Aux délices de la Torah

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La prise de conscience d'une mauvaise action conduit à soumission et à la négation de l'ego ("Je suis comme de la poussière et de la cendre" - Vayéra 18,27), le niveau d'ayin (néant ; négation de soi).
Dans le royaume suprême d'ayin, toutes les transgressions peuvent être corrigées, et toutes les étincelles s'élèvent vers la sainteté.
[d'après le Maguid Dévarav léYaakov - sect.98 & 232 ]

Hachem ne repose pas Sa présence sur une personne qui est triste. [guémara Shabbath 30b]

-> Le Ktav Sofer (Vayéchev) explique cela comme suit : il est très difficile de rester toujours joyeux, car de nombreux événements peuvent survenir au cours d'une journée et perturber l'humeur d'une personne, qu'il s'agisse de choses insignifiantes (comme rater un feu vert) ou de choses importantes (comme faire face à un grave problème de santé).
Seule une personne qui a une foi totale en Hachem peut rester joyeuse en toutes circonstances. Elle sait que Hachem est derrière tout ce qui arrive et que tout ce qu'Il fait est pour le mieux. C'est la seule façon d'être joyeux en toute situation.
Quand une personne vit avec cet état d'esprit et accepte tout ce que Hachem fait avec amour, elle est digne d'avoir la présence Divine (la Chékhina) [toute proche] à ses côtés.

Le peuple juif est ancré dans une moralité divine supérieure. Par conséquent, toute force morale présente chez ses membres renforce le peuple juif.
À l'inverse, selon le degré de souillure et de comportement mauvais (racha) présent chez une personne, toute baisse de moralité et tous les actes mauvais (selon la volonté Divine) affaiblissent le peuple juif, ainsi que le lien de cette personne avec sa nation.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël 2:1 ]

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-> L'âme idéale du peuple juif est l'éthique absolue. Par conséquent, toute imperfection éthique présente chez un individu provoque une séparation d'avec l'âme du peuple juif.
[rav Kook - Orot - Orot Israël 2:1 ]

Le véritable bita'hon, c'est lorsque le cœur est calme, apaisé, parce que la confiance est placée uniquement en Hachem.
['Hazon Ich - Emouna Ou'bita'hon chap.2 ]

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-> "Il ne craindra pas les mauvaises nouvelles ; son cœur est inébranlable, il a confiance en Hachem" (Téhilim 112,7)

-> Le Sfat Emet explique : lorsque le cœur d'une personne est ancré dans le bita'hon, aucune crainte extérieure ne peut l'ébranler.
Même les "mauvaises nouvelles" ne brisent pas son équilibre intérieur, car elle considère tous les événements comme provenant d'Hachem.

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-> Quand on marche avec témimout, on ne compte plus sur ses propres mérites, mais sur la guidance divine. La confiance (bita'hon) assure la stabilité spirituelle, car l'âme ne tremble plus face à l'instabilité extérieure.
[Noam Elimelé'h - Toldot ]

-> La confiance ne doit être accordée qu'à Celui qui détient le pouvoir. Se fier à toute autre force, même inconsciemment, nous déconnecte du flux divin.
Une confiance mal placée génère un vide spirituel [interne].
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19 ]

"Car en Lui notre cœur se réjouira, parce que nous avons mis notre confiance en Son saint nom (ki béchem kodcho bata'hnou)" (Téhilim 33,21)

-> La joie n'est pas le résultat des circonstances, mais une conséquence secondaire de la confiance en la sainteté d'Hachem.
Le Méor Einayim (parachat Vaéra) écrit que "la confiance en Son saint nom" n'est pas abstraite : elle signifie vivre en ayant conscience que chaque événement fait partie de l'unité (a'hdout) d'Hachem, ce qui apporte une joie intérieure même dans la dissimulation.

"Ainsi parle Hachem : Maudit soit l'homme qui met sa confiance en un mortel, prend pour appui un être de chair, et dont le coeur s'éloigne de D." (Yirmiyahou 17,5)

-> Ce verset met en garde contre le fait de placer une confiance absolue dans les êtres humains ou le pouvoir matériel.
Selon le Zohar (Béchala'h 61a), une telle confiance "coupe la connexion" avec le flux céleste de la subsistance divine.
Le Sfat Emet (Bé'houkotaï 5642) explique que la confiance en la chair (les efforts humains seulement) rétrécit la conscience spirituelle, tandis que le bita'hon en Hachem ouvre l'accès à des réalités plus profondes.

