Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Yaakov envoya des anges devant lui, vers Essav son frère, vers le pays de Séïr, le champ de Edom" (Vayichla'h 32,1-3)

-> Rachi dit que les messagers de Yaakov étaient véritablement des anges (מַלְאָכִים מַמָּשׁ).

On peut noter que le mot : מַמָּשׁ (mamach = véritablement), a chacune de ses lettres qui fait allusion aux 3 anges qui ont été envoyés (selon un avis) : Mickaël, Malkiel et Chanandiel.
Nous pouvons appuyer cette idée à travers un passage de la prière, dans les bénédictions du Shéma Israël du matin dans lesquelles nous disons : "עזרת אבותינו" (ezrat avoténou = l'aide de nos ancêtres), c'est-à-dire que ce sont les anges qui ont aidé Yaakov dans la guerre contre Essav. Et lorsqu'on observe le mot עזרת (aide), il a la même guématria que le nom des 3 anges : מיכאל מלכיאל שננדיאל.

-> Selon le midrach Tan'houma, cela nous enseigne que les justes sont supérieurs aux anges, puisque Yaakov, en recherche d'émissaires, s'est permis de mander des anges pour exécuter ses ordres.

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-> Rabbi Méïr de Prémichlan explique les mots de Rachi par la michna de Pirké Avot (4,11) : "Celui qui accomplit une mitsva s'acquiert un défenseur et celui qui commet une transgression s’acquiert un accusateur."
Lorsqu'une personne réalise une mitsva, elle créée un ange qui va parler favorablement d'elle au Ciel (et inversement pour une faute).
Ainsi, les anges que Yaakov a envoyé à Essav sont ceux créés par les mitsvot qu'il a pu faire.

D'ailleurs, le terme utilisé par Rachi : véritablement (מַמָּשׁ), est l'acronyme de : "mala'him mé'mitsvot ché'assa" (les anges provenant des mitsvot qu'il a réalisé).
D'autres disent : "mimaassé mitsvot ché'assa" (des bonnes actions qu'il a faites).

-> Nos Sages enseignent : "On amène l’homme dans le chemin dans lequel il veut aller" (guémara Makot 10b - bédéré'h chéAdam rotsé lalé'hét moli'hin oto).

Qui est celui qui va le conduire et l'aider sur ce chemin?
C'est Hachem.
Si c'est ainsi, il aurait dû être écrit : "On amène" en utilisant le singulier : "moli'h oto". Pourquoi est-il employé ici la forme plurielle : "moli'hin oto".

Le Maharcha répond à cette question de la manière suivante.
Au travers chacune des pensées, des mots et des actions que nous effectuons, nous créons des anges, qui sont bons ou mauvais, selon notre choix.
C'est ainsi que le résultat de notre libre arbitre est la création d'anges, d'influenceurs (pour le bien ou le mal) de notre vie future.
Par exemple rien qu'en ayant une pensée d'aspiration positive, une volonté de faire une bonne action, on va créer des anges qui vont nous aider à accomplir cette mitsva.
[et inversement pour de mauvaises pensées!]
C'est pour cela que la forme plurielle est ici employée.

Le Séfer Lev Israël explique par exemple que si l'on se prépare correctement à la prière (ex: joie et conscience d'être en face à face avec le Maître du monde, à qui nous devons tout, et qui peut tout pour nous!), rien que par cela nous avons la possibilité de créer des anges qui vont nous aider à mieux prier.
[on voit d'ici l'importance de réaliser les mitsvot avec un bon état d'esprit, plein d'aspirations et de joie, car cela va nous aider à agir au mieux, puisque nous serons alors soutenu par de nombreux anges positifs!]

Il ajoute que les termes : "amen" et "mala'h" (ange) ont la même guématria, pour nous signifier qu'à chaque fois que l'on dit à voix haute et avec intention : "amen", alors cela a la capacité de créer un bon ange [pour nous aider, pour nous défendre auprès de Hachem].

