Aux délices de la Torah

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L’étude de la Torah la nuit

"La lune a été créée pour permettre aux hommes de réviser leur étude de la Torah [à sa lumière]."
[guémara Erouvin 65a]

-> Nos Sages (Pessikta Rabbati 11) enseignent : "Le peuple juif est comparé au sable, à la terre et aux étoiles. Pourquoi est-il comparé aux étoiles?
Parce que, de même que les étoiles n'ont d'influence que la nuit, le peuple juif n'acquiert la maîtrise de la Torah que pendant la nuit."

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-> Nos Sages enseignent (Midrach Michlé 31.15) :
"Tant qu'un érudit de la Torah est assis à étudier la Torah la nuit, D. étend sur lui un fil de 'hessed (bonté).
De plus, D. assurera sa subsistance chaque jour. Tel est le sens du verset : Elle se lève alors qu'il fait encore nuit et donne à manger à sa maisonnée'... "

-> Nos Sages enseignent (guémara Erouvin 18b) :
"Toute maison dans laquelle les paroles de Torah résonnent la nuit ne sera jamais détruite.
Le mérite de l'étude de la Torah nocturne est si grand que même si un décret a été émis que la maison soit détruite et ses habitants exilés, ce mérite annulera le décret."

-> Le Maharal (Netivot Olam - haTorah chap. 4) écrit :
"Pendant la nuit, une grande partie de l'aspect physique du monde est cachée, car les activités ordinaires terrestres ont lieu principalement le jour.
Pendant la nuit, c'est comme si les activités du monde étaient suspendues et la nuit est donc particulièrement adaptée à l'étude de la Torah."

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-> "La nuit est le temps propice pour s'isoler et se consacrer à Hachem, à l'instar des amoureux qui se rencontrent, comme il est écrit : "De tout mon être, j'aspire à Toi durant la nuit" (Yéchayahou 26,9).
['Hovot haLévavot - chaar ahava - chap.6]

-> "Sur ma couche nocturne, je chercherai Celui dont mon âme est éprise" (Chir haChirim 3,1).

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-> Selon le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,2) : "Bien qu'il y ait une mitsva d'étudier la Torah le jour et la nuit, l'homme acquiert la majorité de sa sagesse, uniquement durant la nuit. C'est la raison pour laquelle celui qui souhaite mériter la couronne de la Torah devra être extrêmement scrupuleux au cours de la nuit, sans en perdre ne serait-ce qu'une seule, à cause du sommeil, de la nourriture ou des paroles vaines. Il s'investira plutôt dans l'étude et les paroles de sagesse.
Nos Sages (midrach Vayikra raba 19,1) enseignent qu'il n'y a pas de mélodie durant la nuit si ce n'est la sainte Torah.
Ainsi, tout celui qui se consacre à l'étude de la Torah durant la nuit, Hachem attirera sur lui un fil de bonté durant le jour qui suit ('Haguiga 12b)."

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-> Le Arizal (chaar hakavanot - drouch halaïla 1) nous explique, d'après la kabbale, que la nuit est une période où domine la pleine mesure de rigueur. En effet, les 'hitsonim (forces extérieures à la sainteté) ont une emprise durant la nuit.
Ainsi, nous n'avons pas la force d'atténuer le din (la rigueur) à ce moment précis et c'est pour cela que nous ne faisons pas de charité, que nous ne mentionnons pas les 13 Attributs de Miséricorde ni le tikoun 'hatsot durant la première moitié de la nuit (jusqu'au minuit juif - 'hatsot), comme cela est mentionné à de nombreuses reprises dans le Zohar (Vayakel 195b).
Nous ne pleurons pas sur la destruction du Temple durant la première partie de la nuit mais uniquement à partir de 'hatsot.

