réside (gour - גור) dans ce pays" (Toldot 26,3).
Les fils de Yaakov ont dit : "Nous sommes venus séjourner (lagour - לגור) dans ce pays" (Vayigach 47,4).
Le roi David a dit : "Je suis un étranger (guér) avec vous, un résident comme l'on été tous mes pères" (Téhilim 119,19) ...

Nos Sages ont comparé le converti à une brebis qui a fui les grands espaces et s'est jointe au troupeau.
Le berger aime cette nouvelle brebis davantage que toutes les autres car il l'a obtenue gratuitement alors qu'il a dû acheter le reste du troupeau.
De même, Hachem a accompli de nombreux miracles pour les enfants d'Israël avant qu'ils n'acceptent la Torah sans avoir assisté à tous ces prodiges.

Hachem aime autant Israël que les convertis, et ces derniers sont égaux aux juifs en tout.
C'est un commandement positif "d'aimer l'étranger car vous étiez étrangers en Egypte" (Ekev 10,1).
Il nous est ordonné : "N'afflige pas l'étranger et ne l'accable pas car vous étiez étrangers en Egypte" (Yitro 22,20).

Les convertis sont aussi chers à Hachem que le Shabbath.
La Torah nous met en garde à 28 reprises de bien traiter les convertis autant de fois qu'elle nous défend de profaner le Shabbath et d'adorer des idoles ...

Israël est aimé comme il est écrit : "Je vous ai aimés, dit Hachem" (Mala'hi 1,2), et les convertis sont aimés, comme il est dit : "[Hachem] aime l'étranger, pour lui donner du pain et des vêtements" (Ekev 10,18).
[...]

Rabbi Eliézer dit : "Se joindre à Israël par la conversion est considéré comme faire un acte de bonté à tout Israël, ainsi que Chaoul l'a dit aux descendants de Yitro : "Car tu as fait preuve de bonté envers tous les juifs lorsqu'ils sont sortis d'Egypte" (Chmouël I 15,6).
Une personne peut-elle vraiment accomplir un acte de bonté pour tout un peuple?
La conversion de Yitro ("Je sais à présent que Hachem est plus grand que tous les dieux" - Yitro 18,10-11) est considéré comme une bonté envers tout Israël.

Nous savons que les convertis sont appréciés de Hachem car Il ajoute une lettre à leur nom comme à Yitro.
En effet, il s'appelait Yéter (יתר) ... après sa conversion, une lettre a été ajoutée à son nom, et Yéter s'est désormais appelé Yitro (יתרו).
Le changement de nom montre une grande valeur, comme dans le cas d'Avraham ("Ton nom ne sera plus Avram (אַבְרָם), mais ton nom sera Avraham (אַבְרָהָם)" - Lé'h Lé'ha 17,5), et dans le cas de Hochéa (הוֹשֵׁעַ), fils de Noun, son nom devint : Yéhochoua (יְהוֹשֻׁעַ) (Chéla'h Lé'ha 13,16).
Par contre, Hachem réduit le nom des réchaïm, comme celui du faux prophète : Akh'av (אחאב), qui devint אחב (Yirmiyahou 29,22).

Un non-juif qui se convertit au judaïsme est récompensé comme un juif qui a peiné dans la Torah toute sa vie.
En effet, Moché a dit à Yitro : "Viens avec nous et nous te ferons partager tous les bienfaits que D. a promis à Israël" (Béaaloté'ha 10,29) ...

Dans Divré haYamim (I 2,55), les descendants de Yitro [qui s'est converti] sont appelés : "Tiratites" car ils faisaient retentir leurs prières, "Chim'atites", car leurs prières étaient entendues, et "Sokatites" car leurs mérites protégeaient Israël.
[...]

Rabbi Yo'hanan dit : "L'alliance que Hachem a scellée avec les fils de Yitro est supérieure à celle qu'Il a scellée avec David, car l'alliance avec Yitro était inconditionnelle alors que celle conclue avec David ne l'était pas.
En effet, à propos de David il est écrit : "Si ses fils abandonnent Ma loi ... Je les punirai par des souffrances pour leurs fautes, et par des plaies pour leurs péchés" (Téhilim 89,31-33).

[Méam Loez - Méguilat Ruth 4,22]

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-> De la même façon que des étincelles d'âmes saintes se trouvent prisonnières au sein des forces du mal (sitra a'hra et les klipot), les âmes des convertis le sont aussi.
D'où provient la volonté d'un non-juif de se convertir?
Il s'agit simplement de son âme qui était prisonnière et dont le moment était venu de sortir de l'emprise des klipot.
[Zohar Térouma 147b]

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"Les convertis ne seront plus acceptés au moment du machia’h"
[guémara Yébamot 24b]

=> Pourquoi les convertis ne seront plus accepté au moment du Machiah?

b'h, voici quelques éléments de réponse :

On peut distinguer principalement 2 types de périodes :
-> Pendant l’époque romaine, les juifs étaient maltraités et la conversion était alors quasiment une formalité.
On rappelait d’ailleurs aux non-juifs qui voulaient rejoindre le peuple d’Israël, qu’ils se préparaient à rejoindre un peuple : "brisé, opprimé, méprisé et rejeté" (guémara Yébamot 47a).
Le processus était très rapide, et les rejets sûrement peu fréquents.

