Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Je ne sais pas ce qui est le plus cher au Créateur : notre Yom Kippour ou notre Sim'hat Torah (où nous exprimons à quel point la Torah nous est chère, et quel bonheur nous donne son étude)"

[rabbi Yérou'ham Lévovitz de Mir]

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+ La Torah = notre héritage!

-> Rabbi Moché Feinstein a demandé : il est écrit dans le verset : "Moché nous a ordonné la Torah, héritage de l'assemblée de Yaakov".

=> Quelle est la signification de la Torah en tant qu'héritage pour nous?

Il a répondu : Imaginez une fiancée qui achète 2 chandeliers neufs avant de se marier, naturellement elle est heureuse.
Mais combien plus grand est le bonheur d'une fiancée qui reçoit en héritage les chandeliers de sa grand-mère bien aimée!
Ils lui sont infiniment chers, et elle ne les échangerait pour aucuns autres aux monde.

=> De même la Torah que nous étudions, c'est la même Torah que Moché a donnée aux bnei Israël au mont Sinaï.
C'est notre héritage [reçu de papa Hachem]!

La Soucca enseigne à se détacher de l'esclavage de la matière, car les biens matériels nous asservissent, et elle nous dit : Sors de ta maison habituelle! ( c'est-à-dire de ta routine négative, de ta maison confortable faite de certitudes égocentriques dans laquelle tu t'es enfermée pendant toute l'année écoulée!)

Et les 4 espèces enseignent le contraire : utiliser de nouveau ses possessions. En effet, en prenant en main les 4 espèces, nous apprenons à respecter les biens et leur valeur, en tant que moyen pour que notre vie se déroule en présence de D. (dans le respect de tout juif et de nous-même).

[le Rachach]

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-> Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) enseigne :
Nous constatons qu'après la période du jugement, entre Roch Hachana et Yom Kippour, Hachem nous ordonne de quitter notre maison permanente pour une maison provisoire durant 7 jours.
Nous devons comprendre que le calendrier, l'ordre des fêtes, n'est pas dû au hasard.

Parfois, un homme peut rester exactement le même après le jour du jugement ... Bien qu'il fasse complètement téchouva, il risque de continuer à emprunter ses anciennes merveilles voies, selon ses habitudes qui sont sa 2e nature.

En conséquence, Hachem nous ordonne de sortir de notre maison, briser la routine, et nous rappeler que nous devons rassembler tous les aspects de notre vie et construire un nouveau mode de vie meilleur, plus convenable, selon la volonté et les indications du Roi des rois, Hachem.

Souccot & Tsédaka

+ L'importance de la tsédaka à Souccot :

-> "En entrant dans la Soucca, on appellera explicitement ces tsadikim (Ouchpizin) à venir, car leur présence spirituelle, qui nous entoure de toute part, est une gloire pour nous.
[...]
On devra inviter les tsadikim évoqués ce jour-là, puis attribuer leur part aux pauvres assis autour de la table.
Si nous n'avons pas de pauvres à notre table, on leur verra de quoi manger chez eux, car c'est ce qui leur revient"
[Chla haKadoch]

-> "Si une personne invite les invités d'En-Haut (Ouchpizin) dans sa Soucca, mais ne donne pas aux pauvres leur part, alors ces invités importants restent à l'écart d'une telle personne.
A l'inverse, les Ouchpizin se réjouissent avec celui qui partage son pain avec les pauvres, les nécessiteux."
[Yessod véChorech haAvoda]

Le Yessod véChorech haAvoda (chap.11) écrit :
"Celui qui accomplit la mitsva de la tsédaka ... la Gloire Divine l'enveloppe toute la journée alors qu'il est assis dans la Soucca et que des personnages aussi saints et élevés que les Patriarches viennent s'abriter avec lui à l'ombre de son Shakh.
Ceux-ci se réjouissent en le voyant distribuer son pain aux invités pauvres (ou à défaut en donnant de la tsédaka pour la fête) ... Ces derniers en retour le font bénéficier de la part de bénédictions qu'ils reçoivent des vénérables Ouchpizin et il est ainsi béni 7 fois.
Comment ne pas s'émouvoir, s'enthousiasmer à cette idée et redoubler de vigilance afin d'accomplir cette mitsva, et jouir ainsi de sa protection."

