Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Pourquoi la société israélienne est-elle actuellement dirigée par les laïcs et non par les religieux?
C’est parce que ceux qui suivent la Torah ne consacrent pas suffisamment d’attention à la défense des droits des travailleurs et à de nombreuses autres questions éthiques. Il faut en effet remédier à cela.
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.377 ]

L’âme idéale du peuple juif est l’éthique absolue. Par conséquent, toute imperfection éthique présente chez un individu (juif) entraîne une séparation d’avec l’âme (collective) du peuple juif.
Cela inclut toute imperfection éthique générale ainsi que toute imperfection éthique que le peuple juif considère comme une imperfection ou un péché.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Yisrael 2,2 ]

Machia’h & les lumières de ‘Hanoucca

+ Machia'h & les lumières de 'Hanoucca :

-> C'est une mitsva de placer [les bougies/lumières de 'Hanoucca] dans la coudée la plus proche de l'entrée [de la maison], du côté gauche, de sorte que la mezouza soit à sa droite et les bougies de 'Hanoucca à sa gauche. (Ora'h 'Haïm 671,7)

-> L'homme qui entre dans la maison porte les tsitsit (ציצית) ; à sa droite se trouve la mézouza (מזוזה) ; à sa gauche se trouvent les lumières de 'Hanoucca (חנוכה).
Ensemble, les premières lettres de ces trois mots hébreux forment le mot צמח (tséma'h - une pousse) une référence au machia'h, qui est décrit comme "un homme dont le nom est Tzéma'h, qui sortira de son lieu et bâtira le Temple d'Hachem" (Zé'haria 6,12).
En effet, c'est grâce aux tsitsit, à la mézouza et aux lumières de 'Hanoucca, tous ensemble tséma'h, que le machia'h, dont le nom est Tséma'h, viendra.

Ces 3 éléments se trouvent autour de l'entrée [de la maison], afin d'indiquer que le machia'h se tient "se tient dans l'embrasure de la porte", prêt à venir à la minute où nous nous repentirons.
"Aujourd'hui, si vous écoutez ma voix" (Téhilim 95,7 ; guémara Sanhédrin 98a).
[Ben Ich 'Haï - Yédé 'Haïm]

Matérialité & spiritualité

-> Il est écrit dans le midrach (Tan'houma - Noa'h 3) qu'une personne ne peut acquérir la Torah Orale que si elle aime Hachem de tout son cœur, de tout son esprit et de tout son argent.
Elle ne peut être acquise par une personne qui aime également l'argent ou le luxe.
Il est impossible de courir après nos désirs et en même temps de courir après les désirs d'Hachem. L'un de ces objectifs devra céder le pas à l'autre à un moment ou à un autre. Le plus souvent, ce sont nos désirs qui l'emportent, car nous ressentons une gratification instantanée lorsque nous y cédons.
[rabbi Mordé'haï Sultan]

-> Le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,6) écrit que quelqu'un qui a pour but d'accomplir la mitsva d'étudier la Torah correctement et qui veut acquérir la couronne de la Torah ne doit pas s'impliquer dans quoi que ce soit qui puisse perturber son étude.
En outre, le Rambam écrit qu'une personne ne doit pas penser qu'elle peut acquérir la Torah en même temps que l'honneur et la richesse.

-> Rabbénou Yona (sur Pirké Avot 2,12) écrit que la façon de se préparer à l'étude de la Torah est de s'éloigner du luxe, parce que le luxe entrave l'apprentissage de la Torah.

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-> Nous voyons dans le midrach (Yalkout Chimoni - Téhilim 629) une conversation entre la Torah et Hachem.
La Torah demande à Hachem : N'est-ce pas que le verset dit : "dans sa main droite [celle de la Torah], il y a une longue vie, et dans sa main gauche, il y a de la richesse et de l'honneur" (oré'h yamim biyémina, bismola ocher vé'havod - Michlé 3,16)?
Le verset promet l'honneur et la richesse à ceux qui apprennent la Torah. Si c'est le cas, pourquoi Tes enfants [Hachem] ne sont-ils pas riches?

