Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

L’hospitalité

"Il était assis à la porte de sa tente … Il a vu et a couru à leur rencontre" (Vayéra 18,1-2)

+ L'hospitalité :

-> Tous les habitants du monde sont comme des invités de D. Nous sommes tous de passage, et D. nous héberge.
Si l'espace d'un instant, Hachem arrêtait son hospitalité envers nous, le monde cesserait d'exister.

[le Chla haKadoch - Vayéra]

=> En pratiquant l'hospitalité envers autrui, nous imitons Hachem!

<----------------------->

-> "Combien est précieuse pour Hachem, la mitsva d'hospitalité!
On nous apprend qu'Avraham a accompli toutes les lois de la Torah, mais c'est spécialement sur cette mitsva d'hospitalité que de nombreux détails vont nous être donnés (Béréchit 18,1-8), tandis que les autres mitsvot sont rapportées d'une façon générale."
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed]

=> Parmi toutes les très nombreuses mitsvot qu'il a fait, Avraham s'est distingué par celle de l'hospitalité.
Le Rambam (Matnat Aniyim 10,1) rapporte que nous devons suivre son exemple, si nous souhaitons être appelé : un véritable descendant d'Avraham.

<--->

-> L’hospitalité est comparable à un arbre fruitier. Quiconque est hospitalier aura de bons enfants.
[D'après la guémara (Béra'hot chap.8),] Cela est d’autant plus vrai lorsque l’invité est un érudit. Permettre à un tel homme d’utiliser nos biens est pareil à une offrande apportée devant D.
[Méam Loez - Vayéra 21,33-34]

<--->

-> Grâce à son hospitalité, l'individu sera craint et respecté de tous.
[...]
Un remède pour ramener la fécondité chez une femme, consistera à pratiquer l'hospitalité.
[...]
L'hospitalité fera mériter à la femme de mettre au monde des enfants.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot]

<----------------------->

-> Rabbi Yo'hanan dit : 'Accueillir des invités, est aussi grand que de se lever tôt afin d'aller à la maison d'étude [de la Torah]'
[guémara Shabbath 127a]

Le Maharal ('Hidouché Agadot) explique cela :
"En faisant de l'hospitalité à des invités, nous accueillons des êtres humains fait à l'image de D.
Cela est par essence une activité Divine, comme l'est le fait d'aller au Beit haMidrach afin d'y étudier la Torah."

-> Rav Yéhouda dit au nom de Rav : 'Accueillir des invités est plus grand que d'accueillir la présence divine' (cf.Béréchit 18,3)
[guémara Shabbath 127a]

Le Maharal ('Hidouché Agadot) commente cela :
"Bien que nous pouvons nous connecter à la présence divine, cette relation est vouée à être limitée, au regard de la distance infinie entre l'homme et D.
Cependant, en couvrant d'honneur et d'affection notre invité dans le cadre de l'hospitalité, nous pouvons se connecter complètement à l'image Divine qui est en cette personne."
[ainsi, l'hospitalité permet d'être davantage connecter à Hachem qu'en recevant la présence divine!]

-> Selon le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,4), si une personne a le choix entre une mitsva et l'étude de la Torah : si la mitsva peut être faite par d'autre(s), on ne doit pas interrompre son étude, sinon on doit faire la mitsva, et ensuite revenir à son étude.

<-------------------------->

-> "Dès qu'Avraham voyait des voyageurs, il courait vers eux, se mettait à terre et les suppliait d'accepter sa proposition d'hospitalité.
Bien que ce haut niveau de conduite ne nous est pas atteignable, nous nous devons d'en apprendre à aller chercher des invités, et à les accepter dans nos maisons avec beaucoup d'affection, comme nous l'aurions fait avec une personne très riche dont nous espérons gagner une somme importante d'argent.
[...]
L'hôte doit parler à ses invités d'une façon agréable afin qu'ils se sentent à l'aise.
Il ne doit pas leur dire ses problèmes, car ils pourraient penser qu'ils en sont la cause, et qu'il perd de l'argent en les accueillant.
[...]
Afin de se motiver, on doit se dire : 'Si c'était moi l'invité, je voudrais certainement être traité avec respect et attention.
Je me dois donc de traiter mes invités en conséquent.
Personne ne peut savoir comment il finira [et s'il aura besoin à son tour de l'hospitalité]"

['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed 3,2]

<-------------------------->

-> L'hospitalité d'Avraham incluait : la nourriture, la boisson et le fait d'accompagner l'invité sur son chemin (cf.Rachi sur Béréchit 21,33 -> le terme "Eshel" est l'acronyme de ces 3 actions).

-> Selon la guémara (Sotah 46b), en raccompagnant son invité, on s'assure qu'il ne subisse pas de mal.

Le Maharcha (Sotah 45b) explique qu'en raccompagnant son invité, on permet aux "anges gardiens" de pouvoir accompagner notre invité après notre départ, le protégeant alors de tout danger jusqu'à sa destination.

Le Méam Loez (Vayéra 18,16) enseigne qu'il est extrêmement bénéfique de raccompagner son visiteur, car ainsi la Présence Divine l'accompagne et le protège sur la route du retour.
D'ailleurs, les anges désiraient donner à Avraham l'opportunité d'accomplir ce précepte. Bien qu'ils pouvaient se transporter instantanément à Sodome, ils partirent à pied pour permettre à Avraham de les accompagner.
Avraham croyait encore être avec des êtres humains.
[...]
On a coutume de confier à quelqu'un qui fait un long voyage une pièce de monnaie qu'il donnera à un pauvre, une fois arrivé à destination. Le voyageur a alors le statut de "chalia'h mitsva" (délégué à l'accomplissement d'une mitsva), et il est donc préservé du danger.

-> Le Sma'h ('Hochen Michpat) enseigne que de nos jours nous devons accompagner notre invité jusqu'à la porte ou au moins sur une distance de 2 mètres.

Il peut être intéressant de citer l'exemple extrême rapporté par le Rambam (Hilkhot Aveil 14,3) disant qu'à l'époque, il fallait raccompagner son maître principal en Torah sur une distance de 13km!

-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed) dit qu'il ne faut pas oublier de raccompagner ses invités, car c'est la finalisation de la mitsva d'hospitalité (cf. Avraham : manger+boire+raccompagner = Eshel), et dans ce cas, on se prive des bénédictions que cette mitsva aurait pu nous amener ...

<-------------------------->

+ La récompense liée à l'hospitalité :

-> Fournir de l'hospitalité est l'une des quelques mitsvot dont l'on profite des "fruits" dans ce monde, et dont la récompense reste intacte dans le monde à venir.
[guémara Shabbath 127a]

-> Le Tikouné Zohar enseigne que la façon dont l'on va accueillir ses invités dans ce monde, va déterminer la manière dont notre âme va être accueillie dans le monde à venir.
[Rabbi Aharon Roth - Shoul'han haTahor]

-> Rabbi Chimon bar Yo'haï (Zohar) promet que quiconque accueille avec joie les étrangers dans sa maison et fait en sorte qu'ils se sentent bien chez lui, en bénéficiera immensément au moment de sa mort.
Quand l'âme quitte le corps, elle est pareille à un étranger, ne sachant pas où se diriger.
Grâce au mérite de l'hospitalité, l'âme est accueillie avec bienveillance dans le monde futur et se sent comme chez elle.
[Tikouné Zohar - p.92]

-> Le Méam Loez (Vayéra 21,33-34) rapporte le Zohar suivant :
Lorsqu'on a un invité, on se réjouira et on louera D. de nous donner une telle opportunité. En effet, grâce à cela des décrets néfastes sont annulés.
Avant de détruire Sodome, Hachem envoya 3 anges (déguisés en voyageur) à Avraham pour qu'il puisse accomplir la mitsva de l'hospitalité, et si Loth fut épargné, c'est grâce à ce mérite d'Avraham (qui lui a déchiré son décret de mort).

