Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le concept de bita'hon (avoir émouna dans la pratique) ne dépend pas du mérite, car même s'il s'agit d'une personne qui n'agit pas correctement, puisqu'elle a renforcé son bita'hon en Hachem, le pouvoir du bita'hon la protège, et Hachem agira avec bonté envers elle.

['Hafets 'Haïm - Séfer Shem Olam 2,8]

Celui qui croit que tout ce qui lui arrive est pour le mieux ne sera jamais triste.
Une personne ne se blesse pas son doigt à moins que cela n'ait été décrété [par Hachem].

Cependant, il n'a pas été décrété qu'il devait être triste ...
Les défis de la vie sont un test pour voir s'il les accepte avec joie.
[Ben Ich 'Haï]

Nécessité de personnaliser sa vie juive

+ Nécessité de personnaliser sa vie juive :

-> Outre la mission générale et universelle de la nation juive dans son ensemble, chaque juif a été envoyé dans ce monde pour accomplir quelque chose de spécifique et d'unique, pour perfectionner un aspect particulier de sa relation avec Hachem, avec les autres et avec lui-même.

Le Malbim (Michlé 3,17) explique que le verset décrivant la Torah : "Ses voies sont des voies agréables et tous ses chemins sont paisibles", fait référence à ces deux modes.
Les "voies" de la Torah se réfèrent aux lignes directrices générales de la vie juive, tandis que les "chemins" de la Torah se réfèrent à la mission individuelle de chaque âme juive, l'avoda spécifique à sa réparation (tikoun - raison de venue dans ce monde) à elle seule.

-> Le rav Shlomo Carlebach rapporte :
Le livre des Téhilim n'est pas seulement un livre de prières ; c'est le livre où le roi David enseigne au monde comment servir D.
Il est écrit : "nèr léragli dévar'ha" (Tes paroles sont une bougie [qui éclaire] mes pieds), "vé'ohr lin'tivati" (et une lumière pour mon chemin - Téhilim 119,105).

Rabbi Mordé'haï Leiner explique l'intention du roi David :
Il y a deux choses que je dois faire dans la vie. Tout d'abord, je dois être comme tout le monde ; je dois suivre chaque mot de la Torah, les 613 mitsvot. Mais ensuite, il y a quelque chose que je suis le seul à pouvoir faire. Hachem m'a choisi pour faire quelque chose de très spécial.

Ainsi : Il y a une lumière [globale au peuple juive] qui éclaire le chemin, mais chaque personne a besoin d'une bougie pour [lui éclairer personnellement] chaque étape du chemin.

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-> Le rav Avraham Kook (Orot haRayah 2) écrit :
"La différence entre l'esclavage et la liberté n'est pas seulement une question de statut extérieur, où une personne est emprisonnée par un maître alors qu'une autre ne l'est pas. En effet, il est possible de trouver un esclave intelligent dont l'esprit est plein de liberté et il est également possible de trouver une personne libre qui a l'esprit d'un esclave.
La vraie liberté est celle d'une personne ou d'une nation qui, poussée par un esprit exalté, reste fidèle à l'essence intérieure et à l'image divine qui l'habitent."

[ainsi, un juif est véritablement libre lorsque dans le cadre globale de la façon de vivre juive, il laisse s'exprimer, s'épanouir, toute la spécificité de sa nature unique. ]

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+ Avoir une étude individualisée de la Torah :

-> Nos Sages nous enseignent que si l'étude de la Torah est la force vitale essentielle de la spiritualité d'un juif, "une personne ne peut vraiment se connecter à la Torah que si son cœur est attiré par elle" (ein adam lomèd ela bimakom shélibo 'hafeits - guémara Avoda Zara 19a).
Ce qui fonctionne pour l'un peut ne pas fonctionner pour l'autre ; ce qui fonctionne pour un rabbi peut ne pas fonctionner pour son élève, car bien que toute la Torah soit également accessible à chaque juif, chaque âme est particulièrement connectée à une portion spécifique de la Torah.
Au fur et à mesure que l'on grandit en maturité spirituelle et que l'on devient plus à l'écoute des aspirations de son âme, il faut rechercher le domaine spécifique de la Torah qui alimente la flamme personnelle de la connexion. Qu'il s'agisse de nouvelles perspectives de Aggada, de 'Hassidout, de Moussar, de Ma'hchava, ou de domaines de la halacha qui ne sont pas aussi largement étudiés, devenir le meilleur "moi" exige que je cesse d'essayer d'imiter la avoda des autres et que je suive enfin les impulsions de ma propre âme.
Si je continue à me forcer à m'engager dans une étude de la Torah qui n'est pas adaptée à ma racine d'âme, je risque d'être frustré et de perdre complètement le désir de la Torah.
[rav Yaakov Klein]

-> Les tsadikim ont été très sévères à l'égard de ceux qui tentent d'imiter la avoda des autres au lieu de découvrir leur propre "style" dans la avodat Hachem.
[voir par exemple : le Noam Elimelech (Kedoshim)]

-> Le rav Avraham Kook (Orot haTorah 9:6) enseigne à ce sujet :
"Il y a ceux qui ont mal tourné parce que, dans leur chemin d'étude et d'achèvement, ils se sont rebellés contre leur nature personnelle et unique.
Une personne peut être prédisposée à l'étude de la Aggada, et les questions de halakha ne sont pas en accord avec sa nature pour qu'elle s'en occupe constamment, et parce qu'elle ne reconnaît pas ou n'apprécie pas son aptitude spéciale, elle se plonge dans l'étude de la halakha, comme c'est la manière acceptée, et elle ressent dans son âme une aversion pour ces questions, parce que son immersion dans ces questions n'est pas en accord avec la nature de sa propension personnelle.

Cependant, s'il découvrait son but et l'accomplissait en s'impliquant constamment dans cette portion de la Torah qui correspond à la nature de son âme, elle comprendrait immédiatement que l'aversion qu'elle ressentait lorsqu'elle étudiait la halakha n'était pas due à un manque inhérent à ces études saintes et nécessaires, mais plutôt au fait que son âme cherchait à s'impliquer dans un domaine différent de la Torah.
Elle resterait alors fidèle à la sainteté de la Torah d'une manière élevée, accomplissant des "actes de bravoure" dans le domaine de la Torah qui la concerne, et aidant ceux dont les mains sont puissantes dans la halakha en leur accordant un goût de la douceur de la Aggada.

Cependant, comme elle ne réalise pas la source de ce sentiment d'aversion pour son étude, et qu'elle continue à nier sa nature, lorsqu'un chemin de liberté s'ouvre devant elle, elle s'échappe immédiatement et devient un ennemi et un étranger à la Torah et à la émouna ..."

-> Ailleurs, le rav Avraham Kook (Orot haKodech 3) écrit :
"Et je suis dans les profondeurs de l'exil" (vaani béto'h hagola - Yé'hezkel 1,1) = il s'agit du "moi" intérieur, essentiel, qu'il soit individuel ou collectif ... Et le monde continue, s'enfonçant dans la destruction de chaque "moi", qu'il soit individuel ou collectif.
Des enseignants experts viennent ... eux aussi détournent la conscience de leurs élèves du "moi" ... ils remplissent les esprits et les cœurs de tout ce qui leur est impersonnel. Peu à peu, le "je" s'oublie.
Et quand il n'y a pas de "je", il n'y a pas de "Il", et à plus forte raison il n'y a pas de "Tu".

