Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Et Betzalel fit l'arche" (Vayakel 37,1)

-> Car l'ombre d'Hachem était là, entre les Chérubins.
[midrach Tan'houma - Vayakel 7 ]

-> L' "ombre" d'Hachem fait référence à la présence divine qui se manifestait au-dessus de l'Arche d'alliance.
Le nom de Bétsalel signifie "à l'ombre de D." (bétsel El). Ainsi, Bétsalel savait comment construire l'Arche, afin qu'elle soit un lieu propice à la révélation de D.

Au moment de la sortie d'Egypte, nous sommes devenus les serviteurs d'Hachem.
Lors de l'ouverture de la mer Rouge, en chantant le cantique (chirat hayam), nous avons atteint le niveau d'enfants d'Hachem.
[Sfat Emet - Pessa'h 5658]

Rabbi Eliezer disait de lui-même : J'ai beaucoup étudié la Torah, et je n'ai rien retiré de mes maîtres, c'est-à-dire que je n'ai rien reçu de leur sagesse, même pas comme un chien qui lape l'eau de mer.
J'ai beaucoup enseigné la Torah, et mes élèves m'ont retiré, c'est-à-dire qu'ils ont rien reçu de ma sagesse, seulement comme la petite quantité qu'un pinceau retire d'un pot de peinture.
[guémara Sanhédrin 68a]

Lag baOmer

+ Lag baOmer :

-> Le 'Hatam Sofer (Chout Yoré Déa - siman 233) rapporte le midrach selon lequel après avoir fini les galettes qu'ils avaient prises en sortant d'Egypte, les Bné Israël marchèrent trois jours sans pain et ensuite, la manne descendit. C'était Lag baOmer et il est bien de marquer ce souvenir.

-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - parachat Vayétsé) nous enseigne que le jour de Lag
baOmer , la lumière provenant du don de la Torah commença à éclairer le monde.
L'illumination de la sortie d'Egypte était une préparation au don de la Torah. Les miracles et les prodiges avaient pour but que nous ayons envie de recevoir la Torah de la même manière.
Jusqu'à Lag baOmer, [l'influence de] la sortie d'Egypte rayonne et à partir de Lag baOmer, c'est le don de la Torah qui illumine.

Le cœur du juif est lieu de résidence d'Hachem.
Pour L'accueillir dignement, chacun doit donc débarrasser son cœur de la poussière qui l'encrasse, c'est-à-dire des pensées vaines ou impures, le laver à grandes eaux avec les larmes et empêcher le mauvais penchant d'y rentrer pour le souiller à nouveau.
[séfer 'Harédim 67b]

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-> L'homme doit préserver la sainteté de son corps, de la tête aux pieds, car il est considéré comme le palais du Roi, le lieu de prédilection de Sa résidence.
[Séfer 'Harédim 68a]

-> Le principal lieu de résidence de la Présence divine est le cœur de tout juif, car Hachem a annoncé : "Je résiderai en vous" (Térouma 25,8).

De même, il est écrit : "Car Hachem, ton D., marche au milieu de ton camp" (Ki Tétsé 23,15). C'est-à-dire, explique Rabbi Chimon Bar Yo'haï, dans ton cœur, qui est "au milieu de ton camp" constitué par les 248 membres de ton corps.
Lorsque tu ne les sanctifies pas par la pensée, la parole et l'acte, tu détruis le Sanctuaire du Roi.
[Séfer 'Harédim 66b]

Se préparer au Shabbath

+ Se préparer au Shabbath :

Celui qui se sanctifie pendant les 6jours de la semaine pourra recevoir facilement la sainteté du Shabbath, qui lui est inaccessible le reste du temps, quand il est en plein travail.

De même qu'un homme qui marche dans l'obscurité est aveuglé quand il s'expose à la lumière du soleil, l'âme ne peut accueillir la sainteté du Shabbath quand elle est "noircie" par les fautes.

Le guémara (Béra'hot 57b) affirme : "Trois choses mettent l'homme à l'aise : une belle femme, une belle maison et de beaux ustensiles".
Faisant écho à cet enseignement, le Zohar chante les louanges de celui qui possède, le Shabbath :
- "une belle femme" = c'est-à-dire une belle âme nettoyée de ses scories, lui permettant de recevoir "l'âme supplémentaire" (ex: en faisant téchouva avant Shabbath) ;
- "une belle maison" = c'est-à-dire des pensées pures, grâce à la prière et à l'étude;
- "et de beaux ustensiles" = c'est-à-dire un corps sain.

En servant Hachem quotidiennement par la prière et l'observance de la Torah, l'homme peut atteindre, le Shabbath, un haut niveau de sainteté qu'il conservera aisément toute la semaine.
[Tiféret hakodech 9b]

Une personne doit s'installer en terre d'Israël, même dans une ville habitée principalement par des païens, et non en dehors du pays, même dans une ville entièrement juive.
Cela nous apprend que le fait de résider en terre d'Israël équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
[Tossefta - Avoda Zara 5,2]

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-> "Une personne doit toujours résider en terre d'Israël, même dans une ville habitée principalement par des non juifs, et elle ne doit pas habiter en dehors de la Terre, même dans une ville habitée principalement par des juifs.
Car quiconque habite en terre d'Israël est comme quelqu'un qui a un D., et quiconque habite en dehors d'Israël est comme quelqu'un qui n'a pas de D.
[Est-ce vraiment pour dire que] celui qui n'habite pas le pays n'a pas de D.? C'est plutôt pour vous dire que celui qui habite en dehors du pays est comme celui qui adore des dieux étrangers.
[guémara Kétoubot 110b]