Le Méam Loez poursuit : Lors de période de malheurs, D. se souvient de ceux qui se sont comportés avec douceur envers les pauvres, et les sauvent de la mort.

-> Rabbi Yo'hanan, ainsi que Rech Lakich expliquent : 'Lorsque le Temple était érigé, l'Autel expiait les fautes d'une personne [par les sacrifices qui y étaient brûlés].
De nos jours, il n'y a plus de Temple, mais la table [sur laquelle on mange] fait l'expiation de nos fautes' [guémara 'Haguiga 27a]

Rachi de préciser : au travers l'hospitalité à des invités.

Le 'Hatam Sofer (Torat Moché - Vayikra p.97) commente cette guémara : "lorsque la table d'une personne est comme un Autel (mizbéa'h), alors toute sa maison devient comme le Temple."
Il est écrit : "C’est mon D. et je l’embellirai" ( זֶה אֵלִי וְאַנְוֵה - Béchala’h 15,2).
"C'est mon D." (zé éli - זֶה אֵלִי) est l'acronyme du verset : "Voici la table qui est devant Hachem!" (זֶה הַשֻּׁלְחָן אֲשֶׁר לִפְנֵי יְהוָה - Yé'hezkel 41,22).
Selon le 'Hatam Sofer, si tu veux proclamer D. (zé éli), alors il faut faire de sa maison un magnifique lieu de résidence pour Hachem.

-> "La récompense pour raccompagner une personne est sans limite"
[guémara Sotah 46b]

-> Le Rambam (Hilkhot Avélout - chap.14,2) écrit : "La mitsva d'accompagner est supérieure à toute, c'est la loi qu'a érigée Avraham, l'hospitalité est plus grande que l'accueil de la Présence Divine, et il est plus important de raccompagner les invités que de les recevoir ...
Toute personne qui ne raccompagne un invité, c'est comme s'il avait fait couler son sang"

Rabbi Yits'hak Berkovits explique ces propos :
"La mitsva de recevoir des invités l'est essentiellement afin de leur garantir : nourriture et hébergement.
Cependant, accompagner un invité est considéré comme étant plus important que cela, car on lui témoigne de l'honneur, ce qui va développer sa confiance en lui, et qui l'aidera ainsi à faire face à la suite de sa vie."

Le Saba de Kelm enseigne à ce sujet :
Quand un invité se repose quelque part en mangeant à sa faim des meilleurs mets, il s'élève parfois dans son cœur le soupçon que le maître de maison a peut-être hâte de se débarrasser de lui.
C'est pourquoi, même quand il a fini de boire et de manger, il présume que son hôte est heureux de pouvoir enfin se débarrasser de lui, la preuve en étant que toujours, une fois que l'invité s'en va, le maître de maison ferme immédiatement la porte, comme pour dire : "bon débarras".
C'est pourquoi, quand l'invité quitte la maison avec cette impression, c'est comme si l'hôte avait versé le sang.
Cela n'est pas le cas quand l'hôte l'accompagne pendant au moins quelques pas, alors l'invité sent que le maître de maison est heureux d'avoir pu observer la mitsva grâce à lui, et il se sent aimé et désiré, ce qui est le fondement de la mitsva de l'hospitalité.
Par conséquent, par ce petit acte qui porte sur la courte distance pendant laquelle il l'accompagne, le maître de maison acquis son univers.

=> C'est une grande leçon sur la façon de se comporter dans la vie, qu'il faut aussi appliquer dans d'autres domaines : on peut acquérir son univers par de petites actions, avec un petit peu de réflexion et d'attention.

<----------------------->

-> Rabbi Yo'hanan dit : 'Accueillir des invités, est aussi grand que de se lever tôt afin d'aller à la maison d'étude [de la Torah]'
[guémara Shabbath 127a]

-> La mitsva d'inviter des voyageurs (hospitalité) a un lourd risque spirituel. Ils peuvent parler de sujets inappropriés à une maison juive, comme le lachon ara. De plus, le fait de se tourner vers leurs besoins demande d'interrompre notre étude quotidienne de la Torah.
Néanmoins, si Avraham a arrêté sa rencontre avec Hachem afin de recevoir 3 invités, cela nous enseigne que nous devons mettre de côté nos occupations spirituelles afin de réaliser cette mitsdva.
[le Baal Chem Tov]

[il leur a quand même demandé de laver leurs pieds, afin de limiter autant que possible le risque spirituel]

-> La raison pour laquelle nous devons interrompre nos occupations spirituelles pour accomplir la mitsva d'hospitalité, et que cela nous permet d'atteindre davantage de proximité avec la présence divine, qui se repose sur ceux qui vont accueillir chez eux des personnes dans le besoin.
[le Yichma'h Moché]

-> Un vendredi soir, où il recevait des invités qui avaient voyagés toute la journée, le 'Hafets 'Haïm n'a pas lu le traditionnel chant : "Shalom Alé'hem!" avant le kidouch, comme en est l'habitude. Il a attendu qu'ils soient tous servis en nourriture pour le faire.
Il a alors expliqué : "Sachant que vous avez voyagé, il est très probable que vous deviez être affamés. Les anges (à qui est destiné ce chant) ne mangent pas et ne sont pas affamés. Ils peuvent ainsi attendre que je vous donne à manger, avant que je m'occupe ensuite d'eux!"

<----------------------->

-> "Veille à la mitsva de l'hospitalité pour mener une bonne vie, car alors tu réussiras en ce monde et ta droiture t'accompagnera dans le monde à venir."
[Séfer haBrit - 2e partie article 12]

-> La mitsva de visiter les malades s'effectue à la fois avec le corps et avec l'âme : avec le corps en s'efforçant de rendre service au malade, et avec l'âme en priant pour lui.
Quiconque rend visite au malade sans prier pour lui n'a pas accompli cette mitsva.
[rav Tikochinski - Séfer Guécher ha'Haïm]

<----------------------->

-> "Hachem dit : Comme le cri de Sodome et d’Amora est grand ; et leur faute est très lourde" (Vayéra 18,20)

-> Le Ben Ich 'Haï (Vayéra) enseigne :
Il faut comprendre ici de quel faute parle-t-on? Si le verset voulait parler de toutes les fautes en général, alors il aurait du dire: "comme le cri de Sodome et d’Amora est grand ; CAR leur faute est très lourde", mais il n’est pas dit CAR mais ET, comme si le cri venait de toutes les fautes, mais "leur faute est très lourde" vient parler d’une faute en particulier, qui serait aussi ou plus grave que tout le reste.

Dans le livre d'Iyov (28,4) il est dit : "Ignoré du pied des passants, il est suspendu et ballotté loin des hommes", les commentateurs expliquent qu’on parle des gens de Sodome qui ont réussi à faire oublier la mitsva de hospitalité. Comment cela?
En prenant chaque visiteur et en l’allongeant sur un lit, s’il était plus grand on lui coupait les pieds et s’il était plus petit on l’écartelait. Ça avait suffit à décourager les visiteurs potentiels.

