Aux délices de la Torah

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"Ouvre largement ta bouche et Je la remplirai" (Téhilim 81,11)

Plus grande est ouverte notre bouche, plus nous prions à D. et L'implorons, plus généreuse sera Son aide.

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+ "Si une personne a un souci dans son cœur, qu'elle en parle"
(le roi Salomon - Michlé 12,25)

-> La guémara (Yoma 8a) explique qu'un individu est souvent trop gêné pour parler d'un problème ou d'une inquiétude spécifique, mais nous ne devons jamais nous sentir embarrassés lorsque nous parlons à D.

Le roi David nous conseille :
-> "Mettez-vous en quête de Hachem et de Sa puissance, sollicitez-Le en permanence" (Téhilim 105,4) ;
-> "Fiez-vous en lui en tout temps ... Épanchez votre cœur devant lui : Dieu est un refuge pour nous" (Téhilim 62,9) ;
-> "Qu'Israël mette son attente en Hachem, car avec D. est la bonté et nombreuses sont pour Lui, [les possibilités] de sauver" (Téhilim 130,7) ;
-> "Décharge-toi sur D. de ton fardeau, Il prendra soin de toi" (Téhilim 55,23).

A tel point qu'il affirme : "Je ne suis que prière" (Téhilim 109,4 - vaani téfila).

En s'adressant pour toute chose (importante ou futile) à D., nous faisons entrer Hachem dans notre vie, et alors comme le dit le roi David : "La proximité de D. fait mon bonheur" (Téhilim 73,28 - kirvat Elokim li tov).

-> Le Séfer ha'Hinoukh (431), décrit la mitsva de la prière par :
"Pour tous leurs besoins, ils doivent solliciter D., Qui a la capacité et l'aptitude, car Il répondra des Cieux à tous ceux qui L'invoquent avec sincérité".

-> Rabbi Sim'ha Bounim de Pschi'ha (Beit Yaakov - Vayétsé) nous dit :
"Voici le conseil que je donne à toute personne ne voulant jamais manquer de rien et désirant être reliée à D. : habituez-vous à prier et à implorer Hachem pour toutes les petites choses, où que vous soyez.
Quels que soient vos besoins, demandez à D. d'y pourvoir et Il accédera à votre requête".

-> Le Kad haKéma'h enseigne que si une personne s'adresse à Hachem pour avoir de l'aide, mais que cette aide tarde à arriver, elle ne doit pas se sentir découragée.
Le mérite acquis pour avoir sollicité l'aide divine est inestimable.
Et lorsque la délivrance arrive enfin, elle recevra non seulement l'aide lui étant nécessaire, mais bien davantage encore, du fait du mérite de cette grande mitsva de s'être fiée à Hachem.

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-> "Hachem est proche des cœurs brisés" (Téhilim 34,19)

Le 'Hazon Ich note à quel point le don de la prière est remarquable, car il nous permet d'exprimer tous nos soucis et préoccupations au Créateur du monde.

Le roi Salomon dit : "Le souci abat le cœur de l'homme" (Michlé 12,25).
La guémara (Yoma 75b) explique ce verset comme signifiant que si une personne a de l'inquiétude dans son cœur, elle doit en parler et elle se sentira bien mieux.
D. est toujours là à nous écouter, qui que nous soyons, quoi qu'on est fait et quoi qu'on est à Lui dire, et cela suffit à nous réconforter pendant les moments difficiles de la vie.

Ainsi, même si durant la journée, nous devons sourire et nous dire : tout ce qui m'arrive est pour le bien (gam zou létova), au moment de prier, nous devons exprimer à Hachem tout ce qui nous perturbe.

Le rav Pinkous disait que la prière est un moment où l'on vide son cœur à Hachem, en imaginant le pire pour notre vie, afin que b"h, nous puissions vivre le meilleur, car nous bénéficierons alors de l'aide divine.

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-> Le fait de s'épancher auprès de D. en Lui déversant ses inquiétudes et ses problèmes procure un véritable apaisement, et créé un lien avec Hachem qu'il serait impossible d'expérimenter autrement.
Le Chévet haLévi écrit à ce sujet : "Heureux celui qui connaît des moments si précieux dans sa vie".

