Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Haman fait venir ses amis et sa femme Zérech" (Esther 5,10).
D'où la fait-il venir? Lorsqu'il s'est rendu au palais du roi, elle s'était rendue dans la maison de son amant. Haman l'envoya donc chercher.
[Aggadat Esther 5,10 ]

Le kadich = ascenseur de notre prière

-> Le Kadich est récité en araméen. Le Kadich a le pouvoir de briser les forces puissantes de la sitra a'hara (forces du mal) et de les soumettre. Les klipot (forces extérieures représentant le mal) comprennent l'araméen. Lorsqu'elles entendent les louanges que le Kadich adresse à Hachem et à Son Saint Nom, elles sont immédiatement maîtrisées.

C'est pourquoi le Kadich est récité à chaque transition dans nos prières, lorsque nous passons d'un monde kabalistique à un autre (les quatre mondes : Atsilout, Yétsira, Béria et Assiya correspondent tous à différentes sections de Cha'harit, et à chaque transition de monde, le Kadich est récité) dans le but de soumettre les klipot et de les empêcher de prendre pied dans le monde supérieur et de s'élever ainsi au niveau suivant.

Le même principe s'applique dans le sens inverse, lorsque l'abondance céleste descend dans le monde. Nous récitons le Kadich après la Amida lorsque nous commençons notre descente avec l'abondance fournie par le Ciel. [la prière suit une progression jusqu'à un pic dans la Amida où nous sommes dans le monde céleste le plus élevé, en tête à tête avec Hachem (même les anges n'y ont pas accès), puis ensuite nous faisons le voyage inverse pour retourner dans ce monde. ]
Lorsque nous passons d'un monde à l'autre dans les deux sens, le Kadich empêche les klipot de prendre pied.

Le Kadich contient également 28 mots, commençant par "amen yéhé chémé" jusqu'à "daamiran béalma". [la guématria de koa'h (force - כח) est de 28]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bidgé haSerad ]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2024/02/28/la-amida

Il est impossible pour un juif d'être dévoué et loyal à ses pensées, méditations, idées et imaginations [spirituelles] en dehors d'Israël avec le même niveau qu'il a en terre d'Israël ...
Il est impossible pour le peuple juif de produire des créations exclusivement juives, dans le domaine de la pensée et dans toute la force de la vie et de l'action, ailleurs qu'en terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Orot - p.10 ]

=> Seul le fait de vivre en terre d'Israël permet à un individu juif, et à la nation [juive] dans son ensemble, d'atteindre la pleine mesure de leurs qualités uniques.

La soucca est un microcosme et une représentation du véritable Temple de Jérusalem.
Le Shem MiShmouel (Souccot תרע"ח et תרע"ט) développe à plusieurs reprises l'idée que la soucca dans laquelle nous nous asseyons pendant Souccot est un dougma, une représentation du Temple.
Il est donc clair que Souccot est le moment le plus approprié pour prier afin que Hachem nous rende la Souccat David HaNofélet.
[dans le Birkat hamazon nous ajoutons un ara'haman ou yakim lanou ét souccat David anofélet = ... qu'Il puisse nous ériger la souccat de David qui est tombé = nous demandons à Hachem de nous accorder Sa Soucca, le Temple (beit hamikdach)]

Nous avons mérité de construire la soucca dans laquelle Hachem vient résider (pendant Souccot), qui est un dougma du Mikdach, et nous prions pour que Hachem nous bénisse afin que nous puissions voir la restauration du Mikdach ultime.

L’avantage de servir Hachem le matin de bonne heure

+ L'avantage de servir Hachem le matin de bonne heure :

"Avraham se leva tôt le matin, sangla son âne, emmena ses deux serviteurs et Its'hak, son fils et ayant fendu le bois du sacrifice, il se mit en chemin pour le lieu que lui avait indiqué Hachem" (Vayéra 22,3)

-> Le Divré Israël (paracha Tsav) cite son grand-père, le rabbi de Zhvolin, qui se demande pourquoi Avraham a dû se lever tôt pour couper du bois avant de partir en déplacement.
N'aurait-il pas été plus facile d'abattre les arbres et de les emporter avec lui, puis de les couper en morceaux sur le lieu de la Akéda (qu'apporte le fait de déjà les couper en morceaux avant)?

