Aux délices de la Torah

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La mitsva de la téchouva

-> La mitsva de faire téchouva est énoncée dans la Torah. Le verset dit : "Car cette mitsva ... n’est pas loin de toi et elle n’est pas inaccessible. Elle n’est pas dans les cieux ... elle n’est pas de l’autre côté de la mer ... Elle est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour que tu la mettes en pratique" (Nitsavim 30,11-14).
Le Ramban interprète ce verset comme faisant référence à la mitsva [de la Torah] de la téchouva.

-> Le Siporni explique : "Elle n’est pas éloignée de toi. Tu n’as pas besoin d’un prophète pour cela. Elle n’est pas loin. Tu n’as pas besoin que les sages de la génération t’expliquent comment l’accomplir. Elle n’est pas dans les cieux. Il n’y a rien dans la téchouva qui nécessite l’intervention d’un prophète pour être expliqué."

En d’autres termes, cette mitsva est très simple. Elle est très facile à accomplir.

De plus, la téchouva est une mitsva assé, comme il est écrit : "Et tu reviendras vers Hachem, ton D." (Nitsavim 30,2).

Réciter la bénédiction « Ché’hekhiyanou » avec joie

-> Avant la récitation de la bénédiction "Ché'hekhiyanou" au début de Yom Kippour (avant Kol Nidré), le rav Aharon de Belz disait à l’assemblée : "Nos Sages ont institué la récitation de la bénédiction "Ché'hekhiyanou" à ce moment-là. Mais comment pouvons-nous prononcer cette bénédiction? Elle doit être prononcée avec joie (comme le montrent Erouvin 40b, le Shoulkhan Aroukh, Ora'h 'Haim 619:16, et le Magen Avraham, ibid.). Comment pouvons-nous être joyeux alors que nous sommes jugés pour nos fautes (par Hachem qui a connaissance de la moindre de nos pensées, actions, ...)?

"La réponse est que nous sommes heureux parce que nous croyons et avons confiance en l’amour que Hachem nous porte. Puisqu’Il se soucie tant de nous, Il nous a donné ce jour comme un moment où nos fautes seront pardonneés, et, par conséquent, nous sommes convaincus qu’Il nous accordera effectivement l’expiation. C’est pourquoi nous sommes capables de prononcer cette bénédiction avec joie."

Hachem juge les gens tels qu’ils sont

-> A propos d’Ichmaël : "Et Hachem entendit la voix du jeune garçon" (Vayéra 21,17).
Le midrach (Bérechit raba 53,14) précise que les anges se levèrent d’un bond pour accuser Ichmaël et dirent à Hachem : "Voici l’homme dont les descendants feront mourir de soif Tes enfants, et Tu lui donnes de l’eau?"
Hashem leur répondit : "Je le juge tel qu’il est à présent."

En d’autres termes, à ce moment précis, Ichmaël fut jugé digne d’être sauvé.
Nous demandons également à Hachem de nous juger selon notre comportement à Roch Hachana et à Yom Kippour, lorsque nous passons ces journées à prier à la synagogue, et de ne pas tenir compte de nos péchés passés ou futurs.

Dans cet esprit, le Rambam (Hilkhot Téchouva - chap.2) stipule que la téchouva n’est authentique que lorsque Hachem atteste que la personne s’engage à ne pas retomber dans ses anciennes habitudes.
Le rav Yissa'har Dov de Belz explique que si quelqu’un fait téchouva et, à ce moment-là, accepte de tout son cœur et avec messirat néfech de ne plus fauter de la même manière, même s’il venait à trébucher et à commettre la même erreur à l’avenir, sa téchouva a été efficace car Hachem sait qu’il était sincère lorsqu’il a promis de ne pas revenir à ses anciennes habitudes.
Hachem le juge tel qu’il était au moment de la téchouva, même s’Il sait qu’il trébuchera à nouveau à l’avenir.

Apaiser nos ennemis

Le Chla Hakadoch écrit à propos de la coutume consistant à demander pardon à ses ennemis avant Yom Kippour :
"Cela ne doit pas ressembler à ce que j’ai vu faire aux gens la veille de Yom Kippour, juste avant que le 'hazan n’entonne Kol Nidré, lorsque des amis se rejoignent dans la synagogue pour se demander pardon, alors même qu’ils ne se sont jamais détestés ni cherché à nuire l’un à l’autre, car ces amis n’ont même jamais tenté de se faire du tort. Comme ils souhaitent de toute façon le meilleur à leur ami, ils accordent leur pardon alors qu’il n’est pas nécessaire.

Mais les ennemis restent à leur place et ne s’approchent pas les uns des autres. Aucun des deux n’est disposé à être le premier à prendre contact. Chacun pense avoir raison ... Mais la vérité, c’est que ce sont précisément ces personnes-là qui ont besoin de se demander pardon mutuellement.
Chacun devrait aller vers son ennemi et l’apaiser jusqu’à ce qu’il dise qu’il lui pardonne. "

Utilisons nos mots pour bénir plutôt que maudire

-> Un juif en grande détresse vint voir le rabbi Shlomke de Zvhil ; il s’exprimait avec douleur et maudissait à maintes reprises la personne qui lui avait causé tant de souffrance.