-> Aux époques du rois David et du roi Salomon, nos maîtres stipulent : "On n’acceptera pas les convertis après l’arrivée du machia'h. Dans le même ordre d’idées, les convertis n’étaient pas acceptés à l’époque de David, ni à l’époque de Salomon" (guémara Yebamot 24b).
Lors de ces périodes "glorieuses", il y a une présomption de conversion par intérêt plutôt matériel (les honneurs/gloire, la richesse, ...), que purement spirituel (recherche de la Vérité).

[Il est à noter l'avis de Tossefot qui souligne que les conversions clairement motivées par l’amour de D. étaient tout de même acceptées aux époques des rois David et Salomon.]

A l'époque du machia'h, la grandeur Divine sera alors manifeste (à ce moment, qui ne voudra pas faire partie du peuple adoré/proche de D.!). Puisque Hachem est clairement révélé, la conversion ne pourra pas être acceptée.
Le Ohr ha'Haïm haKadoch développe l'idée qu'à l'époque du machia'h ce sera Moché rabbénou qui mènera de nouveau le peuple, et pour corriger son erreur d'avoir accepté tous les convertis lors de la sortie d'Egypte (le érev rav qui nous a provoqué tellement de dégâts par la suite, comme le Veau d'or!), il rejettera alors toute conversion non sincère.
[ainsi selon le Ohr ha'Haïm, à l'image de l'avis de Tossefot, la conversion sera en réalité encore possible mais il faudra une pureté et sincérité totale à vouloir devenir juif, pour des raisons uniquement spirituelles, de recherche de la Vérité.
(les acceptations à la conversion seront alors sûrement extrêmement rares!)]

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-> Nos Sages (guémara Pessa'him 87b) demandent : "Pourquoi le peuple juif a-t-il été exilé parmi les [autres] nations?" Ils répondent : "Pour rassembler des convertis".
Allégoriquement, cela signifie que nous avons été exilés afin d'élever les étincelles [de sainteté] qui restent dispersées dans le monde.
C'est pourquoi l'exil égyptien a eu lieu : afin que la nation juive élève les étincelles [sainteté qui y étaient] tombées.

Lorsque le machia'h viendra rapidement, toutes les étincelles seront complètement rétablies. Il en fut ainsi à l'époque du roi Shlomo.
Ensuite, dans l'avenir messianique, les convertis ne seront pas acceptés (guémara Yébamot 76a), car toutes les étincelles auront été élevées, et donc les non-juifs dans l'avenir ne posséderont pas d'étincelles ayant besoin d'être élevées, et il n'y aura donc aucune raison de les accepter en tant que convertis.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,9]

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-> Lorsque Yitro entendit parler de la grandeur du peuple d'Israël, il vint immédiatement se joindre à lui (Chémot 18,1-5).
Il arriva à midi, heure où il n'y avait plus de manne dans les champs. La manne fondait vers 10 heures du matin.
Les juifs se trouvaient pratiquement dans l'impossibilité d'avoir des invités. Chacun recevait précisément la quantité de nourriture nécessaire pour maintenir sa santé et sa vie.
Par conséquent, lorsque Yitro arriva, il n'y eut rien à manger pour lui.

=> Hachem fit donc un miracle et de la manne supplémentaire tomba spécialement à midi pour Yitro.
Hachem accomplit ce miracle pour montrer combien Il apprécie ceux qui désirent entrer sous la protection de la Protection Divine.
[Méam Loez - Béchala'h 16,36]

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-> La Mékhilta (Yitro Amalek 1) dit : "il s'appelle Yitro parce qu'il a ajouté (yiter) une paracha à la Torah, pour nous enseigner qu'il est allé se convertir par amour du Ciel pour apprendre la Torah, et non pour recevoir une récompense ou des honneurs.

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-> "Yitro, le prêtre de Midian, entendit" (Yitro 18,1)

Il y a 4 personnes à qui on a ajouté une lettre dans leur nom : le hé chez Avraham, le hé chez Sarah, le vav chez Yitro et le youd chez Yéhochoua.
Quand on rassemble toutes ces lettres, on obtient le Nom Divin : Tétragramme (יהוה), ce qui est extraordinaire.

Le Rabbi Moché 'Horev (Or ha'Hama) enseigne que Avraham et son épouse Sarah faisaient entrer des convertis sous les ailes de la Présence Divine, Avraham convertissant les hommes et Sarah les femmes ; Yitro était aussi le père des convertis, puisqu’il a été le premier à se convertir spontanément ; et Yéhochoua a converti les habitants de Guivon.
Par conséquent, tous les 4 ont donné du mérite à la communauté et rapproché ceux qui étaient loin pour les faire entrer sous les ailes de la Présence Divine, et ils ont mérité que Hachem leur accorde à chacun une lettre de Son Nom en récompense de leurs actions, mesure pour mesure.

[Hachem aime tellement les convertis, Il apprécie tellement de les revoir proche de Lui, que ceux qui ont été à la racine de toutes les conversions futures, ont reçu une lettre correspondant à Son nom Divin]

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-> "Moché laissa partir son beau-père et il s'en fut vers son pays" (Yitro 18,27) : Là-bas, il convertit toute la population (à Midiane).