=> En quoi cette faute est si grave pour être la seule citée dans Iyov à propos des gens de Sodome? Comment cette faute peut-elle peser dans la balance contre la somme de tous les reste : l’idolâtrie, le meurtre et l’adultère, ... ?
C’est que la particularité de laisser pénétrer des gens chez soi est qu’on s’expose à un regard extérieur, qui va nous juger et nous mettre face à une vérité de nous-même à laquelle on n’a plus accès à force de ne pas se remettre en question. Et cet ouverture va être le vecteur de notre téchouva.
Si on la ferme, on ferme la porte à toute possibilité de téshouva, car on ne se remettra plus jamais en question. Voila pourquoi cette faute était si grave, et on comprend aisément comment elle pèse comme tout le reste des fautes.

Par le mérite de Mamré

+ Par le mérite de Mamré :

"Et Hachem lui apparut dans les champs de Mamré, alors qu'il était assis à l'entrée de la tente" (Vayéra 18,1)

-> Le Sefer Ohev Israël cite le rav Moché de Pshevorsk qui dit que ce verset nous enseigne la grande humilité d'Avraham. Il était si humble qu'il pensait ne pas être digne que la Chékhina repose dans sa tente. Il croyait que la Chékhina était là grâce au mérite du tsadik, Mamré, qui Le servait avec dévouement.

En conséquence, le verset dit : "Vayéra élav" (et Il lui apparut). Il semblait à Avraham que ce qui suit était vrai : "dans les champs de Mamré" (bééloné Mamré), qu'Il vivait dans les champs de Mamré, ce qui signifie que la présence de Hachem était là grâce au mérite de Mamré, et non grâce à lui, car il croyait que Mamré était à un niveau supérieur au sien.

Le verset continue : "Et il s'assit à l'entrée de la tente" (véou yochev péta'h a'ohel). Il pensait qu'il n'était qu' "à la porte" (péta'h) et qu'il n'était pas encore digne d'entrer dans la demeure d'Hachem.

Le rav Moché de Pshevorsk dit que c'est ainsi que vivent les tsadikim. Ils passent leur vie à servir Hachem, mais continuent de croire qu'ils n'ont pas encore atteint le niveau élevé qui leur permettrait d'entrer dans Sa maison.

Le Shofar et la Akéda Yits’hak

+ Le Shofar & la Akéda Yits'hak :

-> "Hachem dit : 'Sonnez devant Moi dans un Shofar de bélier afin que Je Me souvienne en votre faveur de la Akéda de Yits'hak, fils d'Avraham, et que Je vous le compte comme si vous vous étiez ligotés devant Moi'."
[guémara Roch Hachana 15a]

-> Rabbi Moché Cordovero (le Ramak) enseigne que lorsque nous écoutons le Shofar, c'est comme si nous nous sacrifions devant Hachem, et que toutes nos fautes sont pardonnées.

-> "La sonnerie du Shofar étant différente des autres sons, en l'écoutant, les juifs prendront à cœur l'enseignement de la Akéda Yits'hak et réfléchiront à tout ce que Avraham et Yits'hak ont mérité.
Chacun doit se sentir prêt à sacrifier sa vie pour Hachem, à se sentir lié par Sa volonté sans aucune autre considération, grande ou petite, à être entier avec Hachem de tout son corps et de toute son âme, comme un sacrifice offert tout entier sur l'autel.
Ainsi, on parviendra à enchaîner son yétser ara et à le vaincre de tous côtés."
[Rabbi Yonathan Eibeshutz - Yaarot Dévach]

-> Selon le Yad Yossef cela nous enseigne qu'aucun acte n'est oublié d'Hachem, cela doit nous rappeler qui était notre ancêtre et de comment il a accompli les commandements avec sacrifice.

<------------->

-> "Lorsque les descendants de Yits'hak fauteront et connaîtront des malheurs, la Akéda de Yits'hak sera rappelée en leur faveur. Elle sera considérée devant Toi comme si sa cendre était amoncelée sur l'autel et Tu leur pardonneras et les délivreras de leur détresse"
[midrach Tan'houma - Vayéra 23]

-> Lorsque Yits’hak a été amené comme sacrifice sur l’autel, jusqu’à ce qu’un ange vienne pour l’épargner.
Un bélier venant d’apparaître va alors être sacrifié à sa place par Avraham.

De ce bélier, la corne va être utilisée :
-> lors du don de la Torah au mont Sinaï (Pirké déRabbi Eliézer 31) ;
-> afin d’annoncer la venue du Machia’h (Yéchayahou 27,13).

Ainsi :
-> le Shofar vient nous rappeler notre engagement pris lors du don de la Torah, à servir D. par l'observance de la Torah, où il y avait : "Le son du Shofar allait redoublant d'intensité" (Chémot 19,19)
-> Lors de la guéoula, le rassemblement de tous les exilés se fera par : "En ce jour résonnera le grand Shofar (Shofar gadol)" (Yéchayahou 27,13).

<--->

-> Le Kédouchat Lévi nous enseigne :
Hachem a approché toutes les nations, mais aucune n'a souhaité accepter la Torah.
Le peuple juif a été la seule nation à enlacer, à couronner Hachem comme le Maître du monde.

Au moment du don de la Torah : "Le son du Shofar allait redoublant d'intensité" (Chémot 19,19)
A Roch Hachana, lorsque nous sommes jugés sur nos fautes, nous sonnons du Shofar pour réveiller l'amour de D. pour le peuple juif, en Lui rappelant que nous sommes les seuls à avoir acceptés la Torah, et à L'avoir proclamé Roi des rois.
[Que grâce à ce mérite], Il puisse nous pardonner toutes nos transgressions et nous inscrire pour une année bonne et bénie.

<--->

-> Rabbénou Yéhouda Tsadka enseigne que ce n'est pas l'acte de sacrifier son fils qui a prouvé sa foi en Hachem, car peut être n'agissait-il ainsi que par peur de la réaction de D. s'il ne le faisait pas.
Rabbi Tsadka dit que la véritable preuve de la loyauté de Avraham était qu'après que l'ange lui a dit de ne pas tuer son fils, Avraham n'a pas immédiatement couru chez lui, plein de joie que son fils soit épargné.
Mais plutôt, il a cherché dans les environs, et il a trouvé un bélier à offrir à Hachem. Avraham a refusé de quitter l'endroit tant qu'il n'avait pas apporté un sacrifice (quelqu'il soit : son fils ou un animal!) à son Créateur.
C'est cela qui a prouvé la grandeur de son service d'Hachem, et c'est pour cela que nous utilisons un Shofar pour indiquer que les intentions pures d'Avraham étaient encore plus grandes que ses actions.

<------------------------------------------------->

+ Pourquoi utiliser un Shofar, plutôt que d'apporter un couteau, afin de rappeler qu'Avraham était sur le point d'égorger son fils?

-> Rabbi Hirsch de Vadislav, le père de rabbi Bounim de Peschis'ha donne la réponse suivante.
La corne de bélier rappelle que D. ne désire pas les sacrifices humains puisqu'Il a voulu que Yits'hak soit remplacé par son bélier.