Le Arizal (chaar hakavanot drouch halaïla 4) nous enseigne que le sommeil de la première partie de la nuit est excellent pour l'homme intègre alors que le sommeil du jour est bon pour les réchaïm et mauvais pour les Justes (tsadikim), en dehors du Shabbat.
Pourquoi les Sages ont-ils exprimé une si grande louange à propos de ceux qui étudient la nuit à partir de 'hatsot, ainsi que le Zohar qui rapporte cet enseignement à de si nombreuses reprises (Zohar Vayichla'h 72b ; Béchala'h 46a ; Vayichla'h 130b ; Vayikra 13a ; ...)?

Car la Chékina quitte le monde de la Atsilout pour descendre dans le monde de la Bria et crie sa souffrance à cause de la destruction du Temple. En effet, la Présence divine pleure ses enfants et ne trouve pas de consolation durant toute la nuit.
Ainsi, à 'hatsot, la Chekhina s'exile d'un monde à l'autre, celui de Bria où se trouve l'emplacement du Gan Eden Elione où résident les néchamot (âmes), appelé le Kissé Hakavod, et tel est le secret de l'enseignement de nos Sages : "A minuit, Hakadoch Baroukh Hou pénètre dans le Gan Eden pour se réjouir des âmes des tsadikim". [Zohar Lé'h Lé'ha 82a ; Toldot 136b ; Vayichla'h 198b ; Vayé'hi 231b]

Ceci représente le secret de l'exil de la Présence divine à cause des fautes d'Israël. Aussi est-il révélé dans le Zohar (Lé'h Lé'ha 92b) :
"Hachem se rend selon Son habitude au Gan Eden pour se réjouir avec les Justes (tsadikim). Grande est la part de l'homme qui se réveille à minuit pour étudier la Torah, car Hachem et les tsadikim du Gan Éden écoutent sa voix, comme il est écrit : "ayochévet baganim 'havérim makchivim lékolé'h achmi'ini" (Chir hachirim 8,13).
De plus, Hachem étend sur lui un fil de bonté qui le protégera dans le monde par l'intermédiaire d'êtres célestes ou d'êtres terrestres."

De ce fait, la voix des tsadikim qui s'affairent à l'étude de la Torah durant la 2e partie de la nuit, dans ce monde, ici-bas, console la Chékhina et la soutient dans sa souffrance. [chaar hakavanot - drouch halaïla 4]

La malhonnêteté bloque nos prières

+ Ce qui empêche nos prières de se réaliser :

Selon le rav Saadia Gaon, il y a 7 raisons pour lesquelles les prières ne sont pas exaucées :
1- Le décret édicté à son encontre a déjà été scellé.
2- Sa prière est récitée sans ferveur.
3- Il déteste la Torah et fait fi de ses commandements.
4- Il reste sourd aux cris de détresse des pauvres.
5- Il se nourrit du fruit du vol et de l'escroquerie.
6- Il prie en état d'impureté ou de malpropreté.
7- Il prie sans s'être repenti de ses fautes.

"Hachem agrée les voies d'un homme, Il lui concilie les faveurs de son ennemi" (Michlé 16,7).
Rabbi Chimon explique : Le bon et le mauvais penchant sont des envoyés du Ciel qui accompagnent l'homme, l'un, à sa droite, et l'autre, à sa gauche, et portent témoignage sur toutes ses actions.
Quand l'homme accomplit des commandements (mitsvot), le "mauvais penchant", qui était son ennemi, fait la paix avec lui et se soumet au bon penchant.
En revanche, les fautes renforcent le mauvais penchant qui prend le dessus.
[Zohar - Toldot 144b]

"Ils eurent foi (vayaaminou) en Hachem et en Moché Son serviteur" (Béchala'h 14,31)

-> J'ai appris de mon maître, le Baal Shem Tov, que le terme "croyance" désigne l'attachement mystique de l'âme à Hachem.
[Toldot Yaakov Yossef - Ki Tavo ]

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-> La émouna n'est pas vraiment lorsque tout va bien, que l'on comprend et apprécie ce qu'il se passe, mais c'est plutôt lorsque les circonstances sont difficiles, qu'on ne comprend pas, que c'est dur (voir injuste), ... Malgré ces sentiments qui nous éloignent d'Hachem, on dépasse notre perception, notre compréhension personnelle d'humain, et on se jette dans la dimension du divin, on s'attache à Hachem, lui faisant confiance qu'Il gère tout pour le meilleur.

