Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

[Pendant toute la semaine des célébrations de Souccot au Temple, les juifs] se passaient de véritable sommeil, car ils se suffisaient de somnoler les uns sur l'épaule des autres.
[guémara Soucca 53a]

 

-> Le Darach David commente : A Souccot, il était possible de ressentir à quel point chaque juif appartient à un ensemble, à quel point il est uni à chacune de ses parties (les autres juifs).
Cela suscite naturellement un sentiment de joie, qui permet d'ouvrir le cœur de tous les juifs et de les unir au service de leur papa Hachem.
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-> Rabbi Yéhouda ben 'Hanania dit : "Quand nous nous réjouissions dans la Sim'hat beit haChoéva, nous ne voyions pas le sommeil dans nos yeux"

Comment est-il possible de voir le sommeil dans les yeux?

 

Le 'Hatam Sofer répond : Cela signifie qu'ils ne dormaient pas avec les yeux ouverts, car celui qui ne fait rien c'est comme s'il dormait et l'oisiveté est donc comme le sommeil avec les yeux ouverts, mais eux étaient occupés du service de Hachem et ne restaient pas oisifs un seul instant.

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-> La guémara (Soucca 53a) dit que : "lorsque nous devions nous réjouir à Sim'hat Beit haChoéva, nos yeux ne voyaient pas le sommeil".

Le terme : "sommeil" (shéna - שינה) a une guématria de 365, qui est le nombre de mitsvot lo taassé dans la Torah.
Nos Sages nous indiquent que même si les juifs ont pu fauter durant l'année, ils peuvent corriger leurs fautes par la téchouva.
Lorsqu'ils arrivent à la Sim'ha beit haChoéva, ils étaient alors purs et ne voyaient aucune faute en eux.
[Zéra Kodech - guémara Soucca 53a]

 

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-> Nos Sages (midrach Béréchit rabba 70,8) enseignent :
"Pourquoi appelle-t-on : "Beit haChoéva"?
C’est parce que l’on puisait de là-bas l’esprit prophétique (roua’h hakodech)."
[Choéva provient de la racine « choèv » qui signifie "puiser"]

 

La guémara (Sota 3a) nous enseigne qu'une personne ne commet une faute que lorsqu'un vent de folie s'empare d'elle.
D'un autre côté, si une personne fait attention de ne pas fauter ou bien à faire téchouva sur ses fautes, à propos d'elle, il est écrit : "sur lui reposera l'esprit de Hachem : esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de crainte de D." (Yéchayahou 11,2).
C'était cela l'esprit prophétique qui reposait sur les gens qui étaient présents à la Beit haChoéva = un esprit qui était le résultat de la téchouva et du fait d'évider de fauter.
[Yétev Panim - maamar Kidouchin 7]

 

-> La guémara (Soucca 53a) rapporte qu'à la sim'hat beit haChoéva, les hommes pieux et les hommes de bonnes actions, ainsi que les gens qui avaient fait téchouva, disaient : "Est digne d'éloges celui qui n'a jamais fauté, mais pour celui qui a fauté, qu'il fasse téchouva et il sera pardonné".
Pourquoi cela était-il dit particulièrement à ce moment de beit haChoéva?

C'était pour le bénéfice de ceux qui n'ont pas encore fait téchouva.
Si une personne n'a pas fait téchouva, son jugement peut avoir été scellé pour le mal à Yom Kippour, mais néanmoins il y a toujours possibilité de tout changer.
Dans Sa grande bonté [sur notre jugement annuel], Hachem donne aux gens une occasion de faire téchouva jusqu'au moussaf de Chémini Atsérét.
Si nous faisons téchouva avant, alors Hachem nous pardonnera.
=> C'est pourquoi les gens pieux essayaient d'inspirer les gens à prendre avantage de cette chance supplémentaire et faire téchouva pendant Souccot, s'ils ne l'ont pas fait avant.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - guémara Soucca 53a]

 

[ainsi, la notion d'avoir les yeux ouvert, de se passer de sommeil à la Sim'hat Beit haChoéva, est en lien avec l'éveil spirituel, l'éveil à la téchouva que cela provoqué!]

