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Israël influence vers plus de spiritualité

"Tu ne manqueras de rien là-bas (la terre d'Israël)" (Ekev 8,9).

=> Pourtant, il existe de nombreux fruits qui ne poussent pas en terre d'Israël ; comment alors comprendre cette promesse selon laquelle nous n'y manquerons de rien?

La Torah ne veut pas dire que la terre d'Israël contient tout. Elle veut plutôt dire que la terre d'Israël possède un pouvoir (influence) particulier qui aide ses habitants à se sentir proches d'Hachem et de Sa Torah, à tel point qu’ils éprouvent un plaisir spirituel si intense qu’ils ne ressentent aucun manque matériel.

Même si un homme (juif) est faible et misérable (spirituellement parlant) sous un certain angle, il a le pouvoir de soutenir tous les mondes, ce que même un ange céleste ne peut accomplir.
Et il donne (si l'on peut dire) force et vaillance au Créateur du monde, comme il est écrit : "Il chevauche les Cieux par ton aide" (Vézot haBéra'ha 33,26).
Chacun (tout juif), aussi petit et simple soit-il, doit s'habituer à se considérer et à s'enorgueillir dans ce domaine en se disant : "Peut-être que grâce à moi, l'accomplissement de la Volonté Divine dans un certain domaine sera rendue possible?"
[Séder haYom]

L’étude de la Torah la nuit

"La lune a été créée pour permettre aux hommes de réviser leur étude de la Torah [à sa lumière]."
[guémara Erouvin 65a]

-> Nos Sages (Pessikta Rabbati 11) enseignent : "Le peuple juif est comparé au sable, à la terre et aux étoiles. Pourquoi est-il comparé aux étoiles?
Parce que, de même que les étoiles n'ont d'influence que la nuit, le peuple juif n'acquiert la maîtrise de la Torah que pendant la nuit."

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-> Nos Sages enseignent (Midrach Michlé 31.15) :
"Tant qu'un érudit de la Torah est assis à étudier la Torah la nuit, D. étend sur lui un fil de 'hessed (bonté).
De plus, D. assurera sa subsistance chaque jour. Tel est le sens du verset : Elle se lève alors qu'il fait encore nuit et donne à manger à sa maisonnée'... "

-> Nos Sages enseignent (guémara Erouvin 18b) :
"Toute maison dans laquelle les paroles de Torah résonnent la nuit ne sera jamais détruite.
Le mérite de l'étude de la Torah nocturne est si grand que même si un décret a été émis que la maison soit détruite et ses habitants exilés, ce mérite annulera le décret."

-> Le Maharal (Netivot Olam - haTorah chap. 4) écrit :
"Pendant la nuit, une grande partie de l'aspect physique du monde est cachée, car les activités ordinaires terrestres ont lieu principalement le jour.
Pendant la nuit, c'est comme si les activités du monde étaient suspendues et la nuit est donc particulièrement adaptée à l'étude de la Torah."

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-> "La nuit est le temps propice pour s'isoler et se consacrer à Hachem, à l'instar des amoureux qui se rencontrent, comme il est écrit : "De tout mon être, j'aspire à Toi durant la nuit" (Yéchayahou 26,9).
['Hovot haLévavot - chaar ahava - chap.6]

-> "Sur ma couche nocturne, je chercherai Celui dont mon âme est éprise" (Chir haChirim 3,1).

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-> Selon le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,2) : "Bien qu'il y ait une mitsva d'étudier la Torah le jour et la nuit, l'homme acquiert la majorité de sa sagesse, uniquement durant la nuit. C'est la raison pour laquelle celui qui souhaite mériter la couronne de la Torah devra être extrêmement scrupuleux au cours de la nuit, sans en perdre ne serait-ce qu'une seule, à cause du sommeil, de la nourriture ou des paroles vaines. Il s'investira plutôt dans l'étude et les paroles de sagesse.
Nos Sages (midrach Vayikra raba 19,1) enseignent qu'il n'y a pas de mélodie durant la nuit si ce n'est la sainte Torah.
Ainsi, tout celui qui se consacre à l'étude de la Torah durant la nuit, Hachem attirera sur lui un fil de bonté durant le jour qui suit ('Haguiga 12b)."

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-> Le Arizal (chaar hakavanot - drouch halaïla 1) nous explique, d'après la kabbale, que la nuit est une période où domine la pleine mesure de rigueur. En effet, les 'hitsonim (forces extérieures à la sainteté) ont une emprise durant la nuit.
Ainsi, nous n'avons pas la force d'atténuer le din (la rigueur) à ce moment précis et c'est pour cela que nous ne faisons pas de charité, que nous ne mentionnons pas les 13 Attributs de Miséricorde ni le tikoun 'hatsot durant la première moitié de la nuit (jusqu'au minuit juif - 'hatsot), comme cela est mentionné à de nombreuses reprises dans le Zohar (Vayakel 195b).
Nous ne pleurons pas sur la destruction du Temple durant la première partie de la nuit mais uniquement à partir de 'hatsot.

