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L’observance dite masculine et féminine du Shabbath

+ L'observance dite masculine et féminine du Shabbath :

Hachem dit à Moché : "J'ai un objet précieux dans Ma salle aux trésors, et son nom est Shabbath" (guémara Shabbath 10b).
En effet, le Shabbath est un cadeau précieux ; sa lumière et sa sainteté viennent d'en-Haut et imprègnent nos cœurs, nous insufflant un esprit de sainteté, un intellect revigoré et une vitalité spirituelle provenant du royaume supérieur appelé "Aravot", le plus élevé des 7 cieux (voir Téhilim 68,5 : 'Haguiga 12b), où se trouvent la félicité, la vitalité et les trésors de la vie.

Tout au long de la semaine, une personne doit anticiper l'arrivée des cadeaux du Shabbath, à savoir cette sainteté et cette vitalité qui viennent à elle.
Il est clair que l'on doit se préparer pendant la semaine à l'arrivée du Shabbath, car c'est en fonction de la préparation d'une personne qu'elle appréciera ces cadeaux et qu'elle sera capable d'en tirer profit.
Le verset dit ainsi : "Ils prépareront ce qu'ils apporteront" (Béchala'h 16,5). Cela signifie que nous devons faire des efforts pendant la semaine afin d'avoir ce qui est nécessaire pour célébrer correctement le Shabbath, comme nos Sages (guémara Avoda Zara 3a) enseignent : "Celui qui a travaillé la veille de Shabbath, mangera à Shabbath".

Cependant, même si une personne fait les préparatifs nécessaires, le Shabbath est un cadeau, et il ne faut pas penser que puisqu'elle a travaillé dur pour se préparer pour Shabbath, elle mérite la sainteté de Shabbath comme récompense.
Même si une personne se prépare et entreprend toutes sortes de préparatifs, elle n'est toujours pas apte à recevoir la sainteté et la subsistance spirituelle qui vient de D. le Shabbath. Il s'agit sans équivoque d'un don immérité.
Néanmoins, une personne doit se préparer à le recevoir, afin de s'assurer qu'elle est un réceptacle approprié pour cette sainteté et qu'elle a la capacité de la recevoir.

En ce qui concerne l'observance du Shabbath, il y a 2 aspects. Il y a "tu te souviendras" et "tu observeras".
"Se souvenir" (za'hor) est le masculin, tandis que "observer" (chamor) est le féminin. (Zohar 1:48b)
Certaines personnes observent le Shabbath dans le but de faire plaisir à D.
En observant le Shabbath, l'âme est rattachée à un lien plus élevé et la personne sert Dieu avec une conscience élargie. La personne est également capable d'influencer positivement tous les mondes supérieurs. C'est ce que l'on entend par l'aspect "masculin", car la "masculinité" est associée au don.

D'autre part, certaines personnes ser vent D. pour leur propre bénéfice ; c'est l'aspect "féminin", associé à la réception.
Nos Sages (Shabbath 118b) affirment que même si une personne voue un culte à l'idolâtrie comme l'a fait la génération d'Enoch, elle sera pardonnée si elle observe correctement le Shabbath.
La raison en est que lorsqu'une personne faute, elle est séparée de la source de vie et entache son âme.
Mais lorsque la sainteté du Shabbath arrive, D. illumine l'âme de la personne avec une lumière intense provenant des mondes cachés. De cette manière, l'âme peut retourner à sa source et ainsi contrecarrer l'effet de la faute.

C'est pourquoi le Shabbath est considéré comme un cadeau précieux. En observant correctement le Shabbath, une personne se voit pardonner toutes ses transgressions.
Cependant, si une personne observe le Shabbath dans cette intention, c'est-à-dire pour que ses fautes soient pardonnés, c'est bien, mais ce n'est pas optimal.
Si une personne observe le commandement de D. pour son propre bénéfice, pour recevoir une récompense, même si cette récompense est spirituelle, elle ne se rapporte encore qu'à l'aspect féminin, elle ne souhaite que recevoir de D.
Le service principal d'une personne est de faire plaisir à D. par ses actes, agissant ainsi dans un paradigme masculin, comme le dit le verset : "Donne de la force à Hachem" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35) ...

Par la sainteté du Shabbath, Hachem écarte les afflictions du peuple juif, illumine et sanctifie leurs âmes et pardonne leurs offenses.
Observer le Shabbath pour bénéficier de ces avantages est le niveau minimal d'observance. Toutefois, si une personne est capable d'observer le Shabbath au niveau masculin et actif de "se souvenir", en pensant uniquement à donner du plaisir à D. par son observation du Shabbath, c'est certainement mieux.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ki Tissa 31,12-13 ]

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=> Quelle que soit la manière dont nous nous y préparons, la sainteté du Shabbath est un don divin. Néanmoins, nous devons nous efforcer d'observer le Shabbath non seulement pour le recevoir comme un don divin, mais aussi pour plaire à D.

L’époque du machia’h est-elle souhaitable?

+++ L'époque du machia'h est-elle souhaitable?