-> "Il faudra s'efforcer de partager son repas avec les nécessiteux. En effet, au devoir de nourrir les pauvres à chaque fête s'ajoute celui de le faire en l'honneur des Ouchpizin.
Quiconque ne le fait pas, commet une grande faute."
['Hida - Avodat haKodéch]

-> "Merveilleux est le sort de celui qui nourrit les pauvres et les hôtes à sa table en cette sainte fête!
[...]
Grande est la faute de celui qui n'a pas de pauvres ou d'invités à sa table : les 7 Ouchpizin le maudissent!

Quiconque n'a pas la possibilité de inviter des nécessiteux devra au moins leur envoyer un plat en déclarant : "Que cette part de notre repas soit celle des Ouchpizin qui prendront place dans notre Soucca".
Dans notre ville d'Izmir, 2 chefs de famille et leur père ont pris l'habitude de dresser des tables pour les nécessiteux et les invités lors des 2 premiers soirs de Souccot. Que leur sort est bon!"
[rabbi 'Haïm Palagi]

-> Le Zohar enseigne qu'à Souccot, il y a 7 Ouchpizin : Avraham, Its'hak, Yaakov, Moché, Aharon, Yossef et David, qui viennent dans notre Soucca pour faire la fête avec nous. Lorsqu'ils voient que nous avons invité des personnes dans le besoin, ils restent dans la Soucca et ils bénissent tous les participants. Dans le cas contraire, ils partent de la Soucca. Ainsi à Souccot, il est important d'avoir des invités [ou à défaut de supporter des pauvres].

-> Vous avez invité les Ouchpizin dans votre Soucca ...
Est-ce que vous les invitez car vous savez qu'ils ne réduiront rien de votre table? ...
Puisqu'ils ne mangeant pas eux-mêmes, ils vous demandent : Quoique vous ayez préparé pour nous, donnez-le à vos bien-aimés : les pauvres, et cela sera considéré comme si vous nous l'aviez donné."
[Séfer haTodaa]

D'ailleurs, le Séfer haTodaa rapporte qu'il existe une coutume Séfarade, qu'au moment de donner de la tsédaka à Souccot, nous disons : "C'est la part de nos invités distingués!"

[Certes, il est important de s'occuper des pauvres à toute fête juive : https://todahm.com/2017/09/27/5667
Cependant, à Souccot en plus de réaliser la mitsva de la charité, nous donnons à manger à nos illustres invités!
De plus, à Souccot il y a une mitsva d'être joyeux, or comment nos frères nécessiteux peuvent-ils l'être pleinement sans notre tsédaka?]

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-> Bien qu'il se préoccupait toute l'année des besoins des pauvres, pour Souccot, le Divré 'Haïm distribuait aux pauvres d'énormes sommes d'argent, dépensant sans compter. A ce sujet, il déclarait qu'il n'existe pas de plus belles décorations pour la Soucca que les dons que l'on prodigue pour Souccot.

[Dans la Soucca nous sommes comme dans les bras de papa Hachem. Dans ce moment d'extrême proximité, comment ne pas lui témoigner que nous avons pris soin de notre mieux de nos frères juifs? En effet, cela Le comble de joie, et alors Il nous comble avec largesse de bénédictions.
A l'inverse, chaque larme d'un pauvre qu'on aurait pu éviter en lui donnant de la tsédaka vient en accusation contre nous.

En ce sens le rav de Teplik dit : "Rien de mal nous arrivera si nous n'achetons pas les 4 espèces. Nous avons toujours la possibilité de les emprunter à une autre personne. Mais si une famille n'a pas de poisson et de viande à Yom Tov [parce que nous n'avons pas donner ce qu'on aurait dû], et qu'à cause de cette pauvreté, ils versent même une seule larme, alors cette larme peut éveiller au ciel une grand accusation [contre nous et/ou contre le peuple juif], et alors nous aurons besoin d'une immense miséricorde pour rectifier cette situation."]

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-> Le Rambam (Hilkhot Yom Tov 6) écrit :
"Celui qui ferme à clé les portes de sa cœur, mange et boit en compagnie de ses enfants et de sa femme, mais ne donne pas à manger et à boire aux pauvres et aux malheureux, cette joie n’est pas une joie née de l’accomplissement d’une mitsva mais une joie pour l’estomac.
[...]
Une joie pareille est une honte pour eux."