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+ "Tout celui qui n’a pas vu la joie de Beit haChoéva, de toute sa vie, n'a jamais vu une véritable joie" (guémara Soucca 53a)

 

-> Pourquoi nos Sages nous disent cela?
Le mot : réé (voir - ראה) dénote le fait de : "voir avec son cœur".
La véritable joie dans ce monde est liée à la joie d'être présent au Temple.
Nous devons espérer voir cette joie dans notre cœur, afin de se rendre compte à quelle point servir Hachem amène une joie phénoménale, [bien au-delà de notre imagination], et seul celui qui l'a vécu a déjà vu une véritable joie.
[Sfat Emet]

[on comprend mieux pourquoi leurs yeux ne se fermaient pas, car la joie qu'ils vivaient, était folle!]

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-> "Sur les rives des fleuves de Babylone, là nous nous assîmes, et nous avons aussi pleuré au souvenir de Sion" (al naarot Bavél ... - Téhilim 137,1)
Pourquoi est-ce que les juifs pleuraient particulièrement près des fleuves?

 

Le 'Hout haMéchoulach explique que : Rabbénou Bé'hayé (Vayikra 2,13) dit que lorsque le monde a été initialement créé, il n'y avait qu'une seule entité d'eau, et Hachem l'a divisée en 2 entités : les eaux supérieures et les eaux inférieures.
["D. fit le firmament et sépara les eaux qui sont en dessous du firmament de celles qui sont en dessous" - Béréchit 1,7]
Les eaux inférieures ont pleuré car elles étaient ainsi séparées, éloignées de la Présence Divine, qui est en-Haut.
Hachem les a apaisées en disant qu'elles seront utilisées pour la mitsva de libation des eaux (nissou'h hamayim), et que le sel des sacrifices (korbanot) sera pris d'elles.
Cependant, lorsque le Temple a été détruit, les eaux inférieures ont pleuré de nouveau, car les mitsvot avec lesquelles elles ont été apaisées ne se faisaient plus.

Le verset : "gam ba'hinou" (nous aussi avons pleuré) = Israël a pleuré avec les eaux lorsque le Temple a été détruit.
Les 2 ont pleuré pour la même raison : ils étaient alors distancié de la Présence Divine.

 

=> Nous comprenons alors la signification de la libation des eaux : de même que le peuple juif a pleuré sur la destruction du Temple ensemble avec l'eau, de même à l'époque de la présence du Temple, le peuple juif se réjouissait ensemble avec l'eau.
L'eau était heureuse d'être amenée sur l'autel (mizbéa'h), proche de la Présence Divine, et le peuple juif était joyeux d'être proche de la Présence Divine dans le Temple.

[il n'y a pas de plus grande joie authentique que d'être proche de Hachem, que de voir son intériorité (âme) être proche de sa source, de son papa Hachem!]

[Baré'h Moché]

-> b'h, ce dernier divré Torah a été un peu complété : https://todahm.com/2020/12/26/29618

"Grande est la force de la mitsva des 4 espèces, car quiconque les prend, dit la bénédiction dessus et prie avec elles, alors les 7 cieux s'ouvrent devant lui et sa prière arrive jusqu'au Trône de Gloire.

Une allusion en est ce qui est écrit dans les livres : Il y a un loulav, un étrog, 3 brins de myrte, 2 brins de saule, cela fait 7 en tout qui correspondent aux 7 cieux."

[Séfer haTodaa]

La Soucca = une aide du Ciel protectrice pour l’année à venir

+ La Soucca = une aide du Ciel protectrice pour l'année à venir :

-> "Vous résiderez dans des Souccot durant sept jour" (Emor 23,42)

-> Il est rapporté dans le Zohar (Emor 100b) :
Essav poursuit en permanence Yaakov pour l'accuser, comme il est écrit : "Essav prit en haine Yaakov" (Toldot 27,41).
Durant la période qui sépare Roch Hachana de Yom Kippour, Yaakov est en fuite pour se protéger de ce dernier grâce à son repentir. Puis, Yaakov envoie une offrande à Essav matérialisée par le bouc pour Azazel afin qu'Essav n'accuse pas le peuple d'Israël.
C'est au moment de la prière de la Néïla que s'accomplit le verset : "Ce jour-là, Essav reprit sa route vers Séir" (Vayichla'h 33,16).
C'est à ce moment-là qu'Hachem expie les fautes d'Israël, l'accusateur n'étant plus focalisé sur Israël.