+ Une vie sans possibilité acquérir des mérites n'est pas souhaitable :

-> "Souviens-toi donc de ton Créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que viennent les mauvais jours et que surviennent les années dont tu diras : "Je n'y trouve aucun désir" (Kohélet 12,1).
La guémara (Shabbath 151b) écrit que les mots "chanim acher tomar én lo baém 'héfets" (les années dont tu diras : "Je n'y trouve aucun désir") font référence aux années suivant l'arrivée du machia'h (les yémot haMachia'h).
Les gens peuvent avoir un manque de désir et d'intérêt pour la venue du machia'h, en raison du fait qu'après l'arrivée du machia'h, il n'y aura plus de mérites ou de démérites.

En effet, il semble qu'après la venue du machia'h, le libre choix sera limité. Puisque la divinité sera fortement dévoilée aux yeux de tous, que la vérité de la Torah sera clairement, à priori on n'aura d'autre choix que de croire en Hachem. La notion de faute cessera d'exister.
Lorsque la Vérité est évidente, que la présence d'Hachem est manifeste, cela supprimera l'essentiel du libre arbitre.
Notre but dans la vie est de servir Hachem et de gagner des récompense éternelles en exerçant notre libre arbitre. En l'absence de tout défi existentiel, nous ne pouvons plus gagner de récompense.

=> Puisqu'une vie sans libre arbitre n'est pas souhaitable, cela peut nous inciter à ne pas vouloir ces jours là (ex: Hachem attend avant d'apporter le machia'h, laisse-moi faire quelques mitsvot qui vont tellement mieux illuminer mon monde à Venir, renforcer ma relation éternelle avec toi).

-> "Alors Hachem ton D. circoncira ton cœur et le cœur de ta descendance, afin que tu aimes Hachem, ton D., de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives" (Nitsavim 30,6).

Le Ramban explique que ce verset enseigne que lorsque le machia'h viendra, personne ne désirera quoi que ce soit d'inapproprié (selon la volonté d'Hachem).
Dans ses mots : "Lorsque le machia'h viendra, faire les bons choix, utiliser son libre arbitre pour faire les bons choix, deviendra une seconde nature".
Le verset : "alors Hachem circoncira ton cœur et le cœur de ta descendance", fait référence au fait que Hahem supprimera le désir ou l'intérêt de poursuivre quoi que ce soit d'inapproprié.
Les désirs et envies inappropriés sont considérés comme le prépuce du cœur, que Hachem excisera.
Cela, ajoute le Ramban, permettra à l'humanité de revenir à l'état d'Adam HaRichon avant qu'il ne mange le fruit défendu.
Avant la fautede l'Eitz HaDaat (arbre de la Connaissance), Adam existait sur un plan où il n'y avait pas de désirs inappropriés. Lorsque le machia'h viendra, nous reviendrons à ce niveau élevé.
Sans le yétser ara pour détourner l'homme du droit chemin, le cœur et l'esprit suivront la voie que Hachem a prévue pour lui et ne fera que des choix appropriés et élevés.

Le Ramban propose alors une nouvelle interprétation du verset de Kohélet vu précédemment ("Je n'y trouve aucun désir" - Kohélet 12,1), qui fait surtout référence aux jours du machia'h.
Cependant, cela ne signifie pas que nous n'aspirons pas à ce que cette ère commence. Il s'agit bien sûr d'une période que nous attendons avec impatience.

-> Le rav 'Haïm Friedlander (dans son Sifté 'Haïm - partie.2 - émouna oubé'hira) cite un commentaire du rav Israël Salanter :
"Le monde dit : "Si seulement le machia'h venait!"
Je dis : "Oh non, peut-être que le machia'h arrive!"

Bien qu'à première vue, il puisse sembler que le rav Israël Salanter n'aspirait pas à la venue du machia'h, le rav 'Haïm Friedlander explique la signification plus profonde.
Il est peut-être courant d'aspirer à la venue du machia'h, car nous imaginons qu'il inaugurera une ère idyllique de paix et de sérénité, une époque où les défis et les difficultés ne feront plus partie de la réalité. C'est précisément pour cette raison que le rav Israël appréhendait la venue du machia'h.
Il craignait de ne plus avoir l'occasion de surmonter les difficultés et les obstacles pour accomplir les mitsvot. Il craignait de ne pas avoir accompli suffisamment de choses dans sa vie, de ne pas avoir relevé suffisamment de défis qui lui auraient permis de s'élever et de grandir davantage, avant que ces opportunités ne disparaissent. [ex: je suis tellement pauvre en mérites spirituels, comment puis-je appréhender cette réalité post machia'h en ayant aussi peu de quoi y vivre. ]
Rabbi Israël Salanter craignait que la venue du machia'h ne freine son élévation spirituelle, car elle limiterait sa capacité à exercer son libre arbitre.

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=> Pourquoi sommes-nous tenus de désirer ardemment la venue du machia'h?

-> Pourquoi la guémara (Shabbath 30b) inclut-elle "tsipita l'yéchoua" (As-tu ardemment attendu l'arrivée du machia'h?), dans la liste fondamentale des questions auxquelles nous serons confrontés après notre mort?
Pourquoi chaque juif est-il censé aspirer à l'arrivée du machia'h s'il est préférable pour nous de continuer à servir Hachem avec un libre arbitre, qui sera très largement limité une fois que le machia'h sera là?