Quiconque ne montre pas de reconnaissance envers son ami (son prochain) finira par nier également les faveurs qu'il reçoit d'Hachem.
[midrach Tan'houma - Chémot 5]

Une faute (avéra) souille non seulement le corps et l'âme de celui qui a fauté, mais elle "recouvre" également la Présence Divine dans ce monde (la Chékhina) d'une enveloppe grossière de mal.
La Chékhina est ainsi [davantage] "exilée" dans le mal, empêchant la manifestation de la Présence divine.

Dans la terminologie métaphorique de la Kabbale, cela est considéré comme une séparation entre la Chékhina (l'immanence divine) et son "époux", Hachem (la transcendance divine).
Nos actes vertueux (Torah et mitsvot), et plus particulièrement la correction de la faute (téchouva - repentir), "libèrent" la Chékhina de cet exil et la réunissent à son "époux".
[d'après la 'hassidout du Baal Shem Tov]

Le discours de Bar Mitsva de Chimon et Lévi

+ Le discours de Bar Mitsva de Chimon et Lévi :

"Les 2 fils de Yaakov, Chimon et Levi, les frères de Dina, prirent chacun leur épée, marchèrent sur la ville (Chékhem) avec assurance et tuèrent tous les mâles" (Vayichla'h 34,25).

-> Le séfer Likouté Yéhouda cite en se basant sur le Sia'h Sarfé Kodech le commentaire du 'Hidouché Harim sur le verset.
Le 'Hidouché Harim explique pourquoi les habitants de Chékhem étaient passibles de mort. La halakha (Sanhédrin 58b) stipule qu' un idolâtre qui observe le Shabbat est passible de mort, car le Shabbat est un "ot" (אות - signe - Ki Tissa 31,13) seulement pour le peuple juif.
Un non juif qui utilise ce signe est considéré comme un voleur et un Ben Noa’h reçoit la peine de mort pour vol. Par conséquent, il en va de même pour la Brit mila, qui est également appelée un signe (Lé'h Lé'ha 17,11).
Si un non juif se circoncit lui-même non pas pour se convertir, il est passible de mort.

Les enfants de Yaakov dirent : "ce n'est qu'à cette condition que nous serons d'accord avec vous : si vous devenez comme nous, en circoncisant tout mâle d'entre vous" (Vayicla'h 34,15), pour se convertir et devenir des Juifs à part entière.
Maintenant, en ce qui concerne un converti, nous appliquons le concept de : le guèt et la main arrivent simultanément (גיטו וידו באין כאחד - Guittin 77b), et donc ils peuvent se circoncire eux-mêmes.
Cependant, les habitants de Chékhem se circoncirent pour leurs désirs, mais voulant rester non juifs. Aussi, ils furent passibles de mort pour avoir dérobé un signe distinctif exclusive du people juif.

Le 'Hidouché Harim note que Chimon et Levi avaient 13 ans à ce moment (Béréchit rabba 80) et ce 'hidouch fut leur dracha de bar mitsva.

Yaakov lisait des Téhilim

+ Yaakov lisait des Téhilim :

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,11) affirme que Yaakov récitait des Téhilim dans la maison de Lavan.
Le Divré Yoël (Vayétsé) dit que Yaakov connaissait déjà le séfer Téhilim par prophétie, psaumes qui ne furent pas révélés avant le roi David.
Yaakov a imprimé cette puissance pour les générations en exil afin que le peuple juif survive et soit sauvé des difficultés.

-> Selon le rabbi Mendel de Kotzk, les Téhilim ne sont pas dans l'ordre arrangé par le roi David, sinon, ils auraient le pouvoir de la résurrection des morts.
Parce qu’il n'était pas approprié de donner aux gens un tel pouvoir, David réorganisa les chapitres des Téhilim. Malgré cela, toutes les délivrances peuvent être atteints en récitant les Téhilim.