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-> Le rav Yaakov Klein dit :
Lorsqu'une personne n'entre jamais en contact avec le domaine singulier de l'étude de la Torah qui touche le cœur même de son âme, elle ne ressent aucune attirance intrinsèque ...
L'effondrement soudain de l'engagement d'un étudiant en Torah vers la judaïcité n'est pas dû à une expérience traumatisante ou à une crise théologique, mais à une modification purement externe et pratique de sa vie. [il se comporte comme tout le monde fait, sans écouter et épanouir sa demande personnelle intérieure. ]
Tout ce qui a trait à la nature essentielle de sa relation avec le judaïsme est exactement le même qu'hier ...
Selon le rav Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - Igrot ouKetavim 112) : "Il est tout à fait possible qu'une personne apprenne avec assiduité à la yéchiva, et pourtant, sur la base de cela, on ne peut toujours pas évoquer la relation de cette personne avec la Torah". [sa véritable intériorité ne s'étant pas encore exprimer ... ]

D'un autre côté, les personnes qui font leur propre judaïcité tout en restant dans le cadre des directives générales de la yéchiva, qui travaillent sur la prière et la émouna et qui cherchent leur propre part dans l'étude de la Torah pendant leur temps libre, connaissent peu de changements lors qu'ils quittent le cadre de la yéchiva.
Ces chercheurs spirituels ne connaissent aucune crise. Tout continue comme avant, parce que leur relation avec le judaïsme fait partie intégrante de leur être, ne dépend d'aucun facteur extérieur, et est reconnue comme englobant et conservant sa pertinence dans tous les domaines de la vie.

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+ Avoir une expression spirituelle unique :

-> En plus de rechercher une part unique dans l'étude de la Torah, il est également impératif pour un juif de rechercher les mitsvot et comportements avec lesquels il se sent le plus lié et de les développer, en prenant soin de s'impliquer pleinement dans ces moyens d'illuminer notre vie.
Il va sans dire que toute innovation dans ce domaine doit rester dans les limites de la halakha. Agir à l'encontre de la volonté d'Hachem telle qu'elle est exprimée dans la halakha au nom de sa croissance spirituelle est certainement contre-productif.

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.1) écrit :
"Et quoi que l'on pense être un moyen d'atteindre cette proximité (avec Hachem), il faut le poursuivre, s'en emparer et ne jamais le lâcher. "

Ailleurs (Messilat Yécharim - chap.26), il enseigne :
Ce n'est pas que l'idée de la piété qui change, car elle est certainement accessible à tous, n'étant rien d'autre que de faire des choses dont Hachem soit fier.
Mais parce que toute personne est différente [l'une de l'autre], il est impossible que les moyens d'atteindre ce but ne changent pas aussi, chacun selon sa nature.

[ ce qu'Hachem désire le plus c'est notre cœur, notre intériorité, et il n'a pas besoin de "robots" (ex : ceux qui bougent par habitude leurs lèvres dans la prière, pensant à être chose) car Il a beaucoup d'anges au Ciel. Ainsi, chacun trouvera des moyens/astuces pour stimuler et permettre à son cœur de s'exprimer. ]

-> Lorsque nous nous approprions la religion juive en découvrant les éléments de notre tradition sacrée qui correspondent le mieux à la nature de notre âme, nous voyons notre avodat Hachem se transformer d'une froide corvée en une relation vibrante et passionnée, débordante d'émerveillement et d'excitation avec notre papa Hachem.

En ce sens, le rav Avraham Kook (Chemoné Kévatsim 4:6) écrit :
"En effet, lorsque quelqu'un marche sur ce chemin sûr, son propre chemin unique, dans une voie de droiture qui lui est propre, il est rempli de la force de la vie et de la joie de la spiritualité.
La lumière de D. brillera sur une telle personne, et la force et la lumière viendront de sa lettre spéciale dans la Torah."

-> [chaque juif a une âme (partie d'Hachem) unique qui provient de l'âme collective de la nation juive, dont il est le seul à pouvoir, et à devoir, révéler.
Ainsi, tout en respectant un cadre imposé par nos Sages, nous devons avoir une vie juive unique et épanouie, en étant à l'écoute de nos besoins spirituels propres, du moment.
En ce sens, quelque chose de peu "parlant" pour quelqu'un, peut allumer le feu de l'âme d'un autre. ]

-> Le roi Salomon nous donne le conseil suivant : "Forme/éduque ton enfant selon sa voie" ('hanokh lanaar al pi darko - Michlé 22,6).
Selon le Maggid de Kozhnitz (Avodat Israël), cela signifie que chaque enfant doit être guidé sur la voie de avodat Hachem à laquelle son âme unique est accordée.
[on voit qu'un élément fondamental de l'éducation est d'avoir conscience de servir Hachem en prenant en compte les besoins spirituels uniques de chaque personne. ]

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+ L'importance de prières personnelles & de la hitbodédout :

-> Au début de la relation entre rabbi Nathan et rabbi Na'hman de Breslev, ce dernier a passé un bras autour de l'épaule de son élève le plus précieux, en disant : "De plus, il est très bon d'ouvrir son cœur devant Hachem comme on le ferait avec un ami vraiment proche".
Ces mots expriment le fondement même de la hitbodédout, l'idée que bien qu'Hachem soit notre Père et notre Roi, il est aussi notre ami le plus proche et le plus cher, qui est intimement impliqué dans tous les détails de notre vie et auquel on peut s'adresser en tant que tel.
Tout comme les relations humaines étroites se forment à travers une communication expressive, une relation personnelle avec le Maître du monde est fortifiée pour une conversation direct.
Alors que les 3 prières standardisées, instituées pour maintenir la "quantité" [journalière] de la prière, peuvent facilement entraîner une perte de "qualité", manquant de spontanéité individuelle et sujettes à la distraction et à la récitation routinière (sans véritable kavana), la prière personnelle avec ses propres mots exige une foi véritable, un investissement personnel et une inspiration émotionnelle.
[rav Yaakov Klein]

-> Selon le rav Wolbe (Alé Shour, vol.2, chap.4) :
"Pour que les êtres humains puissent construire une société, Hachem nous a donné un outil : le pouvoir de la parole. Il s'ensuit que non seulement notre relation avec les autres humains se construit à l'aide du pouvoir de la parole, mais qu'il en va de même pour notre relation avec le Créateur."

-> "J'ai de la émouna car je parle" (éémanti ki adaber - Téhilim 116,10)
Eventuellement, on peut expliquer que plus je parle avec Hachem (même sur les choses les plus banales, simples), plus je créé un lien avec Lui, alors plus je peux avoir confiance en Lui (ex: prise de conscience concret que : Il est présent partout, dans tout, et Il peut tout). ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan - Tinyana 25) enseigne :
"La hitbodédout est une pratique merveilleuse, elle est plus importante que toute autre chose.
Il s'agit de se réserver au moins une heure ou plus pour s'isoler dans une pièce ou dans les champs et s'adresser directement à son Créateur (lui ouvrant notre coeur) ...
Cette prière et cette conversation doivent se faire dans la langue que l'on a l'habitude de parler. En hébreu, il est difficile de s'exprimer correctement, le cœur n'est pas attiré par les mots parce que nous ne sommes pas tellement habitués à parler cette langue. En revanche, lorsque nous parlons dans la langue du pays, que nous avons l'habitude de parler, il est plus facile de parvenir à un cœur brisé, car le cœur est plus naturellement attiré par la langue que nous avons l'habitude de parler."

