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Naissance d’Avraham -> à la fournaise

+++ Paracha Noa'h - Le saviez-vous (4e partie) : de la naissance d'Avraham au moment où il a été jeté dans la fournaise :

-> Selon le Séfer haYachar, Avraham a été jeté dans la fournaise pour s'être opposé à l'idolâtrie 2 ans après la dispersion, suite à la Tour de Bavèl.

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-> Le Méam Loez (Noa'h 11,31) enseigne :
Avant la naissance d'Avraham, Nimrod régnait sur le monde civilisé.
Nimrod niait le principe essentiel de la croyance en D., son orgueil devenait si grand qu'il se proclama dieu.
Ses contemporains se prosternaient devant lui et servaient des statues à son images.
[...]

Nimrod connaissait parfaitement l'astronomie et l'astrologie, et il vit ainsi dans les étoiles qu'un enfant naîtrait et s'opposerait à lui en dénonçant ses fausses croyances.

La nuit où naquit Avraham, les astronomes de Nimrod virent surgir à l'est une grande étoile parcourant les cieux et avalant 4 étoiles aux 4 points cardinaux.
Ne trouvant aucune explication à ce phénomène, ils comprirent qu'il s'agissait là d'un miracle, qu'un enfant était né cette nuit-là, destiné ... à hériter du pays de Canaan et à en tuer les rois [d'où la grande étoile avalant d'autres étoiles (les rois)].
[...]

[Ils ont compris qu'il s'agissait de l'enfant de Téra'h, le vice-roi, et Nimrod lui a demandé son enfant pour le tuer.
Téra'h a alors utilisé comme stratagème de donner le bébé d'une de ses esclaves qui était né le même jour que son fils Avraham. Celui-ci fût immédiatement tué.]

Lorsqu'Avraham atteignit l'âge de 3 ans, il commença à essayer d'imaginer qui avait créé les cieux et la terre ...
Il fit tant et tant d'efforts pour découvrir D., que la Présence Divine décida de le guider.
Hachem lui accorda la sagesse de comprendre que toutes les idoles n'étaient rien d'autres que des statues faites par l'homme.
Comme Avaham s'élevait spirituellement, l'ange Gabriel vint et lui transmit un grand nombre de secrets.

Comprenant qu'il ne pouvait pas détourner ses parents de l'idolâtrie, il décida de les quitter. Il partit vers la maison d'étude établie par Noa'h et Chèm, y demeura 39 ans, et y étudia le sens caché de la Torah.
Il ne révéla à personne son identité.
[...]

Dès l'âge de 3 ans, Avraham avait compris la nature de Hachem, et à 48 ans, il en avait la connaissance.

[Téra'h croyait tellement que son roi Nimrod était un dieu, qu'il lui a tout raconté sur le parcours de son fils Avraham, affirmant que sa femme l'avait trompé en échangeant les enfants, et que son fils avait passé des années à étudier des idées étranges.
Nimrod sous les conseils du Satan déguisé en humain, va diffuser un édit à travers son royaume pour capturer Avraham.
C'est ainsi que des dizaines milliers d'hommes volontaires vont entourer Avraham, qui prie alors Hachem.]

Un nuage immense va couvrir le pays, le rendant noir comme la poix. Lorsque les hommes de Nimrod virent cela, ils s'enfuirent et retournèrent en Babylonie ....

En un court instant, l'ange Gabriel transporte Avaham en Babylonie [et il va y proclamer dans la ville que D. est Un et qu'on doit tous le servir.]
[...]

Voyant que la majorité des habitants commençaient à suivre Avraham, Nimrod chercha par tous les moyens à le neutraliser [puisse que mettant à l'épreuve son statut de dieu] ...

[Au comble de sa colère,] Nimrod fit enchaîner Avraham et le jeta en prison.
Il ordonna aux gardiens de donner du pain à Avraham, mais pas d'eau.
L'ange Gabriel lui apparut à nouveau et fit couler une fontaine dans sa cellule. Chaque jour l'ange lui apportait de la nourriture et ne le quittait jamais, même pas un court instant.

Le roi réunit alors les sages de la ville, et leur demanda quel sort devrait-on réserver à Avraham.
Ils s'accordèrent tous pour qu'Avraham soit brûlé vif sur un bûcher.
Nimrod proclama que quiconque était l'ami du roi devait lui apportait du bois à cette fin. Durant 40 jours, on accourut de tous les coins du royaume pour apporter sa contribution de bois ...

Ce four brûla pendant 3 jours et 3 nuit, jusqu'à ce que les villageois ne supportent plus la chaleur intense qui s'en dégageait ....

Quand Nimrod ordonna de faire sortir Avraham de la prison, le gardien dit : "Cet homme est emprisonné depuis un an sans avoir bu d'eau. Il est certainement mort."
Nimrod répondit : "Peu importe. Allez voir s'il vit encore. Si oui, amenez-le au bûcher."
Le gardien de la prison partit et trouva Avraham en pleine santé, [celui-ci stupéfait en est venu à changer sa foi, et à rejoindre Avraham].
e gardien fût alors mis à mort, et le bourreau tenta à plusieurs reprises de le décapiter, mais à chaque fois, son glaive se brisait sur la nuque du gardien. Finalement, on renonça à tuer le gardien.