[Yaakov a envoyé ses anges à Essav, comme pour lui prouver que bien qu'ayant été chez Lavan, il a eu de très nombreuses bonnes pensées, actions, ... qui se tiennent près à intervenir pour le défendre au Ciel, ce qui impactera toute action hostile à son égard!]

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-> Il existe 2 types d'anges : ceux créés par Hachem au début de la Création, et ceux créés par la Torah et les mitsvot que l'on réalise.

Le Maguid de Mézéritch dit que lorsqu'une personne crée des anges par sa Torah et ses mitsvot, ces anges vont la suivre en permanence.

A l'inverse, les anges qui ont été créés à la création du monde, n'ont été vus que par de rares personnes d'exception, à certains moments de l'histoire.

Le verset dit : "et des anges de D. le rencontrèrent" (Vayétsé 32,2)

Puisque ces anges ont rencontré Yaakov uniquement à ce moment, ce n'était pas ceux qui sont avec lui en permanence, et c'était donc l'autre catégorie d'anges.

Yaakov a appelé cet endroit : "Ma'hanayim", qui signifie : "2 camps", car il y avait alors 2 camps d'anges avec lui : ceux créés par ses actions, et dans un autre camp : ceux que Hachem lui a envoyé.

[Yichma'h Moché]

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-> Le Métsoudat David demande pourquoi les anges ont dû être envoyés du Ciel. En fin de compte, le miracle s'est produit lorsque l'armée est devenue aveugle et a été conduite au roi de Yisroel. À quoi servaient les malachim ?

L'Alter de Slabodka dit qu'il existe un principe :
Pour qu'Hachem accomplisse un miracle et sauve les juifs d'un danger, il faut d'abord qu'ils soient calmes. Ils doivent avoir confiance en Hachem et ne pas ressentir de peur. Si une personne est hystérique ou si elle se sent désespérée, son salut ne peut pas lui être envoyé.

On peut l'appliquer à notre paracha :
il est d'abord écrit (v.32:2-3) que Yaakov "se mit en route, et des anges d'Hachem vinrent à sa rencontre. En les voyant, Yaakov dit : 'Voici le camp d'Hachem', et il nomma l'endroit Ma'hanaïm".
Lorsque Yaakov se mit en route, il avait peur d'Essav ; Hachem ne pouvait donc pas lui envoyer un salut miraculeux. Hachem devait d'abord le calmer. Pour ce faire, Il lui montra un camp d'anges (mala'him) qui l'escortaient pendant qu'il marchait. Une fois que Yaakov a vu qu'il avait un entourage céleste, il a été réconforté. Il était désormais prêt à faire ce qu'il fallait pour affronter Essav et recevoir le salut d'Hachem.

[chacun selon son niveau spirituel, nous devons arriver à retirer nos craintes en mettant notre confiance en Hachem, et alors grâce cela on permet à Hachem de nous aider à se délivrer de notre difficulté. ]

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-> Pourquoi Yaakov a-t-il eu le mérite d'avoir cette 2e catégorie d'anges envoyée par Hachem?

Notre Patriarche Yaakov représente la Torah, et le mérite de la Torah lui a octroyé le fait d'avoir ces anges supplémentaires.

Cela nous enseigne que si une personne suit le chemin de Yaakov, et se dévoue entièrement à la Torah, elle méritera d'être gardées par des anges.

[Rav Yonathan Steif]

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-> Yaakov a prié pour être sauvé de Essav.

Les dernières lettres des mots : "הַצִּילֵנִי נָא מִיַּד" (Sauve-moi, de grâce, de la main [de mon frère] - atsilénina miyad - Vayichla'h 32,12) ont une guématria de 15.

Peut-être que cela fait allusion aux 15 années durant lesquelles Yaakov a étudié la Torah ensemble avec Avraham et Its'hak.