Investir le bien que nous donne Hachem, dans du bien

+ Investir le bien que nous donne Hachem, dans du bien :

"Dis aux Bné Israël qu’ils Me prélèvent une offrande (térouma) de la part de quiconque y sera porté par son cœur. Vous recevrez mon offrande" (Térouma 25,2)

-> Le rabbi de Grodzhinsk (séfer Divré Elimélé'h) explique ce verset en citant le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Vayichla'h 32,13) : "Et tu as dit : Hétev étiv ima'h (Je ferai certainement du bien avec vous). Il explique que l'expression "hétev étiv" signifie que le bien qu'Hachem fait au peuple juif conduit toujours à davantage de bien. Par exemple, lorsque Hachem fait du bien aux juifs en leur donnant de l'argent, ils font du bien avec cet argent en donnant de la tsédaka et en faisant du 'hessed avec cet argent.

Dans le même ordre d'idées, le rabbi de Grodzhinsk explique ce verset en disant que le mot "térouma" est utilisé pour se référer à la bonté qu'Hachem donne au peuple juif. Hachem dit de "prendre pour moi" cette bonté, ce qui signifie que lorsqu'il nous donne quelque chose, nous devons le lui "rendre" en l'utilisant pour la tsédaka et la 'hessed (bonté).

Le verset poursuit en disant qu'il faut le prendre "de toute personne qui est "yidvénou libo" (sera porté par son cœur)". Il traduit cela par des personnes qui ont reçu un don de la part d'Hachem. Ces personnes, à qui Hachem a donné de l'argent, doivent le lui rendre par la tsédaka et le 'hessed.

Nous pouvons apprendre de ces mots que lorsque Hachem donne à une personne quelque chose de bon, la principale raison pour laquelle Il le fait est que cette personne doit pouvoir l'utiliser pour aider les autres. Il n'est pas censé garder l'argent enfermé à la banque. Au contraire, il est censé l'utiliser au profit de ceux qui ont besoin de tsédaka et de 'hessed.

Dans les bénédictions sur la Torah, nous disons : "Qui nous a choisis parmi tous les peuples et nous a donné Sa Torah" (acher ba'har banou ... vénatan lanou ét Torato).
En récitant ces bénédictions, nous devrions nous imaginer au mont Sinaï. Au milieu des éclairs, du feu et du tonnerre, la voix céleste de D. descend, nous proclamant Sa nation élue et nous accordant la Torah.
[ Tour Ora'h 'Haïm 47 ]

La bénédiction se termine par les mots "notén haTorah" (béni sois-tu Hachem qui nous donne la Torah", au présent. Mais auparavant c'est au passé (natan lanou), qui nous a choisis et nous a donné Sa Torah.

La Torah a été donnée initialement au mont Sinaï, mais Hachem continue à donner la Torah aujourd'hui et dans le futur.
Hachem a donné la Torah d'une "voix forte et intarissable" (Vaét'hanan 5,19), une voix qui résonne aujourd'hui comme par le passé.
Sa voix se fait entendre lorsque les érudits de la Torah et leurs étudiants apprennent la Torah.
[Bné Yissa'har - Sivan]

Faire téchouva avant d’être âgé

-> Nos Sages (Béra'hot 34b) disent que là où se tiennent les pénitents (ceux qui ont fait téchouva), même les tsadikim parfaits ne peuvent se tenir.
Il faut savoir que cette affirmation ne s’applique pas à toutes les formes de repentance, car elles ne se valent pas toutes. Si une personne se repent alors qu’elle est encore dans la fleur de l’âge et capable de fauter, c’est très différent de lorsqu’elle se repent à la fin de sa vie, alors qu’elle est faible et fragile.
De même, si une personne se repent par amour (d'Hachem), c’est très différent de lorsqu’elle se repent par crainte.