-> Le rav Yé'hezkel Lévenstein rapporte avoir personnellement entendu cette question fondamentale posée au 'Hafetz 'Haïm : pourquoi devrions-nous prier pour l'arrivée du machia'h, si nous ne voulons pas vraiment qu'il vienne?

Le 'Hafetz 'Haïm a expliqué que chacun est tenu de demander à Hachem ce qui est bénéfique pour le klal, pour la communauté.
Sur le plan individuel, il est peut-être vrai que nous ne tirerions aucun bénéfice de l'arrivée du machia'h, car nous risquerions en réalité d'y perdre en ne pouvant plus avancer dans notre avodat Hachem (on restera limité au niveau atteint lors de la venue du machia'h).
Chaque personne qui s'efforce de se perfectionner et d'atteindre des niveaux plus élevés et plus saints ne peut y parvenir qu'en surmontant des obstacles. Il ne sera plus possible d'atteindre des niveaux plus élevés une fois que le machia'h sera venu.
Pour l'individu, il peut sembler préférable de retarder la Rédemption finale.
Pour les tsadikim, il peut être préférable que le machia'h ne vienne pas mettre fin à leurs aspirations de croissance continue.

Cependant, si l'on considère l'ensemble du klal, le peuple juif dans son ensemble, l'arrivée du machia'h apporterait le salut et la rédemption.
Pour la majorité du peuple juif, qui ne surmonte pas de manière décisive les défis pour rester ferme et fidèle à la Torah, l'arrivée du machia'h serait un soulagement.
Si l'on considère le klal, l'arrivée du machia'h est une bouée de sauvetage (leur évitant de fauter davantage, avec tous les dégâts et réparations difficiles que cela implique).
Il incombe donc à chaque individualité d'aspirer au machia'h, car c'est ce qu'il y a de mieux pour le bien collectif de la nation. Chaque juif doit prier pour ce qui est bon pour le klal, même si cela ne correspond pas à ses aspirations personnelles.

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-> Le rav 'Haïm Friedlander interprète les commentaires et l'approche du 'Hafetz 'Haïm d'une manière légèrement différente. Peut-être que chaque juif est responsable de son propre bien-être spirituel, et chacun doit donner la priorité à son propre bien-être, à sa propre croissance spirituelle ('hayékha kodmin - ta vie passe avant).
Fondamentalement, chacun devrait prier pour ses propres souhaits avant de prier pour les besoins de la communauté.
Par conséquent, le rav Friedlander offre une perspective différente sur la manière de comprendre la réponse du 'Hafetz 'Haïm.

Certes, chaque membre individuel du peuple juif serait en mesure d'accomplir davantage en continuant à grandir spirituellement pendant l'exil. Mais à l'échelle mondiale, le nom d'Hachem est profané et souillé.
Le 'hilloul Hachem est malheureusement omniprésent. Hachem n'est pas reconnu dans le monde et les valeurs éternelles de la Torah sont violées et bafouées.
Cependant, lorsque le machia'h arrivera et que le monde entier servira Hachem avec une dévotion sincère, le kidouch Hachem qui en résultera sera épique. Le nom de Hachem sera sanctifié et exalté d'une manière phénoménale et sans précédent. L'humanité reconnaîtra universellement Hachem, et cela servira à glorifier Son nom.
Comme nous le disons dans le Alénou : "Tous les habitants du monde reconnaîtront et sauront que devant Toi, tout genou doit fléchir, toute langue doit jurer" (yakirou véyéd'ou kol yochvé tévél ki lé'ha ...).

Le rav 'Haïm Friedlander explique que notre aspiration doit donner la priorité à ce qui servira le mieux à accomplir le kidouch Shem Shamayim. Comme un kidouch Hachem inégalé sera créé avec l'arrivée de la Rédemption finale, il incombe à chaque membre du peuple juif d'aspirer et de désirer ardemment le jour où Hachem sera enfin reconnu, honoré et vénéré par le monde entier.
Prier pour cela doit primer sur notre désir individuel de maximiser nos opportunités spirituelles dans un monde qui permet le libre choix.

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+ Il sera exaucé en premier :

-> "Celui qui implore la compassion [du Ciel] au nom de son prochain, et qui a besoin de la même chose, sera exaucé en premier" (guémara Baba Kama 92a)

-> Nous pouvons humblement affirmer que cela s'applique peut-être à nos prières et à notre désir ardent de voir venir le machia'h. Peut-être que lorsqu'on met de côté son propre désir de croissance spirituelle et qu'on concentre ses prières pour demander la sanctification du Nom d'Hachem, on tombe sous le coup de ce principe et on sera exaucé en premier. On méritera alors également une croissance spirituelle personnelle extraordinaire.