Ces 15 années de Torah, ont soutenu le monde, et Yaakov a alors prié d'être sauvé par leur mérite.

[Na’hal Kédoumim]

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+ "(Essav] dit : Qui sont ceux-là pour toi?
[Yaakov] répondit : Les enfants que D. a accordés à ton serviteur" (Vayichla'h 33,5)

-> A la vue des femmes et des enfants de Yaakov, il a demandé : "מִי אֵלֶּה לָּךְ" (Qui sont ceux-là pour toi?).

Les mots : "מִי אֵלֶּה" ont les mêmes lettres que le nom de D. : אֱלֹהִים (Elohim).

Essav faisait allusion à Yaakov, que tout ce qu'il a, provient de la bénédiction qu'il a reçu de Its'hak, dans laquelle Its'hak a dit : "וְיִתֶּן לְךָ הָאֱלֹהִים" (Que D. te donne [de la rosée des cieux et de l'abondance de la terre ...] - Toldot 27,28)

Yaakov lui a répondit que cela est faux, et que tout ce qu'il a pu obtenir n'est que cadeaux gratuits de Hachem, dans Son infinie bonté.
[il dit : "אֲשֶׁר חָנַן" : que D. m'a gracieusement accordé]

[Ben Ich 'Haï - Adéret Eliyahou]

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-> b"h, nous venons de voir que Essav a demandé à Yaakov de décliner l'identité des personnes qui étaient avec lui, et Yaakov a alors répondu : "[Ce sont] mes enfants que D. [m'] a accordés (achèr 'hanan - אֲשֶׁר חָנַן)".

On trouve un mot similaire dans la bénédiction des Cohanim : "וִיחֻנֶּךָּּ" (qu'Il te prenne en grâce).

Ce mot est exactement au milieu de cette bénédiction, avec 7 mots avant, et 7 mots après.
Cela fait allusion aux 7 années que Yaakov a travaillé pour chacune de ses femmes.

[malgré cela (14 années de travail!), Yaakov dit que s'il a pu se marier avec elles, c'est uniquement comme cadeau : par la bonté de D.

=> Combien nous devons en prendre exemple, et sans cesse remercier Hachem pour chaque petite/grande bonté dont Il nous comble.]

[le 'Hèn Tov]

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-> "Il (Yaacov) dit : ''Ce sont les enfants dont Hachem m'a gratifié''" (Vayichla'h 33,5)

=> Essav a interrogé Yaakov au sujet des femmes et des enfants. Pourquoi donc Yaacov ne parle-t-il que des enfants?

-> Le Imré Emet explique :
En fait, nos Sages disent que celui qui épouse une femme non pas pour son profit personnel mais uniquement pour le Service d'Hachem, la Torah considère comme s'il lui avait donné naissance.
Et comme Yaakov ne s'est marié que pour servir Hachem et fonder les 12 tribus, ainsi c'est comme s'il avait fait naître ses femmes, qui peuvent donc être considérées comme ses enfants.
En répondant à Essav : "Ce sont les enfants dont Hachem m'a gratifié", il incluait donc également ses épouses.

"Ils prirent Loth et ses biens, le fils du frère d'Avram, et partirent" (וַיִּקְחוּ אֶת-לוֹט וְאֶת-רְכֻשׁוֹ בֶּן-אֲחִי אַבְרָם וַיֵּלֵכוּ - Lé'h Lé'ha 14,12)

-> Le Arizal nous enseigne que ce verset vient nous enseigner que la néchama de Rava l'Amora était enfouie à l'intérieur de Nahama l'Amonite, fille de Loth.

En effet, d'après les paroles du Ari Hakadoch, la Torah a été d'une très grande précision : "רְכֻשׁוֹ בֶּן-אֲחִי אַבְרָם" (ré'houcho ben Avram): ce verset fait allusion à Rava = רבא qui était une sommité Talmudique, à l'époque des Amoraïm.

