Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Rabbi Na'hman de Breslev explique que l’essence de Pharaon est "le pouvoir de l’illusion".
En vérité, le peuple juif était si nombreux que s’il s’était simplement levé et avait quitté l’Égypte, les égyptiens n’auraient pas pu l’en empêcher. Mais Pharaon nous a jeté un sort qui nous a donné l’illusion qu’il était impossible d’échapper à notre travail d’esclaves.
De même, de nos jours, beaucoup d’entre nous se sentent piégés dans une situation où nous devons travailler très dur pour gagner notre vie (au-delà du nécessaire - hichtadlout). Cependant, la vérité est que ce fardeau n’est en réalité qu’une illusion. Hachem pourvoira à nos revenus d’une manière ou d’une autre, même si nous ne nous poussons pas à faire des heures supplémentaires.
Nous pouvons donc nous débarrasser de notre sentiment d’esclavage vis-à-vis de notre travail et sortir d’Égypte, dès aujourd’hui.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likoutei Mohoran I,54 ]

Même si elle est peut-être très bien dissimulée, il y a une étincelle du machia'h dans chaque juif.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,282 ]

"Il expiera sur la maison" (Métsora 14,53)

-> En ce qui concerne la purification des plaies, sur le corps et sur les maisons, la Torah recommande le processus d'expiation par l'apport de deux oiseaux. Ce qui n'est pas le cas pour les plaies apparues sur les vêtements. Alors que l'origine de ces 3 types de plaies était due à des fautes. Pourquoi cette différence de traitement?

En fait, nos Sages enseignent que lorsqu'un homme subit une perte d'argent, celle-ci joue déjà le rôle d'expiation pour ses fautes. Aussi, lorsque les plaies attaquent ses vêtements, la destruction de ses vêtements consiste en soi déjà une expiation. Il est donc inutile d'apporter deux oiseaux en expiation.
=> En revanche, lorsque les plaies attaquent sa maison, bien qu'il faille aussi la détruire par la suite, la Torah ne se contente pas de cette perte financière pour jouer le rôle d'expiation. Elle demande d'apporter en supplément, deux oiseaux purs. Pourquoi?

Parce que la maison comporte une Mézouza à la porte, laquelle y introduit une Sainteté Divine. Les plaies ayant attaqué une telle maison, la faute de ce fait devient plus grave. Car l'impureté a attaqué un lieu où la Sainteté de Hachem y est installée.
C'est pourquoi, on ne se contente pas de la perte d'argent pour jouer le rôle d'expiation. L'aggravation de la faute due à la sainteté de la Mézouza impose en supplément, l'expiation par l'apport des oiseaux.
['Hatam Sofer]

"Elle sera impure 7 jours... et le 8e jour, il circoncira la chair de son prépuce" (Tazria 12,2)

-> L'impureté chez la femme venant d'accoucher provient de la faute originelle et dure 7 jours. Quant au prépuce du
nouveau-né, il provient aussi de l'impureté de la faute originelle. La circoncision est pratiquée pour marquer la
libération du bébé de cette impureté le 8e jour.
Ce qui explique le lien entre l'impureté de la femme en couche et la Mitsva de la circoncision, que la Torah juxtapose dans notre paracha.

Cela permet de résoudre une question. Le sacrifice de Pessa'h ne fut pas offert dans le désert car les nouveau-nés n'ont pas été circoncis dans le désert. Ce qui rendait impossible d'apporter le sacrifice de Pessa'h, qui imposait la circoncision.
Mais alors, pourquoi ce sacrifice a t-il pu être apporté la 1ère année, qui a suivi la sortie d'Egypte? Pourtant les nouveau-nés dans l'année qui a suivi la sortie d'Egypte n'ont pas été non plus circoncis!

En fait, nos Sages nous enseignent qu' au moment du don de la Torah, l'impureté originelle avait disparu des corps des juifs. C'est la raison pour laquelle, les bébés, à cette période, naissaient sans prépuce. Cette impureté est réapparue par la faute du veau d'or, le 17 Tamouz. Seuls les bébés conçus après le 17 Tamouz, sont donc nés avec un prépuce. Mais ceux-là venaient au monde 9 mois plus tard, soit à partir du 16 Nissan.
Le 14 Nissan, la veille de Pessa'h, jour où le sacrifice de Pessa'h devait être offert à Hachem, aucun juif n'avait donc de prépuce. Le sacrifice de Pessa'h pouvait donc être offert par les Hébreux.
[Panim Yafot]

"Quand vous viendrez en terre de Canaan, Je mettrai des plaies de Tsara'at dans vos maisons" (Métsora 14,34)

=> Pourquoi Hachem annonce-t-Il qu'Il va frapper les maisons de plaies de Tsara'at (lèpre) en terre de Canaan?