Le Arizal (chaar hakavanot drouch halaïla 4) nous enseigne que le sommeil de la première partie de la nuit est excellent pour l'homme intègre alors que le sommeil du jour est bon pour les réchaïm et mauvais pour les Justes (tsadikim), en dehors du Shabbat.
Pourquoi les Sages ont-ils exprimé une si grande louange à propos de ceux qui étudient la nuit à partir de 'hatsot, ainsi que le Zohar qui rapporte cet enseignement à de si nombreuses reprises (Zohar Vayichla'h 72b ; Béchala'h 46a ; Vayichla'h 130b ; Vayikra 13a ; ...)?

Car la Chékina quitte le monde de la Atsilout pour descendre dans le monde de la Bria et crie sa souffrance à cause de la destruction du Temple. En effet, la Présence divine pleure ses enfants et ne trouve pas de consolation durant toute la nuit.
Ainsi, à 'hatsot, la Chekhina s'exile d'un monde à l'autre, celui de Bria où se trouve l'emplacement du Gan Eden Elione où résident les néchamot (âmes), appelé le Kissé Hakavod, et tel est le secret de l'enseignement de nos Sages : "A minuit, Hakadoch Baroukh Hou pénètre dans le Gan Eden pour se réjouir des âmes des tsadikim". [Zohar Lé'h Lé'ha 82a ; Toldot 136b ; Vayichla'h 198b ; Vayé'hi 231b]

Ceci représente le secret de l'exil de la Présence divine à cause des fautes d'Israël. Aussi est-il révélé dans le Zohar (Lé'h Lé'ha 92b) :
"Hachem se rend selon Son habitude au Gan Eden pour se réjouir avec les Justes (tsadikim). Grande est la part de l'homme qui se réveille à minuit pour étudier la Torah, car Hachem et les tsadikim du Gan Éden écoutent sa voix, comme il est écrit : "ayochévet baganim 'havérim makchivim lékolé'h achmi'ini" (Chir hachirim 8,13).
De plus, Hachem étend sur lui un fil de bonté qui le protégera dans le monde par l'intermédiaire d'êtres célestes ou d'êtres terrestres."

De ce fait, la voix des tsadikim qui s'affairent à l'étude de la Torah durant la 2e partie de la nuit, dans ce monde, ici-bas, console la Chékhina et la soutient dans sa souffrance. [chaar hakavanot - drouch halaïla 4]

La malhonnêteté bloque nos prières

+ Ce qui empêche nos prières de se réaliser :

Selon le rav Saadia Gaon, il y a 7 raisons pour lesquelles les prières ne sont pas exaucées :
1- Le décret édicté à son encontre a déjà été scellé.
2- Sa prière est récitée sans ferveur.
3- Il déteste la Torah et fait fi de ses commandements.
4- Il reste sourd aux cris de détresse des pauvres.
5- Il se nourrit du fruit du vol et de l'escroquerie.
6- Il prie en état d'impureté ou de malpropreté.
7- Il prie sans s'être repenti de ses fautes.

"Hachem agrée les voies d'un homme, Il lui concilie les faveurs de son ennemi" (Michlé 16,7).
Rabbi Chimon explique : Le bon et le mauvais penchant sont des envoyés du Ciel qui accompagnent l'homme, l'un, à sa droite, et l'autre, à sa gauche, et portent témoignage sur toutes ses actions.
Quand l'homme accomplit des commandements (mitsvot), le "mauvais penchant", qui était son ennemi, fait la paix avec lui et se soumet au bon penchant.
En revanche, les fautes renforcent le mauvais penchant qui prend le dessus.
[Zohar - Toldot 144b]

"Ils eurent foi (vayaaminou) en Hachem et en Moché Son serviteur" (Béchala'h 14,31)

-> J'ai appris de mon maître, le Baal Shem Tov, que le terme "croyance" désigne l'attachement mystique de l'âme à Hachem.
[Toldot Yaakov Yossef - Ki Tavo ]

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-> La émouna n'est pas vraiment lorsque tout va bien, que l'on comprend et apprécie ce qu'il se passe, mais c'est plutôt lorsque les circonstances sont difficiles, qu'on ne comprend pas, que c'est dur (voir injuste), ... Malgré ces sentiments qui nous éloignent d'Hachem, on dépasse notre perception, notre compréhension personnelle d'humain, et on se jette dans la dimension du divin, on s'attache à Hachem, lui faisant confiance qu'Il gère tout pour le meilleur.

"Quiconque accomplit ne serait-ce qu’une seule mitsva s’est acquis un défenseur [c’est-à-dire un ange protecteur]" (Pirké Avot 4,11).
Chaque mitsva qu’une personne accomplit crée un ange. Par conséquent, plus une personne accomplit de mitsvot, plus d’anges [elle a à ses côtés] pour la défendre.