Hachem accorda à Yitro de très grands honneurs lors de son départ : Moché et les autres personnalités de marque l'escortèrent en grande pompe. Plus tard, il retrouva Moché dans le désert.
Lorsque toutes les tribus reçurent leur part en terre d'Israël, on laissa à Jéricho un endroit qui en fut attribué à personne. Il mesurait 500 coudées coudées au carré et abondait en dattes dont le miel coulait en véritables ruisseaux.
Les juifs décidèrent que ce site appartiendrait à la tribu sur la part de laquelle le Temple serait construit plus tard ; en retour, toutes les tribus auraient accès au Sanctuaire. En attendant, ce site fut attribué aux descendants de Yitro.
C'est ainsi que Yitro et ses descendants en bénéficièrent pendant 400 ans. Ensuite, le Temple fut construit sur le territoire de Binyamin et l'endroit situé autour de Yéricho fut transmis à sa tribu.

[Méam Loez - Béaaloté'ha 10,31-32]

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-> Celui qui restitue un objet perdu à ses propriétaires, suscitera une force avec laquelle il convertira des étrangers au judaïsme.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Perte (objet perdu)]

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-> La guémara (Yebamos 97b) fait référence à un converti comme à quelqu'un qui est littéralement comme une nouvelle personne.
Selon une opinion de la guémara (Pessa'him 87b), la seule raison pour laquelle le peuple juif a été exilé parmi les nations du monde est que les convertis vertueux puissent rejoigne la nation juive.
Sur cela, le rav Eliyachiv a demandé, considérant le vaste danger d'assimilation auquel notre nation en exil est confrontée, cela vaut-il vraiment la peine de gagner quelques nouveaux membres alors que tant de juifs se perdent en chemin?
Le rav Eliyachiv répond que cela en vaut la peine, car un converti vertueux dont l'âme est prête à rejoindre le peuple juif ne devrait pas en être empêché. En ce qui concerne les âmes juives "perdues", aucune âme juive n'est jamais perdue. Quelle que soit la distance qui les sépare, elles resteront toujours juives. [Orot rav Eliyachiv - Pesachim 87b]

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-> L'une des principales tâches de la nation juive est d'avoir un impact sur l'ensemble de l'humanité grâce à notre observance de la Torah, de donner un exemple qui incitera les non-juifs à rechercher Hachem.
C'est pourquoi on lit Méggillat Ruth le jour de Shavouot, pour montrer que même les non-juifs comme Ruth ont en eux des étincelles de sainteté qui peuvent être allumées au contact des idéaux juifs.
[Sfat Emet - Shavouot 5649 ]

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-> Un converti marche sur les traces du premier converti, à savoir Avraham. Tout comme Avraham a été capable de voir la lumière de D. dans un monde de ténèbres, il en va de même pour le converti.
On est obligé d'aimer le converti au point de lui baiser les pieds pour ce qu'il a fait. Il faut se rappeler que l'amour d'un converti est lié à l'amour de d'Hachem.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

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+ Les tsadik descendent pour élever les âmes des convertis :

-> Le Baal Shem Tov enseigne le principe des âmes racines et des âmes branches. Lorsqu'une âme-racine tombe à un niveau inférieur, c'est pour élever les âmes "branches" qui lui sont liées et qui se trouvent elles-mêmes à un niveau inférieur.
Bien que les convertis puissent avoir une âme très élevée, selon le Talmud, ils observent les mitsvot avec plus d'exactitude que les juifs nés avant leur conversion, leur âme étant enfermée dans un corps non juif.
On trouve un enseignement similaire dans les écrits du Baal Shem Tov concernant les baalé téchouva, les personnes qui reviennent au judaïsme.
Leur capacité à se repentir provient de l'influence d'un tsadik qui est tombé à un niveau inférieur et s'est relevé.

-> Le rabbi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) sur le verset : "Tes parfums sont suaves à respirer" (Chir haChirim 1,3) :
"il est nécessaire de comprendre pourquoi Hachem a créé une situation dans laquelle un tsadik tombe de son niveau. Il serait certainement préférable pour lui de rester constamment à son niveau et de servir Hachem avec une conscience élargie et de L'aimer parfaitement.
Le Baal Shem Tov et mon maître, le Maggid de Mézéritch l'ont expliqué comme suit.
Lorsque le Tsadik tombe de son niveau et s'efforce de retrouver ses forces, il crée des âmes de convertis.
C'est comme quelqu'un qui veut sortir son ami de la boue. Il doit également descendre dans la boue pour le relever".

