Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Si tu m’ouvres un petit trou de la taille d’un chas d’aiguille [dans ton coeur], je t’ouvrirai les portes célestes.
[Zohar - Vayikra 95a ]
[pit'hi li pit'ha ké'hidouda déma'hata, vaana afta'h lé'ha tar'in ila'in]

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-> Le rav Barou'h de Mézhibozh (cité dans Botsina D'Néhora) explique ce verset en citant le midrach (Chir Hachirim rabba 5,3) qui dit qu'Hachem nous demande de Lui ouvrir une petite ouverture, de la taille du chas d'une aiguille, et qu'Il ouvrira ensuite pour nous une énorme porte de la taille d'une grande chambre.
Cela signifie que nous devons faire un petit effort de notre côté et qu'une fois que nous l'aurons fait, Il s'occupera du reste.

Tout dans le monde dépend du désir.
[Zohar - Chémot 162b - kol milin déalma la talyan éla bir'outa]

Le désir est le niveau spirituel qui porte toutes les prières du monde et les présente devant Hachem dans les cieux.
[Zohar - Mikets 13 ]
[taava, da ou darga dé'hol tsélotin déalma bidé, véa'il lon kamé malka ila'a]

Il est certain que le désir et la pensée attirent le flux et produisent des effets concrets dans tout ce qui est nécessaire.
[Zohar - Vayétsé 22 ]
[déa vadaï réouta ouma'hachava, massi'ha messi'hou, vé'avid ovada bé'hol ma dé'itstérikha]

La Torah est appelée "bénédiction".
[Erchei Kinouim - Eré'h Béra'ha ]

L’influence positive d’être en Israël

-> "Vos pères vivaient autrefois de l’autre côté du fleuve" (bééver lanaar yachévou avoté'hem méolam - Haggada de Pessa'h)

-> Pourquoi était-il nécessaire que la Haggadah nous indique où ils vivaient?
Vivant hors d’Israël, ils étaient influencés par le mazal de ce pays particulier, ce qui les conduisait à adorer des idoles.
[ex: les hébreux en Egypte en sont venus à servir des idoles comme les égyptiens]

C’est pourquoi Hachem ordonna à Avraham de s’installer en terre d’Israël.
En Israël, une personne est sous l’influence directe d'Hachem, comme le dit le verset : "Les yeux de Hachem, ton D., sont toujours tournés vers elle" (Ekev 11,12).
[rav Yonathan Eibshitz - Pardes Rabbi Yéhonatan ]

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=> tout juif est forcément impacté négativement par la mauvaise atmosphère spirituelle de la nation dans laquelle il vit en exil.
Ainsi, à l'image d'Avraham, nous devons autant que possible vivre en Israël pour être protéger de cela, et à l'inverse nous permettre d'être la meilleure version de nous-même, grâce au fait que l'influence y est directe avec Hachem.

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-> "Tu ne manqueras de rien là-bas (la terre d'Israël)" (Ekev 8,9).
Nos Sages commentent : Pourtant, il existe de nombreux fruits qui ne poussent pas en terre d'Israël ; comment alors comprendre cette promesse selon laquelle nous n'y manquerons de rien?
La Torah ne veut pas dire que la terre d'Israël contient tout. Elle veut plutôt dire que la terre d'Israël possède un pouvoir (influence) particulier qui aide ses habitants à se sentir proches d'Hachem et de Sa Torah, à tel point qu’ils éprouvent un plaisir spirituel si intense qu’ils ne ressentent aucun manque matériel.

"La synagogue est un paradis pour les tsadikim"
[séfer 'Harédim - chap.66]

L'un des remèdes à une mauvaise conduite sexuelle (contraire à la halakha) est l'observance correcte du Shabbat.
[Yessod Yossef ]

Lorsque l’on fait la tsédaka aux pauvres, son effet se fait sentir tant en Haut qu’en bas.
Grâce à cette tsédaka, on fait jaillir en abondance des bénédictions sur tous les êtres inférieurs, les chars et les armées célestes. Tous ceux-là sont bénis et reçoivent la lumière.
[Zohar - Vayétsé 15 ]

Tombes des tsadikim

+ Tombes des tsadikim :

-> Prier sur les tombes des tsadikim réveille les tsadikim qui y sont enterrés afin qu’ils puissent intercéder en notre faveur. Les lieux de sépulture des tsadikim sont saints et purs, et la prière y est davantage exaucée. [Kitsour Shoulkhan Aroukh 128:13]
La Michna Broura (581:27) explique que nous nous rendons sur les tombes car un cimetière où reposent les dépouilles de tsadikim est un lieu où les prières sont plus facilement exaucées.
Le drachot haRan (Drouch 7, voir aussi Zohar 3:70) nous dit qu’il convient à une personne de se prosterner sur les tombes des tsadikim et d’y prier. En effet, la prière y est mieux accueillie.

-> Les sages de la Torah sont eux-mêmes une demeure pour la Chékhina même après leur mort, car leur lieu de sépulture est propice au chéfa (flux de bonté d'Hachem).
Il faut toutefois veiller à ne pas prier les tsadikim eux-mêmes, mais plutôt demander à Hachem qu’Il fasse preuve de miséricorde grâce au mérite des tsadikim qui y sont enterrés.

-> Les tsadikim qui y sont enterrés sont en réalité vivants. Ils voient et entendent tout. [Hiloula déRachbi - p.7]

-> Pendant de nombreuses années, le 'Hida (Shem Haguédolim - Maaré'het Guédolim - alef) s’est interrogé sur la coutume de prier sur les tombes des tsadikim, jusqu’à ce qu’il trouve les paroles du séfer 'Hassidim qui disent que Rabbi est apparu dans des habits de fête (bigdé 'hamoudot) qu’il portait le Shabbat (et non dans son linceul) après son décès et qu’il récitait le kidouch pour sa famille. En effet, même après leur mort, les tsadikim sont considérés comme vivants (Béra'hot 18a).

Rabbi Bé'hayé (Vayé'hi 49,33) écrit qu’il existe certains tsadikim qui, même après leur mort, vivent dans un corps et une âme. Seul leur corps physique (gouf hagas) est enterré, mais ils possèdent un corps plus spirituel (gouf dak) et leur âme s’y revêt pour une durée prédéterminée. Ils viennent au monde pour accomplir les ordres de Hachem, et ils apparaissent à ceux que Hachem désigne.

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-> La guémara (Baba Métsia 85b) rapporte que Reich Lakich marquait les limites des lieux où étaient enterrés les Rabanim.
Selon Rachi, l’explication littérale est que cela permettait d’éviter que les Cohanim ne marchent par inadvertance sur ces tombes, risquant ainsi de contracter une impureté. De cette manière, les tsadikim ne seraient pas une source de malheur pour autrui.

Cela semble difficile à comprendre, car pour les Cohanim, n’importe quelle tombe poserait un problème, et pas seulement celles des tsadikim.
Par conséquent, rabbi Yaakov Emden explique que Reich Lakich identifiait ces tombes afin que les personnes souhaitant prier près des tombes des tsadikim sachent où les trouver.

On retrouve cette idée en rapport avec Kalev. Pour éviter d’être influencé par les manœuvres des explorateurs (atsat méraglim), Kalev priait sur les tombes des Patriarches (Chéla'h Lé'ha 13,22, Rachi, Sotah 34b).