[précision : le rav Yaakov Shechter (un des principaux responsables Breslev à Jérusalem) dit : bien que ce temps ("au moins une heure ou plus") soit certainement préférable, même 5 ou 10 minutes de prière personnelle à Hachem sont également qualifiées de hitbodédout, chaque personne en fonction de ce qu'elle est capable de faire.
(plutôt que de ne rien faire, essayons de maintenir chaque jour, même 2-3 minutes minimum, de dialogue à cœur ouvert avec Hachem (notre Père, notre ami, ...) : lui faisant part de nos inquiétudes/frustrations, de nos aspirations, nos désirs, ... C'est décharger notre fardeau de tout ce qui nous pèse sur le corps, c'est le remercier ... mais surtout c'est donner de la vie et un lien à notre avodat Hachem. ]

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-> On vient de voir que : "La hitbodédout est une pratique merveilleuse, elle est plus importante que toute autre chose".
Ailleurs, rabbi Na'hman (Likouté Moharan - Tinyana 97) enseigne que, tout comme les routes bien connues sont traquées par des voleurs qui attendent en cachette un passant, la route générale de la prière établie (les 3 prières journalières) est traquée par toutes sortes d'anges nuisibles qui cherchent à empêcher nos prières de s'élever à l'endroit approprié.
Par conséquent, de la même manière qu'une personne qui souhaite éviter le danger d'être prise en embuscade et volée doit emprunter un chemin de traverse qui n'est pas connu des masses, il est également bénéfique d'emprunter la voie alternative de hitbodédout, en consacrant du temps à des prières personnelles et non écrites en plus des 3 prières établies, afin de passer inaperçu face aux forces négatives.

-> Dans le vaste corpus Breslev, nous constatons que hitbodédout est synonyme de : "yichouv hadaat" (la tranquillité d'esprit).
Telle est donc l'essence de la hitbodédout : parvenir à une véritable clarté sur le sens de notre vie et démêler les absurdités de nos expériences quotidiennes en plongeant profondément dans notre psyché pour atteindre le point où la foi embrasse la vérité au centre de notre être ...
Un nombre non négligeable de personnes sur cette planète vivront toute leur vie sans même prendre le temps de poser et de chercher le sens profond de leur existence

Rabbi Na'hman (Likouté Moharan - Tinyana 10) explique :
"Si le monde est éloigné d'Hachem et ne se rapproche pas de Lui, c'est uniquement parce qu'il n'a pas de tranquillité d'esprit et ne se calme pas.
C'est pourquoi il est vital pour quelqu'un d'essayer de bien se poser ; quel est le sens de toutes ses pulsions vers les plaisirs de ce monde ... de cette façon, il reviendra certainement à Hachem."

[notre yétser ara fait en sorte que nous soyons constamment pris par les préoccupations de la vie, ne laissant jamais de temps pour se poser et laisser notre intériorité s'exprimer. La vie passe, et nous ne permettons pas à notre âme de briller, à notre attachement avec Hachem de s'intensifier le plus possible. ]

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-> Dans ces générations, où notre conscience spirituelle est à un niveau extrêmement bas, il est nécessaire de se renforcer en méditant sur D. dans un état de crainte.
Même au milieu de l'étude de la Torah, il est bon de s'arrêter de temps en temps pour méditer. Même si cela peut amener à négliger légèrement son étude, il est bon de le faire, "car ce n'est pas l'étude qui est importante, mais la pratique" (Pirké Avot 1,17).
[Baal Chem Tov - Kéter Chem Tov 167]

-> Comment peut-on mériter de s'attacher à D.?
En s'isolant de ses semblables [en hitbodédout].
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach 82]

-> Quelle que soit la taille [spirituelle] d'un individu (le plus grand, comme le plus petit), il est impossible de s'affiner véritablement si ce n'est par la méditation (hitbodédout).
Rabbi Na'hman de Breslev mentionne de nombreux tsadikim célèbres et déclare qu'ils avaient tous atteint leur niveau spirituel uniquement grâce à hitbodédout.

Indiquant un homme simple qui était l'un des descendants du Baal Chem Tov, Rabbi Na'hman a dit : "Cet homme, lui aussi, déverse constamment ses larmes sur D.".
Le Baal Chem Tov était particulièrement habitué à faire cela, car il venait de la lignée du roi David.
Et cette pratique était la principale préoccupation du roi David : il avait toujours l'habitude de briser son cœur à l'extrême devant D. C'est le fondement de son Séfer Téhilim"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II,100]

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+ En résumé :

-> Il est impératif que chaque personne juive cherche sa voie unique dans la avodat Hachem.
L'une des façons d'y parvenir est de trouver les domaines de la Torah qui parlent à notre âme particulière et de consacrer du temps à leur exploration.
Une autre consiste à découvrir la mitsva, le minhag ou le comportement avec lesquels nous nous sentons le plus liés à D. et à concentrer notre attention sur ce domaine particulier de la avodat Hachem.

-> La principale façon de mériter de construire une relation intime avec le Maître du monde est de s'engager dans la hitbodédout, la prière personnelle avec ses propres mots.
Le fait de réserver du temps chaque jour pour parler franchement avec le Créateur de tout, renforce notre émouna et nous permet d'intégrer Hachem dans chaque détail de notre vie.

+ "Naassé VéNichma" (Nous ferons et nous écouterons - Michatim 24,7)

-> Avant même d' "entendre", d'expérimenter la douceur de l'illumination spirituelle, les juifs doivent être satisfaits de "faire", de pouvoir s'engager dans la avodat Hachem simplement parce que nous savons que c'est ce qu'Hachem désire, ce que notre âme désire ardemment et ce que nous avons besoin de faire pour mettre notre vie en ordre.
[d'après le Mé haChiloa'h - vol.2 - Vayikra]

"Lorsqu'une personne demande une bonté à Hachem, elle ne doit pas se concentrer sur la gratification personnelle qu'elle en retirera.
Elle doit plutôt se concentrer sur le fait que cette chose lui permettra de servir Hachem en toute tranquillité d'esprit."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot]

Voir la Nékouda Tova en chaque juif

+ Voir la Nékouda Tova en chaque juif :

-> Nos Sages soulignent que chaque juif, quel que soit son niveau spirituel, possède au fond de lui un point qui est toujours parfaitement pur. Peu importe à quel point une personne peut s'éloigner de la sainteté ou à quel point il a pu fauter gravement, cette lumière continue de vaciller.
Lorsqu'un juif rencontre ce noyau essentiel de son identité, cela lui permet de consacrer à nouveau son intériorité et de rallumer la flamme de sa passion pour le service d'Hachem.

Nos Sages appellent cet élément de différentes manières. On peut citer :
- le "Pinte'lé Yid" (le point de la judéité).
- le "'hélek Eloka mimaal" (portion de D. en-Haut)
- Rabbi Na'hman de Breslev la nomme : "Nékouda Tova" (le point positif).
Il écrit (dans son Likouté Moharan 282) : "Et même lorsque nous rencontrons quelqu'un de complètement racha, nous devons chercher et aspirer à trouver en lui un petit point positif dans laquelle il n'est pas racha".