-> Le rav Its'hak Maltzan (dans Sia'h Its'hak, son commentaire sur le sidour, repris dans le Sidour HaGra), applique également ce principe fondamental de la prière au format de la prière de Roch Hachana. Alors que nous sommes jugés et que Hachem décide de notre avenir, il semblerait approprié de demander à Hachem les choses dont nous avons besoin : la santé, le bonheur, les moyens de subsistance et la famille.
Cependant, les demandes de cette nature sont manifestement absentes de la prière de Roch Hachana. Au contraire, notre prière se concentre sur la glorification et l'exaltation d'Hachem.

Le Sia'h Its'hak explique que ce format est spécialement conçu pour invoquer la leçon de cette guémara. Prier pour magnifier l'honneur de Hachem, en plaçant kavod Shamayim avant tout.
Cela peut nous aider à comprendre pourquoi nous prions quotidiennement pour le machia'h au lieu de nous concentrer sur ce qui pourrait nous être personnellement profitable.

-> Le point de vue du rav Aharon Leib Steinman clarifie davantage le sujet.
Une femme a perdu son mari et a décidé de ne pas se remarier. Même s'il aurait été agréable pour elle d'avoir la compagnie d'un conjoint à mesure qu'elle vieillissait, elle s'inquiétait de ce qui se passerait lorsque le machia'h viendrait.
Nous croyons qu'à la fin des temps, il y aura la résurrection des morts. Elle craignait que si elle se remariait, il lui serait interdit de retourner auprès du mari de sa jeunesse, qui était considéré comme un grand tsadik.
Elle attendait avec impatience la Rédemption (guéoula) et le retour de son mari. Elle avait hâte de reprendre sa vie conjugale avec lui et craignait que cela ne devienne impossible si elle acceptait de se remarier.
Le rav Aharon Leib Steinman lui a expliqué qu'il existe un principe fondamental concernant la Rédemption finale. Aucun juif ne sera lésé de quelque manière que ce soit lorsque le machia'h viendra.
L'arrivée du machia'h ne servira quau profit du peuple juif, sans aucun préjudice.

Le rav Aharon Leib expliqua que nous ne sommes pas capables de comprendre pleinement pourquoi l'arrivée du machia'h est le bien ultime pour nous, mais c'est le cas. Son arrivée améliorera nos vies et notre situation à tous les égards. La veuve n'avait donc rien à craindre, et le rav Aharon Leib lui conseilla de se remarier.
Le rav Steinman enseigne que même si nous ne comprenons pas pleinement pourquoi l'arrivée du machia'h est la meilleure chose qui puisse nous arriver, et même si nous ne comprenons pas pourquoi nous devrions prier pour sa venue alors que, apparemment, nous serions mieux sans lui à certains égards, nous pouvons néanmoins accepter comme un fait que c'est très certainement l'idéal, et nous devons donc l'espérer chaque jour.

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-> Selon le Rambam (Hilkhot Méla'him - 12,4) :
"Les sages et les prophètes n'aspiraient pas à l'ère messianique afin de dominer le monde entier, ni pour régner sur les non juifs, être exaltés par les nations, ou manger, boire et être heureux. Ils désiraient plutôt être libres de se consacrer à la Torah et à la sagesse sans aucune pression ni perturbation, afin de mériter la vie dans le monde à venir."

-> Rambam semble enseigner un concept qui conteste l'idée selon laquelle l'ère du machia'h limiterait notre capacité à recevoir une récompense. Le Rambam enseigne que les sages et les prophètes désiraient le machia'h pour une raison surprenante. Ils ne cherchaient pas à dominer le monde, ni à se reposer et à se détendre. Ils n'anticipaient pas une ère où ils pourraient profiter sans entrave de tous les plaisirs du monde matériel. Au contraire, leur désir était de pouvoir étudier la Torah en paix, sans aucune perturbation.
Le Rambam ajoute qu'en agissant ainsi, ils recevraient une plus grande récompense dans le monde à Venir (olam aba).

Ce Rambam semble être en opposition directe avec ce dont nous avons discuté. Nous avons appris que la période du machia'h n'est pas souhaitable parce que nous ne pourrons plus gagner de récompense en observant les mitsvot. Mais le Rambam nous enseigne que c'est exactement le contraire qui est vrai : nous aspirons au machia'h afin de pouvoir gagner plus de récompense (sa'har) en étudiant la Torah sans entrave. La notion de récompense-punition continuera apparemment à prospérer.

-> "Je vous retirerai le cœur de pierre de ta chair et te donnerai un cœur de chair" (Yé'hezkel 36,26).
Le défi auquel nous sommes confrontés dans l'accomplissement des mitsvot, qui nous empêche de canaliser tous nos efforts vers le service de Hachem, est que nous avons un cœur de pierre.
Lorsque le machia'h viendra, Hachem enlèvera nos cœurs de pierre et les remplacera par des cœurs de chair. Nous serons alors libres de suivre notre disposition innée à accomplir les mitsvot.
L'état que nous atteindrons à ce moment-là sera, comme l'enseigne Ramban, équivalent à celui d'Adam et 'Hava avant qu'ils ne violent l'instruction de Hachem de ne pas manger le fruit de l'Eitz HaDaat.

Étant donné que les jours du machia'h seront parallèles à l'état du monde avant la faute du Eitz HaDaat, pour mieux comprendre à quoi ressemblera la vie lorsque le machia'h viendra, nous devons étudier à quoi ressemblait la vie dans le Gan Eden avant la faute.