Il répond qu'Avraham craignait que le yétser ara ne s'en mêle et n'essaie de l'empêcher d'accomplir le commandement de Hachem, comme cela s'est finalement produit (voir midrach Tanchouma - Vayéra 22).
C'est pourquoi il a coupé le bois tôt le matin, afin que le yétser ara ait moins de chances de l'en empêcher lorsqu'il arriverait sur le lieu de la Akéda.

[en un sens, il en découle que le yétser ara est comme un peu "endormi" au début du matin, comme moins puissant (sauf si nous aussi sommes un peu ramollo), et qu'on peut donc en profiter.
De plus, nos premières actions, pensées, vont impacter toute notre journée. ]

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+ Se lever tôt :

-> De nombreux séfarim Hakédochim parlent du grand avantage de se lever tôt pour servir Hachem et disent que cela améliore toute la journée.
Les élèves du Baal Shem Tov utilisent ce concept pour expliquer les paroles de nos Sages (Sanhédrin 74a) : "Si quelqu'un vient pour te tuer, arrive tôt et tue-le".
Ils comprennent que cela fait référence au yétser ara, nos Sages disant qu'il faut se lever tôt pour le vaincre, car la meilleure façon de vaincre le yétser ara est de se lever tôt le matin.
En effet, lorsqu'on se lève comme un lion pour servir Hachem, le yétser ara n'a aucun pouvoir sur nous pendant toute la journée.

C'est ce que laisse entendre le verset qui dit qu'Avraham s'est levé tôt le matin et a sellé son âne ('hamoro). On peut comprendre cela comme signifiant que, parce qu'il s'est levé tôt, il a pu vaincre sa " 'homriout" (ses désirs terrestres, matériels).

-> Les tsadikim des générations passées utilisaient chaque minute des premières heures du matin pour servir Hachem.
Le séfer Abir Haroim rapporte que le 'hassid rabbi Moché Dod'l de Sochatchov lui a dit qu'il avait eu un jour le privilège de servir comme assistant de l'Avné Nezer. Tôt un matin, l'Avné Nezer lui a dit : "Moshe Dod'l, dépêche-toi de m'apporter de l'eau. Fais-le aussi vite que possible, car à cette heure-ci, l'air est pur de toute faute et c'est un bon moment pour étudier. Ne m'interromps pas et si quelqu'un vient me voir, même s'il a "une tête en or", ne le laisse pas entrer pour l'instant!"

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+ Une heure le matin vaut mieux que plusieurs heures l'après-midi :

-> Le Yaabetz (Hanhagot Haboker 1) écrit :
"Dès que vous vous réveillez, fortifiez votre cœur contre vos désirs comme un lion pour vous lever au moins une demi-heure avant l'aube afin de relier le jour et la nuit par la Torah et la prière.
Inculquez dans votre cœur la connaissance qu'une heure avant l'aube vaut mieux que plusieurs heures pendant le reste de la journée. Quand on s'habitue à faire cela, après quatre ou cinq fois, ce ne sera plus difficile."

-> Le Yaabetz ajoute que lorsqu'on étudie la nuit, une fil de bonté divin ('hout chel 'hessed) l'entoure toute la journée et il est appelé "serviteur de Hashem".
La Chékhina est avec lui et il sera récompensé par le monde à Venir au plus haut niveau. Toutes les forces néfastes le craindront et les jugements sévères ne l'affecteront pas.

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+ Apprendre du yétser ara à se lever tôt :

-> Le séfer Yalkout Naftali rapporte que le rav Naftali Tsvi de Ropshitz disait : "Quand j'étais jeune et que je voulais me lever tôt pour servir Hachem, le yétser ara me parlait d'une voix compatissante et me disait : "Naftali, pourquoi te presser? Il fait encore nuit dehors. Il fait froid. Rendors-toi encore quelques minutes!"
Je lui criais : "Tu es déjà réveillé et tu as déjà commencé ta journée de travail. Alors pourquoi me dis-tu de me rendormir?"

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+ Le petit matin est le moment idéal pour la prière :

-> Le séfer Otsar Israël (Ziditchov - ot 1) rapporte que le Atéret Tsvi de Ziditchov a dit : "Au petit matin d'une froide journée d'hiver, un juif peut demander n'importe quoi à Hachem, tout comme à Yom Kippour lors de Neila!"