Tant qu’une personne persiste dans ses mauvaises voies, elle est considérée comme éloignée d'Hachem, comme le dit le verset : "Hachem est loin des réchaïm" (Michlé 15,29).
Lorsqu’une personne se repent, elle est considérée comme proche d'Hachem, comme le dit le verset : "Paix, paix, pour ceux qui sont loin et pour ceux qui sont près" (Yéchayahou 57,19).
[...]

Les personnes qui font téchouva entre 30 et 50 ans, alors qu’elles sont encore dans la fleur de l’âge, sont considérées comme supérieures aux tsadikim parfaits.
[...]

"Quiconque accomplit ne serait-ce qu’une seule mitsva s’est acquis un défenseur [c’est-à-dire un ange protecteur]" (Pirké Avot 4,11).
Chaque mitsva qu’une personne accomplit crée un ange. Par conséquent, plus une personne accomplit de mitsvot, plus d’anges [elle a à ses côtés] pour la défendre.

Une personne qui se repent par amour ; même les fautes qu’elle a commises intentionnellement sont transformés en mérites (voir Yoma 86b). Une telle personne a deux armées à son service ; l’une provient des mitsvot qu’elle a accomplies, et l’autre de ses fautes qui ont été transformés en mérites.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 4,22-24]

"Quiconque accomplit ne serait-ce qu’une seule mitsva s’est acquis un défenseur [c’est-à-dire un ange protecteur]" (Pirké Avot 4,11).
Chaque mitsva qu’une personne accomplit crée un ange. Par conséquent, plus une personne accomplit de mitsvot, plus d’anges [elle a à ses côtés] pour la défendre.

Une personne qui se repent par amour ; même les fautes qu’elle a commises intentionnellement sont transformés en mérites (voir Yoma 86b). Une telle personne a deux armées à son service ; l’une provient des mitsvot qu’elle a accomplies, et l’autre de ses fautes qui ont été transformés en mérites.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 4,22-24]

"Ce sont là les descendants d'Aharon et de Moché" (Bamidbar 3,1)

-> La descendance principale et véritable des tsadikim réside dans leurs bonnes actions. (midrach Béréchit raba 30,60)

Si une personne saisit toute la profondeur de ce sujet, elle comprendra que c’est bel et bien vrai, non seulement dans un sens abstrait, mais aussi d’une manière très concrète, car, comme nous le savons : "Pour chaque mitsva qu’une personne accomplit, un ange (défenseur) est créé" (Pirké Avot 4,10).
Il est évident qu’un ange est supérieur à un être humain ; par conséquent, la descendance créée par les bonnes actions d’une personne est supérieure à sa descendance physique ...

"Ce sont là les descendants d'Aharon et de Moché" (Bamidbar 3,1)
Les anges créés à partir des actions de Moché et d’Aharon étaient plus grands que tous les autres anges créés à partir des bonnes actions d’autrui, et ils étaient certainement plus grands que la descendance physique de Moché et d’Aharon.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 3,1]

Bamidbar – La force de l’unité

+ Bamidbar - La force de l'unité :

-> Les cinquante premiers versets de la paracha Bamidbar sont consacrés au recensement des Bné Israel par Moshé et Aharon.
Le Ramban (Bamidbar 1,3) souligne qu'au lieu de se voir dire : "tispor" (comptez), Moché et Aharon se voient ordonner : "tifkédou" (se souvenir, prendre note). Hachem leur a donc demandé de ne pas compter directement la nation, mais plutôt de collecter un demi-shekel auprès de chaque individu, prenant ainsi note de chacun d'entre eux.

