Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

La plaie des premiers-nés a frappé même les premiers-nés des servantes, bien qu’elles fussent elles aussi des servantes. Rachi (Bo 11,5) explique qu’elles se réjouissaient des souffrances des juifs et méritaient donc elles aussi de mourir.
Cela prouve que lorsqu’une personne se réjouit des mauvaises actions d’autrui, c’est comme si elle avait elle-même commis ces actes, et elle sera punie.
[rav Steinman ]

La rédemption semblera se produire par "hasard", tout le monde sera occupé à son travail, sans y penser du tout, et soudain, le machia'h viendra.
[Yalkout Moche - Vayéhi ]

"Tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés du vivant d'Avraham, les Philistins les avaient bouchés et remplis de terre" (Toldot 26,15)

-> Le Méor Enayim (Vayétsé) enseigne :
Il s'agit du mystère de tous les puits que les Patriarches ont creusés pour trouver de l'eau, c'est-à-dire la Torah, dans la "terre", c'est-à-dire au niveau le plus bas.
[ l'eau est une métaphore courante de la Torah, comme dans le verset : "tout assoiffé (de spiritualité), qu'il vienne chercher de l'eau (la Torah)" (Yéchayahou 55,1).
La terre est considérée comme le plus bas des quatre éléments que sont : le feu, l'air, l'eau et la terre. ]

Car chacun des Patriarches (Avot), en perfectionnant ses traits de caractère, a fait jaillir de la terre et des niveaux inférieurs une révélation de la Torah, " une source d'eau vive " (Toldot 26,19), afin qu'elle ne soit pas recouverte à nouveau.

Cependant, après la mort d'Avraham, ces révélations ont été scellées par la "terre" qui a recouvert "l'eau". Cela est dû aux Philistins, les écorces d'impuretés qui se sont réaffirmées (les puits ont été rebouchés par de la terre).
Mais Its'hak vint et recreusa les puits, comme il est écrit : "Il recreusa les puits qui avaient été creusés du temps de son père Avraham" (Toldot 26,18).
Ceci fait également référence à la révélation de la Torah par Avraham et Its'hak.
Aujourd'hui encore, la Torah est cachée dans les actes mêmes d'Abraham et d'Its'hak.

Et tout cela afin de réparer les générations futures. En effet, sans les Patriarches, il serait impossible de comprendre la Torah et de s'approcher d'Hachem.

"Its'hak aimait Essav, parce qu'il lui donnait du gibier à manger" (Toldot 25,28)

-> Rachi explique qu'Essav a piégé et trompé Its'hak par ses paroles.
Le Baal Shem Tov fait le commentaire suivant : depuis le jour où Essav a trompé Its'hak, aucun tsadik n'a jamais été capable de voir le mal chez ses enfants.
[Zohar 'Haï - Vayechev p.346a ]

Lorsque c’est trop dur de faire les mitsvot, il reste la émouna

+ Lorsque c'est trop dur de faire les mitsvot, il reste la émouna :

-> Dans une circonstance où l'on trouve qu'il est difficile d'essayer de grandir [spirituellement], la émouna devient le domaine dans lequel il faut grandir, la émouna que nous n'avons pas à comprendre pourquoi Hachem nous empêche d'accomplir les mitsvot.
Le fait d'être mis au défi dans les mitsvot est une occasion de travailler la mitsva de l'émouna.

La émouna est en fait la seule mitsva qui ne peut jamais être retirée à un juif. Nous pouvons toujours nous efforcer d'accepter que la vie, aussi déroutante et douloureuse soit-elle, est bonne. Hachem est bon et tout ce qu'Il fait est bon.
C'est peut-être à cela que nos Sages (Mékhilta Béchala'h) faisaient référence lorsqu'ils ont dit : "Les juifs n'ont été délivrés ['Egypte] que grâce au mérite de la émouna" (lo nigalou Israïel éla b'zé'hout haémouna).
Il se peut très bien que le peuple juif, en atteignant le 49e niveau d'impureté, ait atteint un point d'incapacité. Ils étaient tombés aussi bas [spirituellement] que possible et étaient incapables de travailler sur eux-mêmes. La seule chose qui leur restait, c'était d'avoir la émouna que cela aussi était bon, même si l'on ne savait pas comment. C'est grâce à cette émouna qu'ils ont été sauvés.