-> "Plus nous implorons D., plus Il se rapproche de nous" (Téhilim 145,18)

-> "Lorsque vous priez, sachez devant Qui vous priez"
[guémara Béra'hot 28b - conseil de Rabbi Eliézer sur son lit de mort à ses élèves]

-> "Lève-toi et prie la nuit [...] Répands ton cœur comme de l'eau à la face de Hachem" (Eikha 2,19)

Rien ne saurait être comparé à une prière sincère, venue du fond du cœur (D. désire notre cœur!), lorsque l'homme prie avec l'intime conviction qu'il s'adresse à Hachem, qui peut tout nous accorder.

Prier de tout cœur, c'est se rapprocher de D., Lui tenir la main, en ayant alors l'intime conviction que rien de mal ne peut nous arriver.
Je ne crains plus rien, ni personne, car Papa Hachem est là!!

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-> Rav Assi (guémara 'Houlin 60b) nous enseigne que les végétaux ont commencé à se développer le 3e jour de la Création, comme D. le leur avait ordonné, mais ils se sont arrêtés à la surface du sol, car il fallait qu'Adam prie pour qu'ils poussent.
Ce n'est qu'à ce moment, que la pluie est tombée et la végétation s'est remise à croître.

Rav Yérou'ham Lévovitz (Daat Torah) commente en disant qu'à l'entrée des Cieux, une abondance de bénédictions n'attend que nos prières, et que D. a mis au point un système établissant la prière comme une nécessité à l'attribution de ces bénédictions.

=> Cela répond à la question suivante : A quoi sert la prière si tout a déjà été décrété à Roch Hachana?

La prière fait partie de nos efforts nécessaires (hichtadlout), et en est même l'élément le plus important, car telle est la façon de fonctionner du monde : sans prière avec kavana, nous nous privons de tous les bienfaits gardés en réserve pour nous.

[il faut prier, de tout notre cœur, pour permettre aux bénédictions divines, bloquées aux Cieux, de se déverser dans notre vie!]

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-> Nos Sages (guémara Baba Batra 123a) enseignent que notre matriarche Léa s'était toujours entendu dire qu'elle épouserait Essav.
En effet, Lavan avait 2 filles et Rivka 2 fils, et il était entendu que les aînés se marieraient ensemble tandis que les cadets formeraient un 2e couple, ce qui signifiait que Léa devait épouser Essav et Ra'hel, Yaakov.

Aussi, lorsque ce dernier se présenta chez Lavan, il demanda Ra'hel en mariage.
Lavan accepta de lui donner sa plus jeune fille contre 7 années de travail.
La possibilité pour Léa d'épouser Yaakov semblait totalement nulle, mais elle continua néanmoins de prier.

Le verset (Béréchit 29,13) dit : "Les yeux de Léa étaient fatigués", à force de pleurer et de prier Hachem.
Même lorsque tout espoir semblait vain, elle ne perdit pas courage.

Bien entendu, Lavan substitua Léa à Ra'hel, et celle-ci confia à sa sœur les signes qu'elle avait convenus avec Yaakov.
Finalement, Léa épousa Yaakov et mit au monde 6 des 12 tribus d'Israël.

=> Il nous suffit de prier et de laisser D. trouver le moyen de répondre à nos prières.

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-> On peut également apporter les exemples suivants :

1°/ Dans la paracha Vayéra (21,17), Yichmaël était dans le désert, malade et sans eau.
Yichmaël a pleuré et prié, et "Hachem a entendu la voix de l'enfant [Yichmaël]", et miraculeusement la vie de Yichmaël a été sauvée.
Le Pné Ména'hem s'interroge : il semble que Yichmaël n'a été sauvé que grâce à ses prières, mais pourtant dans la paracha Lé'h Lé'ha (17,20), Hachem a promis à Avraham que Yichmaël vivrait et deviendrait une grande nation.
=> Ainsi, est-ce que Yichmaël avait besoin des prières pour être sauvé?
La réponse est que : oui! car rien ne peut se passer sans prière.
Même s'il y a une promesse de D., la réalisation de cette promesse ne peut avoir lieu que lorsqu'il y a des prières.