Moché et Aharon ont dû utiliser cette méthode car la Torah interdit de compter directement les juifs.
Rabbénou Bé'chayé (Ki Tissa 30,12) explique que cette interdiction protège l'individu.
Lorsque des individus sont comptés et donc distingués, leurs fautes le sont aussi et ils sont susceptibles d'être punis.
En revanche, lorsqu'une personne fait partie d'un groupe, ses défauts sont moins visibles [au Ciel]. Cela est dû au fait que la nouvelle entité formée par les individus est entièrement bonne.
[ce concept est souligné par le fait que le mot "tsibour" partage la même guématria que ""לֹא הִבִּיט אָוֶן בְּיַעֲקֹב" ([Hachem] n'a pas vu d'iniquité dans [les enfants de Yaakov] - Balak 23,21). La communauté (tsibour) dans son ensemble est sans faute. ]

Le Ramban (Bamidbar 1,45) explique que grâce au fait que chaque personne est incluse dans le collectif, alors chacun en partage ainsi ses mérites.

Cette différence entre le fait d'être distingué du tsibour et celui d'être inclus en son sein a également des ramifications halakhiques.
La guémara (Avoda Zara 4b) stipule que pendant les trois premières heures de la journée de Roch Hachana, on ne doit pas faire la prière de Moussaf en l'absence de l'assemblée.
Puisque Hachem juge durant cette période, Il pourrait évaluer les actions d'un individu et rejeter sa prière. Cependant, si une personne prie avec une assemblée, les nombreux mérites de celle-ci la protégeront.
De même, les Tossafot (Roch Hachana 16a) demandent pourquoi nous continuons à prier pour la guérison et d'autres choses semblables tout au long de l'année si tout est décrété à Roch Hachana. Ils répondent que la prière communautaire peut annuler n'importe quel décret.
C'est pourquoi, explique le Zohar, lorsque le prophète Elicha a proposé d'intercéder pour la femme Shounamite le jour de Roch Hachana, celle-ci a répondu : "J'habite parmi ma nation" (Méla'him II 4,13). Elle disait : "Ne me mets pas à part, car le tsibour est encore plus puissant que la prière du prophète d'Hachem."
[rabbi 'Haïm Chmoulévitch - Si'hot Moussar, 5733:18]

-> également, sur le fait de prier avec la communauté : https://todahm.com/2016/12/27/prier-avec-la-communaute

-> Le mot "vayakél" (et il s'est rassemblé) partage la guématria que "mikvé" (soit 151), le moyen qui permet à quelqu'un de devenir pur (en s'y immergeant).
Ainsi, lorsque des individus s'unissent, une nouvelle entité pure est formée. Cet assemblage sans faute possède des pouvoirs extraordinaires.
[rav David Rosman]

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+ Se préparer pour Shavouot :

-> Le début de la paracha Bamidbar nous enseigne l'importance de l'unité. Il n'est donc pas étonnant que le Tour (Ora'h 'Haïm 428) indique que cette paracha doit être lue avant Shavouot. En fait, elle est presque toujours lue le Shabbath précédant immédiatement ce Yom Tov.
L'unité des Bné Israel est cruciale à Shavouot, lorsque nous célébrons notre acceptation de la Torah.
Avant de recevoir la Torah, "Israël campa au pied de la montagne" (Yitro 19,2). Rachi note que la Torah utilise le singulier "vayi'han" (il a campé), au lieu du pluriel "vaya'hanou" (ils ont campé), parce que les Bné Israël étaient tellement unis au mont Sinaï que c'était comme s'ils ne formaient qu'une seule personne.
Le Tossefot Rabbénou Efraïm ajoute que "bamidbar Sinaï" (dans le désert du Sinaï) a la même guématria (378) que "béshalom" (en paix).

