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"Lorsque l'on reconnaît que tout ne peut arriver que suite à un décret de D., nous n'avons aucune raison d'être effrayé
[...]
La seule crainte qu'une personne doit avoir, est la crainte de ne pas accomplir correctement ses obligations envers Hachem"

[Rav 'Haïm Kanievsky]

-> Nos Sages (guémara Yérouchalmi Chévi'it 9,1) rapportent que lorsque Rabbi Chimon bar Yo'haï a quitté la grotte dans laquelle il était absorbé à étudier la Torah, avec son fils Rabbi El'azar, il a vu un homme en train de capturer des oiseaux.

Après toutes ces années loin du monde matériel, Rabbi Chimon avait atteint un très haut niveau spirituel et possédait beaucoup de secrets du Ciel.
Ainsi, lorsque l'homme mettait ses pièges pour chacun des oiseaux, Rabbi Chimon entendait une voix divine annonçant : "Miséricorde" ou "Punition", et c'est en fonction de cette voix que l'oiseau était capturé ou bien qu'il s'enfuyait.

Au regard de cela, Rabbi Chimon bar Yo'haï a commenté : "Si même un oiseau ne peut être tué sans un décret divin, la même chose doit certainement s'appliquer pour un être humain".

-> Le rav 'Haïm Kanievsky rapporte qu'au début de la commercialisation des trajets par avion, il y avait beaucoup d'accidents et on avait peur de voler.
On a demandé au 'Hazon Ich, s'il fallait éviter de prendre l'avion au regard des risques que cela implique.
Il a répondu : "Les avions ne tombent pas, c'est les hommes qui tombent suite à leurs fautes".

Le fait qu'un avion s'écrase n'est qu'un des moyens de Hachem pour appliquer le jugement divin, et il n'y a pas de raison de s'inquiéter de ce transport plus qu'un autre.

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-> Celui qui vit avec une conscience permanente de Hachem, vivra une vie de bonheur constant.
['Hazon Ich]

"Depuis que le Temple a été détruit, les Bné Israël qui ont une confiance (totale) en D., ont disparu"

[guémara Sotah 48a]

La guémara donne un exemple :
"Quiconque a du pain dans son panier et qui se dit : 'Qu'allons-nous manger demain?' fait partie des gens de peu de foi."
[guémara Sotah 48b]

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=> On peut s'interroger sur la raison pour laquelle on dit de cet homme qu'il a peu d'émouna.
Hachem lui a-t-il promis qu'il aurait de quoi manger le lendemain, pour qu'on puisse exiger de lui d'être confiant?

Le réel problème est que cet homme s'inquiète du lendemain et pas du jour-même. Pourquoi?
Hachem lui a-t-il promis quoi que ce soit pour aujourd'hui?
Non. Mais l'homme est confiant qu'aujourd'hui il pourra manger le pain qu'il possède actuellement dans son panier et qu'il peut donc s'arranger sans Hachem. C'est en cela qu'il a peu d'émouna.

On peut aussi expliquer selon le moussar : lorsque l'homme demande "que mangerons-nous demain?", cela n'exprime pas seulement une inquiétude, mais se traduit aussi, en pratique, par une hichtadlout de sa part.

Nos Sages nous enseignent que celui qui fait des efforts pour le lendemain ne le fait pas à cause du commandement de la hichtadlout et de l'obligation de ne pas compter sur le miracle, car si tel était le cas il lui aurait suffi de se préoccuper du jour-même.
Là, il s'efforce parce que, selon lui, la hichtadlout lui apporte la parnassa.
C'est pourquoi il est considéré comme faible en émouna.
[rav Yaakov Israël Pozen]

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-> Durant la période du 2e Temple, les juifs étudiaient la Torah et faisaient du 'hessed. Pourquoi fut-il détruit?
"Parce qu'il y avait de la haine gratuite". Et la haine prend sa source dans le manque de bita'hon.
L'homme croit que l'autre lui cause préjudice, lui fait du mal et peut le ruiner ; de ce fait, il le jalouse et le hait.
C'est donc le manque de bita'hon qui mena à la destruction du second Temple.
[rav Yaakov Israël Pozen]

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+ A noter :

Il est intéressant de constater que le mot : "souci" se dit en hébreu : 'déagua' (דאגה).
Ce mot est composé de chacune des 5 premières lettres de l'alphabet, sauf qu'il manque la lettre 'bét' (ב), qui est l'initiale du mot : "bita'hon" (בטחון), comme pour dire : c'est le manque de confiance en D. qui fait que l'homme se soucie exagérément du lendemain.