-> Après s'être élevé en haut, le tsadik redescend pour élever les niveaux les plus bas.
C'est le mystère de : "L'homme juste tombe sept fois et se relève" (Michlé 24,16), et de : "les âmes [de convertis] qu'ils (Avraham et Sarah) avaient créées à 'Haran".
Ce concept s'applique à la fois à ce monde et à l'autre, car le tsadik revient dans des incarnations ultérieures pour élever les individus qui sont des ramifications (litt. nitsoutsot) de ses branches, afin qu'elles soient toutes réparées.
Cependant, au début, il ne veut pas descendre, car il a peur de ne pas revenir et de commettre des fautes. Ainsi, ils lui promettent qu'il ne fautera pas.
[Toldot Yaakov Yossef - 'Hayé Sarah - p.21b ]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2017/07/25/quelle-est-lorigine-premiere-des-convertis

Prononcer les noms des anges

-> Mon maître (le Arizal) prenait grand soin de ne prononcer aucun Nom sacré, ni aucun nom d'ange, même ceux qui figurent dans les livres saints. Il préférait utiliser leurs initiales, comme Samé'h Mem pour désigner Satan (Samael).
La raison en était que, lorsqu'Hachem les a créés et leur a confié leurs missions, Il leur a ordonné que, dès qu’ils entendraient leur nom lorsqu’une personne invoquerait un serment en utilisant un nom sacré, ils devaient faire ce que cette personne leur ordonnait de faire.
Les anges éprouvent donc une peur extrême lorsqu’ils entendent leur nom, et lorsqu’un ange se rend compte qu’il a été appelé pour accomplir la volonté d’un humain plutôt que celle d'Hachem, cet ange accuse la personne devant la cour céleste.
Il est permis de prononcer les noms d’anges qui sont couramment donnés aux humains, tels que Michaël, Gabriel, ...
[rav 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot 70 ]

Bouger les lèvres après la mort

La guémara (Yébamot 97a) nous enseigne que tout érudit de la Torah décédé, dont un enseignement est cité en ce monde, "ses lèvres bougent dans la tombe" (siftotav dovévot bakéver).

Ce principe (siftotav dovévot bakéver) ne s'applique pas seulement au cas précis mentionné par la guémara, mais s'applique également à celui qui dédie un séfer, comme l'écrit le 'Hafets 'Haim à propos de rabbi Yaakov Broyde.
De même, cela s'applique à une personne qui soutient la Torah, par exemple en donnant de l'argent aux yéchivot.

Tsadik & canal avec Hachem

+ Tsadik & canal avec Hachem :

-> "Une bat kol (une voix venue du Ciel) s’élève du mont 'Horev (le mont Sinaï) et dit : "Le monde entier est soutenu bi'chvil (littéralement, en l'honneur) de mon fils 'Hanina" (guémara Béra'hot 17b).
Le mot hébreu "chvil" signifie également un chemin, un canal. Ainsi, les sages veulent dire ici que Rabbi 'Hanina a ouvert un canal et un chemin pour le flux de la bienveillance divine, et par conséquent, "Le monde entier est soutenu par le chvil de mon fils 'Hanina".
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - 5 ]

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-> On nous enseigne que Moché a servi d’intermédiaire entre Hachem et l’homme pour transmettre la Torah, car Moché était "l’homme de D." : il était divin, tout en étant pleinement homme (ich aélokim Vézot haBéra'ha 33,1 ; Sidouro Shel Shabbath, II,2).

À cet égard, chaque tsadik porte en lui une étincelle de "l’âme de Moché" et est donc un intermédiaire, un canal, entre Hachem et l’homme. [Méor Eynayim - Vayélé'h [fin] ; ibid. Yitro ]

Mais ce canal ne sert pas seulement à apporter des bienfaits matériels, mais aussi spirituels. Par exemple, les grands tsadikim ouvrent de nouveaux chemins spirituels que d’autres peuvent ensuite emprunter, ou parfois, simplement en atteignant eux-mêmes des sommets spirituels, ils permettent aux autres de les atteindre plus facilement et avec beaucoup moins d’efforts. [Noam Elimélé'h - 'Haya Sarah]

Quiconque répète une déclaration [de Torah] faite par les générations précédentes, ceux-ci prieront pour lui et le défendront au gan Eden.
[séfer 'Hassidim - chap.224 ]

"Les juifs sont tous liés entre eux.
Leurs âmes sont unies, chacune contenant [en elle] une partie de toutes les autres [âmes].

C'est pourquoi : "Tous [les juifs] sont responsables les uns des autres." (guémara Sanhédrin 27b )
[En effet,] Lorsqu'un juif faute, il porte atteinte non seulement à son âme, mais également à sa partie de lui-même qui est présente au sein de tous les autres juifs.

Chacun de nous est le garant de cette partie de nous-même qui se trouve dans le restant de notre peuple.

Puisque tous les juifs sont une même famille, on doit désirer uniquement le meilleur pour notre prochain, regarder positivement la réussite de son voisin, et chérir l'honneur de son ami comme le sien."

[rabbi Moché Cordovero - Tomer Dévora]

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-> Dans le domaine matériel, si nous nous cognons violemment notre doigt, c'est le corps entier qui a mal, puisqu'il constitue une seule entité.

Il en est de même dans notre monde spirituel.
Puisque nous sommes tous intimement connectés, toutes mes décisions spirituelles vont affecter l'âme collective [juive].

[C'est ainsi que,] Ma croissance spirituelle va accroître la fibre morale de l'ensemble des juifs, tandis qu'à l'inverse mes mauvaises actions vont impacter négativement la spiritualité de l'ensemble de la nation juive.