2°/ Hachem a promis à Avraham et à Sarah qu'ils donnerons naissance à un enfant (cf. Lé'h Lé'ha 17,16).
De plus, des anges sont venus leur dire le moment exact où cela se produirait.
Cependant, il semble que malgré tout les prières étaient quand même toujours nécessaires pour que ce miracle puisse avoir lieu, comme en témoigne le fait qu'Avraham pria pour Avimélé'h.
Rachi (Vayéra 21,1) sur "Hachem s’était souvenu de Sarah" = "Ce chapitre, qui fait immédiatement suite à celui relatif à la guérison d’Avimèlekh, vient t’enseigner que celui qui demande miséricorde pour son prochain et qui a besoin pour lui-même de la même faveur est exaucé en premier, ainsi qu’il est écrit : "Avraham pria Elokim, Elokim guérit Avimèlekh (Vayéra 20, 17), aussitôt suivi de : "Hachem s’était souvenu de Sarah". Il s’en était souvenu avant même de guérir Avimèlekh."

Les prières d'Avraham pour Avimélé'h ont permis d'amener le miracle de la naissance d'Its'hak.
=> Il en découle que malgré la promesse explicite de Hachem et la garantie des anges sur la date précise de naissance de l'enfant [dans un an!], il était malgré tout nécessaire de prier.

3°/ "Les enfants d'Israël gémirent du sein de l'esclavage et se lamentèrent [en prières] ; leur plainte monta vers D." (Chémot 23)
Rabbénou Bé'hayé commente : "Bien que le temps de la délivrance était déjà arrivé, ils n'en étaient pas méritants.
Mais parce qu'ils ont beaucoup prié à Hachem en raison de leur très dur travail [le gémissement/lamentation à D. dans la difficulté est une des formes de prières], alors Hachem a accepté leurs prières ...
C'est également une allusion au fait que la future guéoula est dépendante de la téchouva et de la prière."
[en effet, même si le moment d'être délivré est arrivé, si nous ne demandons rien, alors le machia'h ne peut pas venir!]

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-> "Même si une épée tranchante est posée en travers de sa gorge, il ne doit pas se retenir de prier pour [bénéficier de] la miséricorde Divine."
[guémara Béra'hot 10a]

La pire chose que puisse faire une personne est de désespérer et de s'arrêter de prier, car rien ne dépasse Hachem.

Il est écrit : "Israël espérera en D., car avec D. est la bonté, et nombreuses sont pour Lui, [les possibilités] de sauver" (Téhilim 130,7).

De la même façon que nous remercions D. pour chaque respiration que l'on a, le fait de prier est notre respiration, notre bouffée d'air, nous permettant d'aspirer et d'espérer au meilleur, car absolument rien n'est impossible pour D., pour peu qu'on Lui ai demandé ...

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-> "Dans toutes leurs souffrances, Il [Hachem] souffre avec eux" (Yéchayahou 63,9)

-> Nos Sages nous enseignent (guémara Sanhédrin 46a), que lorsqu'un juif souffre, la présence divine se lamente, Hachem en pleure de douleur, si l'on peut dire.
[kalani mérochi kalani mzro'i]

-> D. nous promet : "[Lorsqu'il] M'appellera J'accéderai à sa requête, Je suis avec lui dans le malheur, Je l'en sortirai et Je le grandirai" [Téhilim 91,15]

=> A nos côtés, Hachem partage notre détresse durant nos périodes de troubles, et n'attend que nos prières sincères pour nous en sortir, plus grand qu'auparavant.

Garder le Shabbath

+ Garder le Shabbath :

-> "Shabbath est la source de la émouna, la pierre angulaire de la Torah, et c'est le couronnement des 6 jours de la semaine.
C'est pourquoi, une personne devra être extrêmement vigilante à ce que tout ce qu'elle y fait le soit avec la crainte d'Hachem."
[le Chla haKadoch]

-> "Vous observerez le Shabath, car il est saint pour vous" (Chémot - Ki Tissa 31,14)
Le Yichma'h Moché de commenter :
"La sainteté du Shabbath illumine l'âme, tandis qu'une personne qui le profane involontairement abîme son âme. C'est comme manger accidentellement du poison"

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-> "Une personne qui profane le Shabbath publiquement et intentionnellement renie le fait que D. a créé le monde, comme un idolâtre renie l'existence de Hachem.
Les 2 sont punis de la même façon : la lapidation.
[...]
Tout le monde est dans un état de crainte le jour de Kippour.
Les gens y jeûnent, s'affligent, et font très attention d'éviter la moindre transgression.
Cependant, la sainteté du Shabbath ne les touche pas autant.

Nous sommes impressionnés par Yom Kippour parce qu'en ce jour D. pardonne nos fautes.
Mais nous devons prendre conscience que le Shabbath amène plus de pardon que ne le fait Yom Kippour.
En effet, en observant le Shabbath, D. pardonne toutes nos fautes."

