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L’importance d’être orgueilleux au bon moment

+ L'importance d'être orgueilleux au bon moment :

-> Un juif doit savoir jongler avec les deux traits de caractère que sont l'orgueil et l'humilité.
D’un côté, il faut se sentir humble et savoir qu'avec tout ce que l’on a accompli on ne sera toujours qu’à nos débuts, comme le disait le 'Hozé de Lublin : "Il n’y a personne au monde pire que moi! Même si un ange me disait que je suis un tsadik, je ne le croirais pas. Et même si Hachem Lui-même me disait que je suis un tsadik, je ne Le croirais qu’à cet instant précis, car il est si facile de tomber en un instant dans les profondeurs de l’enfer, 'has véshalom."
D’un autre côté, nos Sages (Sanhédrin 37a) affirment : "Une personne est tenue de dire : "Le monde entier a été créé que pour moi"."

=> Puisqu'Hachem attend de nous d'être à la fois orgueilleux et humbles, qui sont contraires, comment concrètement savoir notre comportement à adopter? Comment de pas agir en déphasage avec la volonté d'Hachem (ex: notre yétser ara nous poussant à être humble alors que nous devrions être orgueilleux)?

-> Le rav 'Haïm de Tchernowitz (dans son Béer Mayim 'Haïm) écrit à propos de l’enseignement de nos Sages (Béra'hot 54a) : "Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur (bé'hol lévavékha)" (Vaét'hanan 6,5) = avec tes deux yétsarim : le yétser hatov et le yétser ara".
Comment peut-on servir Hachem avec son yétser ara? Ne serait-il pas plus correct que la guémara écrive : "on ne doit pas servir Hachem avec son yétser ara, mais en se préservant de ses tentations" ?

Le Béer Mayim 'Haïm répond qu’il faut prendre les forces du yétser ara et servir Hachem avec elles.
Et il explique : les forces du yétser ara sont la luxure, la convoitise et l’envie, le cœur brûlant de désir et de convoitise pour les choses matérielles, plus d’argent, plus de vêtements, plus d’honneur, plus de nourriture et de boisson, et ainsi de suite.
Une personne peut utiliser tout cela pour servir Hachem, en aspirant à plus d’amour pour Hachem, plus de crainte du Ciel, plus de Torah, plus de mitsvot, procurant ainsi plus de plaisir et de satisfaction (na'hat roua'h) à Hachem et à la sainte Chékhina, ainsi qu’à tous les mondes sacrés.

Quant à la jalousie, on peut envier ceux qui servent Hachem mieux que nous et s’efforcer d’imiter leurs voies, et utiliser le trait de zèle (zérizout) et le désir avec une ardeur ardente pour poursuivre Ses mitsvot avec amour, joie et zèle (empressement), de sorte que rien ne puisse nous arrêter, ni la pluie ni la neige, ni la chaleur ni le froid, d’accomplir les mitsvot dans tous leurs détails et de la meilleure manière possible.

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+ Lorsqu’on prendra conscience de la grandeur de ses actions et de leur influence dans tous les mondes, nous accomplirons les mitsvot encore mieux :

-> On peut même prendre de mauvais traits de caractère et les utiliser pour la avodat Hachem.
Prenons par exemple l’orgueil : si une personne veut accomplir une mitsva ou prier et qu’elle imagine que toutes ses mitsvot et ses prières sont inutiles et ne mènent à rien (quelle importance ai-je, quelle importance ont mes prières), on ne veillera pas à les accomplir comme il le faut, ni on ne dirigera notre esprit et notre cœur vers elles, car on ne pense pas que nos actions changent quoi que ce soit, en raison de notre humilité.
Souvent, on s’abstiendra même totalement d’accomplir des mitsvot en raison de leur manque d’importance lorsqu’elles sont accomplies par nous.
[l'humilité peut devenir une justification facile pour justifier de moins agir pour Hachem, car après si nous ne sommes pas grand chose, alors c'est pas si grave si nous ne l'accomplissons pas. ]

Mais si une personne réalise que les influences de tous les mondes (supérieurs et inférieurs), leur vie et leurs bénédictions dépendent toutes de ses prières et de ses mitsvot, comme l’ont dit nos Sages : "Une personne est tenue de dire : "Le monde entier n'a été créé pour moi"", et cela étant, combien de plaisir et de satisfaction, plaisir, il procure à Hachem lorsque tous les mondes reçoivent des bénédictions grâce à notre accomplissement des mitsvot, et combien de parures pour la Chékhina et de yi'houdim (unification) dépendent de ses mitsvot, aucune mitsva ne nous paraîtra insignifiante, et on cherchera toujours à accomplir davantage de mitsvot.

