Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

La manne tombait presque tous les jours dans le désert, même le jour où le Veau d'or a été fabriqué.
Mais elle n'est pas tombée le jour où Kora'h a déclenché un dispute.
Cela révèle une vérité puissante : la division est encore plus destructrice que l'idolâtrie.
[Shévet Moussar 37,22 ]

Pour gagner la bataille contre le yétser ara, il faut être optimiste. Si l'on croit que l'on va échouer, le résultat sera inévitablement le même.
Oubliez les échecs passés. Concentrez-vous sur le présent.
Allez de l'avant, combattez le yétser ara avec énergie et optimisme, et vous gagnerez.  
[rav Elimélé'h Biderman ]

+ Le machia'h est venu un jour voir le rebbi de Tolna et lui a demandé s'il devait venir maintenant ou attendre que davantage de juifs soient rectifiés (de leurs fautes).
"Si je viens maintenant, il y aura des âmes qui ne seront jamais rectifiés (portant les conséquence éternellement dans le monde à Venir)".

Le rabbi dit au machia'h d'attendre que toutes les âmessoient prêtes.
L'un de ses 'hassidim protesta : "Ne serait-il pas préférable que le machia'h vienne maintenant? Pourquoi attendre ces quelques âmes?"
Le rabbi de Tolna répondit : "Vous êtes l'une de ces âmes."

Le bita'hon aide l'homme à accomplir la mitsva d'aimer Hachem.
Celui qui compte sur Hachem constate sans cesse Sa bonté infinie parce qu'il se rend compte que sa subsistance, sa famille et sa santé viennent de Lui.
Plus l'on y réfléchit, plus on aimera Hachem.
[rav David Sutton]

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-> Le bita'hon aide aussi l'homme à accomplir la mitsva de s'attacher à Hachem (ouvo tidbak - Ekev 10,20), car lorsque nous comptons sur quelqu'un, cette personne est toujours présente dans notre esprit. Si un patient fait confiance à un docteur pour le guérir, celui-ci sera toujours présent dans son esprit.
Si nous avons bita'hon, nous comptons sur Hachem pour tout ce qui est important (notre subsistance, le bien-être de notre famille, notre santé et notre réussite, ...) et nous aurons toujours Hachem à l'esprit.
Le bita'hon nous conduit donc à penser à Hachem toute la journée, ce qui est la mitsva de s'attacher à Lui.

Le Messé'h 'Hokhma (Ekev 10,20) affirme que le commandement de s'attacher à Hachem veut dire avoir bita'hon.
[rav David Sutton]

[plus nous avons conscience que 100% des choses, de notre aide, provient d'Hachem, plus alors nous pouvons nous lier entièrement à Hachem, car sinon on s'y attachera, mais aussi à nos capacités, à telle et telle personne, à la naturalité, ... la connexion ne sera pas très forte. ]

"La sainte descendance (le peuple juif) atteindra toute conduite admirable qui couronne ceux qui la possèdent en gardant en permanence la conscience d'Hachem".
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 3,27]

=> L'homme qui a bita'hon, et qui pense donc constamment à Hachem, atteindra les traits de caractère idéaux.

Les gens sont frappés d'aveuglement surtout en ce qui concerne le bita'hon. Les gens se convainquent fréquemment qu'ils croient en Hachem, mais leur réaction en période de difficultés montre le contraire.
[rav Shlomo Wolbe - Alé Chour - vol.2 ]

-> Le rav Yé'hezkel Lévinstein (Or Ye'hezkel - Yira ouMoussar) observe également qu'un homme peut passer toute sa vie sans jamais éprouver un bita'hon réel, et en parler sans intérioriser cette croyance.

-> "Le bita'hon est une expression courante sur les lèvres de beaucoup, mais il est ancré dans le cœur d'hommes d'exception"
[rabbi Avraham ben haRambam - Séfer haMaspik léOvdé Hachem]

-> Selon le Beit haLévi : bien que nous disions tous trois fois par jour dans la Amida qu'Hachem "nourrit les vivants avec bonté ... soutient ceux qui tombent et guérit les malades", un grand nombre d'entre nous n'y croient pas vraiment. Lorsqu'une situation difficile se présente, nous oublions cette affirmation et nous nous précipitons pour essayer de régler le problème par nous-mêmes.

Plus une personne se consacre au service de Hachem et à la poursuite d'une voie juste, plus son mauvais penchant s'efforce de la tenter par des désirs (matériels, interdits). On doit procéder avec une dévotion encore plus grande, et on ne doit avoir peur de rien. 
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,19]

Se tourner soi-même vers Hachem

+ Se tourner soi-même vers Hachem :

"Car quelle est la grande nation dont Hachem est proche ... comme Hachem votre D. chaque fois que vous L'invoquez" (Vaét'hanan 4,7)

-> Un homme vint un jour trouver le 'Hafets 'Haïm et lui dit qu’il venait en tant que messager de son ami pour lui demander une bénédiction. Le 'Hafets 'Haïm dit tristement : "Oh vavoy! Un boucher envoie un autre boucher obtenir la bénédiction d’un troisième. N’est-ce pas ridicule! Ne serait-il pas préférable de se tourner vers le Maître lui-même? La Torah dit qu'Hachem est proche de tous ceux qui l’invoquent, donc chacun peut implorer son aide!"

Prier à tout moment

+ Prier à tout moment :

"Et j'ai imploré Hachem à ce moment-là en disant" (Vaét'hanan 3,23)

-> Le séfer Zéra Kodech demande pourquoi il est dit que Moché a prié à Hachem "à ce moment-là", sans préciser l'heure.

Il répond que cela vise à nous enseigner qu'une personne peut prier à Hachem à tout moment. Il ne faut jamais dire : "Je n'ai pas la tête à prier maintenant. Quand je serai capable de me concentrer correctement, je prierai".
Au contraire, il faut toujours prier à tout moment. Peu importe à quel point on se sent occupé ou déconcentré, on doit s'arrêter et prier à Hachem.

Il utilise cette idée pour expliquer le verset : "Et de là tu chercheras Hachem ton D., et tu Le trouveras" (Vaét'hanan 4,29). Où que l'on soit, quelle que soit la situation, on doit prier Hachem "de là" et on Le trouvera.

Le 15 Av = un Yom Tov grâce au fait de contrôler ses yeux

+ Le 15 Av = un Yom Tov grâce au fait de contrôler ses yeux :

-> La guémara (Taanit 26b) déclare : "Rav Shimon ben Gamliel dit : Israël n'a pas de yamim tovim comme le 15 Av et Yom Kippour. Ce jour-là [du 15 Av], les jeunes filles juives sortaient avec des vêtements blancs empruntés pour ne pas faire honte à celles qui n'en avaient pas ... Et que disaient-elles?
"Jeune homme, lève les yeux et regarde ce que tu veux choisir. Ne te concentre pas sur la beauté. Veille sur la famille"."

-> Le séfer miZékénim Et'bonen cite le rav Mordé'haï 'Haïm de Slonim qui explique ainsi la grandeur de ce jour :
Du fait que les jeunes filles devaient demander aux ba'hourim de lever les yeux pour les regarder afin de choisir l'une d'entre elles à épouser, on comprend qu'elles ne le faisaient généralement jamais.
Il est utile d'instaurer un Yom Tov pour commémorer leur incroyable niveau de chemirat énayim (garder ses yeux de voir des choses interdites, non modestes).