Une fois que notre douleur s'estompe, les mitsvot redeviennent réalisables. Le fait d'être convaincu qu'Hachem a des raisons de nous empêcher d'accomplir les mitsvot rend leur accomplissement plus accessible.
Nous ne sommes jamais à l'abri d'une occasion de grandir, même si cette croissance consiste à
accepter la décision d'Hachem de nous priver de notre croissance [spirituelle].

[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Vayéchev 5701]

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-> Il y a un certain risque dans les discussions et les conseils concernant les sentiments d'incapacité, et c'est qu'une personne peut utiliser l'allégation d'incapacité comme une excuse alors qu'elle est en fait tout à fait capable, elle n'est simplement pas intéressée par le fait de relever le défi.
Les conseils du rav Shapira reposent ici sur la prémisse qu'une personne est honnête au sujet de sa croissance et ne cherche pas un moyen commode de s'en sortir, pour ainsi dire, en travaillant sur elle-même.

-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira dit :
"Mais pour tout ce que nous ne pouvons pas saisir ['houka], nous devons renforcer notre émouna ...
Notre émouna est plus élevée que notre raison d'être [la émouna est au-dessus de ce monde physique de la raison d'être]. Par conséquent, lorsque nous nous attachons à Hachem dans une émouna complète, au-dessus de la justification, notre douleur, que nous ne pouvons pas comprendre, devient également adoucie (allégée, parce que nous avons transcendé ce monde, le lieu où réside la douleur, la souffrance, pour aller dans un monde supérieur où il n'y a pas de douleur)".

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+ La grandeur de la émouna "simple" pendant la Shoa :

-> Le rabbi de Slonim (dans Haharouga Alé'ha - chapitre Shtok Ka'h Alah béMa'hchava Léfanai) suggère que c'est l'explication de la croissance miraculeuse de la Torah dans la période post-holocauste (Shoah).
Voici ce qu'il dit : "Et il est possible de dire qu'en raison de ce niveau [d'émouna], que (de nombreux) juifs ont accepté sur eux-mêmes le jugement [d'Hachem] au niveau de "shtok" [référence à la guémara Ména'hot 29b, où Hachem refuse d'expliquer la mort des Assara Harougé Mal'hout étant donné qu'elle dépasse l'entendement], sans remettre en question Ses actions, c'est grâce à cela que s'est produite la merveilleuse croissance [de la Torah] dans notre génération".

Après un Holocauste si terrible, qui a conduit à une telle destruction du peuple juif, que 6 millions de juifs ont été tués, il ne semblait pas y avoir de lueur d'espoir pour la reconstruction du monde juif, puisque tout avait été détruit. Comment les choses pourraient-elles revenir et la Torah être reconstruite?
Hachem nous a montré, au cours de cette génération, des signes et des miracles extraordinaires, et c'est ainsi que s'est révélé Son grand amour pour Israël. Et il est possible de dire que tout cela est dû au fait que les juifs ont accepté le décret [de l'Holocauste] avec amour, même s'ils ne le comprenaient pas et ne connaissaient aucune explication.

"Tu n'auras pas en toi de dieux étrangers!" (Yitro 20,3)

-> Tu n'auras pas en toi d'autres dieux :
Dans le premier Commandement, D. nous a ordonnés la croyance en Lui, et elle prend racine dans leur cœur, il continue et dit : un homme doit retirer de son cœur toute autre croyance, même s'il ne le sort pas de sa bouche. C'est ce que le verset précise en disant en toi, cela veut dire même dans ta pensée, c'est en cela un avertissement.

