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Tout celui qui tue son yétser ara [après avoir fauté] et avoue [sa faute, en faisant téchouva], de lui il est écrit que c'est comme s'il avait honoré Hachem dans les 2 mondes : celui-ci et celui à venir.

[guémara Sanhédrin 43b]

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-> Un juif ne peut pas s'imaginer à quel point il sera heureux au Ciel, si rien qu'une seule pensée interdite pouvait lui être retirée de ses actions de ce monde.
[Gaon de Vilna]

=> La téchouva n'est possible que dans ce monde, et nous négligeons trop souvent l'impact de quelques mots de repentir!

Tout ce qui existe appartient à Hachem et rien ne peut échapper à Sa Volonté. Même le mal n’existe que du fait de Sa Volonté.
Cependant, si le bien reflète Sa Volonté profonde, le mal n’existe que du fait de Sa Volonté extérieure.
Ainsi, même celui qui a fauté ne s’est pas exclu de la Volonté Divine et Lui appartient toujours. En se repentant, il passera de la Volonté extérieure à la Volonté profonde [de D.].

[Yessod haAvodah - Rabbi Avraham de Slonim]

"Avant de créer le monde, Hachem visionna toute l’histoire future, jusqu’à la fin des temps, et créa le monde. Il vit donc aussi toutes les fautes qui allaient être commises et cela ne l'empêcha pas de créer le monde malgré tout.
Ainsi, quelques soient ses fautes, tout homme ne doit pas désespérer mais plutôt se repentir."

[Zéra Yaakov]

+ Pourquoi la Torah insiste-t-elle pour qu’on se rappelle de la sortie d’Egypte?

C’est pour que si un homme se demande comment va-t-il se rapprocher d’Hachem après toutes les fautes qu’il a commises, alors il se rappellera qu’en Egypte nos ancêtres furent enfoncés dans les 49 portes de l’impureté (sur 50), et malgré cela ils ont pu se rapprocher de la sainteté. [au point même de devenir la génération qui a reçu la Torah!]
Ce souvenir l’aidera constamment à se rapprocher de D.

[le Divré 'Haïm]

Lorsqu'ils fautent, les gens utilisent l'excuse qu'ils ne sont que des êtres humains, et qu'un humain n'est pas un ange.
En effet, ils ne le sont pas, puisqu'ils sont bien supérieurs [aux anges, qui eux n'ont pas de libre arbitre].

[l'Alter de Slabodka]

"Chaque juif est un "membre" de la Présence Divine (ché'hina).
Tant qu'un membre est attaché à un corps, il y a toujours un espoir pour qu'il puisse être guéri, mais une fois coupé, il dépérit.
De même, un juif peu importe jusqu'où il a pu s'éloigner de Hachem et de la Torah, il restera toujours connecté à l'éternité, à moins qu'il est pu commettre une des fautes qui entraîne son âme d'être coupée de l'éternité du peuple juif."

[Baal Chem Tov]

"Quand un juif souhaite se rapprocher d’Hachem, mais qu’il pense qu’il est tellement submergé par la faute qu’il n’a plus d’espoir, alors il devra réfléchir combien Hachem aime chaque juif, même celui qui est au plus bas. Car même de là où il est, il peut encore s’élever et s’attacher à son Créateur.
Quand il méditera à l’amour puissant qu’Hachem a pour lui, cela l’aidera à se rapprocher."

[Imré Elimelekh]

"Il n'y a pas de "maintenant" (עַתָּה) si ce n'est pour un langage de téchouva"
[midrach Béréchit rabba 21,6 - en véata ella lachon téchouva]

-> Le Avodat Israël commente :
En effet, le mauvais penchant décourage l’homme de la Techouva en lui rappelant qu’il est plein de fautes et n’a donc plus d’espoir.
Alors, il faut lui répondre : "Certes j’ai commis plein de fautes, mais c’est du passé! Et maintenant, je vais changer et me repentir!"

[le yétser ara nous pousse à remettre à plus tard nos bonnes résolutions. Nous devons le combattre avec ses armes : Juste maintenant, j'accomplis la volonté de D., et ensuite on verra ...]

Le Méam Loez (Ki Tissa 32,30) écrit : "Un repenti doit penser qu'à présent il vient de naître et qu'il n'est plus le même qu'hier".