Chaque fois qu'un groupe d'officiers s'approchait du brasier, des langues de feu les consumaient, mais épargnaient Avraham. Après plusieurs vaines tentatives, beaucoup d'officiers trouvèrent la mort.

Sarah prit l'apparence d'un homme et expliqua à Nimrod comment brûler Avraham.
Il fit construire une catapulte capable de projeter un objet de très loin.
On attacha Avraham, puis on le plaça sur la catapulte [et on le projeta dans la fournaise] ...

Avraham fut sauvé par D. lui-même.
Certains affirment que l'ange Michaël, l'ange protecteur d'Israël, descendit pour sauver Avraham.
Avraham ne ressentit aucune des brûlures de la chaleur intense.
[...]

Le peuple rassemblé vit Avraham marcher à travers les flammes durant 3 jours et 3 nuits ...
Nimrod donna l'ordre de faire sortir Avraham de la fournaise, mais la chaleur était telle qu'on ne pouvait approcher.
Huit guerriers se portèrent volontaires, mais brûlèrent aux abords du feu.
Nimrod appela alors Avraham : "J'admets que tu es un vrai serviteur du D. des cieux, qui est grand, béni et vrai. Sors!"

Avraham émergea [de la fournaise] et se tint devint Nimrod.
La foule le prit pour un D. et se prosterna à ses pieds.
Avraham s'écria : "Je ne suis rien. Ne vous prosternez pas devant moi. Croyez au D. qui est dans les cieux."

Nimrod offrit de nombreux cadeaux à Avraham, et 2 de ses meilleurs esclaves. L'un d'entre eux n'était autre qu'Eliézer qui servit Avraham toute sa vie.
Certains disent qu'Eliézer était le fils de Nimrod.

[il y a eu un énorme kidouch Hachem, les gens présentant même à Avraham leurs enfants pour qu'il leur enseigne la droiture, la bonté et la fidélité en Hachem.]

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-> L'ange Gabriel se présentant à Hachem, Lui demandant la permission de descendre sauver le tsadik (de la fournaise). Mais D. répondit : "Je suis unique dans Mon monde, et lui est unique dans son monde ; il sied donc que Je le sauve. Quant à toi, tu auras le mérite de sauver 3 de ses descendants : 'Hanania, Michaël et Azaria."
[midrach Béréchit rabba 38,13]

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-> Les Sages s'étonnent : quelle était la grandeur d'Avraham pour avoir eu ce mérite? De nombreux juifs, à travers les générations, sont morts en kidouch Hachem sans avoir bénéficié d'un tel miracle?

Les Sages répondent : à ce moment-là, Avraham était le seul juif de l'humanité, le Satan s'est présenté à lui en argumentant : Comment as-tu le courage de te mettre en danger? Si tu brûles, qui va te succéder ? Qui va grandir le Nom de D.? Il est préférable que tu t'inclines devant Nimrod, que tu te prosternes devant ses idoles, juste pour lui faire croire que tu es d'accord, ainsi tu sauveras ta vie et tu pourras continuer à propager le Nom de D.

Avraham lui dit : Suis-je un envoyé pour trouver des juifs pour D.? Hachem S'occupera de trouver d'autres juifs à ma place qui grandiront Son Nom et leur descendance continuera après eux. Ma responsabilité est de sanctifier le Nom de D. Cette mitsva se présente à moi maintenant et je ne l'accomplirais pas?
Ainsi Avraham mérita-t-il qu'Hachem le sauve en personne.

La Tour de Bavél

+++ Paracha Noa'h - Le saviez-vous (3e partie) : La Tour de Bavél :

-> Au cours des 340 années suivant le Déluge, les femmes donnaient souvent naissance à 6 enfants en même temps [afin de permettre le repeuplement du monde]. (Pirké déRabbi Eliézer 24).

-> "Hachem fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit" (Béréchit 3,21)
Rachi commente : elles étaient comme l'ongle, lisses et fixées sur la peau. Selon un autre avis, il s’agissait d’une matière provenant de la peau, comme du poil de lièvre, douce et chaud.

Le Méam Loez (Noa'h 10,9) enseigne :
A la mort d'Adam, cette tunique fut transmise à Hénoch, puis à Mathusalem. A la mort de ce dernier, Noa'h en hérita et l'emporta avec lui dans l'Arche. Sans que personne ne le sache, 'Ham vola cette unique qu'il donna à Kouch, son fils aîné.

A sa naissance, Nimrod reçut ce vêtement des mains de Kouch.
Cette tunique lui conféra une grande puissance et beaucoup de courage, lui permettant de remporter ainsi de nombreuses batailles.
Lorsque Nimrod revêtait cette tunique, à son apparition, les animaux terrorisés prenaient la fuite.
Les hommes, voyant cela, supposèrent que sa force était prodigieuse et le couronnèrent roi.
[...]
Son second était Téra'h, le père d'Avraham.

