Aux délices de la Torah

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Plus une personne se consacre au service de Hachem et à la poursuite d'une voie juste, plus son mauvais penchant s'efforce de la tenter par des désirs (matériels, interdits). On doit procéder avec une dévotion encore plus grande, et on ne doit avoir peur de rien. 
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,19]

En accueillant avec joie le Shabath et en l'honorant, on peut avoir le mérite de s'attacher au Tsadik et de connaître le vrai repentir.
[rabbi Nathan de Brelev - Likouté Halakhot - Shabbath 7,69]

La paix dans le couple rapproche la perfection du monde

-> Le Zohar (III, 283 b) enseigne que l'homme et la femme constituent en fait une seule âme. Quand cette âme descend des cieux, elle se sépare en mâle et femelle qui se réunissent dans ce monde.
Cette union, qu'on appelle mariage, est destinée à accomplir de grandes choses. Comme le fait remarquer Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Min'hah 7,93), le but du mariage est de permettre au couple d'engendrer dans ce monde une âme supplémentaire, celle qui émane des plus hauts niveaux : la Pensée initiale de la Création.
L'union entre mari et femme rapproche ainsi davantage la Création de la perfection et de la plénitude (cf. Nidda 13b).

-> Quand deux personnes s'unissent dans une intention aussi sublime, elles sont naturellement destinées à rencontrer toutes sortes de difficultés et d'obstacles.
Rabbi Na’hman de Breslev enseigne : “La mauvaise inclination déteste l’homme [et cherche à lui nuire] tant sur le plan physique que spirituel. Elle est prête à tout pour gâcher sa vie” (Rabbi Eliyahou ‘Haim Rosen).
C’est au sein du foyer que cela est le plus évident. La force de l’Autre Côté (Sitra Achra) ne reculera devant rien, remuant ciel et terre, juste pour empêcher l’âme de se réunir. Comment pourrait-elle autrement espérer empêcher le monde d’atteindre sa perfection?
C’est pourquoi il faut beaucoup de sagesse pour fonder un foyer, et beaucoup de compréhension pour savoir comment le préserver.

Se tourner soi-même vers Hachem

+ Se tourner soi-même vers Hachem :

"Car quelle est la grande nation dont Hachem est proche ... comme Hachem votre D. chaque fois que vous L'invoquez" (Vaét'hanan 4,7)

-> Un homme vint un jour trouver le 'Hafets 'Haïm et lui dit qu’il venait en tant que messager de son ami pour lui demander une bénédiction. Le 'Hafets 'Haïm dit tristement : "Oh vavoy! Un boucher envoie un autre boucher obtenir la bénédiction d’un troisième. N’est-ce pas ridicule! Ne serait-il pas préférable de se tourner vers le Maître lui-même? La Torah dit qu'Hachem est proche de tous ceux qui l’invoquent, donc chacun peut implorer son aide!"

Prier à tout moment

+ Prier à tout moment :

"Et j'ai imploré Hachem à ce moment-là en disant" (Vaét'hanan 3,23)

-> Le séfer Zéra Kodech demande pourquoi il est dit que Moché a prié à Hachem "à ce moment-là", sans préciser l'heure.

Il répond que cela vise à nous enseigner qu'une personne peut prier à Hachem à tout moment. Il ne faut jamais dire : "Je n'ai pas la tête à prier maintenant. Quand je serai capable de me concentrer correctement, je prierai".
Au contraire, il faut toujours prier à tout moment. Peu importe à quel point on se sent occupé ou déconcentré, on doit s'arrêter et prier à Hachem.

Il utilise cette idée pour expliquer le verset : "Et de là tu chercheras Hachem ton D., et tu Le trouveras" (Vaét'hanan 4,29). Où que l'on soit, quelle que soit la situation, on doit prier Hachem "de là" et on Le trouvera.

La charité = ouvrir les portes de notre vie

"Ouvrir tu lui ouvriras la main" (patoa'h tifta'h ét yadé'ha - Réé 15,8).

=> Pourquoi le verset répète-t-il deux fois ce verbe (פָתֹחַ תִּפְתַּח)?

-> Rabbi Na'hman (Likouté Moharan II 4,2) enseigne :
"Tous les débuts sont difficiles. Dans toutes dévotions, toute repentance, tout ce que nous commençons, nous rencontrons toujours d'immenses difficultés et obstacles. Tout comme la femme en couches doit souffrir des douleurs de l'accouchement avant de donner naissance à son enfant, nous devons souffrir nous aussi pour tout ce que nous devons accomplir, créer, engendrer.
La partie la plus ardue consiste à faire l'ouverture, le péta'h, à commencer.
La charité est appelée péta'h. C'est la première ouverture, celle qui perce et élargit toutes les fissures et ouvre toutes les autres portes. C'est pourquoi le verset dit bien "patoa'h tifta'h " (ouvrir tu ouvriras), parce que la charité ouvre toutes les portes et crée toutes les opportunités".