Le Mégalé Amoukot ajoute que de la même façon que le peuple d'Israël ne pouvait pas recevoir la Torah écrite tant que l'exil égyptien perdurait, de la même manière le peuple juif ne pouvait pas compléter la Torah orale tant que l'exil de Babel n'était pas terminé.
Ainsi Rav Achi acheva la compilation du Talmud durant la fin de l'exil de Babel.

Avraham notre patriarche descendit en Egypte uniquement pour préparer le futur don de la Torah écrite. Immédiatement après son retour d'Egypte, il entra en guerre contre les quatre puissants rois. Chacun de ces 4 rois représentait une destination d'exil pour le peuple juif. Leur défaite devant Avraham sera un signe annonciateur pour les délivrances à venir. Amrafel le roi de Babel en faisait partie.
Lorsqu'Avraham entendit que son neveu Loth qui renfermait les futures étincelles de l'âme du grand érudit Rava, fut retenu prisonnier par Amrafel, il n'hésita pas un seul instant à livrer bataille afin de préserver ces étincelles saintes. L'enjeu majeur de cette guerre n'était autre que de préserver la Torah orale qui naitra durant la période du Talmud de Rava et Abbayé.

-> Une fois, Rava interpréta un verset : "Je suis descendu dans le verger aux noyers, afin de voir les jeunes pousses de la rivière" (Chir Hachirim 8,11).
Quel est le sens de ce verset? (Ce passage est une description allégorique des érudits en Torah)
Rava demande : Pourquoi les érudits en Torah sont-ils comparés à un noyer? Pour t'apprendre que, de la même manière que la noix, qui même souillée de boue ou d'excrément, voit son contenu parfaitement préservé, ainsi en est-il de l'érudit en Torah, même s'il s'est dévoyé, sa Torah ne devient pas répugnante" (guémara 'Haguiga 15b).

Rava fait ici une allusion à lui-même : son âme étant enfouie chez Loth à Sodome, dont la conduite était répugnante ; malgré tout, son érudition et sa pureté n'en furent pas affectées, c'est pour cette raison qu'Avraham risqua sa vie pour sauver Loth, afin de sauver Rava qui allait descendre de Nahama, fille de Loth.

Le Zohar Hakadoch demande : "Que vit Avraham pour s'attacher à Loth?"
Le Zohar répond : "Avraham vit par prophétie, que David Hamelekh sortirait de Loth. C'est pour cela qu'il prit Loth avec lui et risqua sa vie, afin de protéger la future royauté d'Israël." [Zohar - Lé'h lé'ha 79a]

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-> Il est écrit dans le Zohar Hakadoch : "Que vit Avraham pour s'attacher à Loth?"
Le Zohar répond : "Avraham vit par prophétie, que David Hamelekh descendrait de Loth. C'est pour cela qu'il prit Loth avec lui et risqua sa vie, afin de protéger la future royauté d'Israël." [Zohar - Lé'h lé'ha 79a]

[De Loth sortirent 2 nations : Amone et Moav, Ruth était Moavite et se maria avec Boaz. De cette union naquit Oved, le père d'Ichaï. Ce dernier engendra David Hamelekh de qui sortira le Melekh Hamachia'h. ]

L’influence du Shabbath comme protection

+ L'influence du Shabbath comme protection :

-> La guémara (Taanit 29) nous dit que les deux Temples ont été détruits à la sortie de Shabbath (motsaé Shabbath).

Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.8) explique que ce n'est pas une coïncidence, car la sortie de Shabbath est le seul moment de la semaine où la destruction du Temple est possible. La destruction ne peut avoir lieu à aucun moment qui se dirige vers un Shabbath.