-> Souccot est le moment où les récoltes des champs ont pu être mis en réserve, et l'on peut facilement en venir à oublier Hachem (ne Te dérange pas D., j'ai tout ce qu'il faut en stock!).
Ainsi, Souccot nous permet de se focaliser sur un bon emploi de notre matérialité, qui n'est là que pour être au service de notre spiritualité.
En donnant à nos frères dans le besoin, nous exprimons que nous appartenons à une même famille, et que l'essentiel est d'être riche spirituellement parlant.

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-> La guémara (Avoda Zara 3) rapporte qu'à la fin des temps les nations du monde se plaindront de ne pas avoir pu accomplir la Torah, et Hachem leur donnera une nouvelle chance, et Il leur dira : "J'ai une mitsva simple, qui s'appelle : Soucca. Gardez cette mitsva et vous serez alors récompensés ensemble avec la nation juive].

La guémara relate : "Tout le monde construira immédiatement une Soucca sur son toit. Hachem ferra en sorte que le soleil brille fortement, et il fera alors extrêmement chaud. [Les nations du monde] donneront un coup dans la Soucca et la quitteront."

La guémara rapporte qu'un juif peut quitter la Soucca lorsqu'il fait très chaud, mais ils ne lui donnera jamais un coup dedans.

Pourquoi les nations du monde vont spécifiquement construire leur Soucca sur leur toit? Pourquoi pas dans leur jardin, cour, ... ?

C'est parce qu'ils désirent éviter d'avoir des invités pauvres. Ils ne veulent avoir personne [dans le besoin] qui va taper à leur porte et les rejoindre. A l'inverse, les juifs recherchent les invités à Souccot.

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-> "Il est approprié de donner beaucoup de tsédaka la veille de Souccot" [Chaaré Téchouva 625]

-> Le Kaf ha'Haïm, citant le rav 'Haïm Vittal, dit que la veille de Souccot est un moment opportun pour donner à la tsédaka.

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-> Rabbi Eliézer de Dzikiv faisait particulièrement attention à avoir des invités [dans le besoin] le 1er soir de Souccot, car en ce 1er jour l'invité (Ouchpizin) est Avraham, qui est connu pour recevoir des invités (mitsva de har'nassat horkhim).

[imaginons la réaction de notre Patriarche Avraham qui en ce jour se déplace jusque dans notre Soucca, et qui nous voit suivre son exemple en recevant des invités [car dans le besoin, indépendamment du fait qu'ils nous soient agréables, qu'ils nous apportent quelque chose, ...]. Au comble de la joie, de la fierté, ne nous bénira-t-il pas des meilleurs bénédictions possibles?!]

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+ Les Ouchpizin :

-> "Si l'on n'invite pas explicitement les Ouchpizin, ils ne viendront pas même dans la Soucca d'un grand tsadik!
Il faut les convier et les appeler chacun, par leur nom"
[Zohar]

-> "La portion de nourriture qu’on aurait servi aux Ouchpizin célestes, doit être servie dans la Soucca à des pauvres ici sur cette terre"
[Zohar - Emor 104a]

-> "Chacun doit montrer un visage radieux aux Ouchpizin qui résident avec lui"
[Zohar]

[ainsi, il faut éviter d'y être triste, en colère, ...]

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-> b'h, Voir également : https://todahm.com/2017/10/17/5747

A Souccot, nous nous rappelons que notre maison dans ce monde et nos possessions (dirot kéva) sont en réalité temporaires (toute personne meurt, et doit laisser ses biens ici!), et que notre Soucca (dirat araï), qui représente la spiritualité et le monde à venir, doit être le quartier général [de notre vie], (puisque seul ce que nous y investissons nous accompagnera éternellement après notre mort!).

[basé sur des paroles de rabbi Zev Leff]

[on en tire l'idée que les biens de ce monde semblent naturellement attrayants, modernes, durables, ... tandis que ce qui est lié au spirituel apparaît comme dépassé, digne de peu d'intérêt (une fois par semaine, voir une fois par an, on va à la synagogue pour se donner bonne conscience! ; quand est-ce que ça finit Shabbath? ; On ne peut pas faire plus rapidement la prière? ; qu'est-ce que cela peut-il bien faire à D. si je ne fais pas ça? ; ...).

