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Le pouvoir de prière de nos Tsadikim

+ Le pouvoir de prière de nos Tsadikim :

Hachem écoute chacune des prières d'un tsadik parce que ce dernier est très proche de Lui, aussi rapproché de Lui que l'oreille l'est de la bouche.
[Gaon de Vilna - michlé 15,29]

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-> Si le tsadik a le pouvoir de guérir, celui-ci est conféré par la sainteté que l'étude de la Torah offre à toute personne qui s'y consacre avec amour, respect et dévouement.
[Noam Elimélé'h - paracha 'Houkat]

-> La guémara (Soucca 14a) enseigne que les prières et les bénédictions d'un tsadik sont comparées à une fourche. De la même façon qu'une fourche retourne le grain sur la terre et le jette d'un endroit à l'autre, [le mérite] des prières du tsadik [lui donnent la force de] renverser, pour ainsi dire, l'Attribut de Jugement strict de Hachem, en le remplaçant par l'Attribut de Miséricorde.
[c'est pourquoi, une situation qui peut paraître désespérée, peut être complétement transformée par les prières d'un tsadik. En effet, le mauvais décret qui est venu sur nous par la stricte justice Divine, va être réactualisé par la miséricorde/bonté infinie de D.]

-> "Si les enfants d'Israël reçurent l'ordre de se faire recenser par Moché et Aharon, c'est parce qu'en se présentant devant eux et en disant son nom, chacun y gagnait mérite et longévité ... car Moché et Aharon (les tsadikim de la génération) allaient prier pour lui."
[Ramban - Bamidbar 1,45]

[un véritable tsadik a un tel amour pour son prochain juif, qu'il va prier de toutes ses forces pour lui!
Or, il est écrit : "le tsadik décrète et D. accomplit" (guémara Shabbath 59b)]

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-> Il est vrai que : "Hachem est proche de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'appellent avec sincérité" (Téhilim 145,18).

Si D. est proche de tous ceux qui l'invoquent, pourquoi tant de prières restent-elles sans réponse?

Le rav Avraham Feuer répond que c'est parce qu'Il est proche de : "ceux qui L'appellent avec sincérité" = Hachem répond à ceux qui L'invoquent avec une confiance absolue.
En effet, nous avons tendance à "miser sur 2 chevaux" à la fois, et fonder nos espoirs de réussite sur d'autres facteurs aussi en plus de notre confiance en D.

[un tsadik est arrivé à mettre ses espoirs consciemment et inconsciemment à 100% en Hachem. Il a donc un énorme pouvoir de prier.]

-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que l'essentiel de la préparation à la prière, c'est avant tout d'apprendre à se concentrer pour mettre tous ses espoirs en D., d'admettre au plus profond de nous-même que nous dépendons uniquement de Hachem (ex: non également de notre patron, ...)

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-> Celui qui est en quête de Hachem doit rechercher la compagnie des tsadikim, ils sont plus proches de D. que n'importe qui, et Il désire profondément leurs prières.
[Ramban - Chémot 18,15 et Dévarim 33,1]

-> Le Mabit (Beit Elokim - Chaar haYessodot - chap.22) affirme que le pouvoir du tsadik dépasse celui des anges.
Les anges n'ont pas de libre-arbitre, mais le tsadik obéit à Hachem de son propre gré, et ce malgré les tentations qui l'assaillent.
D. lui rend donc la pareille en accomplissant ses désirs.
[faisant Sa volonté à 100%, Il en fait de même avec la leur!]

-> Rabbi Yonathan Eibeschetz (Yaarot Dvach) écrit que les prières du peuple juif sont attirées vers les magnifiques prières des tsadikim, et s'attachent à elles.
Lorsque les portes des cieux s'ouvrent pour laisser passer les prières du tsadik, les prières de tout le peuple pénètrent en même temps.

-> Le 'Hatam Sofer (notes sur Ora'h 'Haïm 102) enseigne qu'il est ainsi particulièrement recommandé, lorsqu'on prie, de se tenir aux côtés d'un tsadik.

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-> Rachi (Vayéra 21,17) écrit : La prière du malade lui-même vaut davantage que celle que les autres récitent pour lui, car elle est exaucée en premier.