À partir de ce moment, le Maître de l'univers souhaite se réjouir avec Ses enfants, et tel est le sens du verset : "Yaakov voyagea vers Souccot et se construisit une maison" (Vayichla'h 33,17).
Ceci vient faire allusion à la mitsva de Soucca, au fait qu'à partir du moment où les Bné Israël s'installent dans les Souccot, ils sont préservés de l'accusateur, de sorte que Hachem se réjouit avec Ses enfants ...
En effet, en résidant dans les Souccot, c'est comme si nous nous installions sous les ailes de la Présence divine, qu'Elle déploie pour nous protéger. Car la Soucca symbolise la Présence divine qui étend Ses ailes sur les enfants d'Israël pour les préserver, à l'instar d'une mère à l'égard de ses enfants.

-> Rabbi Tsadok Hacohen écrit : ceci est la ségoula si particulière de la mitsva de Soucca, la possibilité d'annuler le mauvais penchant et la tentation ... En effet, l'essentiel de la mitsva de Soucca est de purifier les envies primaires de la nourriture et de la boisson afin de les élever vers la sainteté.

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-> De plus, le Arizal (chaar hakavanot - Souccot drouch 4) nous enseigne, à propos de la mitsva de Soucca : "Sache que la raison profonde du commandement positif de la Torah de construire et de vivre dans la Soucca durant les sept jours de cette fête reside dans le fait que la Soucca représente le "ohr hamakif" ... Et nous, peuple d'Israël, accomplissons la mitsva de la Soucca en nous installant à l'ombre du ohr hamakif afin d'attirer sur nous cette lumiere encerclante."

-> Le Bné Yissa'har (Tichri - maamar 10 siman 7) ajoute sur ce point : "Tu dois savoir que la lumière encerclante (ohr hamakif) a le pouvoir de chasser toutes les forces des 'hitsonim, appliquant ainsi la promesse du verset : "Les peuples de la terre verront que le Nom d'Hachem est posé sur toi" (Ki Tavo 28,10).
Il s'agit en l'occurrence de la lumière qui entoure chaque juif et qui sera visible à l'oeil humain."

-> La source de ces enseignements se trouve dans les écrits du Arizal (chaar havanot 2b) : "Il n'y a rien qui puisse repousser les klipot (les forces de l'impureté), autant que le ohr hamakif, car les forces du mal n'ont aucune emprise et ne peuvent se nourrir du ohr hamakif".

-> Ces enseignements nous éclairent davantage sur les paroles du Zohar (Emor 100b) : "A partir du moment où les Bné Israël s'installent dans les Souccot, ils sont préservés de l'accusateur".
Puisque la Soucca symbolise le ohr hamakif, qui chasse les accusateurs, Hachem peut se réjouir avec Ses enfants à l'intérieur de la Soucca.

-> Toujours à propos de la mitsva de Soucca, le Gaon de Vilna (sur Téhilim 76,3) enseigne pour sa part : "Il existe deux commandements qui nous offrent le mérite de les réaliser avec l'ensemble de notre corps : la mitsva de Soucca et celle de résider sur la terre d'Israël".

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=> Le Tour pose la question suivante : il y a pourtant quatre jours qui séparent la fête de Yom Kippour de celle de Souccot. Puisqu'il en est ainsi, pourquoi les fautes de la nouvelle année doivent-elles être comptabilisées à partir de Souccot et non à partir du lendemain de Yom Kippour ?

-> Le Tour répond que lorsque prend fin le jour de Yom Kippour, le peuple juif est particulièrement affairé aux les préparatifs des mitsvot de la fête de Souccot comme par exemple monter la Soucca, se procurer un loulav ... Compte tenu de cette effervescence toute religieuse, il ne peut tout simplement pas y avoir de faute commise. C'est la raison pour laquelle le premier jour de fête de Souccot constitue le premier jour à partir duquel nous comptabilisons les fautes.

