Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Dans notre génération, où l’obscurité est tellement grande et que l’on ne voit pas de lumière, Hachem est encore plus proche de celui qui souhaite se rapprocher de Lui.

Alors que dans les générations passées, il fallait beaucoup d’effort et de peine pour se rapprocher de Lui, à notre époque, toute action qu’un juif fait pour se rapprocher, lui donne le mérite d’obtenir des niveaux encore plus élevés."

[le Beit Avraham]

"Celui qui se contente de ce que le Créateur lui a destiné est le plus riche de tous les hommes"

[Rabbi Chlomo Ibn Gabirol - rabbin du 11e siècle]

"Les gens ont tendance à dire : si les choses ne vont pas comme on le veut, on n'a qu'à les accepter telles qu'elles sont.

Mais moi je dis que quand on les accepte telles qu'elles sont, alors les choses vont comme on le veut [Hachem accomplit notre volonté]. "

[Rabbi Moché de Kobrin]

"Le bien n'est perceptible que par son absence"

[le 'Hatam Sofer]

=> Tâchons b"h d'apprécier ce que nous donne Hachem, sous peine qu'Il nous le retire pour qu'on en vienne à l'apprécier.

"Hachem dit [à Israël] : 'Je vous aime!' "

[aavti ét'hèm - Mala'hi 1,2]

Quoique nous puissions faire, Hachem nous aimera toujours de façon inconditionnelle, et c'est Lui-même qui nous l'assure ...

La vie de Yaakov

+ "Souvenez-vous … ce sur quoi vous pleurez aujourd’hui, vous en rirez demain.
[...] Demain tu pleureras de ce dont tu ris aujourd'hui"

[le Gaon de Vilna – lettre adressée à sa famille]

-> "Cela aussi est pour le bien"
[guémara Taanit 21a - Na'houm Ich Gam Zou ]

-> "Ce que D. fait, c'est pour le bien"
[guémara Béra'hot 60b - Rabbi Akiva, élève de Na'houm Ich Gam Zou ]

-> "Tout homme doit bénir D. pour le mal, comme pour le bien" [Béra'hot, michna 5, chap.9]

-> "Le malheur de l'homme est qu'il a tendance à juger l'événement d'aujourd'hui (l’instantané) alors même qu'il n'est qu'un petit maillon d'un grand projet prévu par Hachem.

La lecture de ce maillon, pris isolément, est souvent à l'opposé de la lecture de ce même maillon intégré dans le projet divin global
[...]
Lorsqu'on aura une vision générale de l'ensemble des événements, avec le recul, on verra alors la droiture de D. et de ses jugements envers nous."

[Rabbi 'Haïm Chmoulévitch]

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+ La vie de Yaakov (paracha Vayétsé) :

-> Le Baal haTourim fait remarquer que la paracha Vayétsé est entièrement fermée ("stouma"), c'est-à-dire qu'elle ne comporte aucun espace blanc, ni aucune interruption.

Habituellement, les espaces blancs et interruptions (פ ou ס) ont été donnés par D. à Moché pour qu'on puisse méditer et réfléchir entre 2 paragraphes.
Leur absence dans cette paracha, vient nous enseigner qu'il faut globaliser toutes les étapes de la vie de Yaakov pour avoir une lecture juste.

Un jugement de chacun des moments pris isolément entraînerait une lecture fausse, à une interprétation en mal.

En effet, la vie de Yaakov est une suite d'épreuves.
On peut citer par exemple :
-> Son frère Essav cherchait à le tuer.
Si Essav était l'ami de Yaakov, ce dernier aurait été fortement influencé par son frère jumeau et son ascension aurait été freinée.

-> un beau-père Lavan trompeur qui ne respecte pas sa parole et qui va jusqu'à remplacer Ra'hel par Léa sous le dais nuptial.
Sans cela, Yaakov n'aurait épousé que Ra'hel et on n'aurait pas bénéficié de 12 tribus de sensibilité différente qui font la richesse du peuple juif.

-> une fille (Dina) violée.
Sans cela, la fille (de la honte) née de cette union n'aurait pas été envoyée en Egypte, et Yossef qui l'a épousée n'aurait pas trouvé de femme juive pour se marier.