[Michna Béroura - Introduction aux Hilkhot Shabbath]

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-> "Rabbi Abba a dit : Heureux sont les juifs, car Hachem les a privilégié.
Il les a choisi comme Son peuple, eux, et aucune autre nation.
Avec amour, Il les a rapproché de Lui, leur donnant la sainte Torah.

Il leur a donné le Shabbath, qui est plus saint que les autres jours.
C'est un jour de repos et de joies.
Shabbath est équivalent à la Torah toute entière.
C'est pourquoi, une personne qui observe Shabbath est considérée comme si elle avait accomplit toutes les mitsvot de la Torah."
[Zohar - Béchala'h 47:1,2]

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-> "Celui qui observe correctement Shabbath sera récompensé par le fait que D. bénisse sa famille dans ce monde, et prépare un lieu de résidence pour lui et sa famille dans le monde à venir"
[Tikouné Zohar]

-> "Hachem a promis à Avraham que par le mérite d'observer le Shabbath, le peuple juif sera épargné des feux du Guéhinam (enfer)"
[Midrach Béréchit Rabba]

-> "En récompense de l'observation du Shabbath, une personne méritera les délices du monde à venir, qui porte le nom de : Shabbath"
[Machzor Vitry - 70]

-> "Une personne qui observe correctement le Shabbath sera tenue à l'écart de la faute"
[Mekhilta Béchala'h]

-> "Si une personne garde le Shabbath selon la loi, Hachem accomplira tous ses désirs.
Tous les délices qu'elle profitera dans ce monde, ne sont que les fruits de cette récompense, le principal lui restant intact pour le monde à venir."
[midrach Chémot Rabba 25]

-> "Celui qui garde le Shabbath, le Shabbath viendra prendre sa défense dans la cour Céleste."
[Tan'houma Béréchit]

-> "A chaque sortie de Shabbath, Eliyahou haNavi s’assoit sous l'Arbre de la Vie, notant les mérites de ceux qui observent Shabbath"
[Mégalé Amoukot]

-> "Rabbi Yo'hanan a dit, au nom de Rabbi Yossé : Une personne qui prend plaisir à Shabbath, on lui donnera un héritage sans limites. [...]
Rabbi Na'hman, fils de Yits'hak, a dit : [Une telle personne] est sauvée du joug des nations durant l'exil"
[guémara Shabbath 118b]

-> "Rabbi à demandé à Rabbi Yichmael ben Rabbi Yossé :
C'est grâce à quel mérite, en particulier, que les riches en terre d'Israël le deviennent?
Il lui a répondu : Car ils donnent les dîmes. [...]

C'est grâce à quel mérite, en particulier, que les gens deviennent riches dans les autres pays?
Il lui a répondu : Car ils honorent le Shabbath."
[guémara Shabbath 119a]

-> "Toutes les difficultés et les peines sont le résultat d'une négligence des lois du Shabath"
[Imré Pin'has 4,22]

Rabbi Pin'has de Korets développe l'idée que de même qu'observer correctement le Shabbath amène le pardon sur toutes nos fautes, de même le fait de le profaner, va rappeler toutes nos fautes, et entraîner une punition pour chacune d'elles ensemble.

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->Le Pri Mégadim (267:1) rapporte :
"Lorsque nous quittons la maison, il est d'usage d'embrasser la mézouza, en disant : "Que Hachem garde mon départ et mon arrivée".

Le Chla haKadoch enseigne qu'à Shabbath, on devra dire à la place : "Souviens-toi du Shabbath afin de le garder saint".

A Shabbath, nous n'avons pas besoin de prier pour la protection, car Shabbath en lui-même nous garde. "

Le Pri Mégadim cite ensuite l'avis divergent du Magen Avraham, qui pense que le Shabbath protège uniquement la communauté juive dans son ensemble, mais que chaque personne devra prier pour sa propre sécurité.

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-> Nos Sages enseignent (guémara Shabbath 12a) que si l'on vient visiter un malade pendant Shabbath, on devra dire : "le Shabbath, on n’implore pas mais la guérison est proche" (Shabbath hi milize’oq ouréfoua quérova lavo).
Rabbi Méir dit : "Le Shabbath a le pouvoir de t’amener la miséricorde"

-> L’Admour de Zanz dit que cela signifie que le jour du Shabbath produit le même effet que la prière et les implorations.