-> À la lumière de ces enseignements, nous apprenons une notion fondamentale : un nouveau combat va commencer, opposant le mauvais penchant au peuple d'Israël, et c'est le sens du verset : "D. a fait correspondre l'un à l'autre" (Kohélet 7,14).
En effet, d'un côté le mauvais penchant va se réveiller avec de nouvelles forces afin de tenter Israël, que D. nous en preserve, et le faire tomber dans la faute. D'un autre côté, le peuple d'Israël va également se lever avec de nouvelles forces pour mener son combat contre lui.
[ le ohr hamakif de la Soucca détruit toutes les forces du mal et ceci s'accorde bien avec l'enseignement de la guémara (Souca 38a) : "Lorsque Rav A'ha bar Yaacov agitait son loulav, il déclarait : "ceci est une flèche entre les yeux du Satan!".
On peut donc expliquer qu'il s'est appuyé sur le commandement positif de la Soucca qui fait fuir le mauvais penchant afin qu'il ne puisse exercer la moindre emprise.
Toutefois, la guémara conclut qu'il est absolument interdit de tenir ce type de propos ou de déclaration afin de se protéger et de ne pas éveiller une confrontation directe avec le mauvais penchant. ]

-> À présent, nous saisissons l'importance de vaincre le mauvais penchant durant la fête de Souccot.
Bien que Roch Hachana marque effectivement le début de l'année, il n'en reste pas moins que durant les 10 jours de repentir, jusqu'à Yom Kippour, le peuple juif est affairé au repentir complet sur les fautes de l'année précédente. C'est la raison pour laquelle les Sages ont enseigné que c'est à partir du premier jour de la fête de Souccot que le compte des fautes commence de manière effective.
En conclusion, il se trouve donc que la fête de Souccot représente bien le début de la nouvelle année et c'est pourquoi un combat d'une très grande intensité avec le mauvais penchant a lieu dans la mesure où le mauvais penchant connaît parfaitement le principe selon lequel tout dépend du début.
Et s'il réussit dans son entreprise, et fait chuter Israël durant la fête de Souccot, il sera alors, par la suite, aisé pour lui de faire tomber le peuple dans les mailles de ses filets, dans ses divers pièges et stratagèmes, tout au long de l'année. Cependant, nous savons que si nous parvenons, avec l'aide de D., à nous renforcer contre le mauvais penchant durant la fête de Souccot, nous réussirons ensuite à élever notre service divin tout au long de l'année.

De ce fait, dans Sa grande miséricorde et Sa grande bonté, Hachem nous a ordonné de faire une Soucca au lendemain de Yom Kippour, afin de nous aider à nous préserver des nouvelles forces du mauvais penchant. En effet, à partir du moment où nous entrons dans la Soucca, nous sommes accompagnés et entourés du ohr hamakif d'Hachem, qui fait barrage aux forces du mal, de telle sorte que le mauvais penchant n'ait aucune emprise sur nous durant la fête.
Et c'est pour cette même raison que les Justes (tsadikim) s'efforcent de ne jamais sortir de leur Soucca pendant les sept jours de la fête.

Pour conclure, il est rapporté dans le Zohar (Vayé'hi 261a) que durant les sept jours de la fête de Souccot, sept invités entrent dans notre Soucca. Il s'agit en l'occurrence des sept bergers d'Israël que sont : Avraham, Its'hak, Yaacov, Moché, Aharon, Yossef et David, qui viendront durant les sept jours de la fête.
Nous pouvons expliquer, d'après notre développement, que nous déployons toutes nos forces pour pouvoir nous sanctifier durant la fête car elle constitue le point de départ de la comptabilisation des fautes. Ainsi, Hachem nous a ordonné de nous installer dans les cabanes, afin de faire fuir les forces du mal et dans Son infinie bonté, Il nous envoie les sept invités (ouchpizin) que sont les sept bergers d'Israël qui renferment en eux des puissances spirituelles uniques qui nous seront transmises et qui constitueront des armes pour nous.
En effet, nous recevons une aide providentielle du côté de la sainteté dès le début de l'année pour nous aider à surmonter les épreuves de toute l’année à venir.
[Shvilé Pin'has]

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-> Il s'agit des sept Ouchpizin qui se rendent chaque jour dans notre Soucca comme il est rapporté dans un autre passage du Zohar (Emor 103b) : "Lorsqu'un homme fait la Soucca qui est l'ombre de la émouna, la Présence divine étend ses ailes sur lui depuis les mondes supérieurs, Avraham, cinq justes et le roi David entrent avec lui dans la Soucca."
Ainsi chaque jour il y a un invité principal accompagné des six autres. On prendra soin avant de rentrer dans la Soucca de l'inviter explicitement et de lui préparer une chaise. En effet nous avons appris ceci d'Eliahou Hanavi car lorsqu'on ne lui prépare pas une chaise, il ne vient pas. (Zohar - hakdama 13a)