Une personne qui se repent par amour ; même les fautes qu’elle a commises intentionnellement sont transformés en mérites (voir Yoma 86b). Une telle personne a deux armées à son service ; l’une provient des mitsvot qu’elle a accomplies, et l’autre de ses fautes qui ont été transformés en mérites.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 4,22-24]

Le Temple & amour d’Hachem pour chaque juif

+ Les Bné Israël avaient acquis de grandes richesses à leur sortie d'Egypte et encore plus au bord de la mer Rouge. Pourquoi donc D. leur a-t-il ordonné de couvrir le Tabernacle avec des peaux de chèvres et de béliers plutôt qu'avec de l'or et de l'argent?
Hachem aurait certainement été plus honoré aux yeux du monde si sa maison avait été recouverte d'or plutôt que de peaux de chèvre!

Le Tabernacle aurait pu être une magnifique structure entièrement faite d'or et d'argent, et sertie de pierres précieuses. Mais les nations auraient alors dit : "Hachem y fait reposer sa Présence parce que c'est l'édifice le plus splendide du monde. Si nous construisions un édifice aussi magnifique, Il y ferait reposer sa Présence".
Hachem a donc ordonné à Israël d'utiliser des matériaux ordinaires tels que la peau de chèvre et l'airain. Tout le monde savait alors que D. ne reposait dans le Tabernacle que par amour pour Israël.

En effet, "le Roi de la Paix s'est fait un Tabernacle avec le bois du Liban. Il fit d'argent ses colonnes, d'or son reposoir (le couvercle de l'Arche, où reposait la Présence divine), de laine pourpre son rideau suspendu (le rideau qui pend devant l'Arche)" (Chir haChirim 3,9-10).
Mais tout n'était pas d'or, d'argent et de pourpre royale. Le toit était fait de peaux. Et dans la cour du Tabernacle, on pouvait même trouver des récipients en laiton ordinaire.
La raison en était afin de montrer au monde que "l'intérieur était orné de l'amour des filles de Jérusalem" : le peuple juif (Rachi - Chir haChirim 3,10).
[Ben Ich 'Haï - Even Chéléma]

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[ainsi, en se tournant vers le Temple, d'une certaine façon on doit également se tourner vers l'idée que Hachem aime chaque juif d'un amour infini (indépendamment de ses actions bonnes ou mauvaise).
Plus nous avons conscience de cela, plus nous en avons de la reconnaissance, de l'ambition spirituelle, et une certitude que chacune de nos prières a de la l'importance, puisque nous avons de l'importance auprès du Roi des rois, notre papa Hachem. ]

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+ "Si un homme donnait toutes les richesses de sa maison par amour, il serait totalement méprisé" (Chir haChirim 8,7)

-> Dans l'avenir, les nations du monde engageront tout leur argent pour construire un Temple pour Hachem. Mais D. refusera en disant : "Dans le désert, mes enfants m'ont fait un Tabernacle avec des peaux de chèvres, et j'ai habité au milieu d'eux".

Les nations sont comme le pauvre homme qui a vu un beau portefeuille qui appartenait à un homme riche. Il dépensa tout son argent pour en acheter un portefeuille semblable. Les gens se moquaient de lui, car à quoi sert un portefeuille sans argent? [Ravach]

Même si les nations [du monde] donnaient tout leur argent pour un Temple, qu'y mettraient-elles?
Elles n'ont pas de Torah et ne peuvent pas accomplir le service du Temple.
"Si un homme donnait toutes les richesses de sa maison par amour" pour le Temple, qui était "paré d'amour" (Chir haChirim 3,10), "il serait totalement méprisé", car il n'a rien à y mettre.

C'est dans cet esprit que nous pouvons comprendre l'enseignement suivant : "Ne regardez pas le récipient, mais ce qu'il contient" (Pirké Avot 4,20) = ne regardez pas le Temple et ne désirez pas en faire un semblable ; regardez ce qu'il contient. Si vous pouvez fournir un contenu similaire, alors faites un Temple. Mais si vous ne le pouvez pas, à quoi cela vous servira-t-il d'en faire un?
[Ben Ich 'Haï - Even Chéléma]

La foi naturelle de l’âme

La spiritualité profonde renferme en elle une étincelle de foi naturelle, une lumière divine qui palpite au sein de l’âme, quelque chose qui provient de sa propre puissance. C’est quelque chose qui se situe en dehors de la lumière de la Torah et de la tradition de nos ancêtres.
La tradition ancienne accompagne cette lumière supérieure de la foi, la protège des erreurs et la guide sur son chemin. "Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier" (Téhilim 119,105).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 2:80 ]

Lorsqu’une personne reconnaît en elle-même qu’elle ne désire absolument pas recevoir de récompense pour accomplir les mitsvot et servir Hachem, elle ne doit pas tenir pour acquis ce don spirituel particulier.
Il faut s’efforcer de développer cette sensibilité particulière, jusqu’à ce que l’on parvienne véritablement au mode de vie consistant à "servir son maître non pas dans le but de recevoir une récompense. La crainte de D. sera alors sur lui" (Pirké Avot 1,3).
Ce niveau de conscience rayonnant convient à celui qui cherche Hachem.
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 8:27 ]