L’esprit seul n’est pas entièrement fiable. Ayez confiance en la bonté et la générosité de l’intervention divine, et grâce à cette confiance, vous parviendrez à faire véritablement l’expérience de cette bonté et de cette joie.
[rav Barou'h Shalom Ashlag, fils du rav Yéhouda Ashlag - séfer HaMaamarim - 5744 - maamar 9 ]

Dans le futur, tout sera expliqué.
On nous expliquera pourquoi nous avons dû vivre ce que nous avons vécu.
Nous rirons alors de nos inquiétudes et de nos contrariétés de l'époque.
Nous verrons que tout était pour notre bien.
[rav David de Lelov ]

L'homme doit veiller à mettre sa confiance en Hachem, car c'est l'une des mitsvot de la Torah.
Au moment du Jugement, on nous demandera : "As-tu attendu la délivrance?" (guémara Shabbath 31a). En d'autres termes, on nous demandera si nous avons attendu la délivrance sans désespérer, et qu'on s'est renforcé dans sa confiance en Hachem lors des divers évènements de notre vie.
[Beit haLévi - maamar haBita'hon]

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-> Selon le rav David Sutton :
Rachi explique que cette question concerne la guéoula finale ...
Le Beit haLévi écrit qu'on demandera à l'homme s'il a perdu espoir en période de difficultés ou bien s'il a mis sa confiance en Hachem et a attendu Son aide.
Nous rencontrons tous des épreuves dans la vie : des difficultés d'argent, des problèmes de santé, la recherche d'un chidoukh pour soi-même ou ses enfants, ...
Nous avons tous besoin d'une yéchoua (délivrance) sous une forme ou une autre. Et telle est la question qu'on nous posera au monde futur, dit le Beit haLévi : avons-nous attendu la délivrance d'Hachem en ayant confiance qu'll nous sauvera des épreuves que nous traversons?

Le Pélé Yoets (citant le Arizal) dit que lorsque nous récitons les mots "ki lichouaté'ha kivinou kol hayom" (car nous espérons Ta délivrance toute la journée) dans l'Amida quotidienne, nous devons penser que nous attendons l'aide d'Hachem pour toutes les épreuves que nous affrontons actuellement.
Selon le Arizal, c'est une ségoula puissante pour obtenir l'aide Divine.

"C'est une grande mitsva d'affiner son esprit pour comprendre avec clarté ce qu'Hachem nous permet de saisir grâce à l'intelligence qu'Il nous a donnée. En ce qui concerne cependant les concepts que l'esprit humain ne peut saisir, on doit s'en remettre totalement à la foi".
[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 62,2 ]

La foi est une force qui réside au plus profond de l'âme d'une personne. C'est le lien intérieur qui unit l'individu à l'essence de l'Infini (le Ein Sof). Elle transcende donc la raison et la compréhension intellectuelle.
[rav Yair Bidani - Ohr HaSéfirot - vol.1, p.94 ]

On accède à la réussite lorsque l'on réalise que tout bien et tout succès proviennent d'Hachem, et non du hasard ni de la force de ses propres mains.
[ le Akéda - Shaar 74 ]

"Est-ce que les intentions de D. te regardent?
Ce qui t'est ordonné (par la Torah), tu te dois de l'accomplir"

[guémara Béra'hot 10a - Paroles de Yéchayahou au roi 'Hizkiyahou]

"Je pense que la plus grande aventure que l'on puisse vivre sur terre est celle qui consiste à partager sa vie avec D.

Nous réalisons alors que nous ne sommes jamais seuls et que D. Se trouve constamment à nos côtés pour nous épauler.
En effet, si D. nous observe à chaque instant, ce n'est pas simplement pour nous juger, mais aussi et surtout parce qu'Il nous aime et veut sincèrement nous venir en aide."

[rav Yossef 'Haïm Sitruk]