Hachem répond : "Si les bné Torah étaient riches, ils seraient distraits par leur argent et s'éloigneraient de la Torah. La richesse est pour le monde à Venir (olam haBa), pas pour ce monde".

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Kédochim 19,13) cite le Arizal, qui donne une autre raison pour laquelle les bné Torah n'ont pas de richesse dans ce monde-ci (olam azé) : c'est parce que ce monde-ci ne peut pas contenir la récompense pour ceux qui étudient la Torah. Il n'y a donc pas d'autre choix que de retenir la récompense pour eux dans le monde à Venir.

-> Le verset de Kohélet (5,11) dit que la richesse d'un homme riche ne lui permet pas de dormir. Une fois qu'il a de l'argent pour le lendemain et qu'il pense à la manière de l'investir et de le faire fructifier, il risque de ne plus se consacrer entièrement à l'étude de la Torah.

-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou 4,6) écrit que si nous désirons une richesse spirituelle, alors on doit laisser tomber nos rêves d'être également riches matériellement. Il faut choisir entre les 2.
[si quelqu'un atteint un haut niveau en spiritualité et en richesse matérielle, alors il doit savoir qu'il aurait pu être encore plus riche spirituellement, sans autant de matérialité. De même, nos Sages disent qu'une personne extrêmement belle aurait pu encore être plus forte en spiritualité si elle avait été moins belle.
L'idée est que la matérialité rentre en conflit avec notre spiritualité. On peut demander à Hachem de nous octroyer ce qui nous permettra de mieux étudier, de mieux le servir, sans tracas ... et on doit être vigilant à ne pas développer un goût pour le luxe, le non nécessaire pour lui (chacun se connaisant).]

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-> Le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,12) écrit qu'il est impossible de s'immerger véritablement dans la Torah si l'on est rempli de luxe (chose non vraiment nécessaire).

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-> Le Yaavets (Pirké Avot 6,5) écrit que nous courons naturellement après des choses physiques/matérielles qui nous excitent, et que nous nous éloignons naturellement de la Torah.
Ce n'est qu'après avoir développé en nous le désir d'étudier la Torah que nous recherchons la Torah.
Oui certains sont nés dans un environnement ou avec des dispositions qui facilitent leur désir d'étudier.
Cependant tout juif a besoin d'avoir davantage de désirs pour la Torah. La guémara (Béra'hot 32b) nous dit que quatre choses ont besoin d'un renforcement constant, l'une d'entre elles étant la Torah.

[nous voyons que naturellement nous sommes attirés vers le matériel, et repoussés par l'étude avec efforts de la Torah. Plus on nourrira notre désir de matérialité, plus nous aurons d'éloignement avec la Torah.]

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-> Le rav 'Haïm Chmoulévitz (Si'hot Moussar 67) écrit que la paresse est le résultat de ne pas penser (le 'hasser lev). Nous sommes paresseux parce que nous n'avons rien à faire. La plupart des gens pensent que la paresse est une cause : Parce que nous sommes paresseux, nous ne faisons rien. Ce n'est pas vrai.
La paresse est le résultat d'un manque d'envie/volonté d'accomplir quelque chose. La paresse se développe parce que nous n'avons rien à accomplir. Si nous créons dans notre esprit des images de réussite, nous trouverons l'énergie nécessaire pour y parvenir.
[nous devons avoir de l'ambition spirituelle, en nous occupant de notre vie éternelle (l'essentiel), bien plus que nous ne l'avons dans nos ambitions matérielles, en nous préoccupant de nos désirs/besoins de ce monde éphémère. ]