Un autre enseignement est tiré de ce mot "en toi", il faut savoir que lorsqu'un homme d'Israël sert une idole, il lui donne "un pouvoir" plus grand encore que lorsqu'un non-juif la sert. Il donne une grande force à celle du mal, c'est ce que le verset précise en disant : "Il n'y aura pas en toi de dieux étrangers" c'est-à-dire que c'est toi qui la rends un "(faux) dieu".
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

[en apparence il n'y a pas de différence entre un juif et un non-juif, mais la réalité c'est qu'un mot, qu'un comportement, ... d'un juif a un impact énorme (en bien ou en mal). ]

La messirout néfech

+ La messirout néfech :

-> Selon le Beit Aharon :
"On parle de 'messirout néfech', le don de l'âme (néfech), et non de 'messirout hagouf', le don du corps (gouf), car le concept n'est pas [spécifiquement dans les circonstances où l'on est forcé] de donner/rendre son âme lorsqu'on est testé dans des domaines d'hérésie [car si c'était le cas, on parlerait plutôt de 'messirout hagouf', puisqu'on est forcé de donner son corps pour qu'il soit tué.
Au contraire, (le terme messirout néfech) signifie donner tout son service (avodat Hachem) [le terme "néfech" (âme) renvoyant à notre spiritualité], tous les jours de notre vie, soit notre volonté, nos pensées, nos traits de caractère. [je n'ai naturellement pas envie, mais pour Hachem je surmonte mon égo humain pour faire Sa volonté. Je fais de la messirout néfech]."

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-> Le Sfat Emet (Emor 5735) étend le concept de messirout néfech à chaque fois où l'on casse, surmonte, notre nature en l'honneur d'Hachem, et à chaque fois (où l'on tue notre "moi je" - égo) on rentre dans la catégorie de mourir al kidouch Hachem.

-> De même, le rabbi Elimélé'h de Lizhensk (dans son Tzetel HaKatan) définit la mort al kidouch Hachem comme suit :
"Pour la sainteté d'Hachem, qu'Il soit béni, il brise sa nature [humaine] et se jette dans le feu [la Torah, la volonté divine] pour le kidouch Hashem, que Son Nom soit béni".

-> Selon le 'Hozé de Lublin, il est plus facile de mourir al kidouch Hachem que de vivre al kiddouch Hachem.

La puissance et la sainteté de la Torah se sont révélées être le meilleur outil pour le kirouv ré'hokim (rapprochés de D. ceux qui sont loin), comme le disent nos Sages (Eikha rabba - Pessikha 2) : "La lumière qui se trouve en elle [la Torah] les ramène vers le bien!"

Hachem t’a choisi!

Un jour, un étudiant de yeshiva vint voir le rav Aharon Leib Steinman pour recevoir des encouragements et du 'hizouk. Le rav Steinman lui dit : "Imagine à quel point tu te sentirais chanceux si tu étais choisi pour être le bras droit du roi, et que tu sois celui qui exécute les ordres du roi. À plus forte raison, tu as été choisi pour servir le Roi suprême, Hachem! En plus de cela, tu recevras une récompense éternelle dans le monde à Venir pour L’avoir servi!"
Le jeune étudiant protesta : "Hachem ne m’a pas choisi personnellement ; Il a choisi la nation tout entière!"
Le rav Steinman répondit :"Ce n’est pas vrai, ce n’est pas parce que Hachem a choisi d’autres personnes qu’Il ne t’a pas choisi ; Il t’a choisi, toi et tous les autres!"

"Ils campèrent à Réfidim où il n'y avait point d'eau à boire pour le peuple" (Béchala'h 17,1).

-> Là-bas, il n'y avait pas d'eau à boire.
Nos Sages (Béra'hot 5) enseignent que le mot "Réfidim" (même étymologie que "rifayon" - relâchement) transmet que les Bné Israël ont eu un relâchement dans leur attachement à la Torah. C'est à cela que fait allusion le verset disant qu'ils ont campé à Réfidim.

La Torah est comparée à l'eau (guémara Taanit 7). Selon le Ohr ha'Haïm, c'est pour cette raison que Hachem les a privés d'eau dans cette étape (Réfidim), selon le mesure pour mesure.