Nous sonnons donc une corne de bélier pour demander à D. de ne pas nous punir en nous prenant la vie.
Comme Il a remplacé Yits'hak par une autre expiation, nous prions qu'Il fasse de même pour nous, comme il est écrit : "Car Je ne désire pas la mort du coupable".

-> Le Saba de Novardok dit : "Il est plus facile de mourir en sanctifiant le Nom de D., que de vivre en tant que juif (en soumettant en permanence notre volonté à celle de Hachem)."

Nous lisons la Akéda à Roch Hachana pour nous rappeler que notre but dans la vie est de faire Sa volonté notre volonté.
En souvenir nous nous servons du Shofar qui symbolise le fait de vivre pour sanctifier D. (il provient de l'animal qui a été sacrifié à la place), pour déclarer que c'est supérieur au fait de mourir pour sanctifier D. (le couteau).

-> Le rav Saadia Gaon affirme que la véritable déclaration de sacrifice à Hachem est : "Je suis tien. Ma volonté est de faire Ta volonté. Ma vie est Tienne."

[tous nos espoirs et nos aspirations les plus internes Lui sont "sacrifiés".
Le terme néfech renvoie à l'âme, mais aussi à la volonté (cf. Béréchit 23,8). Ainsi, faire preuve de mésirout néfech, ce n'est pas uniquement perdre sa vie, c'est surtout l'idée d'arriver à sacrifier sa volonté pour celle de D.
Dans notre vie, il est facile d'être le héro d'un seul jour, mais par contre être le héro de tous les jours, c'est nettement plus difficile, et c'est ce que nous impose notre statut élevé de juif. ]

<--------------------------------------------------------------->

+ "Sa concubine, nommée Réouma, avait eu aussi des enfants : Téva'h, Ga'ham, Ta'hach et Maaka (וְאֶת מַעֲכָה)" (Vayéra 22,24)

La lecture de la Torah de Roch Hachana est la Akéda, et elle se conclut par ce verset.
Qu'a-t-il à voir avec ce jour?

A Roch Hachana, nous nous engageons fermement à nous repentir, à améliorer nos actions et à supplier Hachem de nous accorder une bonne année.
Le derniers mots : "véét maaca" sont l'acronyme de : "vidouï a'har téchouva maga'at ad kisssé hakavod" (la confession de nos fautes suivant la téchouva arrive jusqu'au trône divin).
Il est en effet écrit : "La téchouva est si puissante qu’elle atteint le trône divin" (guémara Yoma 86a).

Par ailleurs, Roch Hachana est le jour du couronnement de Hachem en tant que Roi.
Le mot "maaca" (dernier mot de ce passage) est l'acronyme de : "mélé'h al kol aaréts" (Roi sur toute la terre).

<-------------------------------->

-> Il est à noter que le mot Téroua se traduit par un pleur, un sanglot, faisant allusion au fait que nous devrions pleurer sur nos fautes.
Le Eliyahou rabba (591,1) dit que c’est en souvenir de notre matriarche Sarah qui pleura lors du sacrifice d’Its’hak.
Le Yalkout Chimoni dit en effet que Sarah a versé 100 larmes sur son fils, à l’occasion de la Akéda.
Or, la coutume est de sonner 100 fois le Shofar (3 fois 30 + 1 fois 10), à Roch Hachana.
Ceci amène de la miséricorde sur le peuple juif.

[b'h Extrait du dvar Torah : https://todahm.com/2017/10/17/le-shofar-larme-de-defense-massive ]

<------------------------------------------------->

-> Le Shofar est recouvert pendant que nous récitons les bénédictions sur la sonnerie du Shofar.
Cela est similaire à la Akedat Its'hak. En effet, le midrach rapporte qu'avant de construire l'autel sur lequel sacrifier son fils Its'hak, Avraham a gardé Its'hak caché, par peur que le Satan puisse le blesser, le rendant alors inapte à être offert.
[Elef Hamagein]

Lorsque les trois anges vinrent rendre visite à Avraham, Sarah les entendit dire qu’elle et son mari seraient bénis d’un fils.
Sa réaction fut de rire et de remettre en question leur assurance.

Afin que nous ne nous trompions pas en supposant que la réaction de Sarah était inappropriée, ils ont nommé leur fils Its'hak, ce qui signifie "rire", car Avraham et Sarah n’auraient pas nommé leur fils "rire" pour qu’il leur rappelle constamment la réaction inappropriée de Sarah lorsqu’elle a appris pour la première fois qu’elle allait être bénie d’un enfant.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan Vayéra ]

"Je ne suis que poussière et cendre" (Vayéra 18,27)

La poussière de la terre n'a pas de valeur particulière en ce qui concerne le passé, mais pour l'avenir, elle a une grande importance, car après le labourage et les semis, la terre peut produire des fruits et des plantes.

En revanche, la cendre n'a aucune importance en ce qui concerne l'avenir car elle ne peut rien faire pousser, mais elle a son importance étant donné qu'autrefois elle était un objet utile.

Avraham était si humble qu'il ne considérait avoir aucune qualité : ni dans le passé, ni à l'avenir, comme la poussière et la cendre ensemble.

Nos Sages disent que c'est pour cela qu'il a mérité la "poussière de la femme sota" et la "cendre de la vache rousse".
-> Etant donné qu'il s'est abaissé comme "la poussière" qui n'a pas d'importance par son passé, il a mérité la mitsva de la "poussière de la femme Sota", qui permet de vérifier si la femme a fauté dans le passé.

-> Et comme il s'est abaissé comme la "cendre", qui n'a pas d'importance de par l'avenir, il a mérité la mitsva de "poussière de la vache rousse", qui permet de purifier les personnes impures et qui influence donc leur avenir.

Source (b"h) : dvar Torah du Beit haLévi, cité dans le "Maayana chel Torah" du rav Alexander Zoucha Friedman

<-------->

-> Selon le midrach :
Hachem a dit : "Tu as déclaré : "Je ne suis que poussière et cendre", par ta vie, Je donne à tes descendants 2 mitsvot : la cendre de la vache rousse et la poussière de la Sotah".

-> Le Maguid de Doubno explique cela par une parabole :
Au mariage d'un certain juif arriva un tsadik très modeste. Il choisit de s'asseoir dans un coin, à côté de la porte.
En voyant cela, le maître de maison s'en affligea et se dit : "Il faut asseoir ce tsadik à la table d'honneur".
Que fit-il?

Il transforma la disposition de la salle, et fit passer tous les invités importants à côté du tsadik.
Il s'ensuit que là où le tsadik s'était assis, c'était devenu la "table d'honneur".

Avraham en étant si humble à ses propres yeux, avait dit : je ne suis que poussière et cendre.
Hachem voulut honorer le tsadik, que fil-Il?
De la poussière et de la cendre, Il en fit des choses très importantes! Il les transforma en mitsvot.
C'est ce qui est écrit : "Par ta vie, Je donne à tes descendants 2 mitsvot en rapport avec la poussière et la cendre".

-> Le Ohel Yaacov enseigne également, qu'Avraham déclara dans sa grande humilité: "Je ne suis que poussière et cendre". Mais Hachem défendit son honneur et releva le statut de cette poussière et cette cendre au rang des mitsvot (Commandements) des cendres de la Vache Rousse et la terre de la Sota.

<-------->

-> Il existe une règle selon laquelle "D. récompense mesure contre mesure" (mida kénégued mida)".
=> Quelle relation interne existe-t-il entre les propos d’Avraham et ces 2 mitsvot (les cendres de la Vache Rousse et la terre de la Sotah)?