Cependant, le Maharcha (Béra'hot 34b) écrit qu'il se peut que la prière du tsadik soit acceptée par D. avec autant d'empressement.

C'est pourquoi le Rama (Yoré Déa 335,10) tranche que lorsqu'une personne est malade, les membres de sa famille doivent se rendre auprès d'une éminente personnalité de Torah de l'endroit pour prier d'implorer Hachem en sa faveur.

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-> La Torah relate, à propos d'Agar et de son fils que Hachem "entendit le gémissement de l'enfant" (Vayéra 21,17).
Or, la Torah ne dit à aucun moment que l'enfant avait poussé le moindre gémissement.
Rabbi Mendel de Vork explique : "C'est qu'il existe des cris silencieux. Ils parviennent à trouver le ciel en profondeur et seul le Maître des cieux les entend".

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+ "Le juste est la fondation du monde" (michlé 10,25)

-> Le Yaarot Dvach nous encourage de prier avec ferveur pour le bien de nos tsadikim, parce que c'est d'eux que nous dépendons : grâce à eux il y a la vie, la bénédiction et le bien dans le monde.

-> La guémara (Nédarim 49a) nous demande de prier quotidiennement pour nos grands érudits, parce qu'ils peinent dans l'étude de la Torah, ce qui les affaiblit physiquement et les rend plus vulnérables aux maladies.

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-> Un exemple de l'impact du mérite de nos Sages dans notre prière :
Une terrible tempête avait attaqué en pleine mer 60 marins, ils supplièrent alors Hachem de les sauver grâce au mérite du tsadik rabbi El'azar ben Chimon, et la mer se calma.
Dès qu'ils regagnèrent la terre ferme, les marins s'empressèrent donc de se rendre chez le tsadik avec de nombreux présents (coffres débordants de richesses) pour lui témoigner leur gratitude.
[ guémara Baba Métsia 84b]

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-> Turnus Rufus, gouverneur de Rome, avait fait le projet d'assassiner Rabban Gamliel, chef spirituel du peuple juif.
Celui-ci fut mis au courant du péril qui le guettait par un message secret envoyé par un romain : "Le maître du nez est en danger.
[guémara Baba Métsia 84b]

Le Maharal explique que l'ensemble du peuple juif ressemble au corps humain ; chaque juif a son propre rôle à jouer, tout comme chacun des organes du corps a une fonction bien définie.

C'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.

De même, le souffle de vie et les forces de l'esprit sont insufflées à tout le peuple par l'intermédiaire de leurs guides, qui sont comparables au "nez" de la nation.

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-> "Rabbi Akiva dit : Le peuple juif est comparé à un oiseau. De même que l’oiseau ne peut voler sans ses ailes, ainsi le peuple juif ne peut rien faire sans Ses Anciens"
[midrach Vayikra rabba 11,8]

-> La guémara (Nédarim 40a) enseigne : "Si les jeunes vous disent de construire tandis que les Anciens vous conseillent de détruire, écoutez donc le conseil des Anciens et ignorez les jeunes ... Car la "construction" des jeunes est destruction, alors que la "destruction" des Anciens est en réalité très constructive."

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-> "Le juste avec la crainte de D." (Chmouël II 23,3). Nos Sages (Moed Katan 16b) commentent : "Hachem demande : Et qui Me gouverne? D. répond : Le juste (tsadik). Lorsque J'émets un décret, les justes l'annulent".
D. a donné la capacité et le pouvoir aux justes, par leurs prières, d'annuler tous les décrets sévères. Ainsi, les justes règnent, pour ainsi dire, sur Hachem.
[...]
Par leurs prières, les tsadikim annulent tout décret sévère et suscitent la bonté et les bénédictions généreuses de D. pour le peuple juif.
[...]
Les justes, par leurs prières, transforment l'attribut du jugement en miséricorde, empêchant ainsi la colère divine.
[...]
Quels sont les tsadikim dont les prières sont exaucées?
Ceux qui s'attachent continuellement à Son grand Nom, qui sont dans un état de "néant" et qui craignent et tremblent d'effroi devant la majesté et la grandeur de D.
Leurs prières et leur crainte de D. sont efficaces. C'est à leur sujet que Dieu dit : "Qui domine sur Moi? Les justes."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayigach 44,18]