Mais tout cela n'est qu'une illusion du yétser ara, qui inverse les réalités : ce qui aux yeux de l'humanité semble n'être qu'une Soucca (sans valeur, une simple tente!), est en réalité ce qui est éternel, durable!
(chaque mitsva dans ce monde éphémère contribue à sublimer notre maison éternelle dans le monde à Venir!)

=> Combien nous devons prendre conscience de cela pour investir notre vie dans les bonnes valeurs, afin d'être riche pour l'éternité!!]

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-> "Le bonheur ne réside pas dans les choses qui sont à l'extérieur de l'âme, dans les trésors qui passent et disparaissent ...
Tout ce que la foule considère comme plaisir et bonheur n'est qu'une ombre fugitive.
La santé de l'âme de l'homme dépend de cette connaissance, et avec elle la santé du corps."
[le Rambam - dans ses écrits médicaux]

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-> "En réfléchissant nous voyons qu'on ne peut atteindre la véritable joie que lorsqu'on arrive a une conscience concrète que ce monde-ci est temporaire, et celui qui croit que le but de l'home est dans ce monde, il lui est impossible d'arriver à la joie intérieure, car en général, celui qui est enfoncé dans les vanités de ce monde n'a pas de joie, la joie étant une chose spirituelle, et seuls arrivent à la joie ceux qui se rapprochent de Hachem.

De plus, celui qui est enfoncé dans les vanités de ce monde, la joie ne reposera pas sur lui, parce que la jalousie, (l'amour des honneurs) et le désir l'empêchent d'être joyeux, car il a toujours l'impression qu'il lui manque quelque chose.

Si l'homme comprend que ce monde-ci n'est qu'une résidence temporaire, il n'est jaloux de personne, et donc il est heureux de ce qu'il a."
[rabbi Yaakov Neuman - Darké Moussar]

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+ Il y a dans la taille de la Soucca une allusion à la Torah.

La hauteur maximum est de 20 amot, soit 120 téfa'him.
Cela correspond au nombre de jours que Moché a passé sur le mont Sinaï pour recevoir la Torah (3 séries de 40 jours).

La taille minimale d'une Soucca est de 7*7 téfa'him, ce qui est une allusion aux 7 livres de la Torah.
En effet, selon la guémara (Shabbath 115b-116a), les 2 versets (Béahaloté’ha 10,35-36) sont un livre (Séfer) à part entière.
Ainsi, la Torah est composée de 7 livres : Béréchit, Chémot, Vayikra, Bamidbar jusqu’à ces versets, ces 2 versets, le restant de Bamidbar, et Dévarim.

[rav 'Haïm Falagi - Beit Moéd léKol 'Haï]

+ La guémara (Soucca 26a) dit qu'une personne doit résider dans une Soucca pendant les 7 jours de Souccot, et ce de la même manière qu'elle réside dans sa maison le restant de l'année (béSouccot téchévou shiv'at yamim).

Le rav Yoël Teitelbaum (le rabbi de Satmar) affirme que cela va dans les 2 sens : nous devons toujours nous rappeler de résider dans notre maison avec la même sainteté et la même attitude respectueuse que nous avions dans notre Soucca.

De même que nous y avons vécu à l'abri de la émouna (entouré de la Présence Divine), de même nous devons incorporer de la émouna dans notre maison pendant le restant de l'année.
[De même que D. nous enlace de Sa Présence à Souccot, de même il en est le restant de l'année dans nos maisons, puisque : "Lorsqu’un homme et une femme vivent en harmonie, ils méritent que la Présence Divine réside parmi eux" (guémara Sota 17a).

=> Il en découle que nous devons toujours se comporter avec conscience et respect de cette éminente présence!]

"éch" (le feu - אש) est un acronyme des mots : émet (la vérité - אמת), et shalom (la paix - שלום).
En revanche : "kach" (paille - קש) est un acronyme de : kina (la jalousie - קנאתי) et sin'a (la haine - שנאה).

Yaakov avait confiance qu'Essav ne pouvait pas lui faire de mal (l'ardente flamme spirituelle réduisant tout en cendre comme du feu sur de la paille).
Cependant, lorsque les juifs se querellent entre eux, Essav prend le dessus, et c'est la haine gratuite qui règne.