L’accomplissement de ces 2 mitsvot est lié avec l’humilité et le sacrifice de la personne qui naissent de la conscience que l’on n’est que "poussière et cendres".
- Les cendres de la Vache Rousse utilisées pour purifier les hommes rendus impurs par un contact avec la mort avaient pour effet de rendre impurs ceux qui étaient impliqués dans leur préparation. C’est pourquoi la purification d’un individu par les cendres de la Vache Rousse nécessitait le sacrifice et l’abnégation de ceux qui procédaient au sacrifice.
- La terre de la Sotah était également utilisée dans une cérémonie qui nécessitait un sacrifice spirituel puisque le rituel demandait à ce que l’on efface le Nom Divin. Pour pouvoir faire renaître l’harmonie entre un mari et une femme, la Torah prescrivait que le Nom de D. soit effacé, un acte dont le sacrifice trouve écho dans la bonté d’Avraham.
[rabbi de Loubavitch - Likouté Si'hot]

<-------->

-> Concernant le verset: "Je [ne] suis [que] poussière et cendre" (véanokhi afar vaéfér - וְאָנכִֹי עָפָר וָאֵפֶר - Vayéra
18,27), on a : "anokhi" (Moi - אָנכִֹי) qui fait allusion à l’intégralité de l’être : l’âme et le corps unis ensembles.
Ainsi, les 2 termes: עָפָר (Afar - poussière) et אֵפֶר (Efer - cendre) font-ils allusion aux 2 niveaux d’humilité que possédait Avraham, celui relatif au corps (עָפָר) et celui relatif à l’esprit (אֵפֶר).
C’est pourquoi, son humilité parfaite donna à ses enfants le mérite des mitsvot de la "poussière" de la Sotah et de la "cendre" de la Vache Rousse, car la première répare la faute causée par le corps, tandis que la seconde purifie de l’âme souillée.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada]

<-------->

+ "Je ne suis que poussière et cendre"

-> Rachi commente : "J'aurais déjà dû être réduit en poussière par les rois, et en cendre par Nimrod."

Le Ayélét haCha'har fait remarquer que l'histoire de Nimrod s'est produite avant la guerre contre les rois, et ainsi Avraham aurait donc dû dire : "Je ne suis que cendre et poussière".
Cela peut s'expliquer par la guémara (Béra'hot 13a) : "Les derniers malheurs font oublier les premiers."
De ce fait, le miracle qui a eu lieu avec les rois était plus concret pour lui que le miracle d'avoir été sauvé de Nimrod.

["Je ne suis que poussière et cendre" = Nos Sages enseignent de là à quel point Avraham avait de la gratitude pour Hachem! Il ne se voyait pas comme un être vivant, mais comme de la poussière, et de la cendre, tellement il devait toute possibilité de vie à l'aide d'Hachem!!
Il n'est que ce que D. fait pour lui!!!]

La récompense pour la Hakhnassat Or’him

+ La récompense pour la Hakhnassat Or'him :

Et il dit : "Je reviendrai vers toi à cette même époque l'année prochaine, et Sarah, ta femme, aura un fils" (Vayéra 18,10)

-> Rabbénou Bé'hayé (séfer Kad Hakéma'h - Eré'h Or'him) écrit que nous pouvons apprendre de ce verset que la récompense que l'on reçoit dans ce monde pour avoir accueilli des invités est d'avoir des enfants.

Quiconque réalise cette mitsva sera béni avec une descendance. Nous voyons qu'Avraham était physiquement incapable d'avoir des enfants, mais après avoir accompli cette mitsva, il a reçu une bénédiction.
Cela est suggéré par le fait que le verset dit qu'il était à "éloné Mamré" (אֵלֹנֵי מַמְרֵא). Le mot "éloné" a pour racine "ilan" (arbre - אִילָן), ce qui symbolise le fait que même si Avraham était vieux et "desséché", Hachem l'a transformé en un arbre vigoureux capable de porter des fruits (et cela par la mitsva d'accueillir des invités).

"Et D. éprouva Avraham" (Vayéra 22,1)

1°/ L'épreuve élève ...

Celui qui surmonte une épreuve connaît une très grande élévation.
Les épreuves aidèrent ainsi Avraham à s'élever jusqu'à un très haut degré spirituel.
(une épreuve est comme un tremplin nous élevant au niveau supérieur).

De même c'est le fait d'avoir résisté à la tentation qui éleva Yossef aux plus hauts sommets du pouvoir égyptien, comme il est écrit : "Pourquoi Yossef a-t-il accédé à la royauté? Parce qu'il a dominé son penchant et la royauté céleste repose sur toute personne qui résiste à la tentation" (midrach haNéélam - paracha Vayikra).

Il est écrit par exemple :
-> "Afin que J'éprouve [le peuple pour vérifier] s'il marche selon Ma Loi ou non" (Chémot 16,4) ;
-> "afin de te mettre à l'épreuve" (Dévarim 8,16) ;
-> "Voici les peuples que D. avait épargnés pour éprouver par eux les Israélites" [pour savoir qui accomplit réellement Sa volonté - Yalkout - Choftim]

2°/ L'épreuve répare/purifie ...

Le Gaon de Vilna a dit : "Sans les souffrances, nous ne pourrions nous présenter au jour du Jugement"

3°/ L'épreuve disparaît avec la émouna ...

Le Gaon de Vilna explique le téhilim (32,10) : "Nombreuses sont les douleurs du méchant et qui a confiance en D. sera entouré de grâce", en disant :

Autrefois, on devait avaler des pilules amères pour guérir des maux digestifs.
Aujourd'hui, on adoucit ces pilules en les enveloppant d'une capsule sucrée.

De même, "nombreuses sont les douleurs du méchant", ses souffrances, particulièrement pénibles, lui arrachent des cris de douleur, alors que "celui qui a confiance en D. sera entouré de grâce" : même s'il subit des souffrances, elles sont enveloppées de "grâce" qui les rend moins amères.

[Plus on met de confiance en D. au moment de nos épreuves, plus on ajoute du sucre à l'acidité du moment.
Notre vie ne peut qu'en être meilleure ... ]

"A l'instant où il gisait tel un agneau sur le point d'être égorgé, Yits'hak accomplit le commandement d'honorer ses parents.

Il déclara en effet à son père : "Attache-moi bien solidement avant de me disposer sur l'autel, car étant à 37 ans un jeune homme vigoureux, je crains d'en venir à te donner des coups et d'être coupable devant le Ciel d'une double peine de mort". "

[Tana déBé Eliahou Raba - chap.16 - Zouta chap.2]

-> Selon le Zohar, lors de la Akéda, Avraham était alors âgé de 137 ans, et Its'hak de 37 ans.

-> Selon la guémara (Roch Hachana 16a), Hachem nous demande de sonner le Shofar afin de rappeler devant Lui le mérite de la "Akédat Its'hak ben Avraham".
Pourquoi rajoute-t-elle qu'il était le fils de Avraham?

Le Béér Yossef répond en citant le Pirké déRabbi Eliézer (31), disant que Its'hak avait peur de bouger pendant que son père l'égorgerait (ché'hita), entraînant qu'il ne l'aurait pas faite convenablement, et invalidant alors le sacrifice (korban).
Juste avant de mourir, Its'hak était concerné par le fait de réaliser la mitsva de respecter son père.
[On a pu voir ci-dessus que Its'hak avait peur de frapper son père sans le faire exprès, s'il n'était pas bien attaché]

=> La guémara parle de : "Akedat Its'hak ben Avraham", car Its'hak voulait accomplir à la fois la volonté de Hachem, et à la fois la mitsva de kibboud av (respect du père).