[donc plus nous développons à nos yeux l'importance phénoménal de toute mitsva, plus nous la prendrons à cœur avec joie et fierté, et nous saurons que nous n'avons rien de mieux à faire que cela. ]

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+ Quand on prend conscience de la portée de nos actes, on ne faute pas :

-> Cet estime de soi (qui se base sur la conscience de ce qu'implique chaque mitsva (volonté du Roi des rois) que nous faisons) contribue également à empêcher une personne de fauter : si une personne sait que, si elle faute, elle se rebelle contre Hachem, bafoue Ses Noms sacrés et réduit la chéfa (flux de bonté) et la bénédiction de tous les mondes, elle craindra de commettre la moindre faute.

Au contraire, elle veillera à ce que toutes ses pensées, paroles, actions et sentiments soient pour Hachem, sans une seule pensée inappropriée, et elle n’aura pas une seule pensée, ne prononcera pas un seul mot, n’accomplira pas un seul acte ni ne bougera un seul membre à moins que cela ne concerne son avodat Hachem ou n’aide son avoda (service divin).

Si elle voit quelque chose qui n’est pas lié à sa avoda, elle s’en séparera immédiatement, craignant ce que la faute peut causer. Mais si elle imagine que ses actions n’ont aucun effet là-haut, elle n’aura pas une telle crainte de la faute.

Nous voyons donc que l’orgueil est bénéfique lorsqu’on accomplit une mitsva, et celui qui sert Hachem qui utilise l’orgueil à cette fin sert Hachem avec son yétser ara et ses pouvoirs, le yétser ara devenant la raison de servir Hachem encore mieux.
Cet orgueil est loué dans le verset comme il est écrit : "Son cœur s’éleva dans les voies de Hashem".

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+ L’orgueil n’est à favoriser qu’avant de réaliser une mitsva, mais après l’avoir accomplie, une personne doit se sentir humble :

-> Le Béer Mayim 'Haïm résout maintenant les contradictions mentionnées ci-dessus, à savoir que d’un côté, il faut se sentir si humble, comme le dit le 'Hozé de Lublin, que même si un ange lui disait que son avoda est acceptée au Ciel, il ne croirait pas l’ange. Et si le 'Hozé de Lublin a dit cela à propos de lui-même, que pouvons-nous dire?!
Si nous sommes censés nous sentir si humbles et considérer que nous-mêmes et notre avoda ne valons rien, comment pouvons-nous être fiers de nos actes et de leur effet là-haut, comme nous venons de l’expliquer?

Le Béer Mayim 'Haïm explique : avant d’accomplir une mitsva, d’étudier la Torah et de prier, une personne doit être remplie d'orgueilleuse d’elle-même afin de les réaliser de la meilleure manière possible.
Mais lorsqu’elle accomplit la mitsva, et plus encore après, elle ne doit pas penser à l’importance de ses actions, car qui peut prétendre avoir suffisamment servi Hachem (qui est celui qui nous donne les moyens/capacités de le faire)?
Certes, Hachem accepte toute avoda tant qu’elle est accomplie selon les capacités et la compréhension de la personne, mais celle-ci ne doit pas penser qu’elle a rempli son obligation par son action.
Elle est comparé à un serviteur à la cour du roi : quoi qu’il fasse, même s’il a servi le roi de la meilleure manière possible, ce n’est rien par rapport à la grandeur du roi, et il cherche et aspire toujours à le servir davantage, et tout cela avec une grande humilité, une grande crainte et un grand amour, comme le savent ceux qui servent Hachem.

[si on a un moment de doute/faiblesse spirituelle, on peut regarder momentanément dans le panier des actes qu'on a pu faire pour se renforcer (j'en suis fier, j'en suis capable b'h), et repartir de l'avant remotivé. ]

[d'après le rav David 'Haï Abou'hatséra ]

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=> Ainsi, notre yétser ara se fait passer à nos yeux pour un tsadik nous conseillant de bien ressentir que nous ne sommes rien, que poussière de poussière (l'humilité étant un si beau trait de caractère).
Alors ensuite pourquoi donner le meilleur de nous même pour Hachem, autant se suffire d'action au rabais, à minima, à notre image (car après tout qu'est-ce que cela change!). Même pour nos prières, on se persuadera qu'on n'est pas si digne d'intérêt auprès d'Hachem (le gadol hador oui, mais nous non, car comment peut-on avoir l'orgueil de penser cela!), ...
Et on prendra les fautes et mauvaises habitudes à la légère, car après tout c'est en accord avec notre faible valeur.