Idolâtres, les habitants de Canaan avaient construit leurs maisons au nom de leurs idolâtries. Ce qui a fait résider
l'impureté de l'idolâtrie dans leurs maisons. Lorsque les Bné Israël vont entrer en Terre Sainte et s'installer dans les demeures des Cananéens, Hachem dans Sa Bonté, et pour leur éviter de s'éloigner de Lui, ne les laissera pas vivre dans des maisons imprégnées d'impureté. Pourquoi?

Parce que l'impureté d'un lieu, influence les personnes qui y vivent.
Ainsi, Il frappera les maisons de plaies de lèpre pour qu'elles soient détruites. Elle seront reconstruites cette fois-ci au Nom de Hachem. La Sainteté de Hachem résidera dans leurs demeures.
Cela nous apprend que lorsqu'un homme est amené à construire une maison, il doit dire, au début de son projet : "Je fais cela pour le Nom de Hachem". Et de cette façon, une Sainteté Divine viendra s'y installer, apportant la bénédiction. Car tout dépend du départ. Si on sanctifie un projet, un lieu, en les réservant à Hachem dès le début, cela permettra d'y installer la Sainteté.
[d'après le Zohar]

Les attentes d’Hachem sont proportionnelles à nos capacités

-> Les générations précédentes se situaient à un niveau spirituel bien plus élevé que les générations suivantes. Plus une génération est spirituelle ou plus une personne est sainte, plus Hachem lui demandera des comptes selon des critères élevés.
À titre d’analogie, si un général et une nouvelle recrue désobéissent tous deux à un ordre, il va de soi que le général sera puni plus sévèrement. La raison est évidente : le général aurait dû faire preuve de plus de discernement.
[rav Yonathan Eibshitz - Alon Ba'hout ]

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[le fait que notre génération soit basse spirituellement, que nous soyons faibles, n'est pas une raison pour se dispenser d'agir (quelle importance cela a pour Hachem, je ne suis pas un grand Sage passé).
Mais papa Hachem attend de chaque juif selon ses capacités propres, et Il en est autant content en fier ! ]

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+ Les éloges indésirables :

-> Qui n’aime pas recevoir des compliments? Nous aimons tous qu’on flatte notre égo.
Le rav Yonathan Eibshitz (dans Alon Ba'hout) écrit qu’il arrive parfois que les éloges soient contre-productifs et aient un effet négatif sur nous. Il évoque les forces spirituelles du ciel qui cherchent à nuire au peuple juif ou à un individu juif.

L’une des façons dont les forces du mal cherchent à nuire au peuple juif consiste à le couvrir d’éloges, en disant à Hachem à quel point le peuple juif est merveilleux, comment Hachem a créé le monde pour le bien du peuple juif et que nous sommes la nation qui a reçu la Torah sur le mont Sinaï.
Et après nous avoir abondamment loués et élevés à des sommets, les forces du mal tentent alors de nous faire tomber à genoux.

En faisant comprendre à Hachem que si le peuple juif est une nation si exaltée (élevée), alors il ne devrait pas agir et se comporter comme il le fait, et qu’il faut attendre et exiger davantage de lui. Et s’il ne se montre pas à la hauteur de ces attentes, alors il doit, Hachem nous en préserve, être puni en conséquence.

[les forces du mal multiplient les louanges pour semer la destruction spirituelle ; nous devons multiplier les louanges pour favoriser la croissance spirituelle.
Cela est valable sur un plan collectif, comme individuelle, où le yétser ara peut chercher à multiplier les louanges, gonflant ainsi notre égo, nous éloignant d'Hachem (puisqu'on est si fort, alors on a pas si besoin de Lui, de devoir Lui être redevable pour Son aide constante) ... ]

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=> D'un côté, nous devons nous enorgueillir que malgré notre bas niveau spirituel nous faisons des actes qui impactent tous les mondes Supérieurs, qui sont aimés par Hachem. Mais d'un autre côté, nous devons aussi par moment avoir une humilité, que tout ne vient et n'est possible que par Hachem.
Nous devons utiliser ces 2 sentiments de telle façon que cela dynamise positivement notre service d'Hachem.