-> son fils préféré Yossef qui disparaît durant 22 ans
Cela a permis de commencer l'exil prévu sans servitude ni pour Yaakov, ni pour sa famille.
Yaakov y est descendu avec les honneurs, et non enchaîné de force.

-> la séparation de Binyamin.
Yaakov s'est plaint d'être obligé d'envoyer Binyamin : "Pourquoi m'avez-vous causé ce mal en disant à cet homme que vous avez encore un frère?" (Mikets 43,6)

Rabbi Lévi commente ce verset dans le midrach rabba (91,10) :
"Jamais Yaakov n'a prononcé des mots déplacés, sans valeur, sauf ici.

D. (mécontent) dit : "Moi, je m'occupe de faire régner son fils (Yossef) et lui (Yaakov) dit : 'Pourquoi m'avez-vous causé ce mal'? "

=> On reproche à Yaakov d'avoir jugé de façon isolée un événement de sa vie, car s'il l'avait intégré dans la globalité, il aurait eu un éclairage très positif.
En effet, c'est cette séparation de Binyamin qui va par exemple lui permettre de retrouver son fils Yossef.

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A l'image d'une personne se faisant charcuter sur une table d'opération, de quelqu'un souffrant chez le dentiste, d'une femme qui accouche dans la douleur, ...
Sur le moment, une personne extérieure dira : "Mais quel assassin! Quelle violence du médecin!"

Mais avec du recul : on est sauvé de quelque chose de grave pour notre corps, on n'a plus de maux de dents, on a un enfant, ...

On accepte ce mal nécessaire, car on s'est qu'il en résultera un bien énorme!
[on le demande, et même on paie pour cela!]

=> Dans notre vie personnelle, ce qui peut nous sembler négatif aujourd'hui, prendra plus tard un caractère positif, car D. les a intégré dans une chaîne qui mène au bien ultime.

Sur le moment lorsque c'est dur, il faut savoir se dire : "Je ne comprends pas ce qu'il se passe! C'est vraiment difficile, mais si Hachem souhaite que je passe par là, Il en a ses raisons, et c'est forcément un pas de plus, nécessaire, vers mon bonheur ultime. Je comprendrai la logique des choses plus tard."

Dans la pratique, c'est cela avoir confiance en Hachem.

Parfois, nous passons dans un tunnel où il fait tout noir, mais c'est un chemin qui au final nous permet d'avancer beaucoup plus vite vers davantage de proximité avec papa Hachem.
[le kiff ultime!]

[l'épreuve est un médicament nécessaire, et la émouna est l'enveloppe sucrée qui aide à avaler cette pilule plus agréablement.]

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+ Une autre explication faisant que cette paracha a la particularité d'être entièrement fermée :

-> Selon le Sfat Emet, cela fait allusion à l’idée suivante : bien que Yaakov a quitté physiquement la terre d’Israël (de Béer Chéva à 'Haran), il n’a jamais coupé ses liens émotionnels avec elle.
Son cœur et son esprit sont restés en Israël de son départ à son retour.
Ses yeux sont toujours restés concentrés sur le futur, moment où il y retournera.
Ainsi, cette paracha ne contient pas de sauts de paragraphe.

"Ayez confiance en Hachem pour toujours, car c'est en D. (ki béYa), Hachem, que réside la force des mondes" (bit'hou b'Hachem adé ad, ki béYa, Hachem tsour olamim - Yéchayahou 26,4).

-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'Haïm - chaar 3, chap.12) explique que "Ya" représente le yi'houd (l'unification) de 'Hokhma et Bina, en faisant confiance à l'unité d'Hachem, on s'attache à la racine éternelle de la Création. C'est le secret de la résilience au-delà du temps.

Notre prospérité vient d’Hachem

+ Notre prospérité vient d'Hachem :

-> Il est dit au nom des tsadikim (certains le rapportent au nom du Baal Shem Tov) que si l'on cherche à prospérer financièrement, la première condition préalable est la émouna ; il faut avoir foi en Hachem et compter sur Lui.
Cela est conforme au verset : "Tu te souviendras de Hachem, ton D. : c'est Lui qui te donne la force d'acquérir des richesses" (Ekev 8,18). Onkelos traduit la fin du verset ainsi : "c'est Lui qui te donne le conseil d'acquérir des biens".
Tout vient de la main de Hachem : à la fois "la force d'accomplir" physiquement ou spirituellement, au sens littéral du verset, ainsi que l'acquisition de biens, comme le dit Onkelos.