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-> Le rav Israël Salanter (cité dans le Mikhtav méEliyahou 3:277) enseigne que nous n'avons pas de garantie d'être répondu lorsque nous demandons à Hachem de satisfaire nos besoins matériels. A l'inverse, nous avons la garantie qu'Il nous aidera dans nos besoins spirituels.
[en ce sens, nos demandes doivent toujours avoir comme finalité de pouvoir mieux faire la volonté d'Hachem. ]

-> Selon le Séfer ha'Hinoukh (131), si nous prions pour toute chose qui donnera de l'honneur à Hachem, nous serons exaucé, même si nous n'avons pas les mérites requis.
[on voit encore, l'importance de mettre l'accent sur la spiritualité, en vue même de s'assurer une matérialité. ]

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-> Le rav Guerchon Edelstein (Darché ha'Hizouk - Métsora 5782) dit au nom du 'Hazon Ich, que lorsque nous nous reposons afin de nous donner l'énergie pour pouvoir mieux étudier, alors ce repos est considéré lui-même comme de la Torah.

+ Le Ram'hal (Messilat Yécharim chap.18) dit qu'il existe des personnes qui ne se contentent pas du minimum ; au contraire, elles aiment tellement Hachem qu'elles veulent aller au-delà de l'appel du devoir. C'est ce que l'on appelle la 'hassidout, le fait de faire plus que ce qui est requis.
Le plus grand plaisir d'Hachem est d'étudier Sa Torah. Par conséquent, lorsque nous dépassons les limites et étudions tout ce que nous pouvons, nous Lui apportons le plus grand plaisir.

=> Lorsque nous décidons de consacrer notre temps disponible à étudier la Torah, nous envoyons un message clair à Hachem : nous apprécions tout ce qu'Il fait pour nous.
[rabbi Mordé'haï Sultan]

La responsabilité d’habiter en terre d’Israël

+ La responsabilité d'habiter en terre d'Israël :

-> Dans la parachat Kédochim (20,22), le verset dit : "Vous observerez tous Mes décrets et toutes Mes ordonnances et vous les mettrez en pratique, et la Terre que Je vous fais habiter ne vous vomira pas".

Si c'est un don et un privilège de vivre en terre d'Israël, c'est aussi une responsabilité. On ne peut pas se comporter en terre d'Israël comme on se comporte en dehors.
Cela se comprend aisément si l'on considère qu'une personne se comporte différemment lorsqu'elle est avec ses amis ou sa famille que lorsqu'elle est en présence d'un roi ou d'autres hommes importants.
En réalité, lorsque l'on vit en Terre sainte, on vit dans le palais du roi, et la nécessité de se comporter correctement est d'autant plus grande.
Le verset ci-dessus nous avertit que si notre conduite n'est pas à la hauteur, la terre nous recrachera. C'est un phénomène qui ne se vérifie dans aucune autre terre.

Faisant écho à ce sentiment, la Sifra, sur le verset ci-dessus, déclare que "la terre d'Israël n'est pas une terre comme les autres, car elle ne permet pas aux fauteurs d'y habiter".

-> Rachi, dans la parachat A'haré Mot (v.18,28), cite une parabole de nos Sages : "On peut comparer cela à un prince à qui l'on aurait servi une nourriture dégoûtante. Peu habitué à une telle nourriture, le prince vomit tout ce qu'il avait ingéré. De même, la terre d'Israël ne permet pas aux fauteurs d'y habiter".

-> Le Ramban (dans son Drachot pour Roch Hachana - p.249), commente également la responsabilité de ceux qui vivent en terre d'Israël d'éviter de fauter :
"Il apparaît que c'est l'immense proximité entre le peuple juif et Hachem qui agit également comme catalyseur de Son éloignement.
Cela est certainement vrai pour ceux qui méritent de demeurer en présence d'Hachem sur Sa terre.
C'est comme s'ils regardaient le visage du Roi. S'ils sont attentifs à son honneur, ils sont dignes d'éloges, mais s'ils se rebellent, malheur à eux plus qu'à toutes les autres créatures, car ils irritent le Roi dans son propre palais."