-> Rabbi 'Haïm Palaggi (Moed Lékol 'Haï) di qu'on sera extrêmement attentif de ne pas inviter un non juif à l'intérieur de la Soucca ce qui ferait fuir les sept Ouchpizin qui maudiront le maître de la Soucca.
En effet, rabbi 'Haim Palaggi s'appuie sur l'enseignement des Sages de nos Sages (Méguila 7b ; Pessa'him 47a)qui explique le verset suivant : "Le premier jour sera une convocation sainte et le septième jour sera pour vous une convocation sainte" (Bo 12,16).
Le terme "la'hem" (pour vous) vient exclure les non juifs.

Quelques pensées sur Souccot

+ Quelques pensées sur Souccot :

-> La guémara (Baba Métsia 85a) rapporte l'histoire suivante : "Il est arrivé une fois qu'un veau, qui était mené à l'abattoir, s'est mis à fuir, jusqu'à mettre sa tête dans les vêtements de Rabbi (Rabbi Yéhouda haNassi) et le veau a pleuré.
Rabbi lui a dit : "Va-y (à l'abattoir), car tel est ton destin!"

Dans le Ciel, on a proclamé : "Puisqu'il n'a pas montré de miséricorde, laissons les souffrances venir sur lui ..."
[Rabbi aura alors des souffrances durant de nombreuses années, jusqu'à se retrouver dans une situation où il exprimera clairement de la miséricorde envers les animaux.]

-> Le rav Nathan Wachtfogel dit : "Que reproche-ton à Rabbi? Nos Sages n'ont-ils pas clairement exprimés que les animaux doivent être égorgés? Est-ce que chaque cho'hét doit être puni?"

Il répond que cela est vrai, mais si un veau en vient à fuir jusqu'à vous, et exprime de la miséricorde d'être sauvé, notre attribut de miséricorde nous oblige à le garder et à ne pas le repousser.

Le rav Wachtfogel poursuit en disant que c'est cela l'essence de la Soucca, décrite comme : "l'ombre de la émouna" (tsila dim'éménouta), c'est-à-dire que nous fuyons toutes les préoccupations de ce monde pour se mettre à l'ombre de Hachem.
Lorsque l'on prend refuge chez D., même si on a des décrets importants contre nous (à l'image du veau mené à l'abattoir), Hachem est obligé d'utiliser son attribut de miséricorde.
Il ne peut pas nous repousser, et à la place, il doit nous protéger.

[si après Kippour, il reste malgré tout quelques mauvais décrets nous concernant, nous utilisons la puissance de la Soucca, en courant "sous les habits" de Hachem, l'obligeant à déchirer ses décrets négatifs, nous assurant alors certainement une super année.
D'ailleurs, c'est pour cela qu'à Sim'ha Torah, nous laissons éclater notre joie : c'est la fête! ]

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-> Selon Rabbi David Vatch, une des pensées du début de la Amida est que :
- "mélé'h" (Roi) = nous proclamons Hachem Roi à Roch Hachana (mal'hout) ;
- "ozèr" (qui aide) = pendant les 10 jours de Repentir, Hachem nous aide particulièrement à faire téchouva ;
- "oumochia'h" (et sauve) = à Yom Kippour Hachem nous sauve ;
- "oumagen" (et protège) = c'est le bouclier de Hachem pendant Souccot.

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-> La Soucca représente la protection physique et spirituelle par Hachem du peuple juif.
Cela provient du mérite de :
- Avraham : pour avoir proposé à ses invités de venir se reposer sous l'arbre [en y faisant la mitsva d'hospitalité à la perfection].
Par conséquence, ses descendants auront la protection de la Soucca dans le désert et dans le monde à venir [midrach Béréchit rabba 48,10]

- Aharon : les Nuées de Gloire ont existé par son mérite (guémara Taanit 9a), car il aimait les gens, il recherchait activement la paix, tout en souhaitant les ramener vers la Torah (Pirké Avot 1,12).
De même, Hachem a entouré d'amour le peuple juif, par des Nuées de Gloire protectrices (le Mabit - Bét Elohim).