-> Le Méor Enayim demande : Pourquoi est-ce qu'on n'implore pas durant Shabbath?
Car notre besoin d'implorer réside dans le fait que nous nous sommes séparés d'Hachem (D. souhaite alors que nous crions de tout cœur vers Lui, afin de revenir au plus proche de Lui).

Or le fait d'observer le Shabbath a le pouvoir de nous amener très proche de D., faisant que le rétablissement est à portée de main.

-> Le Méoré Ohr rapporte l'explication suivante :
Selon le midrach, Hachem a déclaré que le Shabbath et le peuple juif sont mariés l'un à l'autre : le Shabbath étant le mari et Israël la femme.
La michna (Kétoubot 51a) dit que si une femme subit une blessure, son mari a l'obligation de lui fournir les traitements médicaux.

Ainsi, le Shabbath, dans le cadre de ses obligations en tant que mari, se doit de guérir les malades d'Israël.

-> "Shabbath hi milize’oq ouréfoua quérova lavo"
Rabbi Hillel de Paritz d'expliquer : Si le Shabbath ne se lamente pas (par le fait qu'on l'observe correctement - Shabbath hi milize’oq), alors la guérison est proche (réfoua quérova lavo).

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-> Un vendredi après-midi, alors qu'il était gravement malade, le Arougat haBosem (Moché Greenwald) a demandé à sa femme et à sa fille, qui étaient alors dans la cuisine à préparer le Shabbath, de venir prier pour sa réfoua chéléma.
Il leur a expliqué :
"Une prière pour un malade qui est prononcée par une femme qui met tout son cœur et son âme à préparer de délicieux repas pour Shabbath, possède beaucoup de poids, d'importance au ciel."

"Même s'il s'avérait vrai que les bonnes actions que tu as faites, dépassent en nombre les grains de sable de la mer, cela ne l'emporterait pas sur une seule bonté que D. a fait pour toi dans ce monde.
[...]
Cela entraîne l'inévitable conclusion que toute récompense que Hachem nous donne, ne l'est pas pour nos actions ou notre comportement dans ce monde, mais uniquement par la bonté et l'altruisme de D."

['Hovot haLévavot - Chaar haBita'hon - chap.4]

"Le vendredi soir, Hachem danse avec les tsadikim au Gan Eden"

[Zohar 'Hadach - A'harei]

Les dons charitables ont le pouvoir d'annuler le châtiment céleste s'ils sont offerts dans la plus grande discrétion, c'est-à-dire sans que le généreux donateur connaisse le bénéficiaire et sans que ce dernier sache qui est son bienfaiteur.
[Rabbénou Bé'hayé - Michpatim 22,34]

Moché réexpliqua les miracles à Yitro

"Et Moché raconta à son beau-père tout ce que Hachem avait fait" (Yitro 18,8)

-> Le Zéra Shimshon pose la question suivante, tirée du Zéra Béra'h.
Si Yitro s’est joint au peuple juif parce qu’il avait entendu parler de tous les miracles qui leur étaient arrivés, comme le dit clairement le verset (Yitro 18,1) : "Et Yitro entendit tout ce qu'Hachem avait fait", pourquoi Moché a-t-il dû lui raconter à nouveau tous ces miracles? Ne les connaissait-il pas déjà?

Le Zéra Shimshon lui-même pose la question suivante : bien que la Torah écrive que Yitro avait entendu parler de tous les miracles qui étaient arrivés aux juifs, elle précise qu’il avait entendu parler du miracle de la sortie d’Égypte. Rachi explique que, comme il s’agissait du plus grand de tous les miracles qui s’étaient produits, la Torah en a fait mention de manière particulière.
Le Zéra Shimshon demande : l'ouverture de la mer Rouge n’était-elle pas le plus grand de tous les miracles? Le renversement des lois de la nature qui s’est produit lors de la division de la mer n’avait pas d’équivalent dans aucune des étapes des 10 plaies et de la sortie d’Égypte.

Un autre point qui nécessite une clarification est qu’après que Moché eut fini de raconter à Yitro tout ce qu’il semblait déjà savoir, Yitro s’exclama : "Baroukh Hachem ..." (Loué soit Hachem - Yitro 18,10).
Qu’est-ce qu’il a entendu dans la version des miracles donnée par Moché qu’il ne savait pas encore et qui lui a fait ressentir la nécessité de bénir à nouveau le nom de Hachem?