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+ Même pour les non juifs :

-> Après que le roi d'Assyrie eut exilé le peuple juif de la terre d'Israël, les versets (Mélah'im II 17) nous disent qu'il a amené un certain nombre de personnes d'autres nations en terre d'Israël pour garder la terre habitée. Ces nations ne craignaient pas Hachem et continuaient à pratiquer le culte des idoles. Pour les punir, Hachem envoya des meutes de lions les attaquer et les tuer.

Ces non juifs rapportèrent au roi d'Assyrie ce qui s'était passé, lui expliquant que la raison pour laquelle ils étaient punis était qu'ils "ne connaissaient pas les lois du D. de la Terre d'Israël".
Le roi comprit le message et renvoya l'un des prêtres juifs exilés en terre d'Israël afin d'enseigner aux nouveaux habitants la bonne façon de servir Hachem en terre d'Israël.

Le Ramban (A'haré Mot 18,25) demande pourquoi Hachem n'a puni ces nations qu'après qu'elles aient été déplacées en terre d'Israël. Il est certain qu'elles adoraient déjà des idoles dans leur pays et qu'elles méritaient d'être punies avant d'être déplacées en terre d'Israël.
Le Ramban répond que bien que l'adoration d'idoles soit une faute grave, son effet est moins puissant et moins sévère en dehors d'Israël.
En effet, en dehors d'Israël, Hachem ne gouverne pas et n'interagit pas directement avec les habitants de la terre. Ce sont plutôt les anges Gardiens (de chaque nation) qui servent de canal pour la générosité d'Hachem.
Lorsque ces non juifs ont continué à pratiquer le culte des idoles après avoir atteint la terre d'Israël, la gravité de leur faute était bien plus grande.
Lorsque l'on habite dans le lieu même où réside Hachem et où Il contrôle et interagit directement avec tout ce qui se passe, l'adoration des idoles est bien pire qu'en dehors d'Israël, où l'implication de Hachem est plus distante.
C'est pourquoi le pays ne put les retenir en son sein et Hachem les punit immédiatement en envoyant des lions.

Tant qu'une personne n'est pas retournée [à Hachem] par la téchouva, elle porte la culpabilité [même inconsciemment] de ses fautes.
Lorsqu'elle s'engage sur le chemin de la téchouva, tous ses fautes sont effacées et Hachem en assume la responsabilité.
A la lumière de la perception claire qu'apporte la téchouva, le baal téchouva en vient à voir que les fautes de son passé ont été inspirés par Hachem.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,1a]

[à postériori, les fautes sont une chute (voulu par Hachem) qui vont nous permettent d'accéder à un niveau plus élevé ensuite (yérida létsoré'h aliya). Mais évidemment à priori, on doit tout faire pour éviter de fauter.]

Tant qu'une personne a de l'orgueil dans son cœur, elle ne peut pas faire une bonne téchouva.
[rav Avraham Kook - Moussar Avi'ha - midot haRiya]

La prière bétsibour

+ La prière bétsibour :

"Et de là, tu chercheras Hachem, ton D., et tu Le trouveras, si tu Le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme" (Vaét'hanan 4,29)

-> Le Maor Vachémech demande pourquoi le verset commence par les mots "et de là, tu chercheras" (oubikachtèm micham ét Hachem), au pluriel, et se poursuit par les mots "et tu Le trouveras, si tu Le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme" (oumatsata ...), au singulier.

Il répond en expliquant que chaque individu a l’obligation de se purifier et que, de nos jours, le principal moyen d’y parvenir est la prière avec kavana.
En priant avec amour (ahava) et crainte (yira), on peut purifier son âme et atteindre des sommets très élevés.

Dans cet esprit, le verset déclare : "Il a exaucé la prière de ceux qui imploraient, et Il n’a pas méprisé leur prière. Que ceci soit inscrit pour la dernière génération" (Téhilim 102,18).
Le rav Moché de Pshevorsk explique que cela signifie qu’à la dernière génération, la principale avoda sera la prière.