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+ Se lever tôt expie les fautes :

-> Le Atéret Tsvi de Ziditchov (séfer Sour Méra) dit : "A notre époque, il n'y a pas de plus grande ségoula pour rectifier nos fautes que de se lever tôt le matin."

-> Le séfer 'Haredim écrit : "Vos enfants sont saints parmi les nations. Ils sont mosser néfech ... par Ton désir en ôtant le sommeil de leurs yeux papillonnants".

-> Le Yitav Panim (Or Hamakif - ot 12) explique que lorsqu'on repousse le sommeil afin d'étudier la Torah, c'est une forme de messirat néfesh (don/sacrifice de soi), comme le dit Rachi ('Houlin 120a) que le mot "néfech" désigne quelque chose que le corps désire. Lorsque l'on repousse ces désirs pour l'amour de Hachem, c'est de la messirat néfech.

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+ La joie matinale :

-> "Je dors, mais mon cœur veille" (Shir Hashirim 8,2)

-> Le Yisma'h Moché (parachat Chémot) explique qu'il faut se lever au milieu de la nuit avec beaucoup de joie et d'ardeur pour servir Hachem.
Il faut imaginer ce que l'on ressentirait si l'on était engagé par un roi humain pour lui fabriquer une couronne, sachant que l'on a la capacité d'en faire une magnifique, qui rendra le roi très heureux et nous permettra de nous rapprocher de lui.
Bien sûr, une telle personne se lèverait joyeusement tôt pour travailler sur la couronne (royale). Elle ne laisserait pas son envie de dormir entraver son travail. S'il pleuvait ou s'il neigeait, elle ne laisserait pas le mauvais temps l'empêcher d'agir.

En servant Hashem, nous fabriquons une couronne divine pour qu'Il la porte. C'est pourquoi nous devons certainement nous lever tôt avec beaucoup de joie pour Le servir.
[par mes mitsvot je sublime la couronne du Roi des rois, Lui procurant de la joie, et faisant ainsi un sublime kidouch Hachem.]

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-> Impact de la première pensée, parole, sur la sainteté de toute la journée : https://todahm.com/2017/12/07/impact-de-la-premiere-pensee-parole-sur-la-saintete-de-toute-la-journee

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+ La Kriyat Shéma kéVatikin :

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm 58) écrit à ce propos :
'C'est une mitsva min hamouv'har de dire le Shéma Israël kévatikin, c'est-à-dire de le réciter légèrement avant le lever du soleil, afin de le terminer et de réciter ses bénédictions au lever du soleil et de commencer la prière (de la Amida) au lever du soleil.
Si l'on est capable de le faire, on sera grandement récompensé et assuré d'une part dans le monde à Venir (olam haba), et on ne subira aucun malheur de toute la journée."

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+ La prière au lever du soleil :

-> Le séfer Tsavaat HaRivach (Hanhagot Yécharot 16) déclare :
"On doit s'habituer à se lever à minuit (juif) ou, à tout le moins, on doit s'assurer de prier aussi bien en hiver qu'en été avant le lever du soleil, ce qui signifie que la majeure partie de la prière, jusqu'à Kriyat Shéma, doit être récitée avant le lever du soleil.
La différence entre prier avant le lever du soleil et après est aussi grande que la distance entre l'est et l'ouest, car à ce moment-là, on peut encore annuler tous les jugements (les rigueurs divines).

Lorsque le soleil se lève, toutes les décisions sont prises, tant pour le bien que pour le mal. Avant que le verdict ne soit rendu, les décrets peuvent être annulés.
Cela est suggéré dans le verset : "Et c'est comme un marié sortant de sa 'houppah... et nul n'est caché de sa chaleur (m'hamato)" (Téhilim 19,6). » Ne le lisez pas comme "m'hamato" ; lisez-le plutôt comme "m'hémato" (de sa colère).
En d'autres termes, une fois que le soleil est sorti, on ne peut plus se cacher des anges de la colère. Par conséquent, cette chose ne doit pas être insignifiante à vos yeux, car elle est très importante."