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-> "Et maintenant (véata), Israël, qu'est-ce que Hachem, ton D., demande de toi? Uniquement de craindre Hachem, ton D., d'aller dans toutes Ses voies, de L'aimer et de servir Hachem, ton D., de tout ton cœur et de toute ton âme, d'observer les commandements de Hachem et Ses décrets, que je t'ordonne aujourd'hui pour ton bien" (Ekev 10,12-13)

Il n'y a pas de "maintenant" si ce n'est pour un langage de téchouva.
C'est une allusion au fait que lorsque nous avons des pensée de téchouva, alors les impuretés (klipot) nous sont immédiatement retirées, et nous sommes alors attachés à la sainteté.
[Dvach Léfi]

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-> "Même le plus grand racha, si on lui promettait qu’il finira par connaître Hachem et par devenir un tsadik, il serait prêt à supporter toute la difficulté de la Torah et des mitsvot avec joie.
Mais le problème c’est qu’il désespère et n’y croit pas. Il se dit que puisqu’il ne sera jamais un tsadik, alors mieux vaut qu’il se laisse aller à tout ce que son cœur désire!"
['Hatam Sofer]

=> Tout juif a une partie Divine en lui, et il a donc de sublimes potentialités à exprimer.
Et maintenant : regarde la vie avec positivisme, cherche à construire, et non pas à justifier de faire "tout ce que ton cœur désire".

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-> Le Rambam (Hilkhot Téchouva 7,4) : "Une personne qui a fait téchouva est aimée et chérie par D., comme si elle n’avait rien transgressé."

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+ "Aujourd'hui (hayom azé) Hachem ton D. t'ordonne d'accomplir ces lois" (Ki Tavo 26,16)

-> Le 'Hafets 'Haïm de commenter :
Le yétser ara a l'habitude de toujours se dire : aujourd'hui je n'ai pas le temps, j'étudierai la Torah et j'envisagerai de me repentir plus tard, demain est un autre jour, je m'amenderai.
Il lui dit cela le lendemain aussi, et il se comporte ainsi avec lui pendant toute sa vie.
C'est pourquoi, la Torah nous met en garde : "aujourd'hui Hachem ton D. t'ordonne d'accomplir = aujourd'hui, sans remettre à demain.

[le yétser ara souhaite que nous soyons un tsadik, mais demain.
Ainsi, tout notre travail est de le vouloir, mais dès maintenant, aujourd'hui!

Par ailleurs, on peut se retrouver étouffé devant l'ampleur du travail à accomplir en spiritualité. Cependant, la Torah nous conseille d'aborder cela, jour par jour, en y investissant le meilleur de nous-même (aujourd'hui je me donne à fond pour être au top, demain on verra!)]

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+ "Yitro le prêtre de Midiane entendit" (Yitro 18,1)

-> Yitro était parfaitement conscient que s'il ne venait pas immédiatement rejoindre Moché et les Bné Israël, le Satan aurait affaibli son empressement, retardant son élan au lendemain puis à la semaine suivante jusqu'à lui faire perdre définitivement cette opportunité unique.
C'est la raison pour laquelle il abandonna tout, instantanément et ne donna aucune possibilité au mauvais penchant d'avoir une emprise sur lui.
Il en est ainsi pour chaque juif, qui par son éveil de repentir et de bonnes actions, désire ardemment revenir vers son Créateur. Dans la majorité des cas, cette personne se dit : avec l'aide de D., demain, car aujourd'hui c'est trop compliqué! C'est alors que le mauvais penchant intervint et le freine sans que cet homme n'y prête attention.
C'est à ce sujet que nos Maître nous ont enseigné : "Sors faire la guerre contre Amalek, demain". [Rachi - guémara Yoma 52b]

Le combat que le mauvais penchant, que l'on appelle Amalek, mène contre l'homme peut se résumer en un mot : "Demain!"
Ainsi, notre réponse doit être sans équivoque "Moi, c'est aujourd'hui!"
Et ce combat est sans fin, tout au long de la vie de l'homme.
Ceci corrobore le verset : "Tu les sacrifieras aujourd'hui et demain" (Yitro 19,10). En effet, le mauvais penchant argumente ainsi : "Ecoute-moi, seulement aujourd'hui, et demain tu pourras commencer à te sanctifier et suivre la voie d'Hachem".
L'homme devra répondre aux mauvais penchant : "Je me sanctifierai en accomplissant les mitsvot et en étudiant la Torah dès aujourd'hui ainsi que demain et chaque jour de ma vie".
[Tsor ha'Haïm - Yitro]

[d'une certaine façon on doit dire au yétser ara : "tu as raison je vais t'écouter, mais là je suis occupé, repasse demain!"]

"A la fin, ce n'est pas les années de ta vie qui comptent, mais plutôt la vie dans tes années!"

[rav Avraham Linkener]

"Lorsque vous êtes né, vous avez pleuré et tout le monde s'est réjoui.

Vivez votre vie de telle manière que lorsque finalement vous mourrez, tout le monde pleurera et vous vous réjouirez [grâce à la conscience de toutes les bonnes actions que vous aurez pu accumuler et qui vous accompagneront pour l'éternité!]."

[rabbi Naftali de Berditchev]