C'est elle qui a entraîné la destruction du Temple et l'exil du peuple par les romains, descendants d'Essav.
C'est également à cause de l'animosité qui régnait entre Yossef et ses frères que les juifs n'ont pas mérité de rester en Israël et ont dû descendre en Egypte.

[d'après le Chla haKadoch]

=> à 'Hanoucca, allumons le feu (éch) en nous et entre nous = celui de la vérité et de la paix [réduisant alors à néant la paille qu'est réellement Essav (le yétser ara)!]

"Si Yom Kippour représente le monde à venir (olam aba), alors la veille de Yom Kippour représente ce monde-ci (olam azé).

Notre besoin désespéré de manger la veille de Kippour démontre que nous devons consommer autant de Torah et de mitsvot que nous le pouvons dans ce monde-ci, car dans le monde à venir cela ne nous sera plus possible (de même que nous ne pouvons plus manger ni boire, une fois que Kippour a démarré)."

[rabbi Zev Leff]

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+ Kippour & Shema Israël :

-> Durant toute l'année, nous récitons le 2e verset du Shéma à voix basse. Pourquoi cela?

C'est parce que lorsque Moché est monté au Ciel pour recevoir la Torah, il a entendu les anges dire ce verset, et par respect pour leur sainteté, il ne l'a pas prononcé à haute voix.

Cependant, à Yom Kippour, nous disons ces mêmes mots à voix haute, afin de signifier qu'en ce jour nous sommes semblables aux anges. [Lévouch 619,2]
Mais alors, pourquoi agissons-nous ainsi le 1er soir, alors que nous venons de remplir notre estomac et notre corps de matérialité en mangeant bien plus que d'habitude (selon certains, la quantité de 2 journées en une!).
Pourquoi ne pas le faire le soir après Kippour, journée où nous avons agit à l'image des anges.

Rabbénou Elazar Abou'hatseira (Divré Elazar) répond que nous apprenons une importante leçon de vie de cette pratique : un juif doit toujours regarder vers l'avant, et non pas vers l'arrière.

A Kol Nidré (entrée de Kippour), chaque juif DESIRE être un ange, c'est son objectif ultime.
Cependant la nuit suivante, il ambitionne d'être lui-même, un être terrestre.
=> Le point principal n'est pas où nous sommes, mais vers où nous nous dirigeons.

[nous devons appliquer cette leçon de Kippour durant tout le restant de l'année En effet, peu importe le niveau que l'on a atteint par rapport à notre entourage, ce qui compte c'est d'avoir le maximum d'ambition spirituelle, et d'avancer de notre mieux vers cet objectif élevé! ]

"Yom Kippour ne commence qu'après Yom Kippour"

[nos maîtres du moussar]

[si l'on se contente de se repentir, ce n'est pas une téchouva pleinement sérieuse, jusqu'à ce que vienne le lendemain de Yom Kippour et qu'on commence à mettre en pratique ce que l'on a pris sur soi.]

Le Cohen Gadol après Kippour

+ Le Cohen Gadol après Kippour :

-> A la sortie de Yom Kippour, le Cohen Gadol ne parvenait pas chez lui avant 'hatsot (le minuit juif), et ce en raison des très nombreuses personnes voulant lui embrasser ses mains avant de rentrer à la maison.

[imaginez le Cohen Gadol qui réalise toute la journée dans le Temple un service très dense, où le moindre faux pas peut lui être mortel (au point où il était accroché à une corde, pour que l'on puisse récupérer son corps en cas de décès!).
Or, en se basant sur les horaires de cette année, cela implique que pendant une durée d'environ 5h30 après la fin de Kippour, des juifs se succédaient non-stop pour lui embrasser ses mains.
Et ce n'est qu'ensuite qu'il était libre de rentrer chez lui!]

[le Yaavets (Siddour Yaavets - Seder Avoda béMikdach) rapportant le témoignage d'un romain]

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-> Le Yaavets rapporte également que le lendemain de Kippour, le Cohen Gadol faisait un grand repas et il y invitait ses amis et proches.
C'était une journée de fête pour lui, car il a pu sortir en paix du Saint des saints.

Manger et boire la veille de Yom Kippour

+ Manger et boire la veille de Yom Kippour est plus important que jeûner à Yom Kippour.