<------------->

-> Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) enseigne :
Nous devons nous interroger : pour quelle raison était-il adéquat pour Its'hak d'être égorgé? A-t-il reçu un tel ordre d'Hachem?
Son père lui avait dit que Hachem l'avait ordonné, ainsi mais est-ce que si le père disait à son fils de profaner le Shabbath, il lui serait permis d'obéir à son père? Evidemment non! Comment était-il permis à Its'hak de se laisser égorger, selon l'ordre de son père?
La répons est : Its'hak n'a pas consenti aux paroles d'Avraham parce qu'il était son père ... Its'hak a accepté les paroles d'Avraham et même de se laisser égorger, parce que Avraham était le grand sage de la génération!
Its'hak s'est complètement soumis à l'opinion de la Torah, au point de lui sacrifier sa vie!
C'est l'explication, elle est très forte et elle nous oblige!

-> Il peut être intéressant de rapporter les paroles de rabbi 'Haïm Chmoulévitch :
En ce qui nous concerne, nous avons peur de mourir, mais Its'hak était comme un ange. La mort ne lui faisait pas peur, et en ce qui le concerne, être égorgé et offert comme holocauste selon l'ordre d'Hachem était exactement comme mettre les téfilin ou respecter Shabbath. C'est la raison pour laquelle, il était prêt à accompagner son père avec sérénité, tout en sachant qu'il allait être égorgé.

"Avraham étendit la main et prit le couteau pour égorger son fils" (Vayéra 22,10)

-> Le midrach rabba (Béréchit 56,8) nous dit :
"Avraham étendit la main et prit le couteau, pendant que des larmes coulaient à flot de ses yeux, et ce, bien que son cœur se réjouissait d'accomplir la volonté de son Créateur"

En lisant l'épisode de la Akéda, on peut penser qu'Avraham avait perdu tout sentiment paternel, et donc que l'épreuve n'était pas si dure.
On peut s'imaginer (à tord) Avraham allant le cœur dur, sans pitié égorger son fils ...

Ce midrach nous apprend qu'Avraham était un père authentique qui aimait énormément son fils, et qui était remplit de compassion à son égard (en témoignent le fait qu'il verse des torrents de larmes de tristesse, de peine, de voir son fils sur le point de mourir).

Néanmoins, il n'a pas permis à ses instincts de père et à son amour phénoménal pour son fils, d'empêcher la réalisation d'un commandement de D.

-> Sur le verset : "Avraham dit à ses jeunes gens (selon le midrach : Eliézer et Ichmaël) : "Restez ici avec l'âne, tandis que moi et le jeune homme (Yits'hak) nos irons jusque là-bas" (Vayéra 22,5), le Tiféret Chlomo nous donne une belle explication.

Pourquoi, justement à ce moment-là, Avraham a-t-il trouvé bon d'humilier ses hommes, et son disciple Eliézer en particulier?

En réalité, notre patriarche a voulu faire connaître la grandeur de son amour pour Yits'hak avant la ligature.
Son fils Yichmaël et son disciple Eliézer ne comptaient à ses yeux que comme des ânes en comparaison à lui ("jeunes gens" et "l'âne" sont mis sur le même niveau dans le verset).
Et malgré tout son amour pour son fils, il allait l'immoler devant D.

Après l'épreuve, il est écrit : "Avraham retourna vers ses hommes et ils se mirent en route ensemble" (Vayéra 22,19), comme il n'était plus nécessaire de révéler son amour pour Yits'hak, ils redevinrent importants à ses yeux ("ses hommes") et il partit avec eux.

[Rav Simson R. Hirsch commente le terme "ensemble" par : "sans le moindre sentiment de supériorité, ils ont repris leur chemin avec eux" ]

<--->

-> "Avraham étendit sa main et prit le couteau pour égorger son fils" (Vayéra 22,10)

-> Sur ce verset, nos Sages nous enseignent que, par l'intermédiaire du sacrifice d'Its'hak, Avraham a inscrit, dans l'essence même de sa descendance, la notion du sacrifice pour Hachem, c'est-à-dire la capacité de mourir pour sanctifier le nom de D., sans en attendre de récompense.

Nos Sages nous apprennent qu'au moment où Avraham reçut l'ordre de sacrifier Its'hak sur l'autel, il comprit alors qu'il n'était plus apte à être la racine et le fondement du peuple saint d'Israël. Il pensa alors qu'Hachem avait, en fait, choisi un autre Tsadik à sa place, que quelqu'un d'autre méritait davantage que lui d'être à l'origine du peuple. Hachem lui demanda donc de sacrifier son fils afin d'éteindre sa lignée, nous trouvons une allusion à cela dans le texte : "Et il vit l'endroit de loin" (וַיַּרְא אֶת הַמָּקוֹם מֵרָחֹק - Vayéra 22,4)
Avraham vit "l'endroit" (הַמָּקוֹם) = c'est en fait Hachem (comme nous le récitons dans la Haggada de Pessa'h, dans le passage Barou'h Hamakom) qui est l'Endroit du monde ;
"de loin » = comme si Hachem S'éloignait de lui et ne désirait plus son service, ni celui de sa descendance.

Avraham aurait pu penser : puisqu'Hachem a décidé d'annuler Son alliance avec moi et ma descendance, et qu'Il ne désire plus notre service divin, pourquoi devrais-je alors sacrifier mon fils unique, celui que j'aime? Qu'il reste vivant auprès de moi et que je puisse profiter de lui durant ma vieillesse.
De plus, Hachem ne m'a pas ordonné explicitement de sacrifier Its'hak, mais Il me l'a demandé comme un service volontaire, comme il est écrit : "Prends, Je t'en prie, ton fils" (קַח נָא אֶת-בִּנְךָ - Vayéra 22,2) ; en effet, chaque fois qu'il est écrit dans la Torah נָא, cela signifie "une demande" (Rachi).
Malgré tout, Avraham partit sacrifier son fils Its'hak, dans la joie et l'amour.

<--->

-> Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) enseigne :
Lorsque Avraham s'est rendu sur le mont du Temple avec son fils Its'hak pour le sacrifier, il a également emmené Ichmaël et Eliézer.
Nos Sages nous racontent qu'en arrivant sur les lieux, ils virent de loin le mont Moriah. Avraham a mérité d'y voir du feu : la Présence Divine sur la montagne.
Its'hak a également vu un nuage : la Présence Divine et un feu sur la montagne ...

Avraham a interrogé Eliézer : "Que vois-tu?" Il a répondu : "Des moutons, des oliviers, des bédouins".
Il a répondu : "Reste ici avec les ânes : vous êtes équivalents".
Il a également interrogé Ichmaël : "Que vois-tu?" Il a aussi répondu : "Des rochers, des moutons ..." Il lui a dit : "Toi et les ânes sont équivalents".

=> Est-ce que celui qui ne voit pas la Présence Divine est un âne? Qu'il leur dise qu'ils sont de simples êtres humains ne voyant rien, mais de là à les traiter d'ânes? A ce point-là?!