-> Le Ram'hal (Daat Tévounot) enseigne qu'il y a 3 étapes dans l'existence du monde.
Le premier était le monde avant la faute d'Adam HaRichon, lorsqu'il luttait à choisir les fruits du gan Eden.
Le deuxième stade est le monde tel que nous le connaissons, après qu'Adam ait fauté et mangé le fruit défendu.
Le troisième stade, quelque peu hypothétique, est celui du monde tel qu'il aurait été si Adam avait fait un choix différent, s'il avait fait le bon choix et mangé du fruit de l'Eitz Ha'Haïm (arbre de la Vie) plutôt que de l'Eitz HaDaat (arbre de la Connaissance).
Cette troisième étape correspond à ce que sera le monde à l'avenir, après l'arrivée du machia'h.

Le rav 'Haïm Friedlander cite le Ram'hal (dans Déré'h Hachem), qui écrit qu'Adam HaRichon n'a pas été créé dans un état de perfection, même s'il n'avait pas de yétser ara. Il a été placé dans le gan Eden et s'est vu confier une tâche à accomplir. Il a été placé là pour le servir et le garder (ovda oul'chomra).

Bien qu'il n'ait pas eu de yétser ara, il s'est vu confier une mitsvah assé et une mitsva lo taassé. Il a reçu la charge positive, lé'ovda, ainsi qu'une interdiction, à laquelle il est fait référence dans la directive léchomra.
La mitsva assé se traduisait par l'instruction directe de manger le fruit de l'Eitz HaChaim, et la lo saaseh consistait à ne pas manger le fruit de l'Eitz HaDaas.

Si Adam avait adhéré à la volonté d'Hachem et mangé du fruit de l'Eitz Ha'Haïm, il aurait atteint un état de perfection. Il se serait élevé au plus haut niveau et se serait accroché directement à la sainteté d'Hachem. Il aurait joui d'un attachement éternel avec Hachem.

Lorsque Adam succomba et mangea le fruit de l'Eitz HaDaat, il commença à sombrer dans le matérialisme de ce monde.
Au lieu de choisir de s'élever vers les sommets spirituels les plus élevés, il opta pour la matérialité. Il avait reçu le libre arbitre, et il fit un mauvais choix. Et son erreur lui coûta cher, à lui comme à nous.

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+ Libre arbitre & machia'h :

-> A la suite de la faute d'Adam HaRichon, le peuple juif s'est retrouvé confronté à une double tâche.
Notre premier objectif est de nous efforcer de revenir au niveau dont jouissait Adam HaRishon avant de fauter.
Notre deuxième objectif est de travailler à nous élever au niveau extrêmement élevé qu'Adam était destiné à atteindre.

Comme l'explique le Ramban, l'époque des jours du machia'h nous permettra d'atteindre la première partie de notre objectif. Lorsque le machia'h viendra, nous connaîtrons un état identique à celui d'Adam avant qu'il ne pèche.
Après l'arrivée du machia'h, le yétser ara diminuera progressivement jusqu'à disparaître complètement. Nous ne pensons pas qu'il sera vaincu instantanément ; chaque niveau sera plutôt supprimé séquentiellement, chaque niveau de faute sera éliminé, jusqu'à ce qu'il soit complètement écrasé.

Le Ram'hal explique que lorsque le machia'h viendra, il y aura une vague de daat, de connaissance. Le monde sera rempli de déa.
Les gens reconnaîtront Hachem grâce à leur propre intellect et leur propre séchel. Ils n'auront pas besoin d'être témoins de miracles ou de prodiges, ils en viendront à croire par eux-mêmes.

=> A quoi ressemblera le libre arbitre lorsque le machia'h viendra?

-> Lorsque le machia'h viendra, nous aurons la possibilité d'accomplir les mitsvot de la même manière qu'Adam HaRichon avant qu'il ne faute. A ce moment-là, le défi d'Adam n'était pas de choisir entre le bien et le mal, le juste et l'injuste, la mitsva et l'avéra.
Il n'a jamais été tenté de faire quelque chose de mal. Il n'avait pas à lutter contre la taava pour une avéra. Il était doté d'une propension naturelle à faire ce qui est juste.

La seule décision qu'il devait prendre concernait la vitesse de son ascension. Il devait décider à quelle vitesse il allait s'élever vers des madreigos plus élevés.
Le rav Avigdor Miller explique le choix d'Adam à ce moment-là comme un choix entre le bien et le mieux, et non entre le bien et le mal.

Tout cela a changé lorsqu'il a fauté. La faute est alors entré dans la réalité et est devenu partie intégrante de la Création. Il a dû choisir entre le bien et le mal, et il a dû surmonter la tentation qui l'attirait vers le mal.

Lorsque le machia'h viendra, nous travaillerons à nouveau pour atteindre l'état dont Adam avait joui. Nous aussi, nous serons finalement confrontés à des choix entre le bien et le mieux, entre une ascension lente et rapide, et nous n'aurons plus à lutter pour décider entre le bien et le mal.