-> Le petit-fils du Baal Shem Tov, rabbi Barou'h de Mezhibouzh (Botsina d'Néhora - Réé) que le découragement bloque considérablement la réception de la parnassa, et que par conséquent, une personne doit conserver une attitude joyeuse, grâce à sa émouna.
Cela est évoqué dans le verset : "tu ne seras que joyeux" (véayita akh saméa'h - וְהָיִיתָ אַךְ שָׂמֵחַ - Réé 16,15), dont les dernières lettres forment le mot חתך ('hatakh), qui est le nom du grand ange responsable de la parnassa.

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-> Le principe est qu'en réalité la hichtadlout n'ajoute ni ne retranche rien à la parnassa. Lorsqu'avec honnêteté d'esprit, une personne investit les efforts qui sont nécessaires (et non excessifs) et laisse le reste entre les mains d'Hachem, alors Hachem lui fournit tout ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "Quant à celui qui se confie en Hachem, la bonté l'entoure" (Téhilim 32,10).
Cela est développé en détail dans le moussar, comme par le 'Hovot HaLévavot (chaar HaBita'hon).

Il arriva un jour que le Baal Shem Tov n'avait pas d'argent pour acheter de quoi manger pour le Shabbat. Comme le Shabbat approchait à grands pas, il quitta sa maison et se rendit chez son voisin le plus proche. Il toucha légèrement la fenêtre de son voisin depuis l'extérieur, puis continua immédiatement son chemin. Le voisin sortit alors précipitamment de sa maison pour demander au Baal Shem Tov ce dont il avait besoin. Lorsque le Baal Shem Tov lui dit qu'il n'avait pas d'argent pour acheter le nécessaire pour le Shabbat, il répondit avec incrédulité : "Est-ce une raison pour frapper si fort que vous avez presque cassé ma fenêtre? Et pourquoi êtes-vous parti immédiatement, plutôt que d'attendre que je vienne vous voir?"

Le Baal Shem Tov répondit : "Avec chaque personne qui naît dans ce monde, sa parnassa "naît" également pour elle. Cependant, en raison de l'effet de la faute, elle doit faire des efforts pour acquérir ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "A la sueur de ton front, tu mangeras ton pain".
Il existe toutefois des variations à cet égard : chaque personne ne doit fournir que des efforts proportionnels à les dégâts qu'elle a causée par ses fautes.
Certaines personnes gagnent leur vie chez elles, tandis que d'autres doivent parcourir de longues distances pour chercher leur pain. D'après mes calculs, je n'avais pas besoin de fournir de grands efforts ; tout ce qui m'était demandé était la plus petite des actions. C'est pourquoi je n'ai même pas frappé, mais j'ai simplement touché votre fenêtre avec mon petit doigt, afin de remplir ma responsabilité d'investir des efforts pour obtenir la parnassa que le Ciel m'avait décrétée. Pourtant, grâce à ce petit geste, le verset : "Hachem, ton D., te bénira dans tout ce que tu feras" (Réé 15:18), s'est accompli pour moi, et le bruit de coups forts a été entendu dans ta maison, alors tu es sorti pour m'aider.
Une fois que j'eus fait la hichtadlout qui m'était demandé et créé un moyen d'obtenir ma parnassa, j'étais certain qu'Hachem m'aiderait, que ce soit par votre intermédiaire ou non. C'est pourquoi, dès que j'eus touché votre fenêtre, je poursuivis mon chemin."

"Lorsqu'un juif accepte la Royauté de Hachem et la reconnaît avec son cœur et ses lèvres, Hachem Se manifeste alors dans Son monde et la bénédiction nous est ainsi transmise"

[Ram'hal - Dérekh Hachem 4,2]

+ "Nous sommes [à chaque instant] dans les mains de Hachem, il n'y a aucune raison de s'inquiéter.