[Rav Eliahou Dessler - Mikhtav méEliyahou]

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-> "Si l’homme s’élève spirituellement, l’univers entier s’élèvera avec lui, mais s’il s’abîme, l’univers entier s’abîme avec lui."
[Ram’hal]

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-> Lorsqu'un juif faute, c'est tous les juifs qui souffrent du renforcement du mal que cela engendre.

S'il en est ainsi, par exemple, lorsqu'un juif est tenté d'aller dans un restaurant sans contrôle de la cacherout, il doit penser : "Si je mange ici j'aurai un plaisir momentané, mais à quel prix?
Je vais nuire à mes amis et à mon entourage. Suis-je égoïste au point de porter atteinte à autant de personnes, et ce uniquement pour pouvoir manger ce sandwich?
Notre exil n'a-t-il pas duré assez longtemps, pour que je sois celui qui va prolonger les souffrances de l'ensemble des juifs?"

Une personne qui aime véritablement son prochain juif évitera d'infliger ce type de dommage.

[Rabbi El'hanan Wasserman - Kovets Maamarim]

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-> "Si un juif s'écarte de sa judaïcité à Paris, c'est parce des gens se relâchent dans leur étude de la Torah à Kovno (en Lituanie)"
[Rabbi Israël Salanter]

[la réalité est que tous les juifs sont liés, dépendants les uns avec les autres.
La réussite d'autrui devient également la mienne! Lorsqu'il va mieux, je vais forcément mieux!
Quand je demande à mon prochain : "Comment ça va?", d'une certaine façon c'est comme si je prends des nouvelles d'une partie de moi-même!]

Téchouva & réprimande d’un tsadik

+ Téchouva & réprimande d'un tsadik :

Il y a une dimension particulière à la réprimande d'un racha par un tsadik.
En effet, les lettres qui composent les mots que le tsadik prononce de sa bouche lorsqu'il réprimande le racha illuminent les yeux de ce dernier, lui permettant ainsi de se repentir.
Cela se produit lorsque le racha mérite que les paroles du tsadik l'impressionnent et l'illuminent. Il est alors facile pour le racha de se repentir.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayéra 21,25-26]

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[ainsi en réprimandant avec de la considération/amour, une personne qui a fauté, l'énergie spirituelle contenue dans les mots de notre réprimande peuvent l'aider à se repentir. ]

Les golems

+++ Les golems (paracha Vayéchev) :

"Avraham courut vers le troupeau" (Vayéra 18,7)

-> Le Malbim commente que le veau s'est échappé, et que Avraham ne pouvant pas le rattraper, il a été obligé d'en créer un nouveau.
C'est le sens de la suite du verset (v.18,7) : "il s'est dépêché de le faire (laassot oto)".

-> Le grand-père du 'Hida, le 'Hessed léAvraham, écrit que Avraham créait du bétail en utilisant le Séfer Yétsira, comme il est écrit dans le verset : "le veau qu'il a fait (achèr assa)" (Vayéra 18,8).

D'ailleurs, le Malbim explique que c'est la raison pour laquelle Avraham a donné à ses invités (les anges) du lait et de la viande (mélange interdit selon la Torah).
Ceci n'a été possible, que parce que la viande qu'il leur a donné n'était pas de la vraie viande naturelle, mais une qu'il avait créé lui-même.

-> Le Raavad écrit que Avraham créait également des golems humains.
Cela peut se voir directement dans la lecture littérale des mots : "les gens qu'ils avaient faits (achèr assou) à 'Haran" (Lé'h Lé'ha 12,5).
[dans son Pirouch haRaavad léSéfer Yétsira 6,4]

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+ Les Golems dans la guémara :

---> Golem humain :

Rava créa un homme (un golem en utilisant les forces de la sainteté), et l'envoya voir Rabbi Zeira.
Rabbi Zeira commença à parler avec lui, mais celui-ci n'a pas répondu. [En effet, un golem ne possédant pas d'âme, n'a pas la capacité de parler]

Rabbi Zeira (réalisant que ce n'était pas réellement un homme) va s'exclamer : "Mon ami (Rava) a dû te créer. Retourne à ta poussière."
[guémara Sanhédrin 65b]

---> Golem animal :
Rav 'Hanina et Rav Ochia s'asseyaient ensemble tous les vendredis pour étudier le Séfer Yétsira (le livre de la création). Au travers de leur étude, un veau se créait, qu'ils mangeaient par la suite [en l'honneur du Shabbath].
[guémara Sanhédrin 67b]

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-> Le Ben Ich 'Haï (Sanhédrin 65b) dit que manger de la viande qui a été créée par le Séfer Yétsira ne rassasie pas, ni ne nourrit le corps ... et sûrement on ne ressent pas le goût de la nourriture.
Si tel est le cas, pourquoi Rabbi 'Hanina and Rav Ochia ont-ils créé un veau la veille de Shabbath avec le Séfer Yétsira (en utilisant différents arrangements des lettres du Nom d'Hachem à partir desquels Il a créé le monde), et l'ont mangé pendant Shabbath?
Ils ont agi ainsi afin de montrer la puissance de la sainteté des Noms saints d'Hachem, qui [par exemple] ont permis de créer ces veaux.