-> "Lorsque vous vous lancez dans quoi que ce soit, faites un don à une œuvre caritative" (comme on vient de le voir la charité ouvre les Portes). Quel que soit l’objectif que vous souhaitiez poursuivre, qu’il s’agisse de l’étude de la Torah, de la prière, d’autres mitsvot, voire d’un voyage, d’affaires ou de quoi que ce soit d’autre , commencez par faire un don à une œuvre caritative. [Likouté Moharan II 42]

Le 15 Av = un Yom Tov grâce au fait de contrôler ses yeux

+ Le 15 Av = un Yom Tov grâce au fait de contrôler ses yeux :

-> La guémara (Taanit 26b) déclare : "Rav Shimon ben Gamliel dit : Israël n'a pas de yamim tovim comme le 15 Av et Yom Kippour. Ce jour-là [du 15 Av], les jeunes filles juives sortaient avec des vêtements blancs empruntés pour ne pas faire honte à celles qui n'en avaient pas ... Et que disaient-elles?
"Jeune homme, lève les yeux et regarde ce que tu veux choisir. Ne te concentre pas sur la beauté. Veille sur la famille"."

-> Le séfer miZékénim Et'bonen cite le rav Mordé'haï 'Haïm de Slonim qui explique ainsi la grandeur de ce jour :
Du fait que les jeunes filles devaient demander aux ba'hourim de lever les yeux pour les regarder afin de choisir l'une d'entre elles à épouser, on comprend qu'elles ne le faisaient généralement jamais.
Il est utile d'instaurer un Yom Tov pour commémorer leur incroyable niveau de chemirat énayim (garder ses yeux de voir des choses interdites, non modestes).

Ce qui paraît mauvais est en réalité bon

+ Ce qui paraît mauvais est en réalité bon :

"Quelle divinité a-t-elle accompli des miracles pour venir prendre une nation au milieu d'une autre ... comme tout ce que Hachem ton D. a fait pour toi en Égypte, sous tes yeux?" (Vaét'hanan 4,34)

-> Le rav Barou'h de Mezhibouzh explique l'expression "en Égypte, sous tes yeux" (bémitsraïm lééné'ha) en disant que les gens pensent souvent que leur situation est mauvaise. Ils la prennent pour "Mitsrayim" (מִצְרַיִם), c'est-à-dire que c'est une mauvaise période ("tsara").
Or, tout cela n'est que "à tes yeux" (lééné'ha). Cela ne te paraît mauvais que pour toi, mais en réalité, c'est pour ton bien.

Toute prière a un impact

+ Toute prière a un impact :

Hachem dit à Moché : "C'est trop pour toi! Ne continue pas à Me parler davantage de cette chose" (Vaét'hanan 3,26)

-> Le rabbi de Kretchnif (cité dans Guilyon Kol Emouna), note qu’il semble que Moché n’ait rien accompli avec ses 515 prières. [cela peut nous décourager si l'on ne voit pas la réalisation de nos prières malgré notre insistance. ]
Pourtant, en réalité, il a accompli de nombreuses choses. Bien qu’il n’ait pas mérité d’entrer en terre d’Israël, il en a accompli bien d’autres. C’est pourquoi Hachem lui a dit de ne plus parler de "cette chose". Il disait que ses prières ne serviraient à rien pour cette chose, mais qu’elles serviraient à bien d’autres.

[l'idée est que chacune de nos prières a un impact, est écoutée. Nous ne verrons le résultat qu'après notre mort dans le monde de vérité (ex: elle a aidé un juif ailleurs, elle va nous servir plus tard dans la vie, elle va aider un de nos descendants, ...)]

Le pouvoir de la prière avec des larmes

+ Le pouvoir de la prière avec des larmes :

"Et j'ai imploré (Vaét'hanan - וָאֶתְחַנַּן) Hachem à ce moment-là en disant" (Vaét'hanan 3,23)

-> Rachi dit que le mot : 'hinoun (חִנּוּן) implique toujours l'idée de "matnat 'hinam" (un don gratuit).
-> Le rabbi de Kretchnif (séfer Raza DeShabbath) explique cela en citant la guémara (Béra'hot 32b) qui dit : "Rav Elazar dit : Depuis le jour où le Temple a été détruit, les portes de la prière sont fermées, mais celles des larmes ne le sont pas".

Les larmes représentent un don gratuit, car celui qui demande quelque chose gratuitement le demande souvent avec larmes et pleurs. [puisque je n'ai pas de mérite, rien sur lequel m'appuyer pour espérer avoir une chose, alors j'en viens à prier si fort que j'en pleure, car je ne peux compter que sur la bonté d'Hachem. ]
Il est également connu que les prières de Moïse "à ce moment-là" représentent la rédemption finale, comme le dit le prophète Yirmiyahou (50,9) : "A ce moment-là, ils chercheront des fautes parmi Israël et il n’y en aura pas".
La période entière, du présent jusqu'à l'envoi de la géoula par Hachem, est appelée "à ce moment-là".

Le verset indique donc que Moché a prié "à ce moment-là", ce qui signifie qu'il a prié pour que les prières récitées en temps d'exil (galout) soient efficaces. Mais comment ces prières peuvent-elles être entendues si les portes de la prière sont fermées?
C'est pourquoi il est dit qu'il a demandé un "don gratuit", en référence aux larmes. Grâce au mérite des larmes, même les prières dites en exil peuvent être entendues.

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-> Concernant la puissance des prières récitées avec des larmes, le séfer Ha'Hasidim (ot 130) écrit :
"Certaines personnes ne méritent pas que leurs prières soient exaucées par Hachem, mais parce qu'elles prient avec force et avec larmes, et qu'elles pleurent et implorent Hachem sans cesse, Il accepte leurs prières et accomplit leur volonté, même si elles n'ont aucun mérite ni aucune bonne action."

-> b'h, voir également : Le pouvoir des larmes : https://todahm.com/2019/07/08/le-pouvoir-des-larmes