Cette part de sainteté intacte est évoquée dans notre "Yaakov" intérieur dans lequel Hachem ne voit pas d'iniquité. ["Il n'aperçoit point d'iniquité en Jacob, il ne voit point de mal en Israël" - Balak 23,21]
C'est cet élément qui permet au prophète de qualifier chaque membre de notre nation sainte de "tsadikim". [ "Et ton peuple ne sera composé que de tsadikim" - Yéchayahou 60,21 ]
[Aucune autre nation n'a une âme aussi élevée que celle des juifs, et ainsi rabbi Na'hman de Breslev dit que cette âme juive peut faire allusion au tsadik qui est en nous.
(Nous définissons une chose par son élément essentiel, ainsi chaque juif est caractérisé de tsadik. En effet, quoiqu'il arrive, même si un juif fait les pires choses, il garde intact pur, un point de sainteté en lui (âme, une partie d'Hachem), et rien que par cela il mérite toujours d'être vu positivement, comme une tsadik, par Hachem. ]

-> Par exemple, il est écrit : "Aime ton prochain comme toi-même: je suis Hachem" (Kédochim 19,18) = aime ton prochain par le fait que tout juif a en lui une partie de Moi. En l'aimant, en le respectant, c'est Moi que tu aimes, respectes. Ainsi, tout juif a cette "nékouda tova" en lui.

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==> Chaque personne juive contient en elle un point intérieur de pureté parfaite, un endroit qui reste toujours intact peu importe les fautes passées, quelle que soit leur gravité.
C'est cette Nékouda Tova intérieure qui ne nous laisse aucun répit et nous oblige sans relâche à poursuivre une relation avec Hachem.

[ainsi, un juif ne doit jamais désespérer qu'Hachem l'a abandonné, a rompu les liens avec lui (à cause de son comportement/faute). Au contraire, à partir de cette partie Divine pure, on peut tout réparer et parvenir à vivre une vie pleine de sens, belle en spiritualité. ]

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-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan 282) enseigne :
Sachez qu'il faut juger tout le monde favorablement. Même si quelqu'un est complètement racha, il est nécessaire de chercher et de trouver en lui une petite parcelle de bonté dans laquelle il n'est pas racha.
En trouvant la Nékoudah Tova et en la jugeant favorablement, nous l'élevons littéralement du côté du mérite et nous sommes en mesure de l'aider à revenir à la téchouva.

-> Le rav Mordé'haï Leiner écrit :
"Chaque âme juive contient en elle une Nékouda Tova qu'Hachem lui a accordée en particulier. Cependant, dans ce monde, ce point est habillé d'un vêtement qui semble être l'inverse même de sa nature."

On peut rapprocher cela des paroles du rabbi Tsadok haCohen (Tsidkat haTsadik 49) :
"Chaque personne doit savoir que dans le domaine spécifique où son yetser ara est particulièrement fort, elle a la capacité d'être particulièrement pure et raffinée."

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-> "ou'’hssil lo yavin ét zot” (le sot ne peut s’en rendre compte - Téhilim 92,7).
Dans nos textes plus profonds, le mot "Zot" est une allusion à la Séfira de la Malkhout (la première fois que nous trouvons ce mot dans la 'Torah, c'est en référence à l'énergie féminine de Malkhout - Béréchit 2,23).
Ainsi, le sot ne comprend pas "zot" = il est incapable de discerner l'énergie sacrée présent en chaque juif, même lorsqu'il peut y avoir un masque d'impureté le dissimulant en apparence.

[de même, on peut dire que celui qui perd à l'esprit qu'il a toujours en lui une partie pure de Divinité (et c'est ce qui le définit comme kadoch), et bien il est sot, car il s'empêche alors d'agir avec toute la malkhout (Royauté), l'ambition spirituelle, qu'impose d'avoir en nous une partie du Roi des rois. ]

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-> Concernant l'importance d'estimer notre Nékouta Tova, le rav Avraham Kook enseigne :
"Un manque de foi dans le bien essentiel (en soi et en l'autre juif) entraîne l'affaiblissement du cœur.
Cet affaiblissement empêche une personne d'accéder à la nature spirituelle des structures élevées.
On s'inquiète de ne pas être apte aux aspirations élevées que l'âme exprime si désespérément. C'est pour cette raison que l'on avance et que l'on tombe, que l'on s'étiole. C'est là tout le fondement de la chute d'une personne qui entraîne divers maux spirituels, de la haine et beaucoup de sang versé : un manque de foi dans la lumière essentielle du bien qui brille à l'intérieur de l'âme".

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-> Tout juif a en lui une étincelle de vie qui s'appelle l'âme et qui est une " 'helek Eloka mimal" (une portion de D. en-Haut".
Ainsi, le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Chémot) écrit :
il est impossible à un homme ou à un ange de se désigner par le titre de "Je".
Le titre "je/moi" fait référence à l'indépendance. Lorsque quelqu'un dit "je", il se voit lui-même, connaissant ce qu'il appelle "je", et implique qu'il existe quelque chose là qui est approprié pour être appelé "je".
Mais en vérité, sur quoi dit-on "je"? Le mot "je" se réfère à quelque chose qui lui appartient, mais en vérité, sa force vitale est une "portion de D. en Haut" !
Puisque la force vitale qui constitue notre être provient uniquement du Créateur, il n'est plus approprié de dire "je", car si cette force vitale était interrompue ne serait-ce qu'un instant, nous cesserions complètement et n'existerions plus.
Cela a-t-il un sens de dire "je" à propos de ce qui n'existe pas?
Seul Hachem peut ire à propos de Lui-même "Je".

=> Le yétser ara s'efforce de nous faire oublier notre véritable moi, l'âme exaltée qui est en nous. Il nous fait oublier la Source de vie qui est le moteur de notre fragile existence et nous fait nous concentrer sur nos êtres physiques et indépendants.
Mais cela aussi fait partie du plan d'Hachem. Ne tombons pas dans le désespoir de la bataille constante ; c'est la lutte d'être un juif!

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-> éventuellement en lien avec notre sujet : un juif ne perd jamais son essence de Vérité : https://todahm.com/2021/02/10/un-juif-ne-perd-jamais-son-essence-de-verite

Réflexions sur la gratitude/reconnaissance envers Hachem

+ Réflexions sur la gratitude/reconnaissance envers Hachem :

-> Une maxime connue dit : "Nous ne connaissons pas une bonne chose tant qu'elle n'a pas disparu", et c'est tout à fait vrai! Lorsque nous perdons quelque chose de spécial, nous commençons vraiment à apprécier l'étendue de sa bonté.
Ainsi, parfois le seul moyen de retrouver l'appréciation passionnée pour une chose qu'on avait autrefois est de se voir retirer cette chose, ce qui lui permet de faire à nouveau l'expérience de son absence.

Par exemple, nos Sages enseignent que les lois de nidda, la séparation physique mensuelle entre le mari et la femme, est une réponse à la perte générale d'appréciation de l'union conjugale avec le passage du temps (voir guémara Nidda 31b).
[on a tendance à prendre pour acquis, à ne plus apprécier ce que notre conjoint nous apporte, alors un degré de séparation va permettre de retrouver un nouveau regard positif, plus frais. ]

Ailleurs, nos Sages (guémara Taanit 20a) comparent l'exil du peuple juif de sa terre à la séparation temporaire de la nidda.
Le Méor Enayim (Emor) compare également la période de la Séfirah (compte du Omer) à celle de la nidda.
Le tsadik écrit : "En règle générale, un plaisir constant n'est pas agréable. C'est pourquoi 'les 'hayot couraient et revenaient'. Mais ils ne partent pas entièrement = ils laissent un impact résiduel. Dans leur départ, ils créent un récipient pour que le plaisir puisse être expérimenté. S'ils ne partaient pas, il n'y aurait pas de récipient et donc pas de plaisir ...
C'est pourquoi Hachem a ordonné : "Vous compterez sept semaines", qui correspondent aux sept jours de nidda, afin que nous soyons en mesure de recevoir le plaisir ultime de recevoir la Torah ".