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On peut citer certains emplois du Nom d'Hachem :
1°/ Rachi (Chémot 2,14) nous dit que Moché a utilisé le chem haméforach (le Nom Divin Havaya tel qu'il est écrit) pour tuer l'égyptien qui a frappé un juif ;
2°/ Rabbi 'Hanina and Rav Ochia se plongeaient dans les lois de la création (Séfer Yétsira) la veille de Shabbath, ils créaient un veau et le mangeaient. Cela était réalisé uniquement en combinant les lettres du Nom d'Hachem avec lesquelles le monde a été créé. [Rachi - guémara Sanhédrin 67b]
3°/ Rava créait un personne avec le séfer yétsira, puisqu'il avait appris comment arranger les lettres du Nom d'Hachem, avec lesquelles Il a créé le monde. [Rachi - guémara Sanhédrin 65b]

4°/ Rabbi Avraham Weinsberger (1805-1885) a une fois rendu visite au 'Hatam Sofer, et ils ont discuté de l'antisémitisme rampant de l'époque, en plus des difficultés à obtenir sa subsistance.
En raison cette situation, la émouna de nombreux juifs commençait à diminuer.
Rabbi Weinsberger a alors proposé au 'Hatam Sofer qu'il serait peut-être approprié d'utiliser les Noms saints d'Hachem pour créer un golem ou autre créature similaire, afin d'augmenter la émouna des juifs.
Le 'Hatam Sofer lui a dit : "Crois-moi. J'ai la capacité avec les Noms saints et la combinaison des Noms d'Hachem de créer un golem sans beaucoup d'effort, comme avaler un verre d'eau.
Mais la raison pour laquelle je ne le fais pas est à cause de la guémara (Yérouchalmi Yoma 3,7) qui dit que celui qui est familier avec le Nom Divin ne peut tirer aucun avantage d'autrui, et je tire avantage d'autrui puisque je reçois différentes choses des gens car je suis un rav".
[Shu"t 'Hatam Sofer - Ora'h 'Haïm 198]

5°/ Rabbi Shimshon d'Ostropoli enseigne que les noms : אדני et יהוה ont été utilisés pour ouvrir la mer Rouge.
Il est écrit : "Et toi, lève ton bâton et étends ta main au-dessus de la mer et fends-la" (véata arèm ét maté'ha ounété ét yadékha al ayam ouvkaéou - Béchala'h 14,16).
Si tu lève (arèm) les lettres de : "maté'ha" (ton bâton - מַטְּךָ), alors nous avons : ניל qui a une valeur de 90.
Ensuite, on va sous (nété) les lettres de : "yadé'ha' (ta main - יָדְךָ), nous avons : טגי qui a une guématria de 22.
Puis, au-dessus (al) des lettres de yam (mer - יָּם), on a : כנ, soit une valeur de 70.
Nous avons un total de 182 (soit : 90+22+70).
La dernière étape est "fends-la" (ouvkaéou), divise en deux 182 = 91, qui correspond à la guématria de la sommes de אדני et יהוה.

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-> Selon le Kouzari (maamar 4,25), l'auteur du Séfer Yétsira (livre de la création) est notre Patriarche Avraham.

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin écrit sur son maître le Gaon de Vilna :
"Le Séfer Yétsira était totalement clair pour lui depuis qu'il était enfant ...
En discutant d'une certaine partie du Séfer Yétsira avec lui, je lui ai dis que selon ce qu'il était en train de signifier, le fait de créer un golem est une grande tâche à accomplir.

Il m'a répondu qu'une fois, il a commencé à créer un golem, mais cependant en plein milieu du processus, une certaine image est passée dans sa tête, de laquelle il a compris qu'il ne devait pas continuer, car il était alors trop jeûne.
Je lui ai demandé quel âge il avait à ce moment là, et il m'a répondu qu'il n'avait pas encore 13 ans.

[Hakdamat Rabbi 'Haïm Volozhin au Biour haGra léSafra déTsniouta]

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-> Le Tséma'h David, un des principaux élèves du Maharal de Prague, a écrit un livre d'histoire, dans lequel il y a la biographie de son illustre maître.
Cependant, il ne mentionne à aucun moment qu'il a créé un golem.

De même, le 'Hida a écrit le livre : Shèm haGuédolim, qui consiste en des biographies des personnages importants de l'histoire juive.
Il y rapporte que Rabbi Eliyahou Baal Chem (1550-1583) a créé un golem, mais en abordant le Maharal de Prague, il ne faut aucune mention de cela.

=> Il semblerait que le Maharal de Prage n'a jamais créé de golem.

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-> Rabbi Yaakov Emden (le Yaavets), fils du Chacham Tzvi, qui était lui-même le petit-fils de Rabbi Eliezer Baal Chem de Chelm, raconte que son ancêtre a créé un golem qui a beaucoup trop grandi, au point qu'il a décidé de le tuer.
Au moment où son ancêtre essayait de faire cela, le golem l'a griffé à son visage.
[Le 'Hida rapporte qu'ayant beaucoup grandi, il a craint qu’il ne détruise le monde, c’est pourquoi il a enlevé le Nom de D. de son front et il est retourné à la poussière.]