Manger la spiritualité des aliments

Lorsqu’une personne mange, elle accomplit deux choses :
1°/ elle extrait l’essence spirituelle contenue dans la nourriture. Comme le dit le verset : "Afin de t’enseigner que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais qu’il peut vivre de tout ce qu'Hachem décrète" (Ekev 8,3).
Ce n’est pas le pain en soi qui nourrit l’homme, mais bien la spiritualité qui imprègne la nourriture.
2°/ Le second objectif est la santé et le bien-être de la personne.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayéra ]

Israël influence vers plus de spiritualité

"Tu ne manqueras de rien là-bas (la terre d'Israël)" (Ekev 8,9).

=> Pourtant, il existe de nombreux fruits qui ne poussent pas en terre d'Israël ; comment alors comprendre cette promesse selon laquelle nous n'y manquerons de rien?

La Torah ne veut pas dire que la terre d'Israël contient tout. Elle veut plutôt dire que la terre d'Israël possède un pouvoir (influence) particulier qui aide ses habitants à se sentir proches d'Hachem et de Sa Torah, à tel point qu’ils éprouvent un plaisir spirituel si intense qu’ils ne ressentent aucun manque matériel.

Même si un homme (juif) est faible et misérable (spirituellement parlant) sous un certain angle, il a le pouvoir de soutenir tous les mondes, ce que même un ange céleste ne peut accomplir.
Et il donne (si l'on peut dire) force et vaillance au Créateur du monde, comme il est écrit : "Il chevauche les Cieux par ton aide" (Vézot haBéra'ha 33,26).
Chacun (tout juif), aussi petit et simple soit-il, doit s'habituer à se considérer et à s'enorgueillir dans ce domaine en se disant : "Peut-être que grâce à moi, l'accomplissement de la Volonté Divine dans un certain domaine sera rendue possible?"
[Séder haYom]

"Entrez ... dans l'Arche (téva)" (Noa'h 7,1)

Le commentaire du Baal Chem Tov sur ce verset est bien connu : l'âme descend dans ce monde, et une personne se préoccupe des nécessités de la vie, subvenant aux besoins de sa famille par le travail de ses mains. Elle se laisse envahir par le travail et les soucis de gagner sa vie, et c'est alors qu'elle peut se noyer.
Le meilleur conseil est d' "entrer dans la téva (un mot)" = Attachez-vous aux mots des prières que vous récitez et de la Torah que vous étudiez. Le mérite de cet attachement (dvékout) aux mots saints de la prière et de la Torah, dit le Baal Shem Tov, "vous, votre femme et vos enfants" seront assistés par D. dans tous leurs besoins.

Selon le Baal Shem Tov, l'attachement aux mots de la prière et de la Torah est l'un des meilleurs moyens d'atteindre les niveaux spirituels les plus élevés.
Le Baal Chem Tov dit : "L'attachement (dvékout) est la clé qui ouvre toutes les serrures."
Et ce [conseil] de s'attacher aux mots de la prière et de la Torah, s'applique à tout le monde. En effet, chaque juif, même le plus commun d'entre eux, peut faire l'expérience d'une dvékout le plus élevé.

Le Baal Chem Tov a enseigné que la foi simple et sincère avec laquelle un homme ou une femme juif ordinaire récite les Téhilim est le plus haut niveau de dvékout.
L'âme est la même pour tous. Cependant, pour les personnes éduquées et les érudits de la Torah, la dvékout ouvre les portes de la perception de la Torah.
Pour les gens ordinaires qui ne peuvent pas étudier, cela ne s'applique pas. Mais la dvékout sur les mots sacrés de la prière éveille la miséricorde Divine et apporte la délivrance à celui qui les récite.
En cela, l'homme et la femme juifs ordinaires sont égaux au plus grand sage de la Torah.
[lettre du Rabbi Yossef Its'hak de Loubavitch - citée dans Keter Chem Tov, Hossafot - Noa'h, 10]