Il nous a guidé pendant des milliers d'années, Il sait ce qui est bon pour nous et Il nous guide vers cela.
Nous ne savons pas ce qui est bon pour nous, Hachem est l'Unique qui le sait, et le mal ne vient pas du Ciel"

[le Steïpler - paroles durant la guerre de Kippour]

-> La méguila Eikha décrit en longueur les nombreux drames qui sont arrivés aux juifs, suite à la destruction du Temple.
Bien qu'en surface cela soit une terrible tragédie, en réalité sa finalité est le bien de la nation juive, car au travers la destruction du Temple, les fautes des juifs, ont été pardonnées, comme il est écrit : "Tes fautes sont expiées, fille de Tsion" (Eikha 4,22).

Nos Sages (midrach Béréchit rabba 42,3) enseignent que Hachem "a laissé éclater sa colère sur le bois et les pierres", ce qui signifie qu'au lieu de détruire les juifs pour leurs fautes, Il a redirigé Sa colère sur le Temple et a expié nos fautes par sa destruction.

-> On sait qu'un prophète ne peut avoir de prophétie que s'il est dans un état de joie (guémara Shabbath 30b).
Les mots de la méguila Eikha sont ceux d'un deuil intense, et cependant ils ont été donnés par prophétie à Yirmiyahou.
Comment est-ce possible?

Yirmiyahou a réalisé que malgré les malheurs horribles qui sont arrivés aux juifs, la destruction du Temple a été au final pour leur bien : expier leurs fautes.
En ayant conscience de cela, il a atteint un état de joie nécessaire à la prophétie, et ce même en y décrivant d'aussi terribles horreurs.

Ce concept ne s'applique pas uniquement à la destruction du Temple.
Le rav Aharon Steinman dit que toutes les souffrances dans ce monde servent d'expiation pour nos fautes, que nous soyons conscient ou pas de ces fautes.
Ainsi, chaque soucis qui nous arrive, vient avec précision de notre papa Hachem, et est au final, c'est pour notre bien.

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+ "De s'asseoir solitaire en se résignant silencieusement, lorsque Dieu le lui impose" (Eikha 3,28)

Rachi d'expliquer : Lorsqu'une tragédie s'abat sur une personne, elle doit s'asseoir en silence et l'accepter, puisque c'est un décret de Hachem.

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-> "Toutes nos souffrances et toutes nos joies proviennent du même D."
[Rabbi Yé'hiel Spéro]

Tout est pour notre bien, et ce qui change est le regard que nous portons sur ce qui nous arrive.
Lorsqu'on va enlever une dent, nettoyer un enfant, ... il va pleurer de toutes ses forces (méchant papa!), mais en réalité c'est uniquement pour son bien.
Il en est de même dans notre relation avec notre papa Hachem, qui peut tout et qui nous aime d'une façon infinie.

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+ Pourquoi est-ce que les juifs souffrent plus que toute autre nation?

On nous enseigne (guémara Yébamot 121b) que Hachem est particulièrement sévère envers les justes.
Si une personne est plus proche de Hachem, alors D. va tenir envers elle des standards plus élevés, faisant que la punition pour ses fautes est plus sévère.

Ainsi, puisque le peuple juif a atteint un niveau de proximité avec Hachem qu'aucune autre nation n'a atteint, ses fautes vont être punies plus sévèrement que toute autre nation.

Plus un père a des attentes élevées envers son enfant, plus il va être exigeant à son égard.
Nos souffrances doivent nous conduire à faire téchouva, à voir ce que l'on peut améliorer dans notre vie, à nous tourner en prières vers Hachem.
On ne doit pas les souhaiter, mais si elles sont déjà là on doit les vivre le plus positivement possible (c'est le signe que je suis proche de mon papa et qu'il voit que j'ai de grandes capacités!).

Lorsqu'un enfant fait une bêtise, son papa va par amour lui faire des réprimandes (afin qu'il s'améliore), même si cela lui est difficile sur le moment.
[A l'inverse, être insensible aux erreurs de son enfant, ce n'est pas lui rendre service pour la suite de sa vie].

Ainsi, dans notre vie, nos souffrances sont une manière de dire : papa Hachem est là, au plus proche de moi, Il s'occupe à chaque instant de moi (pour mon bien ultime), Il ne m'oublie pas, contrairement aux autres nations, dont Il est plus distant et qui ne sont pas réprimandées.