Ainsi, la priorité est de constamment renforcer les notions telles que : l'importance de tout juif, la grandeur de toute mitsva, l'impact de la prière de tout juif, ...
En ce sens, avant de prier, on devra prendre un bref instant pour s'enorgueillir d'une façon qui parle à notre intériorité. Comme par exemple : Hachem qui peut tout, va venir en face à face privé que pour moi, Il va écouter chacun de mes mots/pensée et par miséricorde Il va tout faire pour mon bien ultime, ... Même le président de la république n'a pas cette chance!
De même, avant une mitsva on pourra penser : par cet acte, j'apporte de la joie à Hachem (qui est le boss de tout!) qui se réjouit de me voir faire Sa volonté, par ce petit acte sur terre j'impacte fortement tous les mondes Supérieurs (et par ricochet notre monde) en amenant des flux de bénédictions, par cet acte je m'attache éternellement avec le divin, ...
[point de réflexion : quelle est la valeur de répondre à un seul amen, quelle est la valeur d'un mot de Torah, d'un Shabbath, ... ]

[une mitsva faite avec joie a beaucoup plus de valeur, et si on veut vraiment en avoir on doit développer de la fierté et une conscience de la grandeur phénoménale de ce qu'on s'apprête à faire (physiquement cela semble simple, mais spirituellement c'est énorme).
Si c'est un acte comme un autre, alors on le fera sans que notre âme vibre en nous, à l'image de mettre nos chaussures.
Ainsi, l'orgueil avant une mitsva, avant une prière, ... est un élément essentiel pour réaliser avec vie cet acte et lui donner une valeur incroyable aux yeux d'Hachem.
(Il veut notre cœur, donc on doit faire en sorte de garder une fraîcheur pour que tout acte spirituel soit spécial, grand, pour que notre intériorité soit éveillée, vibrante pour Hachem.) ]

Idéalement on doit avoir : orgueil (avant mitsva) puis humilité, mais le yétser ara va inverser cela. On va être plein d'orgueil de la moindre chose qu'on a pu faire pour Hachem, en ce disant c'est bon là j'ai ma dose pour le moment (j'ai déjà fait beaucoup!), on va s'endormir sur nos lauriers, être prisonnier d'un train-train quotidien.
Puisque je suis si content de moi, alors pourquoi faire davantage, pourquoi se remettre en question.

Ainsi, on doit être honnête avec soi-même, et utiliser sincèrement au mieux cette dynamique orgueil - humilité, pour qu'au final notre vie soit la plus réussie spirituellement parlant.

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[ on a vu qu'idéalement on doit avoir : avant d'agir (de l'orgueil), et après (de l'humilité).
Le yétser ara peut inverser les choses en faisant :
- après la mitsva = de l'orgueil : je suis quelque de si important que la mitsva, ma prière, n'est jamais assez bonne. Cela entraîne une démotivation, une tristesse, lors de la prochaine mitsva. On sera alors rempli d'humilité déplacée : je ne vaux rien, je suis mauvais.
En ce sens, le rav Avraham Kook (Orot haTéchouva 16,7) écrit :
"Lorsqu'une personne est trop dure envers elle-même et ne s'attarde que sur le mal, elle risque de ne pas voir le bien dans sa vie, ce qui peut provoquer le désespoir".

Alors que normalement, on devrait avoir de l'orgueil selon la notion de "saméa'h bé'heklo.
Le Alchikh haKadoch (Vézot haBéra'ha 33,23) déclare : "L'un des traits positifs d'une personne est de se réjouir de sa part (ce que lui accorde Hachem à la fois matériellement, mais aussi spirituellement - saméa'h bé'helko). Celui qui a atteint ce niveau, et dont le désir est satisfait même avec le peu qu'il a, méritera qu'Hachem fasse encore davantage preuve de bonté à son égard."
On doit être "saméa'h bé'helko" = même au niveau spirituel on doit savoir être content de notre sort, des capacités spirituelles que D. nous octroie. Même si on accomplit très peu par rapport à d'autres, qu'on prie très mal par rapport à d'autres, et bien si on fait de notre mieux à l'instant actuel, alors on peut se réjouir car on fait au mieux de ce qu'Hachem attend de nous.