=> On a pu voir l'idée que parfois une mesure de disparition/retrait d'une chose, est ce qui va nous permettre d'ensuite davantage pouvoir l'apprécier.

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[ à défaut d'exprimer par nous-même de la gratitude à D., de la joie sur ce que l'on a dans la vie, alors Hachem peut nous retirer une chose (plus ou moins momentanément), pour que nous en venions à Le remercier.
De même que si nous ne prions pas (ex: suffisamment, avec le coeur), Hachem peut nous envoyer des difficultés pour que nous nous tournions vers Lui en prières, de même Il peut nous retirer des choses pour que cette disparition nous pousse à exprimer notre reconnaissance (on apprécie rétroactivement de l'avoir eu, et on espère l'avoir de nouveau).
Nos Sages nous recommande donc d'abonder en gratitude et en prière à Hachem. Pour cela il faut donner de la vie à notre vie, en échangeant constamment (sur les petites et grandes choses) avec Hachem. ]

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+ La raison de l'exil = nous avons cessé d'apprécier à Hachem d'avoir le Temple construit :

-> Rabbi Nathan (Likouté Halakhot 6:5) écrit :
Tout le salut, toute la proximité entre peuple juif et notre Père céleste (Hachem), toute la subsistance et toute la générosité, tout est tiré de ce lieu, l'endroit du Temple au sujet duquel le verset dit : "Et il vit le lieu de loin".
Et même lorsque l'on se tenait dans le Temple à l'époque de son édification, il fallait se rendre compte de la distance qui nous séparait de la sainteté de ce lieu grandiose. En effet, la raison principale de la destruction provenait de cela, qu'ils ont causé une souillure en pensant que "tout le bien était dans leurs mains"[il venait à eux, n'était plus considéré comme un don], et ainsi ils se sont rebellés contre Hachem, comme le verset le dit : "Quand Je les ai nourris, ils étaient satisfaits, ils étaient satisfaits et ils se sont enorgueillis, c'est pourquoi ils M'ont oublié" (Hochéa 13,6).
Ceci est en accord avec le commentaire de Rachi sur le verset : "Détournez vos yeux de moi " (Chir haChirim 6,5) = en raison de l'amour qu'Il leur a témoigné dans le premier Temple, ils se sont rebellés contre Lui.
En effet, au moment de la proximité, il faut être conscient de la distance. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on peut vraiment s'approcher sans se tromper, car il faut se souvenir de sa distance et se réjouir de la bonté d'Hachem qui l'attire vers lui avec une proximité si impressionnante!

-> Le rav Shlomo Carlebach explique :
Nous avons connu l'exil parce que nous avons cessé de rêver dans le Temple alors que nous avions le Temple. Il n'y avait pas d'autre moyen de nous faire rêver à nouveau.
Savez-vous ce qu'il y a de si spécial aujourd'hui? Pourquoi D. ne nous rend-il pas Jérusalem dans son intégralité, maintenant? De toute évidence, nous n'en avons pas encore assez rêvé.

-> Its'hak Méïr Malek suggéré l'idée suivante : la raison pour laquelle nous n'avons pas encore mérité la reconstruction du Temple est que nous n'avons pas encore rêvé à ce sujet suffisamment. Cela peut peut-être fournir une compréhension plus profonde du verset : "Quand Hachem a ramené les captifs de Sion, c'était comme si nous étions des rêveurs" (Téhilim 126,1) = lorsque le moment sera venu pour l'ensemble de la nation juive de rentrer enfin chez elle, nous serons "comme des rêveurs" (ké'holmim), car ce sera la preuve que nous avons réussi à désirer et à rêver dans toute la mesure du possible.

=> La destruction du Temple n'était pas une cause, mais un effet.
La véritable cause est qu'à nos yeux le Temple n'était plus si précieux (c'est bon, on là!). Il est devenu une partie tellement concrète de notre réalité que nous l'avons pris pour acquis et avons commencé à agir d'une manière qui reflétait notre inconscience de la présence d'Hachem qui reposait parmi nous.
En réponse, Hachem nous l'a retirée, non pas comme une punition, mais plutôt pour nous permettre de retrouver le désir ardent, l'excitation et la passion qui Lui sont si chers.

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+ Hachem s'éloigne de nous, afin que nous soyons le plus proches de Lui pour l'éternité :

-> Le rav Yaakov Klein enseigne :
Tout au long de notre vie, il arrive que nous ayons l'impression qu'Hachem nous a éloignés de Sa proximité. Noyés dans la honte, la culpabilité et la solitude existentielle, nous ressentons Son absence dans nos vies et avons l'impression qu'il est impossible de franchir les obstacles qui nous empêchent de L'atteindre.
Lorsque les mots "Shouvu banim shovavim, 'houts mi" ([Hachem nous dit: ] revenez mes enfants égarés, à l'exception de ... - guémara 'Haguiga 15b) = avec notre nom comme exception à cette invitation, résonne dans les recoins de notre âme, nous sentons que tout espoir est perdu.
Notre perception de la colère d'Hachem [à notre égard] nous submerge. Persuadés qu'Hachem ne désire plus notre proximité, nous nous convainquons qu'il nous est impossible de revenir, que le yétser ara nous a pris et qu'Hachem n'est plus intéressé à construire une relation avec nous (le lien est comme coupé).

Cependant, rabbi Na'hman de Breslev enseigne que "tous les actes apparents d'éloignement n'ont d'autre but que de nous rapprocher".
Le secret le plus profond de la vie est de comprendre que toute obscurité a pour but la lumière qui s'ensuit, que la constriction n'a pour but que l'expansion, que la nuit est une préparation à l'aube, que les erreurs ont pour but la croissance et que la dissimulation a pour but la révélation ultime.
Tout comme un enfant doit surmonter le défi effrayant de l'éloignement d'un parent pour apprendre à marcher (un parent s'éloigne un peu de lui, et demande : viens vers papa/maman!), la croissance de l'esprit n'est atteinte que lorsqu'une compréhension plus profonde du détachement/éloignement apparent d'Hachem nous permet de franchir le grand fossé et retrouver Son amour [à notre égard].
Si, selon toute apparence, il peut sembler qu'Hachem nous a abandonnés, nos Sages enseignent qu'Hachem attend toujours derrière le rideau [de la naturalité des choses], dans l'espoir que nous soyons poussés à Le chercher une fois de plus et à raviver l'amour de notre jeunesse.

-> "Toutes les barrières ne servent qu'à accroître le désir"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 66]

[dans notre vie de tous les jours, on peut facilement en venir à oublier Hachem, et du coup Il est contraint de s'éloigner de nous pour que nous ressentions Son "absence", et ce dans le but principal de raviver notre conscience qu'Il est toujours là pour nous, notre amour et gratitude à Son égard (Il fait tout pour notre bien ultime!). ]

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-> La guémara ('Haguiga 15b) raconte qu'une voix a émergé du ciel, déclarant : "Shouvu banim shovavim, 'houts mi Acher" (revenez mes enfants égarés, à l'exception d'Acher).
Le Maharcha explique qu'il s'agissait simplement d'une épreuve, d'un obstacle destiné à permettre au sage égaré d'exprimer sa véritable aspiration à la sainteté.