Avraham a voulu révéler à Ichmaël et Eliézer un grand fondement : un homme créé par Hachem n'est pas seulement un ustensile apte à la révélation d'Eliyahou haNavi, mais il a la capacité d'être un char de la Gloire divine.
Un homme a les possibilités de voir Hachem.
Avraham, en constatant que lui et son fils Its'hak voyaient la Présence Divine, et qu'Ichmaël et Eliézer ne voyaient rien, a dit : "Ce n'est pas que vous êtes des personnes simples, mais vous n'êtes pas l'ustensile que D. a créé.
L'ustensile créé par D. peut voir la Présence Divine. Si vous ne voyez rien, c'est le signe que votre ustensile n'est pas si propre, il n'est plus aussi pur qu'au moment de sa création" ...

Si nous n'avons pas le mérite de voir des miracles et des merveilles, ce n'est dû qu'à la poussière qui s'est introduite dans nos yeux : la colère, la médisance, toutes sortes de péchés.
Nous devons nous putrifier, purifier nos yeux et notre âme de toutes les visions interdites et indécentes, nous pourrons alors faire partie de ceux qui distinguent la Présence Divine.

<--->

-> En chemin vers le mont Moriah pour la Akédat Yits'hak, Avraham ordonna à Yichmaël : "Reste ici avec l'âne ( ='Hamor)" [Béréchit 22,5]
'Hamor fait allusion à Yichmaël car il n'a jamais essayé de dompter ou canaliser ses instincts animaux.

L'arrivée du machia'h est décrite par nos Sages comme celle d'un "pauvre chevauchant un âne ('hamor)".
Le Maharal écrit que cette allégorie illustre la force spirituelle du machia'h qui sera capable de maîtriser sa nature matérielle ('hamor est de la même racine que 'homer = la matière).

[b'h, issu du divré Torah : https://todahm.com/2014/08/08/les-traits-de-caractere-de-yichmael ]

<--->

-> Le rav David Pinto (la voie à suivre n°1210) écrit :
Notre paracha (Vayéra) met en scène la grandeur de notre patriarche Avraham et son abnégation hors pair pour se plier à l’ordre divin de sacrifier son fils, abnégation qui surpassa son amour pour ce dernier.
Faisant abstraction des 100 années durant lesquelles il avait tant attendu d’avoir un enfant qui poursuivrait sa mission de diffuser le Nom de D. dans le monde, chassant de son cœur son puissant amour pour Its’hak, il se mit en route pour accomplir la volonté du Créateur.
Dès ce moment, il considéra qu’Its’hak n’appartenait qu’à Hachem et n’était plus son fils, comme le laisse entendre le verset : "Moi et le jeune homme, nous irons jusque là-bas".

Nous trouvons, à cet égard, une halakha rapportée par le Rama (Ora’h ‘Haïm 98,1) : "Il est interdit d’embrasser ses jeunes enfants à la synagogue, afin de fixer dans son cœur qu’aucun amour n’égale celui de Hachem".
C’est pourquoi, lorsqu’Avraham alla accomplir l’ordre de D., il maîtrisa son amour pour son fils en le considérant comme un jeune homme ordinaire ; de la sorte, il intégra en lui la suprématie de l’amour de Hachem.
Cependant, la Torah précise qu’il dut maîtriser sa miséricorde envers Its’hak.

<--->

-> Le rav Karelenstein enseigne que lorsque Avraham et Its'hak s'approchaient du mont Moriah pour la Akéda, Avraham dit : "moi et le jeune homme nous irons jusque là-bas" (Vayéra 22,5)

Les mots : "jusque là-bas" se disent : ad ko (עַד-כֹּה).
Le Séfer Méor Enayim écrit que le mot : ko (là-bas - כֹּה - valeur de 25) est une allusion à 'Hanoucca, qui se déroule le 25 Kislev.

Le mont Moriah, lieu de la Akéda, est également le lieu du Temple (symbole de la résidence de D. dans ce monde).

[ => D'une certaine façon, la fête de 'Hanoucca est dans le temps ce qu'est la sainteté du Temple dans l'espace.]

['Hanoucca se passe le 25, comme une invitation pour que l'on fasse un pas de plus vers Hachem, arrivant alors au 26, qui est la guématria du Nom divin (יהוה).
=> 'Hanoucca est cette invitation à illuminer le monde, pour être plus proche et avoir davantage conscience de D.]

<------------------>

-> L'épreuve du sacrifice d'Itsh'ak constitua la plus terrible épreuve de l'histoire de l'humanité.
[Rav Aharon Kotler - michnat Rabbi Aharon]

-> "Tous deux [Avraham et Its'hak] portent les pierres, tous deux portent le feu et tous deux portent le bois.
Avraham ressemble à celui qui s'apprête à marier son fils, et Its'hak ressemble à celui qui se rend à son propre mariage."
[midrach Yalkout Chimoni - chap.101]

Le rav Aharon Kotler fait remarquer que cette épreuve était un mélange :
- d'amour, comme on vient de le voir ;
- et de crainte, car pour Avraham la Akéda devait démontrer que : "désormais, j'ai constaté que tu crains Hachem".
=> Le fondement de l'épreuve fut la crainte sur laquelle s'est ajoutée un immense sentiment d'amour.

<------------------>

Lorsqu'il perdu son fils, le 'Hafets 'Haïm, leva les yeux au ciel et prononça les paroles suivantes :
"Maître du monde, l'intense amour que je portais, en mon cœur, à mon fils, je Te le donne".

<------------------>
+ "Avraham étendit la main et prit le couteau pour égorger son fils" (Vayéra 22,10)

-> "Avraham regardait Its'hak et Its'hak regardait les anges dans le ciel.
Its'hak les voyait, mais pas Avraham." (Targoum Yonathan)

-> "Au moment où Its'hak avait été lié sur l’autel et où son père était sur le point de l’immoler, au même instant, les cieux s’étaient ouverts et les anges servants avaient vu cela et avaient pleuré. Leurs larmes avaient coulé et étaient tombées dans ses yeux."
(Rachi sur le verset 27,1 - Toldot)

=> Comment comprendre que seul Its'hak pouvait voir cette réalité des anges?

En ce qui concerne Its'hak, il avait terminé sa part de participation à l'épreuve de la Akédat (étant passivement ligoté sans pouvoir bouger), et ainsi il pouvait voir les anges, et assister à la sainteté, à la magnificence de la Akéda, qui est un mérite du peuple juif pour toutes les générations.
Avraham était toujours en plein milieu de l'épreuve. Le yétser ara étant en train de le convaincre de ne pas continuer la Akéda, et c'est pour cela qu'il ne devait pas réaliser les grandes choses qu'il faisait, car sinon il n'y aurait plus d'épreuve.

=> C'est ce qui nous arrive. Au quotidien, nous sommes testés/éprouvés et nous n'avons pas conscience des infinies bontés qui vont nous arriver ensuite, si nous réussissons l'épreuve.

<------------------>

+ "Avraham étendit la main et prit le couteau pour égorger son fils" (Vayéra 22,10)

N'est-il pas évident que si une personne prend un objet, c'est qu'elle a étendu sa main?
Que nous apprennent ces mots en apparence superflus?

Le Yalkout haGuerchouni apporte la réponse suivante.
Nos Patriarches avaient purifié leur corps à un tel niveau, que leurs membres sentaient ce qu'il était bon de faire, et réalisaient spontanément les mitsvot d'eux-mêmes.