Cette transition ne se fera pas soudainement ni rapidement. Ce sera un processus graduel qui commencera par une prise de conscience mondiale accrue d'Hachem. Cette prise de conscience, cette connaissance et cette appréciation du Maître du monde, augmenteront, se magnifieront et s'intensifieront, et finalement, le libre arbitre sera élevé au choix entre le bien et le mieux.
Notre libre arbitre (bé'hira) sera utilisé pour choisir la vitesse de notre trajectoire ascendante plutôt que pour décider entre l'accomplissement d'une mitsva et la soumission à la faute.

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+ Léfoum tsaara agra :

-> Selon notre nouvelle compréhension, nous conserverons encore certains éléments du libre arbitre, lorsque le machia'h viendra. Cependant, si cela est vrai, pourquoi ne voudrions-nous pas qu'il vienne?
Puisque, ,ous serons toujours capables d'exercer notre libre arbitre, nous devrions donc désirer ardemment et attendre avec impatience son arrivée.

La réponse réside dans le fait que, bien que le concept de libre arbitre continuera d'exister, un aspect important du libre arbitre tel que nous le connaissons aujourd'hui disparaîtra, et son absence changera tellement la donne que nous préférerions que cela ne se produise pas.

Dans notre existence actuelle, chaque personne est confrontée à des défis, à des obstacles qui l'empêchent d'utiliser son libre arbitre de manière appropriée. Nous devons surmonter nos instincts primaires et nos désirs innés et nous élever au-dessus des défauts humains tels que la paresse, l'avarice, la jalousie et l'étroitesse d'esprit.

Nous sommes confrontés à de nombreux obstacles qui nous empêchent de faire le bon choix. Plus ces obstacles sont nombreux, plus la récompense est grande. Lorsqu'une personne fait le bon choix malgré un défi de taille, lorsqu'elle surmonte les obstacles et prend la bonne décision, elle obtient une récompense beaucoup plus importante.

Selon nos Sages : "léfoum tsaara agra" (Pirké Avot 5,23) = la récompense est proportionnelle à la difficulté [rencontrée lors de l'accomplissement de la mitsva]. Plus le défi est difficile, plus l'obstacle est difficile à surmonter, plus la récompense est grande pour la personne qui le surmonte.
Le "léfoum tsaara agra" est le facteur le plus important pour déterminer l'ampleur de la récompense que nous recevrons pour nos mitsvot.

Mais tout cela changera lorsque le machia'h viendra. Il n'y aura plus d'obstacles, plus de barrières à l'accomplissement des mitsvot. Notre désir inné et nos instincts intrinsèques seront de faire le bien.
Accomplir les mitsvot, étudier la Torah, sera facile et naturel.
Par conséquent, le principe de léfoum tsaara agra ne s'appliquera plus. Nous ne pouvons pas gagner plus de récompenses lorsque nous ne sommes pas confrontés à des obstacles à l'accomplissement des mitsvot.
Notre intérêt à retarder la venue du machia'h est de conserver le concept de léfoum tsaara agra, qui peut nous offrir nos plus grandes récompenses pour l'accomplissement des mitsvot.

Il y aura un élément de récompense lorsque le machia'h viendra, en fonction de la rapidité avec laquelle chacun décidera de gravir l'échelle spirituelle. Plus quelqu'un choisira de monter rapidement, plus il atteindra rapidement de nouveaux domaines de spiritualité, et plus grande sera la récompense qu'il recevra.
La manière et la vitesse avec lesquelles quelqu'un choisira de se rapprocher d'Hachem se refléteront dans sa récompense.

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-> Le rav Pinkous n'est pas satisfait de cette réponse. Après tout, l'Arizal a continué à enseigner et à instruire son élève, R' Chaim Vital, même après son décès ! Ces visites posthumes inhabituelles auraient pu lui donner amplement le temps et l'occasion d'instruire son élève en termes plus simples. Si tel est le cas, pourquoi l'Arizal a-t-il dit au Baal Shem Tov qu'il n'avait pas suffisamment de temps ?
R' Pincus

-> Le rav Pinkous explique qu'il y a une différence fondamentale entre la Torah qui est apprise dans ce monde matériel, et la Torah qui est étudiée dans celui à Venir (olam aba).
L'innovation, le développement de nouveaux 'hidouchim, la création de modes d'explication originaux, la formulation de concepts novateurs de la Torah, tout cela n'est possible que dans ce monde, tant que l'on est mortel et que l'on réside dans ce monde (olam azé).
Cependant, une fois que l'âme atteint le monde à Venir, l'étude de la Torah est quelque peu limitée. À ce moment-là, l'étude de la Torah ne peut qu'approfondir ce que l'on a déjà appris. Tout ce qu'une personne a déjà étudié de son vivant peut être analysé plus en profondeur et étudié de manière plus approfondie après son décès. Mais elle ne peut pas se lancer dans l'étude de nouvelles études qu'elle n'a pas étudiés au cours de sa vie.