Le rav Moché Shapiro explique que la prière du dimanche matin se termine (chez certains) par la déclaration "ayom yom richon léShabbath" (aujourd'hui est le premier jour de la semaine), qui annonce l'arrivée du prochain Shabbath. Une déclaration similaire accompagne le Shir Shel Yom chaque jour de la semaine.
Il est donc évident que chaque jour de la semaine fait partie du cheminement vers le Shabbath à venir.
La destruction du Temple ne peut se produire à aucun de ces moments. Elle ne peut se produire que lorsque nous nous éloignons du Shabbath (la source de la bénédiction, notre protection car lien d'intimité avec D.).
Le seul moment qui peut avoir le statut marquant la fin du Shabbat est motsaé Shabbath. C'est le seul moment où nous quittons le Shabbath, et c'est la seule occasion où la destruction peut se produire.

Les mitsvot n'ont été donnés que pour être accomplis en terre d'Israël.
Car l'essence de tous les préceptes est qu'ils soient accomplies dans le pays d'Hachem.
[Ramban - A'haré Mot 18,25]

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-> Les mitsvot ne revêtent leur véritable valeur qu'en terre d'Israël. A l'extérieur de cette terre, elles n'ont qu'une valeur éducative (pour savoir les faire lorsqu'on pourra venir y habiter).

-> Le rav Tsvi Yéhouda haCohen Kook (LiNétivot Olam - édition 5727 - 1ere partie, p.197), rapporte que le 'Hafets 'Haïm soutient que les mitsvot accomplies en dehors de la terre d'Israël n'ont que 1/20e de la valeur qu'elles recèlent en terre d'Israël.
[rapporté par le rav Tzvi Fishman - Lumières sur Orot - p.18 ]
[celui qui ne peut vraiment pas venir habiter en terre d'Israël (pour le moment), devra alors désirer sincèrement pouvoir y venir, et alors il sera comme étant en terre d'Israël. ]

-> Dans la terre d'Israël, nous sommes un peuple vivant. En diaspora, nous sommes comme des corps sans âme, une coquille extérieure d'un peuple sans vie intérieure.
[Likouté haGaon de Vilna - à la fin de Safra déTsniouta ]

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-> Selon le rav Avraham Kook, la sainteté de la terre ne résulte pas des mitsvot qui y sont accomplies. Ce sont plutôt les mitsvot particulières du pays qui dérivent de la sainteté inhérente à la terre d'Israël, d'où l'expression qui les désignent : "mitsvot qui dépendent de la terre".
La terre est en elle-même sainte (kodech).

"Une révolution tumultueuse surviendra et les gens en arriveront à voir nettement que la puissance d'Israël réside dans son éternelle sainteté, dans la lumière d'Hachem et de sa Torah, dans l'aspiration à la lumière spirituelle, l'ultime valeur triomphant de tous les mondes et de toutes les puissances .... telles sont les douleurs du machia'h qui viennent affiner et épurer le monde entier à travers les souffrances qu'elles causent."
[rav Avraham Kook - Orot haTkhiya - 72]

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[avec la venue du machia'h, et l'éclat de Vérité qu'il y aura, nous aurons alors pleinement conscience de la grandeur d'Hachem et de chaque juif.]

Hachem attend, pour ainsi dire, le service Divin que nous accomplissons au milieu des moments obscures (difficiles) de notre vie, car ce service lui est plus cher que tout autre avoda accompli à un moment où une personne est bénie par la sérénité et où les chemins de l'avodat Hachem sont illuminés pour elle, de sorte qu'elle se sent sanctifiée et élevée.
Son avoda au milieu des ténèbres est particulièrement chère à Hachem, qui apprécie ses efforts pour se souvenir de Lui et Le servir quelles que soient les circonstances.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Une dissimulation pour davantage de révélation

+ Le but de la dissimulation d'Hachem est une plus grande révélation de Sa royauté :

-> "Il y eut le soir et il y eut le matin" (vayéhi érev, vayéhi boker - Béréchit 1,5).
Il y a d'abord "le soir", les ténèbres et la dissimulation, et seulement après vient "le matin", la bonté et l'illumination.
Hachem a intégré ce modèle dans le monde dès le début de la Création : les ténèbres précèdent toujours la lumière, qui suit immédiatement, et il en va de même pour chaque personne : ses moments de ténèbres et de difficultés ne sont qu'une préparation à la bonté et à la miséricorde qui s'ensuivront.