[on voit que Hachem peut nous envoyer des éléments très forts/concrets (ex: à l'image d'une voix du ciel), nous mettant dans une situation d'épreuve, de la difficulté, et cela uniquement pour nous permettre d'exprimer nous amour, désir pour Hachem.
D'une certaine façon, c'est le but de notre vie : renforcer notre attachement avec papa Hachem, afin de mériter une vie éternelle avec le plus de liens, de proximité avec Lui. ]

=> Toute distanciation céleste apparente n'a pour but que de nous rapprocher de Lui.
Alors qu'il peut sembler qu'Hachem nous éloigne, en vérité, Il veut que nous utilisions ce défi comme une opportunité d'exprimer combien Il compte pour nous en retournant à Son service.

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-> Lorsque nous commettons l'erreur de penser que le rejet apparent d'Hachem est réel et que nous fuyons Sa fureur, cette erreur dévastatrice nous rend vulnérables aux forces du mal.

-> [Suite à une situation où Hachem semble s'éloigner de nous,] Si nous ne parvenons pas à revenir vers Hachem avec "Azout diKédoucha", une sainte obstination fondée sur une confiance inébranlable en Son amour inconditionnel et en Son désir éternel de nous servir, nous devenons la proie de Sa colère apparente et nous nous glissons dans notre propre chambre de désespoir, de désespérance et de dégoût de nous-mêmes.
En entrant dans les ténèbres de ce lieu amer, nous laissons la porte grande ouverte pour que le yétser ara entre et prenne les rênes.
[rav Yaakov Klein]

[ainsi, Hachem peut se mettre en retrait, pour mieux que nous Le reconnaissions et l'apprécions.
Cependant le risque est que le résultat final soit l'inverse. En effet, cela renforçant/légitimant en la personne un sentiment que Hachem ne l'aime pas, qu'elle ne vaut rien spirituellement (abandonnant toute ambition/envie spirituelle), ... (ex: Hachem puisque Tu es loin de moins, alors moi aussi je vais vivre une vie où Tu seras loin de moi ...)]

Le monde considère la émouna comme une petite chose. Cependant, pour moi, la émouna est vraiment une très grande chose.
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan 33]

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-> La prière est une chose qui se trouve au sommet du monde, mais que les gens prennent à la légère"
[guémara Béra'hot 6b]

[notre yétser ara nous pousse à oublier, négliger, l'impact incroyable de la prière de tout juif. ]

Prier à Lag baOmer

Les portes du Ciel s'ouvrent à Pessa'h Shéni et restent ouvertes pendant les 7 jours qui suivent. Ensuite, elles se referment.
[Zohar]

[Pessa'h Chéni est le 29e jour du Omer, et dans la semaine qui suit il y a le Lag baOmer.
Ainsi, selon le Zohar, les portes du Ciel nous sont tout particulièrement ouvertes du 29e au 35e jour du Omer. ]

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+ Prier à Lag baOmer :

-> Le Beit Aharon (p.212) enseigne :
"Quiconque croit en rabbi Chimon bar Yo'haï reçoit du 'hizouk (renforcement) de rabbi Chimon bar Yo'haï.
Tout comme Hachem est Hachem pour tout le monde, de même l'est rabbi Chimon pour tous, même pour les gens les plus bas [spirituellement parlant]."

-> Il est écrit : "Hachem sauve l'homme et l'animal" (adam oubééma tochia Hachem - Téhiklim 36,7).
Les gematriya de ces mots (אדם ובהמה תושיעה) sont équivalents à : רבי שמעון בר יוחאי (rabbi Chimon bar Yo'haï).
Cela signifie que par le mérite de rabbi Chimon, Hachem accordera le salut à tous, même pour ceux qui se trouvent à un niveau inférieur, comme les animaux.
[rabbi Elimélé'h Biderman]

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=> Lag baOmer est un jour de délivrances, et par conséquent, ceux qui s'investissent dans la prière ce jour-là sont chanceux. Pour quoi devriez-vous prier? Priez pour tout ce qui vous tient à cœur.
Le rav Elimélé'h Biderman donne les recommandations suivantes :

1°/ Prier pour de bons enfants :

-> La guémara (Makot 17b) déclare qu'une mère doit prier pour que ses enfants soient comme rabbi Chimon bar Yo'haï.
Le Min'hat El'azar (Shaar Yissas'har) explique que la guémara fait référence à quelqu'un qui fait la prière le jour de Lag baOmer. Ce jour-là, tout est possible, et on peut demander les plus grandes choses, même que son enfant soit comme rabbi Chimon bar Yo'haï.

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2°/ Prière pour la subsistance (parnassa) :

-> Selon un midrach, la manne a commencé à tomber le jour de Lag baOmer. Par conséquent, Lag baOmer est donc un jour idéal pour prier pour la parnassa.

Le 'Hatam Sofer (Yoré Déa 233) fait le calcul suivant calcul suivant : nos Sages nous disent que lorsque les juifs ont quitté l'Egypte, ils ont mangé des matsot pendant 30 jours. Ils ont terminé les matsot le jour de Pessa'h Chéni.
Le midrach ajoute qu'ils n'ont pas eu de nourriture à manger pendant 3 jours, puis la manne est tombée. D'après ce calcul, la manne est tombée pour la première fois le jour de Lag baOmer.

Le Taamé haMinhagim écrit : "youspa chéfa rav bé'hal aolamot" (Une grande bonté [de parnassa, ...] doit venir dans tous les mondes - יושפע שפע רב בכל העולמות) a comme acronyme (raché tévot) : רשב "י.

La guémara (Yérouchalmi Bér'hot 9:18) écrit : "Chaque fois que rabbi Chimon avait besoin d'argent, il il disait : 'Vallée! Vallée! Remplis-toi de pièces d'or! et cela se produisait."

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3°/ Prier pour la santé :

Le nom : שמעון בר יוחאי (Chimon bar Yo'haï) a pour guématria : ורפאתיו (ourfativ - Je le guérirai), ainsi Lag baOmer est également propice pour la guérison (réfoua).

Le Tséma'h Tsédek a enseigné que מרון (Méron - sans la lettre youd) est l'acronyme de : מלך רופא נאמן ורחמן (mélé'h rofé nééman oura'haman).

Le Shaar Yissas'har écrit que שמעון בן יוחאי (Chimon bar Yo'haï) a la guématria de : מחיה המתים (mé'hayé métim - fait revivre les morts).
[lag baOmer a un pouvoir de redonner la vie a toute personne (ex: santé, retrouver de la joie vivre, ...). ]

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4°/ Prier pour que les personnes stériles enfantent :

-> Le Shem Shlomo de Mounkatz enseigne que pour enfanter, il faut avoir de l'intention dans la bénédiction de Réfaénou (רפאנו).
Par conséquent, Lag baOmer, הוד שבהוד (od chébéOd), qui est propice pour la guérisson (réfoua), est sans aucun doute également propice (messougal) pour avoir des enfants.

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5°/ Prier pour les Shiddou'him :

-> Le Avné Nézer a dit à ses 'hassidim que Lag baOmer est propice pour les shiddou'him (trouver son/sa conjoint(e)), parce qu'il est dit à propos de rabbi Chimon : הציל הלחוצים, " Il sauve ceux qui sont stressés et inquiets", et qui est plus stressé et inquiet que quelqu'un qui attend son shiddou'h?

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6°/ Prier pour la spiritualité :

-> Le Sfat Emet (Emor 5652) écrit : "J'ai entendu dire par mon grand-père [le 'Hidouché haRim] que le jour de Lag baOmer, on peut atteindre la crainte du Ciel (yirat Shamayim)".
Nous pouvons prier pour toutes sortes de succès dans la avodat Hachem, et nos prières seront efficaces.