Ensuite, on doit être humble = on doit aspirer/prier à pouvoir faire davantage. Un juif ne peut se contenter de sa situation, il doit aspirer au fond de lui à tendre vers le niveau d'Avraham. ]

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-> L'humilité c'est d'abord prendre conscience et apprécier la grandeur des capacités dont Hachem nous a gratifiés, et ensuite agir en responsabilité avec, du mieux que nous pouvons.

Dans la paracha Bo, Hachem donne la première mitsva au peuple juif : le kidouch ha'Hodech (sanctification du nouveau mois).
À l’époque du Temple, dès que deux témoins apercevaient un mince croissant de la nouvelle lune, ils couraient vers le Sanhédrin à Jérusalem et témoignaient qu’ils l’avaient vue. Ensuite, les juges sanctifiaient le nouveau mois en proclamant : "Mékoudach, mékoudach, mékoudach" (3 fois : c’est saint!).

De même, chaque fois que nous constatons une petite mitsva que nous avons accomplie, nous devrions courir vers Hachem avec une grande joie et Le remercier pour l’incroyable mérite d’avoir accompli cette mitsva. Malgré toutes ses imperfections, qui sont l’équivalent de l’éclipse de la lune au début du mois, la moindre parcelle de bonté dans la mitsva que nous avons accomplie brille de mille feux, et cela suffit pour que nous puissions dire : "Mékoudach" (nous avons la sainteté en nous!).
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker 1 ]

Satisfaction du simple fait d’être juif

+ Gratitude & satisfaction du simple fait d'être juif :

-> Le rav Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - séfer hazikaron 71) attendait de ses élèves qu’ils aspirent à la grandeur, tout en soulignant l’importance de conserver un sentiment de satisfaction "dans un état d’être juif sans avoir atteint aucun niveau" (bé'matsav chél héyot Yéhoudi bli madrégot).
Il insistait que : le point de départ de la croissance et de l’identité spirituelle réside dans l’appréciation de ce que nous sommes, et non dans la lutte pour combler ce qui nous manque.

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[Rabbi Na'hman de Breslev exprime dans sa célèbre chanson : "Si un juif avait conscience de ce qu'est être juif, alors il serait joyeux et il danserait jusqu'à 120 ans!" (im yéhoudi aya yodéa ...).

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-> "Dayénou" est un poème (dans la Haggada) qui célèbre le cheminement et la patience, nous montrant comment apprécier chaque étape (badéré'h) de notre parcours. Le refrain "cela nous aurait suffi" (dayénou) signifie que chaque événement survenu au cours du long processus de la sortie d’Égypte était suffisant en soi pour susciter notre gratitude, même si son aboutissement final n’était pas encore visible à ce moment-là.
Nous pouvons exprimer notre gratitude pour chaque bienveillance que nous recevons, même si nous ne pouvons pas en voir la trajectoire finale. Chaque étape, chaque phase, a un sens en soi.

Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis

+ Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis :

"Et je vous séparerai des nations pour que vous soyez à Moi" (Kédochim 20,26)

-> À propos de ce verset, le Torat Kohanim dit : Hachem déclare (concernant le peuple juif) : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à Moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névou'hadnétzar et à ses amis."

-> Le Zéra Shimshon explique ce midrach de la manière suivante.
Le verset dit : "Ses persécuteurs (du peuple juif) se sont élevés au sommet (sont devenus des dirigeants)" (Eikha 1,5).

Les Mékoubalim expliquent que, naturellement, un juif est enraciné du côté de la sainteté. Cependant, lorsqu’il faute, les forces de la sainteté se séparent de lui et il est envahi par les forces de l’impureté.
Néanmoins, comme un juif possède toujours certains mérites et bonnes actions, quel que soit son degré de faute, il reste toujours en lui un certain degré de sainteté.
Cela met en colère cette partie particulière de la sainteté qui est essentiellement piégée dans le fauteur, désormais impur en raison de ses nombreuses fautes.

Les dirigeants non juifs, eux aussi, possèdent une sorte d’étincelle qui provient du côté de la sainteté. C’est ainsi qu’ils peuvent devenir les puissants dirigeants qu’ils sont, puisque l’impureté elle-même n’a pas d’existence réelle.
C’est uniquement parce qu’ils possèdent un certain degré de sainteté (capturée), bien que dans une faible mesure.

C’est pourquoi nous sommes tenus de prononcer la bénédiction "qui a accordé de Sa gloire à la chair et au sang", en voyant un dirigeant non juif, car ils possèdent en effet une faible mesure de sainteté (qui leur a été accordée pour leur permettre de fonctionner, ou qu’ils ont capturée en raison des fautes du peuple juif).