La raison est qu'il est plus facile de jeûner léchem chamayim (uniquement parce Hachem nous l'a demandé, sans autre motivation), que de manger léchem chamayim.
De même, il est plus facile de servir Hachem lorsque nous ne sommes pas prisonnier de la matérialité (ce qui est le cas à Yom Kippour), que lorsque cela n'est pas le cas.

[d'après le Malbim]

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-> "Tout celui qui mange et boit la veille de Yom Kippour, est considéré comme s'il avait jeûné la veille de Yom Kippour et le jour de Kippour"
[guémara Béra'hot 8b]

[d'après certains, nous devons manger en ce jour la quantité de 2 journées normales!]

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-> Nous faisons un repas la veille de Yom Kippour pour célébrer les 2e Tables de la Loi que les juifs ont reçu le jour de Kippour.
Puisque nous ne pouvons pas manger à Yom Kippour, nous mangeons un repas la veille de Kippour.

Les juifs ont reçu les 2e Tables de la Loi (lou'hot), car ils ont fait une téchouva totale.
Afin d'accomplir une téchouva complète, nous devons être testé dans la même situation dans laquelle nous avons fauté à l'origine, et se retenir de fauter.
Au don des 1eres Lou'hot, les juifs ont fait le Veau d'or la journée qui a précédée celle où Moché est descendu du mont Sinaï.
Au don des 2e Lou'hot, le Satan a essayé de nouveau de faire fauter les juifs, avant que Moché ne descende du Sinaï avec les 2e Lou'hot.
A ce moment, les juifs ont triomphé sur le Satan (yétser ara), et ils n'ont pas fauté.
Ainsi, le repas de la veille de Yom Kippour célèbre le jour où les juifs sont parvenus à réaliser un téchouva parfaite.
[Sfat Emet]

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-> Hachem a demandé aux juifs de jeûner à Yom Kippour car Il désire qu'ils soient pardonnés de toutes leurs fautes.
Afin d'obtenir le pardon pour toutes nos fautes, nous devons tout d'abord éliminer la racine qui les a entraînée.
Toute faute prend racine dans le fait que Adam a mangé de l'arbre de la Connaissance.
Adam a été envahi du désir de manger de l'arbre interdit. Ainsi, afin de rectifier cette faute, nous ne mangeons pas ni ne buvons rien, pour déraciner le désir de se nourrir lorsque cela s'oppose avec la volonté de Hachem.
La veille de Yom Kippour, nous avons l'obligation de manger. Il ne s'agit pas de manger pour notre plaisir personnel, mais plutôt nous mangeons car c'est un ordre de D.
[Pri Tsadik]

[ainsi nous obtenons l'expiation de la racine de nos fautes, en mangeant et en ne mangeant, selon la volonté de D.]

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-> La guémara (Béra'hot 17a) enseigne que lorsque l'on jeûne avec amour et crainte de Hachem, alors cela donne de la nourriture à notre corps et à notre âme.

La veille de Kippour est la connexion entre manger et jeûner.
La veille de Kippour est censée être un "repas" qui est dans le domaine du jeûne.
["Tout celui qui mange et boit la veille de Yom Kippour, est considéré comme s'il avait jeûné la veille de Yom Kippour et le jour de Kippour" (guémara Béra'hot 8b)]

Ainsi, lorsque nous mangeons comme il le faut la veille de Kippour (non pas pour notre plaisir égoïste, mais uniquement parce que telle est la volonté de D., 100% pour la mitsva de manger la veille de Kippour), alors nous connectons toute notre nourriture de l'année entière à un niveau de jeûne le jour de Yom Kippour.
[Divré 'Haïm]

-> Le Chem miChmouel enseigne à ce sujet :
Il est connu qu'en mangeant avec la bonne intention la veille de Yom Kippour, nous pouvons réparer tout ce que nous avons pu manger durant l'année entière.
De même, prier comme il le faut à Yom Kippour permet de réparer toutes nos prières de l'année entière.

[En connectant ces 2 jours (la veille de Kippour, et Kippour), nous avons la possibilité de lier ce jour saint avec les autres jours de l'année, et d'alors les élever à la fois matériellement (ex: nourriture, boisson) et spirituellement (ex: prière).]