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch ajoute que ce n'est pas une simple coïncidence historique que les Bné Israël aient atteint l'unité à ce moment-là. La Torah nous enseigne plutôt que l'unité est une condition préalable à la réception de la Torah.
Il est tout à fait approprié de lire cette paracha, qui met l'accent sur l'unité, avant Shavouot, lorsque nous recevons notre portion de Torah pour l'année à venir.

-> Le Bein Haftara léParacha met en avant selon l'encyclopédie Talmudis, presque chaque semaine de l'année a de multiples coutumes quant à la haftorah qui doit être lue (ex: tel passage pour les achkénazés, tel pour les séfarades). Pour les parachiyot Kédochim et Massé par exemple, il existe 10 coutumes différentes!
Cependant, il y a un Shabbat où toutes les communautés juives lisent la même haftora = c'est lors de la paracha Bamidbar.
Cette exception est peut-être la façon dont Hachem nous aide à nous unir le Shabbat qui précède Shavouot.

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+ Le kidouch Lévana :

-> L'étude de la Torah ne se limite pas à l'acquisition de connaissances. Il s'agit d'entrer en contact avec Hachem de la manière la plus profonde qui soit. Essentiellement, apprendre la Torah revient à accueillir la Ché'hina.
Par conséquent, l'unité requise pour recevoir la Torah est également une condition préalable à l'accueil de la Ché'hina. En effet, le Zohar affirme que la Ché'hina ne réside parmi les juifs que lorsque nous sommes unifiés.

Puisque la paracha Bamidbar est lue avant Shavouot, qui a lieu au début du mois de Sivan, le kidouch Lévana est récité à peu près au même moment.
La guémara (Sanhédrin 42a) dit qu'il faut se lever pour le Kidouch Lévana afin "d'honorer la Ché'hina qu'on salue".
La Guemara ajoute : "Mareimar et Rav Ashi étaient mikatfi et béniraient la nouvelle lune".
Le Yad Rama explique que ces sages âgés se tenaient debout en s'appuyant sur les katfi (épaules) de leurs assistants.

Un autre avis : selon le Bach (Tour OH 426:2), Mareimar et le Rav Ashi honoraient la Ché'hina en se tenant debout, épaule contre épaule, tout en récitant la bénédiction. Se tenir ensemble signifie l'unité, et lorsqu'une nation salue son Roi dans cet état, c'est un grand honneur pour Lui.

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+ Amener la guéouala :

-> Pour mériter la guéoula, nous avons besoin d'unité.
Le Chla haKadoch (Vayé'hi - Déreh 'Haïm To'hachot moussar 3) explique que c'était l'intention de Yaakov Avinou lorsqu'il a demandé à ses fils de se rassembler afin qu'il puisse leur révéler le moment où tous les exils prendraient fin. (Vayé'hi 49,1 - Rachi)
Il demandait à ses fils de se rassembler, de s'unir, comme condition de la guéoula.

[ Sur la base de cette explication, le Chla haKadoch résout une difficulté soulevée par les Richonim. Après la mort de Yaakov, les frères de Yossef l'informent que leur père lui a ordonné de leur pardonner (Vayé'hi 50,16).
Les Rishonim demandent où ce commandement apparaît-il.
Le Chla haKadoch suggère qu'il est implicite (dans Vayé'hi 49,1). Puisque Yaakov recherchait l'unité, il leur demandait de se pardonner les uns les autres. ]

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël 1) note que גלה (exil) ne diffère de גאל (rédemption/guéoula) que par une seule lettre. Lorsque les juifs sont unis, cette unité est représentée par la lettre alef, dont la guématria est un, et ils sont dignes de la rédemption.
Cependant, lorsqu'ils perdent leur sens de l'unité, la lettre alef se transforme en hé. Cette lettre, dont la guématria est cinq, représente la dispersion des juifs aux quatre coins du globe et même en son centre. Lorsque nous manquons d'unité, le résultat est l'exil.