'Hizkiyahou supplia Hachem de se souvenir du mérite qu'il avait acquis en retirant le Livre des Remèdes (Séfer réfouot - ספר רפואות) de la circulation.
[guémara Béra'hot 10b]

-> Rachi (guémara Pessa'him 56b) commente :
'Hizkiyahou avait rendu cet ouvrage inaccessible en voyant que ses contemporains, sûrs d'y trouver le remède à leurs maux, ne soumettaient pas leur cœur à D. lorsqu'ils étaient malades.

=> Imaginons qu'on ait accès à un tel livre de remèdes, capable de guérir toutes les maladies!
Un tel ouvrage existe bel et bien, et certains l'attribuent à Adam, auquel D. avait révélé ces secrets.
Selon d'autres, ce livre prodigieux était l'oeuvre du plus sage des hommes : le roi Salomon.

=> La décision de 'Hizkiyahou ne contredit-elle pas la halakha établissant que rien ne prime sur la sauvegarde de la vie humaine ("il vivra par elles" - A'haré Mot 18,5)?
Des millions de vie n'auraient-elles pas pu être sauvées grâce aux remèdes consignés dans cet ouvrage? Comment se permit-il d'agir ainsi?

-> Le rav Mordé'haï Gifter explique :
Le geste de 'Hizkiyahou nous apprend une importante leçon : une vie dénuée de prières ne vaut pas la peine d'être vécue, et par conséquent elle ne vaut pas non plus la peine d'être sauvée!

Avant cette époque, les hommes étaient beaucoup plus proches de Hachem. Un début de maladie suffisait à leur faire comprendre qu'ils s'étaient détournés de Lui, ils se repentaient immédiatement et s'humiliaient devant D.
Ce n'est qu'ensuite qu'ils consultaient : le Livre des Remèdes.

Mais à l'époque de 'Hizkiyahou, sachant qu'ils pouvait trouver une solution immédiate dans le livre, le peuple se mit à ignorer le message que lui apportait la maladie.
On commença à se fier à cet ouvrage plutôt qu'à son auteur (Hachem).

=> C'est pourquoi 'Hizkiyahou et les Sages furent tous d'accord sur le fait qu'il était préférable de faire disparaître le Livre des Remèdes, et de laisser les gens souffrir, si tel était le seul moyen de guider les hommes vers la véritable source de guérison : Hachem et Sa miséricorde.

En effet : "Ta grâce vaut mieux que la vie, mes lèvres proclament Tes louanges" (Téhilim 63,4)

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-> Le Baal Chem Tov a dit une fois à un médecin :
"Vous ne voyez le malade que sur le plan physique. Moi, je le soigne sur un plan spirituel.

Nous possédons tous 248 organes et 365 vaisseaux sanguins, qui correspondent aux 248 mitsvot positives de la Torah et à ses 365 mitsvot négatives.
Lorsqu'un homme obéit à l'un de ces commandements, l'organe ou le vaisseau correspondant à cette mitsva sont touchés.

S'il a transgressé un grand nombre d'interdictions, de nombreux vaisseaux seront affectés, et une circulation du sang défectueuse met la vie de l'homme en danger.

J'ai parlé à l'âme de ce malade et je l'ai appelée au repentir.
Le malade a conçu un désir sincère de téchouva, et Hachem a pardonné ses fautes.
Les organes et les vaisseaux du malade ont alors commencé à revivre : à partir de là, il a été possible de le guérir par des remèdes ordinaires."

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-> "Une maladie ne peut être guérie sans l'aide de Hachem'" ('Hayé Adam 65,1)

-> Le rav Eliyahou Lopian a rendu visite à un élève qui refusait de prendre le traitement préconisé par le médecin.
Il prit le médicament dans sa main, et dit à son élève : "Répète après moi, mot pour mot : "Yéhi ratson - Que Ta volonté fasse, Hachem, mon D. et le D. de mes pères, que ce remède m'apporte la guérison, car Tu accordes la guérison même si elle est imméritée" (issu du Choul'han Aroukh OH 230,4).
Puis, il mit le médicament dans la bouche du jeune homme et s'assura que ce dernier l'avait bien avalé.