-> Le 'Hafetz 'Haïm encourageait chaque juif à étudier et à terminer au moins une fois l'intégralité du 6 Sidré Michna. Même s'il n'est pas en mesure de comprendre pleinement ou d'analyser en profondeur chaque sougya, il est important d'avoir terminé chaque massékhta au moins une fois, même si ce n'est que superficiellement.
[c'est comme si notre bibliothèque de savoir dans notre demeure à venir va dépendre de ce qu'on aura étudié dans ce monde.]

"Moché fit sortir le peuple du camp à la rencontre de D. et ils se tinrent au pied de la montagne" (Yitro 19,17)

-> Nos Sages (guémara Shabbath 88a) disent que Hachem a déraciné le mont Sinaï et l'a tenu au-dessus de la tête des juifs comme un tonneau : "Si vous acceptez Ma Torah, c'est bien, dit-il, sinon ce sera votre tombeau".
Cela enseigne que même si nous n'avons pas envie d'étudier la Torah et de servir Hachem, "vous n'êtes pas libre d'y renoncer" (Pirké Avot 2,3).
Imaginez que quelqu'un nous force à le faire. C'est une bonne approche pour les périodes d'étroitesse d'esprit. Nous ne devons jamais cesser d'étudier ou de servir le Hachem, même si nous n'en avons pas le désir, car au moins vous accomplissez l'action.
[le Baal Shem Tov enseigne que la principale récompense que nous recevons pour l'observation de la Torah et des mitsvot provient des efforts accomplis pendant nos périodes de petitesse, d'étroitesse (morale). ]
[Ben Porat Yossef - Vayéchev]

Il y a des gens qui étudient la Torah avec des arrière-pensées, gagnent des adeptes et nomment ces adeptes comme autorités halachiques ; et ces adeptes, lorsqu'ils rendent leurs décisions, agissent également avec des arrière-pensées. Il est certain que ces personnes ne recevront aucune récompense dans l'au-delà, car la récompense éternelle n'est accordée que pour les mitsvot accomplies pour l'amour du Ciel (lechem chamayim).
Lorsqu'une personne agit avec des arrière-pensées (lichma - intérêts personnel, et non pour Hachem), elle recevra sa récompense dans ce monde, mais pas dans celui à Venir.
Cependant, si elle se repent correctement (reconnaissant, regrettant le passé et souhait tout faire lechem chamayim), alors elle récoltera alors sa pleine récompense dans le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 21,2-6]

Pourquoi Hachem n'a-t-il donné la Torah au peuple juif qu'après sa sortie d'Égypte, et non avant?

Considérons le principe suivant : Celui qui sert D. par crainte est comme un serviteur, mais celui qui sert D. par amour est comme son enfant. (Zohar 3:82b)
Si Hachem avait donné la Torah au peuple juif avant qu'il ne quitte l'Egypte, le peuple juif aurait reçu la Torah en raison de sa peur/crainte, peur que s'il n'acceptait pas la Torah, D. ne le libère pas. Il aurait donc reçu la Torah en tant que simple serviteur.
C'est pourquoi Hachem les a d'abord fait sortir d'Egypte et ne leur a donné la Torah qu'ensuite. À ce moment-là, le peuple juif a reçu la Torah par amour, en tant qu'enfant de D.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Yitro 20,2 ]

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-> Hachem nous a donné la Torah après nous avoir libérés de l'Égypte afin que nous le servions par amour et pas seulement par crainte.

"Efface le souvenir d'Amalek de sous le ciel plutôt que sur la surface de la terre" (Béchala'h 17,14)

-> Le rav 'Haïm Kanievsky explique : nos Sages affirment (voir Yérouchalmi - Roch Hachana 3,8 ; Rachi - I Shmouel 15,3) que les Amalécites étaient connus pour être des sorciers. En racontant une autre bataille contre un sorcier, la guerre de Moché contre Midian et le sorcier Bilaam, Rachi (Bamidbar 31,6) relate comment Bilaam a utilisé la sorcellerie pour suspendre les rois madianites dans les airs, hors de portée des épées des juifs.
Afin de tuer les Midianites, Pin'has pointa le Tzitz (plaque frontale portée par le Cohen Gadol, sur laquelle était gravé le nom de Hachem) vers eux, et ils tombèrent.

Il est clair que les sorciers utilisaient la tactique de voler dans les airs pour éviter d'être capturés. En conséquence, la Torah déclare que les Amalécites, qui étaient connus pour être des sorciers, seraient détruits où qu'ils se trouvent sous les cieux, même s'ils volaient dans les airs et n'étaient donc pas sur la surface de la terre.
Le rav Kanievsky ajoute qu'il n'y avait aucune crainte que la génération du Déluge utilise la sorcellerie pour se suspendre au-dessus de la terre, car les Sages enseignent que l'eau annule les effets de la sorcellerie (Sanhédrin 67b). Ainsi, l'eau du Déluge les maintiendrait sur terre. En conséquence, la Torah stipule qu'ils devaient être effacés de la surface de la terre.

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-> Le Yérouchalmi (Roch Hachana 3,8) déclare qu'Amalek était un sorcier et un astrologue. Lorsqu'il combattit les juifs, les premières lignes de son armée étaient composées d'hommes dont l'anniversaire tombait ce jour-là, car on supposait que le jour de sa naissance, le mazal (la chance) d'une personne était plus forte et qu'elle avait moins de chances de mourir.