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Alors, pressé par la soif, le peuple murmura contre Moché et dit : "Pourquoi nous as-tu fait sortir de l'Égypte, pour faire mourir de soif moi, mes enfants et mes troupeaux?"
Moché se plaignit à D., en disant : "Que ferai-je pour ce peuple? Peu s'en faut qu'ils ne me lapident". (Béchala'h 17,3-4)

-> Le peuple a été assoiffé là-bas :
Il est étonnant et il serait important de comprendre pourquoi D. les a mis à l'épreuve et les a assoiffés à un tel point. Et en plus, l'étonnement sur Moché est encore plus grand, car au lieu de s'investir dans la prière, supplications, il dit à D. "si je ne leur donne pas de l'eau à boire, ils vont me lapider".
=> C'est comme s'il n'était pas concerné ou inquiet de leur soif. Il semble que Hachem les ait éprouvés ainsi afin de les éduquer à toujours porter leurs yeux vers Hachem et le prier. C'est en effet un grand principe de foi et de perfection de son âme.

C'est pourquoi la Torah relève, qu'au lieu de le supplier, ils se sont disputés avec Lui et lorsque la soif s'est fait ressentir encore plus fortement, ils se sont disputés avec Moché.
La Torah témoigne qu'ils "ont mis D. à l'épreuve" (ils L'ont offensé) en disant : est-ce que D. est parmi nous?

On peut apprendre de là, qu'ils ont réfuté la présence divine et c'est pour cela qu'ils n'ont pas prié. Mais, Lui, le Maître du monde faisait tout pour leur inculquer le sens de la prière (mais, eux, ne l'ont pas compris).
Moché l'avait compris et c'est pour cela qu'il n'a pas prié lui-même et attendait ce que D. espérait d'eux : "leur prière". Lorsqu'il a vu que leur souffrance grandissait et qu'ils ne priaient toujours pas, il s'adressa à D. et lui dit « que dois-je faire à ce peuple ? »

On apprend de là que Moché savait que la délivrance qu'ils attendaient viendra grâce à la prière des enfants d'Israël uniquement. Sinon il aurait prié lui-même comme il l'avait fait au moment de l'ouverture de la mer Rouge. Et quand bien même il n'aurait pas été répondu de suite, il aurait intensifié sa prière jusqu'à ce que D. lui réponde.

Moché argumente et dit à D. encore un peu et ils me lynchent ! Si Tu les fais souffrir plus encore, ils vont me lapider. Si après les avoir fait souffrir, ils comprennent et prient en pleurant à chaudes larmes et que la volonté de D. est réalisée, tant mieux; mais en attendant ils sont sur le point de me lapider. Cela est un argument très valable.

Je voudrais faire la remarque suivante : comment un peuple choisi par D., qui a vu de leurs yeux des choses merveilleuses, des miracles, a-t-il pu se tromper et ne pas penser à se tourner vers D. et à le supplier?
Connaissant la valeur de la prière et ce qu'il en découle, les enfants d'Israël sont sortis d'Égypte car D. a entendu leurs cris (Chemot 2-24), qu'ils ont poussés lorsqu'ils étaient esclaves en Égypte.

Il faut dire qu'ils pensaient : que tout le temps que D. est parmi eux, ils n'ont pas besoin de prier, sinon c'est comme s'ils étaient livrés à eux-mêmes. Sinon cela veut dire que D. les a abandonnés et c'est pour cela qu'ils ont dit est-ce que D. est parmi nous?
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

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-> Amalek est survenu et attaqua Israël à Refidim (Béchala'h 17,8)

Amalek est survenu : du fait qu'ils ont été paresseux dans l'étude de la Torah qui est comparée à l'eau et au feu (voir guémara Taanit 7) et qu'ils ne s'occupaient pas de cette "guerre de Torah" ils ont été punis de soif, et aussi par le feu. C'est la guerre d'Amalek contre eux.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

-> Moché dit à Yéochoua : "Choisis des hommes et va livrer bataille à Amalek; demain, je me tiendrai au sommet de cette colline, la verge divine à la main. (Béchala'h 17,9)

Moché dit à Yéhochoua : Moché ayant compris la source de cette épreuve, dit que ne peuvent sortir combattre Amalek qu'uniquement des hommes comme Yéhochoua sur lequel la Torah témoigne et dit"il n'a jamais quitté la tente" de l'étude de Torah et ainsi ils le vaincront.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]