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-> "Chaque faute est gravée et imprimée dans les os de celui qui la commet"
[Massékhét Kala rabbati 3]

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-> Selon le 'Hida (Birké Yossef - Yoré Déa 331,2), à notre époque, on ne doit plus compter uniquement sur le miracle, et un malade a l'obligation de se soumettre à l'ordre naturel des choses et faire appel au médecin pour se soigner, sachant que finalement tout est dans les mains de D.
Il dit en effet, que personne aujourd'hui n'est plus au niveau du tsadik décrit par le Ramban, qui se tournant constamment uniquement vers Hachem, peut attendre une guérison de Lui-même (sans avoir recours à un médecin).

-> Suite à cela, le 'Hida (Birké Yossef - Yoré Déa 336) écrit :
"[De nos jours,] Si une personne ne se met pas à la recherche du meilleur médecin disponible, elle commet une faute d'arrogance parce qu'elle se considère plus méritante que les Grands des générations précédentes, qui eux consultaient les meilleurs médecins.
Elle se comporte comme si elle méritait qu'on lui fasse un miracle."

-> Le Birké Yossef (Yoré Déa 336), fait remarquer que la guématria de : "ché'hina" (Présence Divine - שכינה) est de : 385, qui est la même que : "rofé 'hinam" (celui qui guérit gratuitement - רופא חנם).

[Même si l'on fait notre hichtaldout en allant chez un médecin compétent, nous devons savoir que l'Unique médecin c'est Hachem, et que gratuitement, "simplement" en déversant notre cœur en prières, téchouva, bonnes actions, ... nous pouvons tout faire changer (én mazal lé'Israël!)]

Hachem possède de nombreux coffres dans les cieux, tous remplis d'amples provisions de bénédictions.

Le plus important de ces trésors est appelé : "réserve des dons gratuits" (otsér matnat 'hinam), et contient une provision illimitée de bonté et de charité.
Mais on ne peut y puiser que si on ressent sincèrement que D. ne nous doit absolument rien.

Lorsqu'un homme reconnaît son peu de mérite et prie pour un don gratuit, alors une bonté infinie lui est accordée, sans aucune proportion avec ses mérites réels, et sans puiser dans son salaire du monde futur.

[ 'Hidouché haRim - Téhilim 6,5]

[ex: lorsque l'on prie pour un malade, on ne doit pas demander une guérison grâce à ses mérites, mais plutôt implorer un don gratuit de D., par Son extrême miséricorde.]

-> Selon rabbi Shimon Maryles (le Yaruslaver rebbe - Torat Shimon), lorsque nous pensons que nous méritons que nos prières soient forcement exaucées, alors elles sont en réalité un véhicule de notre orgueil, et cela suffit à les rendre insignifiantes.

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-> "Toute personne doit implorer pour sa vie parce qu'il n'existe aucune personne qui ne faute pas" [Rabbénou Yona - Pirké Avot 2,13]

Le rav Mattitiahou Salomon d'expliquer :
"Si nous prenions conscience du fait que nous ne vivons pas sur notre compte, mais sur le crédit que D. nous a accordé, nous ne ferions pas preuve de tant de suffisance lorsque nous prions.
Nous prendrions conscience que nous sommes en situation de crise ... Si nous comprenions cela, nous prierions comme des mendiants venus quémander à la porte."

"Celui qui s'adonne à l'étude de la Torah prospère dans toutes ses entreprises dans ce monde également"
[guémara Avoda Zara 9b]

-> "Que doit faire l'homme pour prospérer?
Il doit prier et implorer la pitié de Hachem, source de toute prospérité."
[guémara Nida 70b]

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-> Le secret d'une réussite éternelle, c'est de pouvoir placer la gloire de D. en première place, au-dessus de tout intérêt personnel.
[rav Eliyahou Lopian - Lev Eliyahou (I - p.295)]

Dans notre génération, les prières doivent être très abondantes, car étant plus proche de la Délivrance finale, elles seront plus agrées que celles des premières générations.