Lorsque le verset dit : "Il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour", il exprime que l'obscurité et la lumière ne sont pas deux entités distinctes, mais les parties d'un tout ; ensemble, elles constituent un jour.
Chaque période difficile qu'une personne traverse n'est pas une réalité en soi, mais simplement une préparation au bien qui suivra, car la lumière ne peut être expérimentée sans être précédée par les ténèbres.
Le but même des ténèbres (obscurité) est de permettre à la lumière d'illuminer plus puissamment, comme nous l'enseignent nos Sages : "Il n'y a pas de lumière si ce n'est celle qui émane des ténèbres" (Zohar - Tétsavé 184a).
La lumière la plus puissante est celle qui rayonne de l'obscurité, car la lumière d'une bougie n'éclaire pas aussi bien pendant la journée que pendant la nuit, et ce n'est que lorsque l'obscurité règne que la splendeur et la douce lumière de la bougie sont perceptibles.
Cela enseigne à l'homme que même lorsqu'il voit une épaisse obscurité devant lui, que ce soit dans le domaine physique ou spirituel, ce qui signifie qu'il est incapable de servir Hachem avec une ouverture d'esprit, il doit savoir que son salut se trouve dans l'obscurité elle-même.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

La souffrance indique qu’une personne est tsadik

+ La souffrance indique qu'une personne est tsadik :

-> Lorsqu'une personne subit des souffrances, elle devrait être grandement réconfortée par le fait que Hachem traite avec beaucoup de rigueur ceux qui sont les plus proches de Lui.
Le plan initial de la Création était que le monde soit administré par l'attribut de rigueur stricte, et ce n'est que parce que Hachem a vu qu'il serait impossible de survivre de cette manière qu'Il y a ajouté l'attribut de la miséricorde.
Cependant, l'intention initiale de Hachem n'était certainement pas vaine ; ce plan est resté en vigueur en ce qui concerne les tsadikim, que Hachem traite avec un jugement strict.
Lorsqu'une personne est traitée avec rigueur, elle doit savoir qu'elle est considérée comme un tsadik proche de Hachem, et le fait qu'on lui montre qu'elle est jugée comme l'une des justes (tsadikim) devrait être pour elle un grand encouragement.
Même s'il ne trouve aucune raison de se considérer comme juste (tsadik), l'homme voit avec ses yeux, tandis que Hachem voit le cœur (Shmouel I 16,7), et Hachem a certainement une connaissance de lui qui le rend digne d'être traité comme un tsadik.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Notre prospérité vient d’Hachem

+ Notre prospérité vient d'Hachem :

-> Il est dit au nom des tsadikim (certains le rapportent au nom du Baal Shem Tov) que si l'on cherche à prospérer financièrement, la première condition préalable est la émouna ; il faut avoir foi en Hachem et compter sur Lui.
Cela est conforme au verset : "Tu te souviendras de Hachem, ton D. : c'est Lui qui te donne la force d'acquérir des richesses" (Ekev 8,18). Onkelos traduit la fin du verset ainsi : "c'est Lui qui te donne le conseil d'acquérir des biens".
Tout vient de la main de Hachem : à la fois "la force d'accomplir" physiquement ou spirituellement, au sens littéral du verset, ainsi que l'acquisition de biens, comme le dit Onkelos.