Rabbi Yaakov Emden aborde également le fait qu'un golem ne peut pas compter dans un minyan, car il n'a pas la capacité de parler ou d'entendre.
[Chéélat Yaavets - vol.2, 82]

-> Le 'Hida (Birké Yossef - Ora'h 'Haïm 55,4) écrit :
"Il n’y a pas de doute qu’un tel homme a le même statut que quelqu’un qui est sourd-muet. En effet, quand on crée un tel homme, il n’a la force que de respirer, donc il ne peut certainement pas participer à un minyan, car il est comme un homme qui n’entend pas et ne parle pas, il ne participe pas à un minyan."

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"Yossef rapportait des paroles médisantes sur eux, à leur père" (Vayéchev 37,2)

-> Rachi rapporte : Tout ce qu’il voyait de mal chez ses frères, les fils de Léa, il le rapportait à son père.
Il s'agit du fait : qu’ils mangeaient de la viande arrachée à des animaux vivants, qu’ils humiliaient les fils des servantes en les traitant de serviteurs, qu’ils étaient soupçonnés d’actes de débauche.

=> Comment comprendre que ces enfants de Yaakov, si justes (à l'origine de tribus!) puissent commettre de telles fautes?
Et s'ils ne les ont pas commises comment Yossef a-t-il pu dire de tels mensonges à leur sujet?

D'ailleurs, le Chla haKadoch (Torah Chébi'htav - Vayéchev) fait remarquer que l'utilisation du terme : "vayavé" (rapportait - וַיָּבֵא), et non pas : "véotsi" (mot impliquant le fait d'inventer une histoire), implique que les frères avait réellement fait ce que Yaakov a rapporté.

-> Le Chla haKadoch répond en rapportant que Avraham a écrit le Séfer Yétsira, et qu'il l'utilisait pour créer des golems.
Il a ensuite transmis ce livre à Its'hak, qui l'a passé à Yaakov, qui l'a alors transmis aux enfants de Léa, puisqu'ils avaient une généalogie plus pure que celle des servantes : Bila et Zilpa.

Utilisant le Séfer Yétsira, les enfants de Léa, ont créé des animaux (cf. à l'image de rav 'Hanina et rav Ochia ci-dessus).
Un animal qui est créé de cette façon ne nécessite pas d'abattage rituel (ché'hita), et l'interdiction de manger de sa chair alors qu'il est toujours vivant (Sanhédrin 65b), ne s'applique pas.
Yossef a été témoin de ses frères agissant ainsi, mais il n'a pas réalisé que l'animal en question n'était pas un vrai.

De plus, ses frères créaient des golems sous une forme féminine, et lorsque Yossef a vu ses frères marchant avec une femme, il a supposé à tord que c'était une vraie femme.

Par ailleurs, lorsque les enfants de Léa étaient en train d'étudier le Séfer Yétsira, et que leurs autres frères souhaitaient les rejoindre, ils l'interdisaient au motif qu'ils étaient les enfants de servantes (et non d'une lignée généalogique directe menant à Avraham).
Yossef ne voyant pas toute l'histoire, a rapporté à Yaakov qu'ils humiliaient les enfants de Bila et Zilpa, en les traitant de serviteurs.

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-> Yossef raconta à son père que ses frères consommaient de la chair d'un animal vivant, ce qui constitue un interdit des 7 lois noa'hides (guémara Yérouchalmi Péa 1,1).
En réalité, les frères de Yossef ne souhaitaient pas prendre des animaux du troupeau de leur père. Ils avaient appris de leur père les profondeurs des secrets de la Torah. Or lorsqu'ils voulaient manger de la viande, ils utilisaient la kabbala pour créer un animal à partir de rien. Ce type d'animal ne nécessite pas de ché'hita réglementaire.
Yossef n'ayant pas encore atteint l'âge de 20 ans, il n'avait pu recevoir de Yaakov l'enseignement de cette sagesse et donc ne connaissait pas ces choses.
Il pensa, par conséquent, que ces animaux nécessitaient un abattage rituel d'après la halakha.
[...]

De plus, la guémara (Sanhédrin 59b) demande s'il est possible que la viande tombe du Ciel?
La guémara répond par l'affirmative et rapporte l'histoire de Rabbi Chimon ben Halafta qui rencontra en chemin des lions affamés qui voulaient le dévorer. Il mentionna donc le verset : "Le lionceaux rugissent après la proie, demandant à D. leur pâture" (Téhilim 104).
Deux morceaux de viande tombèrent alors du Ciel pour épargner Rabbi Chimon. Le premier morceau fut dévoré par les lions, Rabbi Chimon emporta au beit hamidrach le second morceau et demanda si cette viande était impure et inapte à la consommation ou si elle était pure et consommable.
Il fut répondu qu'il n'y a rien qui ne tombe du ciel qui soit impur.
[Tsor ha'Haïm]

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-> Les liens entre Yossef et ses frères commencèrent à se détériorer quand il fit des rapports négatifs à leur père, Ya'acov. L’une d’elles concernait le "Ever min ha'haï" : les frères consommaient d’un animal abattu tandis que le corps de l’animal continuait de bouger (ce qu’on appelle "méfarkesset"). Yossef pensait qu’ils transgressaient l’interdit de Ever min ha’haï, consommer d’un animal qui vit encore.