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+ L'avantage de la prière Vatikin :

-> Le rabbi de Komarna (sféer Heikhal Bra'ha - parachat Lé'h Lé'ha) écrit que le Baal Shem Tov avait l'habitude de prier à Neitz Ha'hama (au lever du soleil).
Il ajoute : "Celui qui est capable de prier au lever du soleil avec un minyan connaîtra une illumination de l'esprit et ses prières traverseront tous les mondes comme un feu brûlant."
Il ajoute (paracha Vayéra) : "C'est pourquoi il faut essayer autant que possible de prier ké'vatikin".

La gueoula par notre amour pour la terre d’Israël

Le catalyseur de toutes nos larmes à travers les générations est le mépris et le dégoût que nous avons manifestés à l'égard de la Terre [d'Israël]. Comme l'écrit le roi David : "ils se sont dégoûtés de la terre qu'ils chérissaient" (Téhilim 106,24).

L'antidote à ce problème et le moyen d'être rapidement délivré [de notre exil] est de montrer une grande émotion [ex: en la chérissant] et un fort désir pour la Terre [d'Israël].
[Chlah HaKadoch (Chaar Ha'Otiyot - Ot Kouf - 458) - citant le séfer ha'Harédim ]

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[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2025/06/06/limportance-deveiller-des-sentiments-envers-la-terre-disrael ]

Retard de la gueoula par amour d’Hachem pour nous

Il y a une autre raison à la longueur du l'exil ; en vérité, c'est pour notre bien et par miséricorde abondante et [en prévision] d'innombrables bienfaits futurs. Hachem voit que le peuple juif accomplit la Torah et les mitsvot avec beaucoup d'efforts et de dépenses ... et pourtant, le peuple juif ne rejette pas [la Torah] ...
Il porte doublement le joug des mitsvot en raison des protections et des rigueurs supplémentaires qui ont été ajoutées à cause de l'affaiblissement des cœurs et du manque de compréhension ...
Chaque juif est diligent et strict envers lui-même. Tout cela montre le grand attachement que nous avons avec Hachem [malgré l'obscurité et les difficultés de l'exil] ...
Cela est particulièrement agréable pour Hachem, et c'est pourquoi Il a prolongé notre exil, car cela procure une grande joie à Hachem que Ses mitsvot et Sa Torah soient accomplies malgré la douleur et les difficultés.
[Shevet Moussar - chap.51 ]

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[ainsi, le fait que le machia'h tarde tant à venir peut être considéré positivement : Hachem est tellement en admiration, en amour, de chacune de nos actions (même les toutes petites) selon Sa volonté malgré l'obscurité et que Sa présence est si voilée.
Un juif attend avec impatience la venue du machia'h, car par amour pour Hachem il ressent la douleur d'Hachem d'être éloigné de Ses enfants, ainsi que le 'hilloul Hachem (lié à un semblant d'absence dans ce monde), même si individuellement il ne pourra plus obtenir de récompenses éternelles en faisant des mitsvot ou bien faire téchouva.
A l'inverse, (si l'on peut dire) Hachem est impatient de révéler Son amour pour chaque juif, de pouvoir être tout proche de Ses enfants adorés (les juifs), mais Il est tellement fier de nos actions actuellement, Il a envie que nos mérites augmentent (faisant qu'on pourra encore être plus proches de Lui, avec davantage de bénédictions éternelles), qu'Il repousse par amour la guéoula.
Ainsi, notre attente du machia'h met en avant une relation d'amour réciproque incroyable en Hachem et chaque juif! ]

Rabbi Elazar dit : Celui qui fait la charité en secret est plus grand que Moché.
[gadol aossé tsédaka besséter, yoter miMoché rabbénou - guémara Baba Batra 9b ]

Lorsqu'un homme reconnaît la Royauté Céleste en ce dernier jour de l'année, cela lui sera compté comme s'il avait fait régner Hachem toute l'année.
[ 'Hidouché haRim - Likouté Harim - Erev Roch Hachana ]

"Le premier jour [après leur arrivée au mont Sinaï, Hachem] ne leur dit rien en raison de leur faiblesse due au voyage" (Shabbath 86b).
Bien que la fatigue n'ait affecté que ceux que les Nuées de gloire avaient rejetés [c'est-à-dire les fauteurs], car à l'intérieur des nuages, c'était comme voler sur les ailes d'un aigle, Hachem voulait montrer que même pour une minorité [les fauteurs], nous attendrions ici.
[Sifté Tsadik - Yitro ]