Le Zéra Shimshon explique qu’Yitro était à l’origine un prêtre de haut rang de l'idolâtrie en Égypte. Cela signifiait intrinsèquement une chose : il était un maître en sorcellerie.
Il croyait que si la sorcellerie avait la capacité d’accomplir des choses dans le monde, cela prouvait que la puissance d'Hachem était soit limitée, soit inexistante.

Par conséquent, lorsqu’il apprit que le peuple juif avait réussi à quitter l’Égypte, cela fut pour lui le plus grand de tous les miracles. En effet, aucun esclave n’avait jamais réussi à s’échapper de l’esclavage égyptien en raison de la sorcellerie et de la magie noire que les égyptiens avaient spécifiquement mises en place pour s’assurer que les esclaves ne puissent s’échapper.

Ainsi, lorsque les juifs réussirent à quitter l’Égypte, cela prouva à Yitro qu’il existait une puissance supérieure, plus forte que le pouvoir de la sorcellerie qu’il avait considéré comme la puissance suprême.
Pour lui, cela était encore plus grand que l'ouverture de la mer, car pour diviser la mer, il n’était pas nécessaire de défier les pouvoirs de la sorcellerie, mais seulement le cours de la nature.
Uniquement la sortie d’Égypte exigeait de lutter contre les forces de la sorcellerie. Aux yeux de Yitro, qui avait été sur le terrain, c'était là le plus grand miracle.
C'est pourquoi la Torah souligne que Yitro a entendu parler de la sortie des juifs d'Égypte avant tous les autres miracles, et Rachi commente que c'est parce que c'était le plus grand de tous les miracles, selon la compréhension de Yitro.

Ce que Yitro n'avait pas réalisé, c'est que dans tous les autres miracles, les forces de la sorcellerie et l'impureté qui les alimente avaient également été combattues.
Et c’est pourquoi Moché a répété à Yitro tous les miracles dont il avait déjà entendu parler, pour lui montrer comment, en eux aussi, les pouvoirs de l’impureté et de la sorcellerie avaient été vaincus.

En ce qui concerne l'ouverture de la mer, le Zohar (vol.2,54-56) écrit que les pouvoirs de l’impureté ont été grandement affaiblis lorsque les égyptiens ont été ballottés dans la mer.
Et Rabbénou Bé'hayé (Béchala'h) écrit qu’Amalek a utilisé la sorcellerie pour tenter de dominer le peuple juif, mais qu’il a échoué.

C’est pourquoi Yitro a alors dit "Baroukh Hachem", car il comprenait désormais que non seulement la sortie d’Égypte était une démonstration qu'Hachem avait plus de pouvoir que les forces de la sorcellerie, qu’il considérait comme toutes-puissantes, mais que tous les miracles en étaient également la preuve.

Hachem est notre guérisseur

"Toutes les maladies que J'ai infligées à l'Égypte, Je ne vous les infligerai pas, car Je suis Hachem, celui qui vous guérit (ani Hachem rof'ékha)" (Béchala'h 15,26)

+ D'un point de vue halakhique, Hachem ne peut infliger de souffrances sans avoir préalablement prévu un remède :

-> Le Zéra Shimshon explique ce verset en se basant sur une halakha du Shoulchan Aroukh ('Hochen Michpat 420:21). La halakha stipule que si quelqu’un blesse une autre personne, l’auteur du préjudice est tenu de payer pour soigner les blessures.
Le Shoulchan Aroukh stipule que même si l’auteur du préjudice affirme pouvoir soigner la personne qu’il a blessée, nous n’acceptons pas son offre ; au contraire, on fait appel à un bon médecin pour soigner les blessures de l’autre personne et l’auteur du préjudice est tenu de payer.

Étant donné qu'Hachem est notre seul médecin, s’Il nous affligeait, Il ne pourrait plus être Celui qui nous guérit. Cela nous laisserait sans guérisseur.
Tel est le sens du verset susmentionné. Puisque Hachem est notre seul guérisseur, Il ne nous affligera pas des maux d’Égypte, car nous n’aurions alors aucun moyen d’être guéris.

Cependant, cette explication soulève une question évidente : les juifs tombent malades et ils guérissent aussi, et tout cela n’est l’œuvre de nul autre que Hachem. Selon la halakha mentionnée ci-dessus, cela ne devrait-il pas être impossible?

