Aux délices de la Torah

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"Et ils montèrent vers le sud, et ils arrivèrent à 'Hévron." (Chéla'h Lé'ha 13,22)

-> Kalev s’y rendit seul et se prosterna sur les tombes des Patriarches, afin de ne pas se laisser persuader par les autres explorateurs de prendre part à leur complot. [Rachi - se basant sur Sotah 34b]

Lorsqu’une personne d’une génération ultérieure étudie et répète les paroles d’un Tanna ou d’un autre sage des premiers temps (Amora), dont la vie et l’intellect sont incarnés dans ces paroles mêmes, elle insuffle sa propre vie et son propre intellect dans les leurs. C’est ce qu’on appelle "l’union d’esprit à esprit" (itdabkout rou'ha bérou'ha - voir Zohar II,124b).
Car par là, elle redonne vie à ce sage et à ses paroles. Ainsi est-il dit : "Ses lèvres s’agitent dans la tombe".
[selon Yébamot 97a : "Rabbi Yo'hanan dit au nom de Rabbi Shimon bar Yo'haï : Chaque fois que les paroles d’un savant de la Torah [décédé] sont citées dans ce monde, ses lèvres bougent dans la tombe."]

Cela peut être considéré comme une forme de prosternation sur les tombes des tsadikim, car la force vitale du tsadik est enfouie et cachée dans ses paroles, et celui qui les étudie, en les imprégnant de sa propre vie et de son propre intellect, redonne vie à la conscience de ce tsadik. C’est ce qu’on appelle "l’union d’esprit à esprit".
[Méor Einayim - Likouté Messekhta Shabbat ]

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-> La pratique de la prosternation sur les tombes des tsadikim est abordée dans le Talmud et les Midrachim. Le suppliant peut soit implorer Hachem d’exaucer ses prières grâce au mérite du tsadik défunt, soit demander au tsadik d’intercéder auprès d'Hachem en sa faveur.
Du point de vue kabbalistique, s’il s’accompagne des intentions mystiques appropriées, l’acte de prosternation peut créer une union des esprits entre le suppliant et le défunt, car une partie de l’âme du tsadik reste toujours attachée à son corps. Cela peut amener le suppliant à des états de conscience supérieurs. Cette pratique était suivie par les grands kabbalistes de Sfat, au 16e siècle.
[rav Eliézer Shore]

"En réalité, si une personne ne pratique pas les actes de bonté, il est très difficile pour ses prières demandant la faveur et la bonté divines d'être acceptées par Hachem."
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed 2,6 ]

Pourquoi Yossef [haTsadik] a-t-il atteint cette stature et cette royauté ?
Parce qu’il a maîtrisé [positivement] sa voix intérieure (son yétser - bichvil chékavach yitsro).
Quiconque maîtrise sa voix intérieure (kovech yitsro), le Royaume des Cieux repose sur lui (malkhouta dichmaya a'hil alé).
[Zohar - Vayéra 17 ]

Mon fils, sois prudent avec le nétilat yadayim (ablution des mains), car le nétilat yadayim fait partie des choses les plus importantes.
[rav Eliezer Hagadol - élève de Rabbénou Guerchom - Shévet Moussar - chap.16 ]

Si tu m’ouvres un petit trou de la taille d’un chas d’aiguille [dans ton coeur], je t’ouvrirai les portes célestes.
[Zohar - Vayikra 95a ]
[pit'hi li pit'ha ké'hidouda déma'hata, vaana afta'h lé'ha tar'in ila'in]

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-> Le rav Barou'h de Mézhibozh (cité dans Botsina D'Néhora) explique ce verset en citant le midrach (Chir Hachirim rabba 5,3) qui dit qu'Hachem nous demande de Lui ouvrir une petite ouverture, de la taille du chas d'une aiguille, et qu'Il ouvrira ensuite pour nous une énorme porte de la taille d'une grande chambre.
Cela signifie que nous devons faire un petit effort de notre côté et qu'une fois que nous l'aurons fait, Il s'occupera du reste.

Tout dans le monde dépend du désir.
[Zohar - Chémot 162b - kol milin déalma la talyan éla bir'outa]

Le désir est le niveau spirituel qui porte toutes les prières du monde et les présente devant Hachem dans les cieux.
[Zohar - Mikets 13 ]
[taava, da ou darga dé'hol tsélotin déalma bidé, véa'il lon kamé malka ila'a]

Il est certain que le désir et la pensée attirent le flux et produisent des effets concrets dans tout ce qui est nécessaire.
[Zohar - Vayétsé 22 ]
[déa vadaï réouta ouma'hachava, massi'ha messi'hou, vé'avid ovada bé'hol ma dé'itstérikha]

La Torah est appelée "bénédiction".
[Erchei Kinouim - Eré'h Béra'ha ]

La guémara (Roch Hachana 11a) rapporte que Yossef fut libéré de la prison de Potiphar à Roch Hachana.
Si sa libération proprement dite revêt une grande importance (marquant le début de l’exil en Égypte), cela peut être interprété de manière homilétique comme faisant allusion à la libération de l’étincelle divine de chaque juif à Roch Hachana.
Ce noyau de bonté, appelé "yossef" (pour "ajouter"), en raison de notre souhait sincère qu’il soit renforcé, est lié toute l’année au corps et à nos passions physiques (matérielles), mais il est libéré à Roch Hachana.
[Sfat Emet - Elloul véyamim noraïm - Likoutim 5663 ]