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7°/ Prier pour le salut du peuple juif :

-> Le Zohar (Idra 296) raconte que lorsque rabbi Chimon a été enterré à Méron, un voix Divine (bat kol) est sortie et a dit : "De nombreuses accusations (kitrougim) sont réduites au silence en ce jour, en ton honneur".
Les tsadikim disent que cela se produit chaque année à Lag baOmer. Les anges qui calomnient et cherchent à nuire au peuple juif sont réduits au silence le jour de Lag baOmer.

-> Le Zohar écrit que les portes du ciel s'ouvrent à Pessa'h Chéni et restent ouvertes toute la semaine (les 7 jours qui suivent). Ensuite, elles se referment.

Rabbi Naftali de Ropshitz demande : pourquoi les portes ne restent-elles pas ouvertes plus longtemps?
La réponse est que pendant cette semaine (qui suit Pessa'h Chéni), nous avons Lag baOmer, et que pendant Lag baOmer, tout le monde prie et reçoit tout ce dont il a besoin.
Puisque le peuple juif a déjà reçu tous les désirs de son cœur, il n'y a aucune raison de garder les portes ouvertes.

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-> Le Tsvi laTsadik de Blouzhev dit : "Nous ne pouvons pas savoir quand la guéoula chéléma aura lieu, mais je pense qu'elle aura lieu à Lag baOmer, le jour de rabbi Chimon, parce que c'est un jour très pur, et c'est un jour de délivrances.

Lag baOmer

+ Lag baOmer :

-> Même les personnes qui ne vont pas à Méron doivent se réjouir à Lag baOmer.
Le 'Hida (Moré béEtsba 223) écrit : "Soyez heureux en l'honneur de rabbi Chimon bar Yo'haï, car Lag baOmer est sa hilloula, et l'on sait qu'il souhaitait que les gens se réjouissent en ce jour".

-> Le Michnat 'Hassidim écrit : "C'est une mitsva d'être heureux en ce jour, la joie de Rabbi Chimon bar Yo'haï".

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-> Le Zohar raconte que lors de la lévaya (levée du corps) de rabbi Shimon bar Yo'haï, il y eut une dispute concernant l'endroit où l'enterrer. Alors qu'ils passaient devant Tsipori, les habitants de Tsipori exigèrent que rabbi Shimon y soit enterré. Ils prirent même des bâtons et frappèrent les habitants de Méron qui voulaient emmener rabbi Shimon à Méron.
C'est alors qu'un miracle se produisit. Le lit/cercueil de eabbi Chimon bar Yo'haï s'éleva dans les airs et vola jusqu'à son lieu de sépulture à Méron. C'est alors que le voix Divine (bat kol) annonça : "Rassemblez-vous et célébrez la hilloula/la fête de rabbi Chimon bar Yo'haï".

-> Rabbi Asher Zelig Margolis dit que cette bat kol émane et est entendu chaque année. La preuve en est le grand nombre de personnes qui souhaitent célébrer ce jour très saint et spécial. [et ce quelque soit la tendance religieuse! ]
Manifestement, au plus profond de leur âme, ils entendent l'appel de la bat kol et se rassemblent pour le célébrer.

-> Le Zohar (Idra Zouta 291b) raconte que le dernier jour de la vie de rabbi Shimon, il révéla à ses élèves les grands et saints secrets de la kabbale. Tant qu'il enseignait, le soleil ne se couchait pas.
Les Bné Yissa'har (Lag baOmer 6) écrit que cela explique la coutume d'allumer des bougies et des feux de joie le jour de Lag baOmer. C'est en commémoration du soleil qui a continué à briller le dernier jour de la vie de Reb Shimon.

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-> Le Maharil (החדשות ק "ד) ) écrit : "Les repas à la suite d'une brit mila, d'un pidyon haben, d'un sioyum massekhta [sont tous des séoudat mitsva] ... Lag baOmer est également considérée comme une séoudat mitsva".

-> Le Taamé haMinhaguim explique : rabbi Shimon bar Yo'haï était unique dans sa manière d'annuler les décrets sévères.
La plupart des tsadikim jeûnent pour annuler les décrets sévères, mais le Zohar nous dit que rabbi Shimon bar Yo'haï annulait les décrets sévères par la joie.
C'est pourquoi, le jour de la hiloula de rabbi Shimon, nous mangeons et nous faisons la fête. C'est ainsi que nous annulons les décrets sévères en ce jour.

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Pour ceux qui ne peuvent se rendre à Méron à Lag baOmer :

-> Il faut se rappeler les paroles de nos Sages (Kidouchin 40a) : "Si une personne voulait faire une mitsva, mais que les circonstances l'en ont empêché, le verset lui accorde le crédit comme si elle avait accompli la mitsva".
Ainsi, on doit être heureux le jour de Lag baOmer, où qu'il se trouve.

-> Il est également recommandé d'étudier les enseignements de rabbi Chimon bar Yo'haï.
Le Méor Enayim (Shabbath) nous dit qu'étudier les enseignements d'un tsadik est semblable à se trouver sur sa tombe.

-> Le rebbe Karliner disait : "Tout comme Hachem est là pour tout le monde, Rachbi est là pour tout le monde, même pour les gens les plus bas [spirituellement parlant]".

Tout comme Hachem est partout et que Sa gloire remplit le monde entier et peut être ressentie par tous les gens où qu'ils se trouvent, la puissance de Rachbi peut être ressentie en tout lieu.
Même si l'on ne mérite pas de se rendre dans la ville sainte de Méron, on peut mériter d'être relié à rabbi Chimon (Rachbi).
Comme on le dit au nom des tsadikim : "Où qu'un juif se trouve, s'il se connecte à Rachbi, il peut y trouver Rachbi."
Par conséquent, même si nous ne pouvons pas nous rendre chez rabbi Shimon, rabbi Shimon viendra quand même à nous.
[rav Méïr Rosenbaum]

-> Le jour de Lag baOmer est si saint que le rabbi de Kalish s'immergeait au mikvé en ce jour, et il disait : " Je prends sur moi la sainteté du jour".

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-> Le Beit Yossef dit que nous célébrons Lag baOmer, parce que les élèves de rabbi Akiva ont cessé de mourir en ce jour.

Certains commentateurs ne sont pas d'accord. Ils disent que le fait que les élèves ont arrêté de mourir n'est pas une raison de célébrer, car la raison pour laquelle ils cessent de mourir, c'est parce qu'il n'y en a il n'y en avait plus! Tous les 24 000 étudiants étaient morts.
La raison de notre réjouissance est la célébration de la continuité de la Torah.

Car lorsque rabbi Akiva a vu qu'il ne lui restait n'avait plus d'élèves, il s'est se rendit dans le sud et enseigna la Torah à cinq élèves : Rabbi Méïr, Rabbi Yéhouda, Rabbi Yossi, Rabbi Shimon, et Rabbi El'azer ben Shamoa.
Leurs enseignements ont été consignés tout au long des les Michnayot et la Guémara, et c'est ainsi que la Torah s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui.
Le jour de Lag baOmer nous célébrons la continuité de la de la Torah, et cela s'est produit parce que Rabbi Akiva n'a pas perdu l'espoir.
Même après avoir perdu tous ses élèves (24 000!), il est allé de l'avant et a fait ce qu'il a pouvait, et c'est ainsi que la Torah se perpétue jusqu'à aujourd'hui.