-> Le petit-fils du Baal Shem Tov, rabbi Barou'h de Mezhibouzh (Botsina d'Néhora - Réé) que le découragement bloque considérablement la réception de la parnassa, et que par conséquent, une personne doit conserver une attitude joyeuse, grâce à sa émouna.
Cela est évoqué dans le verset : "tu ne seras que joyeux" (véayita akh saméa'h - וְהָיִיתָ אַךְ שָׂמֵחַ - Réé 16,15), dont les dernières lettres forment le mot חתך ('hatakh), qui est le nom du grand ange responsable de la parnassa.

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-> Le principe est qu'en réalité la hichtadlout n'ajoute ni ne retranche rien à la parnassa. Lorsqu'avec honnêteté d'esprit, une personne investit les efforts qui sont nécessaires (et non excessifs) et laisse le reste entre les mains d'Hachem, alors Hachem lui fournit tout ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "Quant à celui qui se confie en Hachem, la bonté l'entoure" (Téhilim 32,10).
Cela est développé en détail dans le moussar, comme par le 'Hovot HaLévavot (chaar HaBita'hon).

Il arriva un jour que le Baal Shem Tov n'avait pas d'argent pour acheter de quoi manger pour le Shabbat. Comme le Shabbat approchait à grands pas, il quitta sa maison et se rendit chez son voisin le plus proche. Il toucha légèrement la fenêtre de son voisin depuis l'extérieur, puis continua immédiatement son chemin. Le voisin sortit alors précipitamment de sa maison pour demander au Baal Shem Tov ce dont il avait besoin. Lorsque le Baal Shem Tov lui dit qu'il n'avait pas d'argent pour acheter le nécessaire pour le Shabbat, il répondit avec incrédulité : "Est-ce une raison pour frapper si fort que vous avez presque cassé ma fenêtre? Et pourquoi êtes-vous parti immédiatement, plutôt que d'attendre que je vienne vous voir?"

Le Baal Shem Tov répondit : "Avec chaque personne qui naît dans ce monde, sa parnassa "naît" également pour elle. Cependant, en raison de l'effet de la faute, elle doit faire des efforts pour acquérir ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "A la sueur de ton front, tu mangeras ton pain".
Il existe toutefois des variations à cet égard : chaque personne ne doit fournir que des efforts proportionnels à les dégâts qu'elle a causée par ses fautes.
Certaines personnes gagnent leur vie chez elles, tandis que d'autres doivent parcourir de longues distances pour chercher leur pain. D'après mes calculs, je n'avais pas besoin de fournir de grands efforts ; tout ce qui m'était demandé était la plus petite des actions. C'est pourquoi je n'ai même pas frappé, mais j'ai simplement touché votre fenêtre avec mon petit doigt, afin de remplir ma responsabilité d'investir des efforts pour obtenir la parnassa que le Ciel m'avait décrétée. Pourtant, grâce à ce petit geste, le verset : "Hachem, ton D., te bénira dans tout ce que tu feras" (Réé 15:18), s'est accompli pour moi, et le bruit de coups forts a été entendu dans ta maison, alors tu es sorti pour m'aider.
Une fois que j'eus fait la hichtadlout qui m'était demandé et créé un moyen d'obtenir ma parnassa, j'étais certain qu'Hachem m'aiderait, que ce soit par votre intermédiaire ou non. C'est pourquoi, dès que j'eus touché votre fenêtre, je poursuivis mon chemin."

Sainteté & Torah

-> "Celui qui prend à cœur les paroles de la Torah se voit débarrassé de nombreuses préoccupations mentales ... de préoccupations stupides, de préoccupations impures, de préoccupations liées au yétser ara ... de préoccupations liées à des choses futiles".
[Avot déRabbi Natan - chap. 20 ]

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-> Nos sages ont ainsi déclaré que l'homme doit diriger son esprit et ses pensées vers les paroles de la Torah et élargir sa compréhension avec sagesse, car les pensées impures ne prévalent que dans un cœur dépourvu de sagesse.
[Rambam - Hilkhot Issouré Biah 22,21 ; basé sur Kidouchin 30b et midrach Michlé - chap.24 ]