Lorsque Avraham a reçu l'ordre de sacrifier son fils, tous ses membres ont désiré faire ces paroles de Hachem.
C'est ainsi qu'il s'est levé tôt le matin, et durant toute la journée, ses membres l'ont mené pour faire la volonté de D.

Cependant, l'ordre de Hachem n'était qu'un test pour Avraham.
En effet, lorsqu'est venu le moment de prendre le couteau pour égorger Its'hak, sa main a ressenti que ce n'était pas la véritable volonté de Hachem et elle a refusé de s'étendre.

Mais puisque Avraham avait entendu l'ordre de Hachem, et qu'il savait qu'il devait y obéir, il s'est alors forcé d'étendre sa main contre sa volonté.

=> Ainsi, ces mots en apparence superflus, viennent en réalité nous indiquer que Avraham a dû débloyer un effort particulièrement important, en allant à l'encontre de lui même pour D.

"Quand son fils Its'hak lui naquit. Sarah dit : "D. m'a fait un rire" (Vayéra 21,5-6)

-> Rachi citant le midrach nous dit : "De nombreuses femmes stériles sont devenues enceintes en même temps qu’elle, beaucoup de malades ont été guéris ce jour-là, de nombreuses prières ont été exaucées comme les siennes, il y a eu une grande joie dans le monde." (Beréchith raba 53, 8).

-> Rabbi Na'hman de Breslev nous enseigne :
"Yts'hak a été le 1er enfant à naître juif.
Il a été appelé Yits'hak car la sainteté de la nation juive dépend de la joie au moment de l'accomplissement des mitsvot et de la réalisation du service de D." (Likouté Halakhot II,146a)

-> Le midrach Rabba (53,7) nous enseigne à propos du nom Yts'hak (יצחק) que : "
- le youd est là pour les 10 commandements que tous les juifs écouteront au mont Sinaï ;
- le tsadik représente le fait que Sarah avait 90 ans lorsqu'il est né ;
- le 'hét renvoie au fait qu'il a été le 1er enfant juif à se faire circoncire le 8e jour ;
- le kouf est en rapport au fait qu'Avraham avait 100 ans à sa naissance."

Lorsqu'il est né, Sarah a dit : "D. m'a fait un rire (ts'hok assa li Elokim), quiconque l'entendra rira à son sujet"

Par l'utilisation du mot : "rire" (ts'hok - צְחֹק), Sarah dit que ce qui correspond à ces 3 lettres s'est réalisé (elle avait 90 ans, Avraham 100, et la brit a été faite le 8e jour).
L'utilisation du passé (m'a fait un rire) y renvoie.

La suite du verset est au futur (quiconque l'entendra rira), et fait allusion au fait que tous les juifs entendront les 10 commandements au mont Sinaï.

=> d'où le fait que le nom soit : Yts'hak (יצחק).

<--->

-> Its'hak, c'est le rire de la foi (émouna) triomphante.
[combien de nations ont voulu notre mort, et nous existons encore! Nous avons même de nouveau notre pays!]
Its'hak, c'est le rire de l'Histoire ... mais cependant, il ne faut pas oublier de ressembler a Its'hak car sinon nous serons la risée de l'Histoire (pourquoi n'avons-nous pas utilisé pleinement nos si sublimes capacités).

[le peuple juif est né de parents qui n'avaient pas d'organes pour concevoir, et cela témoigne d'à quel point notre existence est miraculeuse car nous avons Hachem avec nous!
Si nous nous éloignons de D. par notre comportement, alors Il en fait de même, et les autres nations peuvent nous nuire (dans un but de nous réveiller pour que nous courrons nous réfugier de nouveau vers papa Hachem!).]

[rira bien qui rira le dernier = az yimalé ch'hok pinou ...]

-> Le rabbi Chimchon Raphael Hirsch (Béréchit 17,17) écrit :
"Tout le début du peuple juif prête au rire (cf. Sarah!), son histoire comme ses espérances.
La vie juive toute entière est fondée sur ces mêmes espérances et apparaît, aux yeux de celui qui ne considère les choses qu'en fonction de leur rapport naturel et habituel de causalité, comme la plus grossière et la plus déplacée des prétentions.
Celle-ci ne devient raisonnable que lorsque l'on admet l'existence ... d'un D. libre et tout-puissant.
[...]
contrairement à toutes les puissances apparues dans le cours de l'Histoire mondiale, le peuple juif est "un doigt divin" au milieu des hommes, un peuple qui représente jusqu'à ce jour, pour celui qui nie D., le comble du risible.
Les rires qui poursuivent le juif à travers l'histoire sont la preuve irrécusable de la nature Divine de son cheminement."

<-------------------->

-> A sa naissance Its'hak n'avait aucune ressemblance avec son père.
Lorsqu'on commença à médire (c'est grâce à Avimélé'h qu'elle est enceinte!), alors son visage se modifia, et il fut l'exacte réplique d'Avraham.
Les calomnies cessèrent immédiatement, et on admit unanimement qu'Its'hak était le fils d'Avraham.
[Méam Loez - Vayéra 21,1]

[d'une certaine façon, il en est de même avec les juifs, les enfants aimés de Hachem.
Dans ce monde, ils sont moqués (libre arbitre oblige), mais très bientôt avec la venue du machia'h, leur visage reflétera leur très grande proximité avec D.!]

<--->

-> Quand Sarah donna naissance à Its'hak et que les hommes apprirent ce miracles, des femmes stériles accoururent de toute part lui demandant de prier en leur faveur. Ses prières furent exhaussées et D. leur accorda la fécondité.

Une rumeur différente se répandit selon laquelle l'enfant était d'Hagar et que Sarah faisait croire qu'il était à elle. Pour désamorcer cette rumeur, D. assécha le sein des femmes de la contrée. Sachant que Sarah était une sainte, elles vinrent toutes à elle et embrassèrent ses pieds en disant : "Accorde-nous une faveur, et donne-nous une goutte de lait pour nos enfants.
[...]
Bien qu'âgé de 90 ans, Sarah n'exposa pas ses seins de façon impudique, afin que les femmes fassent de même.
Pourtant, dans ce cas précis, Avraham s'opposa à elle et lui dit : "L'heure n'est pas à pudeur. Ne voile donc plus tes seins afin que tous reconnaissent la gloire de Hachem. Montre-leur combien les seins asséchés d'une femme de 90 ans regorgent soudain de lait."

Sarah l'écouta et exposa ses seins. Ils ruisselaient comme 2 fontaines, produisant du lait pour tous les enfants ... Bien qu'elle n'eut qu'un enfant, elle en allaita de nombreux, partageant sa joie et faisant connaître le miracle Divin.

Le jour de la naissance d'Its'hak, les sourds et les aveugles furent guéris de leur handicap.
[...]
Le monde devint encore plus lumineux lors de la naissance d'Its'hak.

Les femmes qui venaient faire allaiter leurs enfants au sein de Sarah s'écriaient : "Nous ne sommes pas dignes d'allaiter nos enfants au lait de cette sainte".
Celles qui venaient pour le nom Divin devenaient des femmes craignant Hachem, mais celles qui en secret se moquaient de Sarah, car elles en étaient jalouses, leurs enfants bénéficièrent des honneurs de ce monde. Mais lorsqu'ils refusèrent la Torah, ils furent destitués de leur pouvoir.

[Méam Loez - Vayéra 21,5-7]