Rabbi Shimon bar Yo'haï n'a pas perdu espoir non plus, et c'est ce qui l'a amené à ce qui l'a amené aux plus niveaux les plus élevés.

[ainsi, à Lag baOmer on festoie sur l'importance de toujours garder espoir et faire de son mieux dans la spiritualité (un pas avec l'autre), car on n'imagine pas l'énormité de ce qu'on pourra finalement faire. ]

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-> Nous sommes joyeux à Lag baOmer, parce que ce jour-là, Hachem juge tout le monde favorablement. Hachem voit nos bonnes actions, se concentre sur nos bons désirs et ignore nos fautes.
[rav Elimélé'h Biderman]

-> La Guemara (Soucca 45) affirme :
Rabbi Chimon bar Yohaï affirme : "Je peux libérer tout le monde du jugement [faisant qu'ils ne soient pas punis pour leurs fautes] depuis le jour de ma création jusqu'à aujourd'hui.. Si j'ajoute les mérites de mon fils, Eliézer, je peux racheter les gens du jugement depuis le début de la création jusqu'à aujourd'hui.
Et si nous ajoutons les mérites de Yotam ben Ouziyahou, nous pouvons racheter le monde entier du jugement, depuis le jour de la création du monde jusqu'à la fin des temps".

[Rachi écrit que Yotam ben Ouziyahou "était un tsadik, plus humble que les autres rois, et excellait dans le kiboud av. A son sujet, il est dit (Mala'hi 1) : 'un fils honore son père' (בן יכבד אב). Parce que tous les jours où son père avait des tsaraat et que Yotam jugeait la nation ... il n'a pas mis la couronne sur sa tête. Il attribuait tous les jugements qu'il gouvernait à son père. jugements qu'il gouvernait à son père".]

=> Comment Rabbi Chimon bar Yo'haï nous rachète-t-il du du jugement?

-> Rachi écrit : [Rabbi Shimon dit] : "Je prends leurs leurs fautes. Ainsi ils sont libérés du jugement. jugement."

-> Dans les marges de la guémara, il y a des notes de rabbi Akiva Eiger appelées Gil'yon haShass.
Sur la guémara (Soucca 45b) où rabbi Chimon a proclamé qu'il peut racheter le monde entier du jugement et de la punition, rabbi Akiva Eiger a écrit les mots suivants : עיין אבות דר' נתן פט "ז.

Les Avot déRabbi Nathan raconte que rabbi Shimon dit : "La nation juive nation juive ne va pas au Guéhinam".
Et la raison est qu'ils ne sont pas coupables de leurs fautes parce qu'Hachem leur a donné un yétser ara, alors que peut-on attendre d'eux?

Après avoir donné un machal, rabbib Chimon bar Yo'haï conclut :
"C'est la défense que la nation juive présentera à Hahem le jour du jugement. Ils diront : "Maître du monde, tu sais que le yétser ara nous pousse à fauter". Comme il est dit : "Hachem connaît notre yétser ara" (ki ou yada yitsrénou - 103,14).
Alors, ne nous tiens pas responsables de nos mauvaises actions. [Car] nous avons fait de notre mieux."

-> Le 'Hidouché haRim dit que chaque année, à Lag baOmer, rabbi Chimon bar Yo'haï répète sa célèbre déclaration : "Je peux exempter le monde entier du jugement et de la punition!".
A Lag baOmer, en particulier, Hachem voit notre bien, ignore notre mal, nous aime immensément, et c'est l'origine de notre grande joie en ce jour.

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-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarat Dvach vol.2, 11) écrit :
"Il convient à chaque personne craignant D. (yéré chamayim) de faire téchouva le jour de Lag baOmer parce que le mérite de rabbi Chimon l'aidera à se purifier. Il ne doit pas passer ce jour à faire des bêtises, car ce sera une douleur pour le tsadik".

-> Rabbi Tsadok haCohen (Tsikdat haTsadik 127) écrit :
"Le Zohar ('Hayé Sarah 129) affirme que lorsqu'une personne fait téchouva, et même lorsque le plus grand racha fait téchouva, elle s'élève aux niveaux les plus élevés.
J'ai entendu dire, au nom de Rabbi Bounim de Pshischa, que tout cela est dû au mérite de Rabbi Chimon bar Yo'haï. Il a accompli par son labeur en avodat Hachem qu'un baal téchouva devrait atteindre de tels niveaux. niveaux si élevés".

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-> Le Sar Shalom de Belz parlait un jour de la grandeur de Lag baOmer, et son fils, rabbi Zoundel a dit : "Lag b'Omer est comme Yom Kippour". Son père lui répondit qu'il avait raison.

-> Le 'Hatam Sofer (Drachot vol.2 280) écrit également que Lag baOmer est comme Yom Kippour.

-> Rabbi Yehoshua de Kaminka enseigne :
La guémara (Béra'hot 58a) dit que le Temple est appelé : הוד (od - splendeur).
Nous pouvons donc déduire que הוד שבהוד (od chébé'od - splendeur de la splendeur) est le Kodech Kadochim.
Le jour de Lag baOmer correspond à : הוד שבהוד (comme nous le disons à la fin du compte du Omer de ce jour), nous arrivons au Kodéch Kadochim, semblable au Cohen gadol qui y qui y entre seulement le jour de Yom Kippour.

-> Le Beit Aharon écrit :
"Les tsadikim, par leurs bonnes actions, purifient les Bné Israël, et rabbi Shimon bar Yo'haï purifie toujours les corps des Bné Israël."
Cette purification est un autre élément de Lag baOmer, qui rappelle Yom Kippour.

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-> Le jour de Lag baOmer, il est de coutume de chanter le chant "bar Yo'haï" (le fils de Yochaï - בר יוחאי).
Reb Naftali Katz (Siddour Beit Rachel) écrit que chanter Bar Yo'haï purifie l'âme, même pour ceux qui ne saisissent pas les secrets les secrets de cette chanson.

-> Nous n'imaginons pas grandeur phénoménale de Rabbi Chimon bar Yo'haï.
Le rav Elimélé'h Biderman dit que c'est peut-être la raison pour laquelle nous chantons בר יוחאי (bar Yo'haï, dans ce chant nous le dénommons : "le fils de Yo'hai" (non "Chimon bar Yo'haï) .
Nous nous rappelons que rabbi Shimon était un être humain, qu'il avait des parents, et qu'il a pourtant atteint de tels niveaux. Par conséquent, si nous nous consacrons au service d'Hachem, nous pouvons également atteindre des niveaux très élevés.

Les gens ont tendance à considérer les tsadikim comme des personnes nées totalement différentes des autres.
Par conséquent, lorsqu'ils entendent parler de la grandeur d'un tsadik, ils haussent les épaules et disent : "Mais qui peut être comme lu ? C'était un ange. Si je naissais ange, je serais moi aussi, je serais comme lui."
C'est pourquoi il est important de se rappeler que les tsaddikim sont des êtres humains. Ils ont aussi des défis à relever, et ils sont devenus grands et saints parce qu'ils ont passé ces épreuves.
Si nous réussissons nos épreuves, nous pouvons aussi atteindre des niveaux des niveaux incroyablement élevés.

[par ailleurs, nos Sages enseignent que rabbi Chimon bar Yo'haï est né par le mérite des nombreuses larmes qu'a versé sa mère (Sarah). On apprend de là l'importance des parents de prier de tout coeur pour mériter d'avoir et d'éduquer de bons enfants. ]