- Chèm : Selon Rabbénou Ephraïm (Béréchit 9,23), lorsque Noa'h était étendu nu dans sa tente, Chèm a recouvert son père avec un vêtement afin de le protéger de la honte d'être ainsi exposé.
Mesure pour mesure, Hachem a recouvert nos incapacités, et nous a protégé par le biais de la Soucca.

"Le huitième jour, il congédia le peuple, qui bénit le roi ; et ils rentrèrent dans leurs tentes (léaolé'ém - לְאָהֳלֵיהֶם), heureux et le cœur réjoui" (Haftara de Chémini Atsérét - Méla'him I 8,66)

Hachem renvoie son peuple dans leur foyer après avoir passé 7 jour dans la Soucca.
=> Ainsi, en référence à leur demeure : pourquoi est-il utilisé le terme : "tente" et non pas "maison"?

C'est parce la période de Tichri qui est très riche spirituellement, nous a imprégné avec le sentiment que le monde matériel n'est pas notre demeure permanente, ce n'est qu'une tente, qui est temporaire et transitoire par nature, et que notre véritable maison est notre âme.

[Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi - le Baal haTanya]

"Souccot est appelé le 'temps de notre réjouissance' (zman sim'haténou), c'est-à-dire la réjouissance de D. avec Israël et la réjouissance d'Israël avec D.
Ils s'unissent alors tous les 2 dans une célébration harmonieuse du Ciel et de la terre."

[Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi - le Baal haTanya]

-> "A Chémini Atsérét, la joie est réservée uniquement pour Israël, et en tant qu'invité privé du Roi, il peut obtenir toute requête qu'il fait."
[Zohar III 32a]

-> A Sim'ha Torah, nous dansons avec la Torah afin de dévoiler en nous un Service de D. rempli de joie et de ferveur pour toute l'année.
[Rabbi de Loubavitch]

-> Un instant de Sim'ha Torah est une année entière de Sainteté.
[Rabbi Rachab – le 5e Rabbi de ‘Habad]

La mitsva de la Soucca est particulière, car elle entoure le juif complètement, du talon à la tête, avec tous ses vêtements y compris ses chaussures. Bien plus, chaque action effectuée dans la Soucca devient une mitsva.
Ainsi, chaque geste sera utilisé pour servir D. et ceci se poursuivra tout le reste de l'année.
[...]
Ce monde matériel est une Soucca, une demeure temporaire, telle que tous les domaines d'activités de ce monde, qui n'ont qu'un caractère provisoire.
Si l'homme les envisage uniquement de cette façon et pour le Nom de D., la Soucca devient alors une demeure fixe, la résidence de D. parmi les Créatures.

[Rabbi de Loubavitch]

"Nous appelons cette fête : Sim'hat Torah, car lorsque nous acceptons de se consacrer à l'étude de la Torah, la Torah s'en réjouit!"
[Beit haLévi]

-> "Si l'essentiel était que le peuple juif se réjouisse et célèbre la Torah, on aurait dû appeler ce jour : "Sim'hat Israël".
De là, il est clair que la mitsva de ce jour n'est pas que le peuple juif se réjouisse avec la Torah, mais le plus important est que la Torah se réjouisse avec le peuple juif!"
[Rabbi 'Haïm Soloveitchik - Torat 'Haïm]

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+ "A Sim'hat Torah, tout celui qui essaye de se réjouir avec la Torah de toutes ses forces, est assuré que la Torah ne quittera jamais ses descendants"
[Yessod véchorech haaVoda ; Sfat Emet]

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+ "Si tu ne peux pas danser à Sim'hat Torah sur ce que tu as, alors tu ne pourras pas pleurer à Yom Kippour sur ce qu'il te manque."
[Rav Shraga Feivel Mendelowitz]

-> "Sim'ha Torah est une fête aigre-douce pour moi.
D'un côté, je me réjouis grandement de notre précieuse Torah.
D'un autre côté, je suis triste du fait que de nombreux juifs profanent quotidiennement la Torah.

Ainsi, le plus j'ai de la joie à Sim'ha Torah, le plus je ressens fortement de la peine concernant le niveau jusqu'où les gens ont pu descendre [spirituellement]."

[Rav Israël Salanter]