-> Expliquant ce que le roi David (Téhilim 84,11) a voulu dire :
- selon Rav Tan'houm : "Maître de l'univers, même si j'ai des palais et des demeures en dehors d'Israël et seulement le pas d'un terre d'Israël, je choisirais [d'habiter] le pas d'une porte."
- selon Rav : "Même si je n'avais que des restes de caroubes à manger en terre d'Israël, je choisirais les restes [de caroubes]."
[Tan'houma - Rée 8 ]

-> Il vaut mieux habiter dans les déserts de la terre d'Israël que dans des palais en dehors d'Israël.
[midrach Béréchit rabba 39,8 ]

Le Satan nous a donné la capacité de guerre

+ Le Satan nous a donné la capacité de guerre :

-> Rabbi Shimon Bar Yo'haï racpporte dans le Zohar (Balak 192b) que lorsqu'Hachem s'adressa à l'ange de la nation d'Essav (le Satan) pour offrir la Torah à son peuple, celui-ci répondit : "Essav vit par l'épée et ne peut respecter le commandement "Tu ne tueras point"."
En effet, le Satan s'écria : «" 'has véshalom! Je ne peux pas accepter la Torah."
Il supplia Hachem de ne plus la lui offrir, car toute la puissance de son peuple (Essav) provenait de l’épée. Le Satan dit à Hachem de l’offrir au peuple juif.
Hachem demanda au Satan : "Comment puis-je convaincre le peuple juif de l’accepter?"
L’ange d’Essav répondit : "Prends un peu de ma lumière."
Le Satan avait tellement peur qu’Essav soit contraint d’accepter la Torah et qu’il perde ainsi son pouvoir qu’il était prêt à céder une partie de sa force pour soudoyer le peuple juif afin qu’il accepte la Torah.

Rabbi Shimon Bar Yo'haï explique que cette lumière signifie que le Satan a donné à Hachem la quantité minimale de kédoucha (sainteté) qu’il possédait afin qu’Il la transmette au peuple juif pour "le soudoyer et l’amener à accepter la Torah".
Comme Satan représentait Essav, dont le pouvoir résidait dans l’épée, l’aspect de la sainteté que le peuple juif reçut fut le droit d’utiliser l’épée pour la peine capitale et les mil'hémet mitsva.
Sans cela, le peuple juif n’aurait pas eu la capacité d’utiliser une épée (des armes), même pour une guerre imposée par la Torah.
[Zéra Shimshon - Emor 21,1]

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-> Ce que l’on appelle mil'hémet mitsva est une guerre obligatoire, par opposition à la mil'hémet réchout, qui est une guerre facultative.

Il existe trois situations qui exigent une mil'hémet mitsva, dont une seule reste d’actualité (voir Rambam - Hilkhoth Méla'him 5,1) :
1°/ La guerre de destruction des sept nations cananéennes. C’est celle qu’a engagée Yéhochoua, après la mort de Moché, pour conquérir la terre d'Israël (voir Dévarim 20,10 et commentaires) ;
2°/ La guerre de destruction d'Amalek (voir Chémot 17,7 et suivants) ;
3°/ La guerre contre une agression extérieure. Il s’agit là d’un cas de légitime défense.

Quant à la mil'hémet réchout, c’est une guerre que le roi d’Israël a le droit d’engager pour étendre ses frontières et accroître sa réputation et sa gloire (voir Rambam ibid.).

Si jamais une personne a négligé de se repentir pendant le reste de l’année, elle doit se ressaisir et le faire pendant les jours de : Roch Hachana, les 10 jours de Repentir et Yom Kippour, comme dit le verset : "Le shofar a-t-il jamais retenti dans une ville sans que le peuple ne tremble?" (Amos 3,6).
Y a-t-il quelqu’un dont le cœur soit aussi dur que la pierre qui, en entendant le son du shofar, ne tremble pas, qui reste insensible et ne soit pas poussé à se repentir?
Le shofar est l’appel qui dit : "Réveillez-vous, vous qui dormez, de votre sommeil!" (Rambam - Hilkhot Téchouva 3,4), et "Revenez, ô fils rebelles!" (Yirmiyahou 3,14).

Si une personne ne se repent pas pendant ces jours, elle défie et provoque la colère de son Créateur.
Cependant, si une personne se repent pleinement pendant ces jours, elle répare certainement tout le mal qu’elle a causé pendant le reste de l’année, à condition qu’elle ne retombe pas dans ses anciennes habitudes. Si une personne se repent pendant ces jours, même si un décret sévère avait déjà été prononcé à son encontre, Hachem le transforme en miséricorde.
[rav Yonathan Eibshitz - Béhar 25,17-19 ]

Le roi A'hachvéroch, dans l’histoire de Pourim, a invité tous les juifs à se joindre au reste de ses sujets pour une grande fête et des réjouissances. En conséquence, les juifs ont eu le sentiment que les chaînes de leur servitude avaient été brisées. Ils ne se considéraient plus comme des citoyens de seconde zone et pouvaient désormais agir et vivre comme bon leur semblait. Et cela a failli mener à leur anéantissement aux mains d’Haman.

A'hachvéroch comprit que si l’on veut que le peuple juif disparaisse, il ne faut pas construire de ghettos et les empêcher de partir. Au contraire, il faut ouvrir grand les portes, et ils s’assimileront d’eux-mêmes.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,3]