Le Zéra Shimshon répond à cette question par un midrach (Shir HaShirim raba 4,12) qui dit qu’avant d’affliger le peuple juif, Hachem crée toujours d’abord le remède. Alors qu’avec les non-juifs, Hachem les afflige d’abord, puis, lorsque vient le moment de les guérir, Il crée le remède nécessaire.

Le Zéra Shimshon explique que la raison en est qu’une fois qu'Hachem nous afflige, Il ne peut plus jouer le rôle de notre médecin ; c’est pourquoi Il crée d’abord le remède et le met en place avant même de nous affliger. Ainsi, lorsque l’affliction survient, le remède est déjà en place pour commencer automatiquement à guérir.

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+ La différence entre l’affliction des juifs et celle des autres nations :

-> Le Zéra Shimshon aborde un autre point dans ce verset. Si Hachem ne nous afflige pas de maux, pourquoi Se nomme-t-Il notre Guérisseur? Nous n’aurions alors pas besoin d’un Guérisseur.

Le Zéra Shimshon explique que le verset ne dit pas que le peuple juif ne tombera pas malade. Au contraire, le verset explique la différence entre le moment où Hachem envoie des maux aux non-juifs et celui où Il les envoie au peuple juif.

Lorsque les égyptiens ont été frappés (par les plaies), c'était en représailles de ce qu'ils avaient fait.
Cependant, lorsque Hachem frappe le peuple juif (en leur infligeant des souffrances), c'est dans un but tout à fait différent : c'est pour le guérir de ses maux spirituels et l'amener à se repentir.
Par conséquent, le verset ne signifie pas que les juifs ne tomberont pas malades. Il signifie plutôt que, bien qu’ils tombent malades, c’est parce que Hachem est notre guérisseur et qu’Il veut que nous nous repentions.
Le verset vise uniquement à établir une distinction entre les maux dont les égyptiens ont été frappés en guise de châtiment et les maux qui peuvent affliger les juifs et qui ont pour but de guérir le peuple juif de ses péchés, puisque Hachem est notre guérisseur.

Je suis éperdument amoureux d’Hachem

Qui peut comprendre les profondeurs de ma souffrance, qui peut la saisir?
Je suis emprisonné dans de nombreuses contraintes et limitations.
Mon âme aspire à des hauteurs infinies. Mon âme a soif d'Hachem.
La vie de mon esprit est la lumière la plus exaltée. La joie de ma vie est la foi en un D. infini, sans aucun obstacle de nature, de logique, de comportement ou d’éthique. Tout ce qui est bien défini est profane aux yeux de la sainteté suprême, ce que je recherche.
Je suis éperdument amoureux. Comme il m’est difficile d’étudier. Comme il m’est difficile de m’adapter aux détails. J’aime les océans et les royaumes célestes, je les désire ardemment.
"Ouvre mes yeux et je verrai les merveilles de Ta Torah" (Téhilim 119,18).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 3,222 ]

Hachem avait promis à Avraham qu’après 400 ans d’exil, ses enfants retourneraient en terre d'Israël, comme le dit le verset : "Ils reviendront ici à la 4e génération" (dor révi'i yachouvou éna - Lé'h Lé'ha 15,16). [le terme "ici" implique en Israël]
Cela ne s’est pas produit, car après la sortie d’Égypte, les juifs ont erré dans le désert pendant encore 400 ans.

Par ailleurs, comment les juifs ont-ils pu immoler le Korban Pessah en Égypte alors que l’agneau devait être immolé (sacrifié) sur le site du Temple?

La réponse donnée est qu'Hachem a miraculeusement transporté les juifs sur les ailes des aigles, le 14e jour de Nissan, jusqu’au site du Temple pour y apporter le korban.
Par conséquent, Hachem a bien tenu Sa promesse de ramener les juifs en Israël après les 400 ans lorsqu’Il les a ramenés pour qu’ils apportent leur sacrifice.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiferet Yéhonatan Béchala'h ]

Lorsque les trois anges vinrent rendre visite à Avraham, Sarah les entendit dire qu’elle et son mari seraient bénis d’un fils.
Sa réaction fut de rire et de remettre en question leur assurance.

Afin que nous ne nous trompions pas en supposant que la réaction de Sarah était inappropriée, ils ont nommé leur fils Its'hak, ce qui signifie "rire", car Avraham et Sarah n’auraient pas nommé leur fils "rire" pour qu’il leur rappelle constamment la réaction inappropriée de Sarah lorsqu’elle a appris pour la première fois qu’elle allait être bénie d’un enfant.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan Vayéra ]