Le Maor Vachéméch poursuit en affirmant que la forme principale de prière est la prière bétsibour (en communauté). Il faut s’efforcer de prier spécifiquement avec un minyan, même si la prière est trop rapide ou trop lente à son goût, car on peut atteindre de grandes hauteurs en priant avec le tsibour.

Il ajoute que même si 1 000 hommes font partie d’un minyan, aucune de leurs prières n’est identique. Chacun peut se connecter à Hachem à son niveau de kavana, et conformément aux préparatifs effectués avant de commencer la prière.

Avec cela à l'esprit, il explique que le verset signifie que le tsibour mérite de voir Hachem (c'est pourquoi ces mots sont écrits au pluriel), mais chaque personne individuelle le trouvera avec tout son cœur et à son propre niveau (ce qui explique pourquoi ces mots sont écrits en singulier).

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-> [De nos jours,] l'élément essentiel qui permet à une personne de se purifier profondément, et l'élément essentiel de cette purification, est la prière avec une intention intérieure (kavana), pratiquée avec crainte et amour ...

Mais l'essentiel est précisément de prier en communauté (minyan). Même si les membres de la communauté prient rapidement ou longuement, il est nécessaire de renoncer à ses propres considérations afin d'atteindre des niveaux spirituels très élevés [par le mérite du minyan].
[Maor Vachéméch - Vaét'hanan 4,29]

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+ La prière en tsibour ne peut être réduite au silence :

Nos Sages utilisent l’expression : "davar chébé'minyan afilou béélef lo batoul" (si quelque chose porte un nombre, il ne peut être annulé, même par un nombre mille fois plus grand).
Le séfer Divré Israël indique que cela suggère que lorsqu’on prie avec un minyan, même mille anges ne peuvent annuler ses prières [les empêchant d'atteindre le Ciel].
C’est ce que disent nos Sages (Béra'hot 8a) : "Hachem ne rejette jamais les prières du rabbim (de la communauté)".

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-> Le rav Aharon de Karlin disait que la prière bétsibour est plus efficace que les prières du tsadik de la génération (tsadik hador).

Atteindre la perfection à Souccot

"Le Noam ha'Elyon (le Délice Suprême) est la source de tout ce qui est agréable et plaisant dans ce monde. Tout sentiment de délice et de plaisir que nous éprouvons provient de cette qualité d'Hachem.
Cela est même vrai pour le plaisir associé aux nécessités physiques de ce monde, telles que manger, boire, dormir, ... , aussi longtemps que nous les accomplissons dans la sainteté. Mais si nous nous asservissons à nos appétits physiques et cherchons à les satisfaire, nos désirs descendent au niveau de la concupiscence.
Dans ce cas, nous ne sommes plus reliés au Délice Suprême, mais aux délices et aux plaisirs aigres-doux de ce monde.

Afin d'expier ce manque de Noam haElyon, nous devons subir les cinq afflictions de Yom Kipour. Nous jeûnons et limitons nos plaisirs physiques pour nous rappeler la nécessité de nous abstenir des plaisirs de ce monde matériel.

Cependant, cela n'est pas encore la perfection totale. Après tout, nous devons nous sustenter et penser à nos besoins physiques. C'est par la fête de Soucot, d'autre part, qu'on peut avoir une idée de la perfection complète. A cette occasion, nous passons sept jours dans la soucca, à manger, à boire et à dormir.
En agissant de la sorte, nous imprégnons tous nos plaisirs de sainteté, nous rappelant que la nourriture et tous nos autres désirs ont leur source dans le Noam haElyon, qui constitue la perfection totale quant aux nécessités physiques de ce monde.
Nous apprenons ainsi à apprécier le délice et le plaisir qu'elles nous offrent, tout en reconnaissant que leur source provient d'Hachem Lui-Même. "
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Min'ha 6,8-9 ]