[Rabbi de Loubavitch]

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-> Les gens pensent qu'ils prient face à D.
En vérité, la prière c'est l'Essence même de D.
[Rabbi Pin'has de Korets]

-> La prière est la colonne vertébrale du juif.
[Rabbi Rachab – le 5e Rabbi de 'Habad]

La sainteté d'une synagogue est la même que celle du Temple.
De la même manière que nous nous conduisons actuellement dans une synagogue, de la même manière nous nous comporterons dans le futur Temple.
[...]
Si nous ne nous efforçons pas d'honorer une synagogue, alors [pour l'éternité] nous n'aurons aucune compréhension de ce qu'est réellement la sainteté du Temple.

[Rav Avraham Pam]

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-> Le Smak écrit que de nos jours, la synagogue est un Temple miniature (mikdach méat).

-> Le Kav haYachar ajoute que les murs d'une synagogue sont tellement saints que la lumière de la présence Divine plane constamment au-dessus.

[Hachem déclare : ] "Soyez bénis, Cieux, Terre et êtres du Char [Divin], si vous révélez à Mes enfants ce que Je fais pendant la prière du matin, lorsqu'ils déclarent devant Moi : "Kadoch! Kadoch! Kadoch!"
[...]
Apprenez-leur à lever les yeux au Ciel, en direction de leurs lieux de prières, à élever les talons et le corps au moment où ils Me sanctifient. Car Je ne connais pas de plus grande satisfaction dans le monde que ce moment où ils lèvent leurs yeux vers les Miens, et où Mes yeux se tournent vers les leurs.

A cet instant, Je saisis Mon trône céleste, gravé à l'effigie de Yaakov, Je l'enlace et l'embrasse, Je Me souviens de leur exil et précipite leur délivrance."

[midrach cité dans le Tanya Rabbati
- cité également dans la Michna Broura 125,5 où le 'Hafets 'Haïm ajoute que si à ce moment de la prière les juifs se repentaient, ils seraient aussitôt délivrés.]

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-> Au moment où les juifs se rassemblent dans les synagogues et les maisons d'étude, et répondent [dans le kaddich] : "yéhé chémé rabba", Hachem hoche la tête et dit : "Heureux le Roi qui est ainsi glorifié dans Sa demeure! Pourquoi ce Père a-t-Il fait exiler Ses enfants? Malheurs aux enfants qui ont été chassés de la table de leur Père!"
[guémara Béra'hot 3a]

Le Rokéa'h (Hilkhot Béra'hot) cite la suite des propos tenus par Hachem à ce moment : "Quand pourrai-Je retourner dans Mon Sanctuaire? Quand pourrai-Je rassembler Mes enfants, les rescapés d'Israël, mêlés aux nations idolâtres, afin qu'ils Me glorifient et proclament la sainteté de Mon grand Nom?"

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-> Le Tana déBé Eliyahou (chap.16) rapporte qu'il y a dans les Cieux près de 5 milliards d'anges, qui se tiennent devant D. et sanctifient chaque jour Son grand Nom, du lever du soleil jusqu'à son coucher en déclarant : "Kadoch! Kadoch! Kadoch!", et du coucher du soleil jusqu'à son lever en clamant : "Barou'h chem kévod mal'houto".

De plus, selon la guémara ('Houlin 91), les anges n'ont pas forcément le mérite de sanctifier ainsi le Créateur continuellement. Certains n'ont ce privilège qu'une fois par mois, d'autres une fois par an, certains n'en ont le mérite qu'une fois par jubilé (yovél => tous les 50ans!).

[nous pouvons le faire 2-3 fois par jour (cha'harit, min'hat et parfois moussaf), en utilisant notre libre arbitre faisant que cela est encore plus précieux aux yeux de D. que les milliards d'anges!]

-> Le rabbi Beifuss affirme que lorsqu'un homme sanctifie ainsi D., alors cela entraîne que son âme s'en trouve elle aussi sanctifiée.