C'est également pour cette raison qu'Its'hak aimait Essav, car celui-ci possédait de la sainteté, et que Yaakov s'efforçait toujours d'éveiller en lui cette étincelle de sainteté.
C'est aussi la raison pour laquelle la tête d'Essav fut enterrée dans la grotte de Makhpéla, car c'est là qu'il possédait les étincelles de sainteté.

Lorsque le juif ou le peuple juif faute, la sainteté qui demeure en lui désire se venger de lui ou d’eux pour l’avoir séparée du reste du côté de la sainteté. Pour ce faire, elle s’unit aux étincelles de sainteté qui existent chez les dirigeants non juifs, leur donnant ainsi plus de pouvoir sur le peuple juif, et ceux-ci peuvent alors persécuter le peuple juif.

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le sens du midrach qui dit que Hachem déclare : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névouchadnétzar et à ses amis."

En effet, si nous observons la Torah, nous appartenons à Hachem.
Cependant, si nous ne le faisons pas, nous donnons aux dirigeants non juifs, les Névoucadnétsar et ses amis, le pouvoir de régner sur nous.

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=> en fautant, nous donnons en réalité le pouvoir aux dirigeants non juifs d’exercer leur autorité sur nous. Cela se produit parce que les fautes torturent notre âme au point qu’elle s’unit aux éléments de sainteté que l’on trouve même chez nos ennemis, afin de se venger de nous pour nos fautes.

Les âmes du peuple juif proviennent d’un lieu élevé et saint, car elles trouvent leurs racines dans les mondes supérieurs.
Il y a précisément 600 000 âmes, car elles sont liées à ce nombre de lieux dans les mondes supérieurs.
Chaque fois que le peuple juif est dénombré, cela réveille la sainteté dans les mondes supérieurs qui correspond à ses âmes, ce qui dompte les forces de l’impureté.
Chaque fois que quelque chose est réveillé sur terre, cela réveille quelque chose dans les mondes supérieurs.  

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 1,2]

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[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2026/06/01/recensement-grandeur-des-bne-israel ]

L’état d’esprit d’un homme libre

La différence entre un esclave et une personne libre n’est pas seulement une question de statut ...
On trouve un esclave intelligent dont l’esprit est plein de liberté, tout comme l’inverse, une personne libre avec l’esprit d’un esclave.
La [véritable] nature de la liberté est cet esprit édifiant qui élève l’individu et la nation tout entière pour qu’ils soient fidèles à leur essence et à leur force intérieures, ainsi qu’au cœur de leur âme avec son image Divine.
Avec ce [type de liberté], il est possible de sentir que sa vie a un sens et qu’elle a une valeur égale à celle de toutes les autres. Cela ne peut être vécu par celui qui a l’esprit d’un esclave.
[rav Avraham Its'hak HaCohen Kook - Maamaré Haraaya - vol.1, p.157 ]

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-> Il existe des hommes libres dotés d’un esprit d’esclave, et des esclaves dont l’esprit est plein de liberté. Celui qui est fidèle à son moi intérieur est un homme libre, tandis que celui dont toute la vie n’est qu’une mise en scène de ce qui est bon et beau aux yeux des autres est un esclave.
[Kook - Maamaré Haraaya - vol.1, p.157 ]

"Si une personne a commis de nombreuses transgressions (avérot), elle doit les compenser par de nombreuses mitsvot"
[midrach Vayikra raba 21,5 ]

"Sache que toutes les mitsvot (bonnes actions) que l'homme a accomplies ainsi que toute la Torah qu'il a étudiée lorsqu'il était encore un racha dans ce monde ajoutent de la force aux klipot (=forces du mal), jusqu'au moment où il se repent totalement et sincèrement, ce qui permet d'extraire toute cette sainteté"
[le Béer Hétev (dans son commentaire sur le Choulkhan Aroukh), au nom du Arizal ]

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-> Nous apprenons à partir de là que celui qui se consacre à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des mitsvot sans se repentir, certes il rassemble une force phénoménale de sainteté, mais qui va directement nourrir les forces du sitra a'hra (forces du mal), augmentant du même coup, considérablement, son emprise destructrice dans le monde, à D. ne plaise.

L’aspiration ne doit pas retirer notre joie

-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]

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-> Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]

-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]

Les mitsvot que nous accomplissons dans ce monde donnent de la force aux mondes supérieurs.
[rav 'Haïm Vital ]