Le Parachat Dérakhim (darouch 1) précise que d’après les lois de la Torah pour les Bné Israël, une fois l’animal abattu, il est autorisé d’en consommer les membres, même s’il remue encore. Mais selon la loi pour les Bné Noa’h, même si l’animal a été tué, tant qu’il bouge, il est considéré comme vivant et il est alors interdit de le consommer.

Le Parachat Dérakhim ajoute que les frères se considéraient comme des Bné Israël en tous points et qu’il leur était donc parfaitement permis de manger la bête même si son corps remuait encore.
Yossef était d’accord sur ce statut des Bné Israël, mais du fait de sa sublime vertu, il estimait qu’il ne devait prendre compte de ce rang que quand la Halakha était plus exigeante. Par contre, quand le statut de Ben Israël permettait plus de souplesse, il agissait avec rigueur, comme s’il était un Ben Noa’h.
Le fait qu’il ait été très strict envers lui-même n’aurait certainement pas dérangé les frères, mais ce qui posa problème, c’est que Yossef pensait qu’ils devaient être aussi rigoureux que lui.
Il alla jusqu’à informer Yaakov qu’ils transgressaient l’interdit de Ever min ha'haï en consommant d’un animal qui remuait encore (ce qui n’est interdit que pour les Bné Noa’h).

-> Le rav Yéhonathan Gefen commente :
Comme c’est toujours le cas, nos Sages mettent en avant les défauts des grands personnages de la Torah et grossissent leurs erreurs pour qu’elles nous touchent, à notre niveau. Ainsi, il semblerait que l’erreur de Yossef ait été de vouloir imposer ses exigences personnelles aux autres, ce qui engendra en un profond ressentiment de leur part.

Ce développement nous permet donc de tirer la leçon suivante : il ne fait pas imposer ses comportements louables ou exigences à autrui.
Ceci s’applique également à la façon dont nous considérons les personnes qui ne sont pas à ce niveau ; lorsqu’une personne fait preuve d’une certaine rigueur en matière de Halakha, elle a tendance à regarder de haut les individus qui n’agissent pas de la sorte. Les dégâts causés par cette attitude supplantent les bénéfices de la bonne action en question.
Un grand Rav dit à quelqu’un qui voulait s’imposer une nouvelle ’Houmra que si, à cause de celle-ci, il allait regarder les autres de haut, il valait mieux s’en abstenir, car le fait de se sentir supérieur aux autres entraîne un préjudice qui outrepasse le bénéfice apporté par la nouvelle exigence.

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+ Bonus (b'h) : Yossef et le lachon ara :

-> "... avec les fils de Bilha et les fils de Zilpa, épouses de son père ; Yossef rapportait des paroles médisante sur eux, à leur père" (Vayéchev 37,2)

Comment est-ce que Yossef a-t-il pu dire du lachon ara sur ses frères?

Il a bien respecté les 3 conditions cumulatives permettant de rapporter des paroles dénigrantes :

1°/ Si on a pu dire à cette personne d'arrêter son mauvaise action, et qu'elle ne nous a pas écouté, alors nous pouvons le dire à quelqu'un d'autre que cette personne sera susceptible d'écouter.

"avec les fils de Bilha et les fils de Zilpa" = Yossef a essayé de les faire changer, mais ils ont répondu que s'il se permettait de dire cela, c'est uniquement parce qu'ils sont les fils des servantes, et qu'il pensait être meilleur qu'eux.

2°/ On doit rapporter exactement ce qui s'est passé sans ajouter d'opinion subjective.

"Yossef rapportait (des paroles)" (vayavé Yossef) : le verset utilise : "rapportait" plutôt que : "disait/racontait", afin de signifier qu'il répétait exactement l'histoire sans aucunement l'enjoliver.

3°/ On ne doit pas tirer de profit du fait de donner l'information.

"à leur père" (el avihem) : Yossef ne dit pas : "à son père", car il ne souhaitait obtenir aucun honneur, aucune faveur de son père pour son comportement. Son seul désir était que leur père à eux (Yaakov) puisse les influencer afin qu'ils changent leur comportement pour le mieux.

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+ Création d'un double : Yossef, Sarah, Esther :

-> Selon une opinion, lorsque Yossef vit que la femme de Potiphar essayait de le séduire, il réalisa un double de lui-même sous la forme d'un golem.
Il comptait laisser cet androïde dormir avec la femme de Potiphar, se débarrassant ainsi d'elle.
Sarah avait agi de même avec Pharaon, et Esther eut recours à ce subterfuge avec A'hachvéroch.

Cependant, la femme de Potiphar, elle, connaissait suffisamment la magie pour déjouer cette supercherie.
C'est pourquoi la Torah dit : "Elle le saisit par son vêtement" (Vayéchev 39,12). En hébreu, le mot "béguéd" désigne un vêtement, dont la racine "bagad" signifie : "tromper".
Ainsi, elle "saisit" la tromperie de Yossef, et comprit par quel moyen il tentait de l'abuser.
[Méam Loez - Vayéchev 39,11]