Le rav 'Haïm Kanievsky note que ce concept ne s'applique pas aux tsadikim. Au contraire, les Sages enseignent que les tsadikim sont plus susceptibles de mourir le jour de leur anniversaire, vivant ainsi des années complètes (Kidouchin 38a).
La raison de cette différence est que pour les gens ordinaires, la mort peut être une punition ; le jour où leur mazal est plus fort, ils sont moins susceptibles d'être punis.
Ainsi, une personne est moins susceptible de mourir le jour de son anniversaire. Pour les tsadikim, cependant, la mort n'est pas une punition, mais une récompense, puisqu'ils vont directement au Gan Eden. Ainsi, ils sont en fait plus susceptibles de mourir le jour de leur anniversaire.

Hachem nous rembourse nos dons avec un supplément

"Hachem ne manque jamais de rembourser une dette. Il rembourse une personne pour tout ce qu'elle fait de bien, mais il ajoute également un bonus supplémentaire.
Lorsque nous soutenons des enfants orphelins en terre d'Israël, Hachem fournit à tous ceux qui font des dons (tsédaka) et à tous ceux qui collectent des fonds beaucoup de satisfaction de la part de leurs propres enfants et petits-enfants, et aussi de la part d'eux-mêmes."
[Rayatz de Loubavitch]

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-> Les mots ajoutés "et aussi d'eux-mêmes" contiennent une bénédiction supplémentaire. En récompense de l'aide apportée aux enfants, Hachem n'aidera pas seulement les enfants des donateurs ; Il leur accordera également tout ce que leur cœur désire en matière de matérialité et de spiritualité.
[rabbi Méïr Itamar Rosenbaum]

Hachem ne nous demande qu’un peu

+ Hachem ne nous demande qu'un peu :

-> Le rav Yaakov Galinsky, rapporte que son beau-père le rav Eliezer Gordon disait :
"Hachem nous a ordonné de donner le maaser béhéma. On doit faire une petite ouverture et y faire passer tous nos moutons à travers. Nous comptons : 1, 2, 3, 4, ... 9, et le dixième mouton est frappé avec un bâton teinté de rouge pour l’identifier comme maaser.

Cela nous amène à une question. Les hommes riches ont d’énormes troupeaux de moutons. Par exemple, la guémara (Shabbat 54b) dit qu’Éliézer ben Azaria donnait 12 000 veaux par an pour le maasser.
Cela signifie que 120 000 moutons devaient passer sous son bâton. C’est certainement une tâche énorme de compter autant de moutons et cela prend certainement beaucoup de temps. Il savait combien de moutons il possédait, alors pourquoi ne pouvait-il pas simplement en prélever 10 % et les désigner comme maasser? Pourquoi tout homme riche ne pourrait-il pas faire cela?

La réponse est que si nous allions voir un homme riche et lui disions qu’il doit donner 12 000 de ses moutons pour le maasser, il serait très contrarié. Il demanderait : Comment peux-tu me dire de donner une si grande quantité de moutons?
C’est pourquoi nos Sages ont dit que l'homme riche devait rassembler tout son énorme troupeau en un seul endroit et les compter tous. Il doit dire : Celui-ci est pour moi, celui-ci est aussi pour moi, ... et le dixième est pour le Cohen ... De cette façon, il comprendra qu’il ne peut garder qu’une certaine partie de ce que Hachem lui a donné, et qu’il n’est censé donner qu’un petit pourcentage au Cohen."

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=> Nous devons tous faire ce travail dans la vie, en appréciant ce qu'Hachem nous donne, et en observant à quel point c'est peu par rapport à ce qu'il nous demande (et sur lequel nous aurons une récompense!).

Le désir d’or et d’argent imprègne les 248 membres et les 365 tendons d’une personne. Lorsque quelqu’un donne son argent à la tsédaka, c’est comme s’il coupait un morceau de son propre corps et le donnait à Hachem.
[Baal haTanya - sur Térouma 25,3 ]

On n’emporte avec nous que la tsédaka

"Lorsque vous prêtez de l’argent à Mon peuple (im kessef talvé ét ami), au pauvre qui est avec vous" (Michpatim 22,25)

-> Le rabbi de Kotzk (séfer Ohel Torah) explique ce verset en citant la michna (Pirké Avot 6,7) qui dit : "L’or et l’argent d’une personne ne l’accompagnent pas. Les seules choses qui l’accompagnent sont sa Torah et ses bonnes actions."

Le mot "talvé" (prêter - תַּלְוֶה), peut également signifier "accompagner". En conséquence, le verset pose une question : "Im kessef talvé et ami" = l’argent des gens les accompagnera-t-il (dans l’autre monde)?
Le verset répond : "ét ha'ani ima'h" = la seule chose qui sera avec lui est l’argent qu’il a donné aux pauvres.

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-> "Une personne ne peut pas être accompagnée d’argent. Mais elle peut l’envoyer à l’avance en donnant la tsédaka!" [rabbi de Kretchnifer ]