Le Rabbi lui dit :
"Tes malédictions révèlent que tu crois au pouvoir de tes paroles. Alors, au lieu de maudire, commence plutôt par te bénir toi-même : souhaite-toi une subsistance abondante, du "na'hat" (satisfaction et fierté tirées de ses enfants), et tout ce que tu désires. Pourquoi utiliser ta bouche pour maudire alors que tu peux accomplir bien davantage?"

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[parfois notre instinct animal nous pousse à réagir négativement, et nous devrions plutôt canaliser cette énergie (frustration) pour qu'en résulte de belles choses pour nous. ]

Joie & Israël

-> Le rav Méir Shapiro (Nitsotsé Ohr haMéïr) affirme qu'il n'existe pas de joie (sim'ha) comparable à celle d'entrer en terre d'Israël.
Cette notion est évoquée le verset : "véhaya ki tavo él aarets" (et ce sera lorsque tu entreras dans le Pays [terre d'Israël] - Ki Tavo 26,1).
Le Or Ha'Haïm haKadoch enseigne que le terme véhaya fait référence à un moment de joie et de bonheur. Aller en terre d'Israël constitue la joie ultime.

On le constate aussi dans le séfer Béréchit. Lorsque Yaakov quitta la terre d'Israël, le verset (Vayétsé 28,18) rapporte qu'il versa de l'huile, alors qu'à son retour en terre d'Israël, il versa à la fois de l'huile et du vin (Vayichla'h 33,14).
Comme nous le savons "le vin réjouit le cœur de l'homme" ; donc sa consommation de vin à son retour symbolisa la joie exceptionnelle qu'il ressentit en entrant en terre d'Israël.

À l’intérieur d’une personne se trouvent la "terre" et le "ciel".
Le diaphragme est comme un ciel qui les sépare : au-dessus se trouvent les organes spirituels, le cœur, les poumons et l’esprit, et en dessous se trouvent les organes physiques et matériels.
La moitié supérieure correspond au ciel et la moitié inférieure à la terre, car l’être humain est un microcosme du monde.
[Arizal - Likouté Torah - Beréchit ]

Avec l’aide d'Hachem, une personne tire davantage de plaisir de ce qui sort de sa bouche (ce qu’elle exprime) que de ce qui y entre (ce qu’elle consomme).
[rav Yéhouda Ashlag - Vayilaket Yossef 15 - cité dans la Haggadat HaSoulam - p.189 ]

"Parce que les repentants (baal téchouva) sont limités par leur nature, D. leur vient en aide et Il implante en eux un esprit de pureté qui leur permet d'atteindre l'amour de D."
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva - chaar 1,1]

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Un homme qui prend sur lui de se repentir bénéficie d'une aide divine qui transcende les lois de la nature.
C'est à nous de faire le premier pas de retour vers Hachem, et on sera aidé pour davantage L'aimer.

Avoir de la miséricorde envers autrui

+ Avoir de la miséricorde envers autrui :

-> La guémara (Baba Métsia 85a) rapporte qu'un jour, Rabbénou haKadoch était sur la route, et qu'à un moment il croisa un veau qui était conduit à l'abattoir. Dès qu'il vit Rabbi, il courut dans sa direction, enfouit sa tête sous le pan de son vêtement et se mit "à pleurer à chaudes larmes".
Rabbi lui dit : "Vas-y (à l'abattoir), car c'est pour cela que tu as été créé!"
Une voix céleste proclama alors : "Puisque Rabbi n'a pas eu pitié du veau, il devra subir des souffrances". [il a reçu 13 années de souffrance]

Cette guémara est particulièrement étonnante, et nos maîtres apprennent d'ici que de la même manière que l'homme se comporte, ainsi on se comporte avec lui depuis les Cieux.

-> Le Ba'h (Lois sur Kippour - Tour Ora'h 'Haïm - chap.605) écrit : « Adopte bien ce principe: tous les jours où tu seras miséricordieux envers ton ami, alors toi aussi tu seras pris en pitié (par le Ciel), et cela ne concerne pas uniquement ton ami, mais même toutes les autres créatures, comme il est écrit : 'Sa pitié s'étend à toutes Ses créatures' (Téhilim 145,9)".

-> Rabbi 'Haïm Palaggi (Réfoua vé'Haïm) écrit : "Lorsque quelqu'un a un malade dans sa maison, il se montrera indulgent même avec les oiseaux du Ciel, car la chose est vérifiée et expérimentée : ils imploreront pitié pour lui".

Et dans son livre Roua'h 'Haïm (Ora'h 'Haïm chap.605), il écrit : "Ainsi ils avaient l'habitude de faire pour un malade ayant besoin de compassion : ils lançaient de la nourriture aux oiseaux sur les toits afin d'exercer de la pitié sur les créatures. En agissant ainsi, ils espéraient en retour déclencher une miséricorde Céleste en faveur du malade, selon l'enseignement de nos Sages (guémara Shabbath 151b) : 'Tout celui qui éprouve de la compassion envers les créatures, recevra en retour de la compassion de la part du Ciel'."

-> Rabbi Nathan Wachtfogel soulève la question suivante : quel était le reproche adressé à Rabbi, en fin de compte? Le veau était entré sous son manteau, comment était-il censé réagir?
Hachem nous apprend, à travers l'anecdote avec Rabbi, un très grand principe : si une quelconque créature, que ce soit un homme ou un animal, vient vers toi et te demande de lui fournir un refuge, ne le repousse pas, mais fournis-lui l'abri pour lequel il vient à ta rencontre.