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->"Lorsqu'une personne répond : "Amen yéhé chémé rabba" de toutes ses forces [c'est-à-dire en étant parfaitement concentrée], on déchire la sentence prononcée à son encontre, comme il est dit : "Les décrets furent annulés en Israël quand le peuple s'est dévoué à rendre grâce à Hachem" ...
Même si l'on trouve chez cet homme des soupçons d'idolâtrie, on lui pardonnera"
[Rabbi Yéchoua ben Lévi - guémara Shabbath 119b]

-> Le rav Elimélé'h Biderman apporte l'explication suivante :
Lorsque nous faisons des fautes (que D. nous en préserve), les anges Accusateurs parlent contre nous.
Ils déclarent que justice doit être faite, car nous avons déshonoré le Roi.
Si nous disons : "amen yéhé chémé raba", cela révèle que notre désir principal est d'augmenter l'honneur d'Hachem.
Si parfois nous fautons, alors ce n'est pas volontaire. Cela n'est évidemment pas un signe de rébellion.
Ainsi, le "amen yéhé chémé raba" nous protège et nous aide à atteindre le pardon de nos fautes.

Rebbe Nachman dit que nos prières et notre hitbodédout sont des armes, que nous pouvons utiliser pour combattre le yétser ara et toutes les ténèbres de ce monde.
Lorsque nous prenons véritablement cette idée à cœur, nous pouvons trouver un courage et une confiance incroyables pour affronter même les défis spirituels et physiques les plus difficiles de la vie, comme un soldat qui doit mener une guerre dangereuse mais se sent en sécurité à l’intérieur de son char blindé.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,2 ]

"Ne laisse pas la bénédiction d'une personne simple devenir légère à tes yeux"

[guémara Béra'hot 15a]

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-> Des générations [après que Ruth a eu son enfant], lorsque la reine Atalia a massacré tous les descendants de la famille royale, un seul enfant : Yoach, a réchappé pour perpétuer la dynastie de David (Méla'him II 11).
Nos Sages déclarent que la bénédiction que les femmes ont donnée à Ruth a sauvé la descendance de David de l'anéantissement.
[Méam Loez - Méguilat Rut 4,14]

[En plus de venir consoler Ruth pour la mort de son mari Boaz, les femmes savaient que Ruth n'avaient pas de matrice, elles ont compris que la naissance de son fils Oved était miraculeuse, et elles sont venues la féliciter.
On voit que les bénédictions des femmes de son époque (ex: mazal tov, que cet enfant soit ...), ont permis de sauver sa descendance, et donc par là la venue du machia'h!
Ainsi, il faut apprécier chaque bénédiction d'autrui, même la plus ordinaire (comme par exemple : bonne journée), car même si on ne s'en rend pas compte, il y aura forcément un impact positif pour nous!]

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-> Qu'une bénédiction de non-juif ne soit pas négligeable à tes yeux.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Bénédiction (béra'ha)]

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-> Celui qui reçoit une bénédiction, devra offrir quelque présent à celui qui l'a béni.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Bénédiction (béra'ha)]

-> Celui qui rapproche ceux qui sont éloignés du service d'Hachem, les bénédictions seront disposées entre ses mains.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Bénédiction (béra'ha)]

->"Grâce à ta joie, ta prière entrera dans le Palais du Roi"
[Rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téfila 70]

-> "Il n'est pas permis de prier dans la tristesse. Le ferait-on, que l'âme ne recevrait pas les Lumières qui découlent de toute prière."
[Rabbi 'Haïm Vital]

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-> "La joie dans l'accomplissement d'une mitsva est une mitsva en elle-même'
[Rabbénou Bé'hayé - Ki Tavo]

-> "La joie est le centre de gravité de toutes les mitsvot.
[...]
L'essentiel est d'être heureux d'accomplir les misvot.
Celui qui croit en D. et en Sa Torah dans la plus grande simplicité, comme doit le faire tout le peuple d'Israël, n'aura pas de plus grande joie que de faire les mitsvot.
[...]
L'essentiel du judaïsme dépend de la joie et du courage.
[...]
La joie, c'est l'énergie qui alimente l'esprit.
[...]
De la chute de la joie sacrée provient l'erreur de ceux qui se fixent pour but la joie profane et l'ivresse, déformations dont il faut beaucoup se méfier et dont il faut s'éloigner."
[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Halakhot]