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+ Origine du projet d'une tour immense :

-> Cette génération [de Bavél] agissait sur une base erronée. Sachant que le Déluge s'était produit en l'an 1656 de la Création. Ils tentèrent d'élaborer un moyen d'échapper au Déluge futur et bâtir une structure très haute ne pouvant être submergée par un Déluge.En effet, si jamais D. en suscitait un à nouveau, cette tour leur servirait de refuge.
[...]

Cette génération parlait une "même langue" pour se révolter contre Hachem.
Ses philosophes arguaient que D. se désintéressait du monde, et ils prétendaient que la direction du monde était soumise aux planètes et aux étoiles, que D. ne se préoccupait ni des êtres de chair et de sang, ni ne les reconnaissait.
[...]

Les penseurs de cette époque affirmaient que si D. avait accordé même à une fourmi le libre arbitre, il l'avait sans aucun doute donné à l'univers tout entier afin qu'il se dirige lui-même ...
Ils inventèrent toutes sortes d'arguments pour prouver que D. est incapable de modifier quoique ce soit en ce monde ... et ces raisonnements les menèrent à refuser la grandeur de Hachem.

Ils décidèrent alors de bâtir une tour si haute qu'elle atteindrait les planètes.
Ils désiraient placer dans les cieux une idole, tenant une épée dans les mains, prête à livrer un combat.
Cette statue symbolisait leur défit envers Hachem, et le rejet de son autorité.

Ils supposaient que D. ne dirige pas le monde d'en-bas, ils clamaient avec impudence :"Bien que nous nous rebellons contre Hachem, il ne peut nous faire aucun mal. Nous sommes sous la protection des étoiles et des planètes."

[Méam Loez - Noa'h 11,1]

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-> La génération de Bavél pensait ainsi neutraliser le Divin par leur magie et leur sorcellerie.

Selon Rabbénou Bé'hayé (Noa'h 11,4), ils pensaient que la tour leur permettrait d'atteindre les sphères supérieures, et l'immortalité des êtres célestes.

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+ La tour de Bavèl :

-> Nimrod va concentrer toute la population de la terre en un seul et même endroit : la plaine de Chin'ar.
Cette migration massive va prendre 2 années entières. [selon le Séfer haYachar]

[Nimrod a soulevé (himrid) le monde contre Hachem, causant une grande profanation du Nom Divin.]

-> La tour de Bavél va être construite et détruite en l'an 1996 de la Création du monde.
Noa'h était âgé alors de 940 ans, et Avraham avait 48 ans.

-> Le Méam Loez (Noa'h 11,3-4) enseigne :
La tour de Bavél se composait de 2 séries d'escaliers, l'un à l'est permettant de monter les briques, et l'autre à l'ouest pour descendre en chercher de nouvelles.

Si un homme tombait, ses compagnons ne se souciaient pas de sa mort, mais par contre si une brique venait à tomber, ils s'en attristaient.
Un jour, un grand nombre de briques tombèrent. Les bâtisseurs cessèrent tout travail et s'en affligèrent réellement.

Chaque fois qu'Avraham passait à proximité du chantier, les bâtisseurs l'appelait et lui demandaient de participer à leur projet. Avraham se moquait de leur travail et les raillait, mais ils ignoraient ses paroles.

Pour avoir une idée de la hauteur de cette tour, il suffit de faire le compte.
Lorsque D. la détruisit : un tiers s'enfonça dans le sol, un tiers brûla et un tiers demeura intact.
Cette dernière partie était si haute que les plus hauts palmiers de Yéricho semblaient avoir la taille de sauterelles. [selon le Séfer haYachar]

Beaucoup plus tard, on affirmait qu'il était possible de marcher à l'ombre de ces ruines (1/3 de la tour) pendant 3 jours sans la quitter.

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-> Selon Pirké déRabbi Eliézer 24, la tour avait soixante-dix mil de hauteur (soit environ 75 km de haut!).
Si on le prend littéralement, cela signifierait que son sommet aurait approximativement été à quarante-sept miles de hauteur, c'est-à-dire dépassant les couches de la stratosphère et s'élevant dans l'air raréfié de l'atmosphère supérieure (qui démarre vers 50km de haut).
[on peut y rattacher le dvar Torah du rav Yonatan Eibshutz : https://todahm.com/2016/12/26/4992-2 ]
Selon le Yalkouth Chimoni, elle mesurait vingt-sept mil de hauteur (soit environ 30km de haut).

-> Il y avait 70 marches à l'est et à l'ouest correspondant aux 70 nations. [Radal 37 ]

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-> Selon le Séfer haYachar, il fallait une année entière pour escalader la tour de sa base à son sommet.

-> Chaque brique, lorsqu'on la posait, se multipliait et devenait d'abord deux, puis quatre briques.
La construction avançait à une vitesse prodigieuse, et recevait une aide du Ciel.
[midrach Béréchit rabba 38,8]

-> 5 hommes se sont opposés à la tour de Bavél : Noa'h (qui va se consacrer à l'agriculture), Chém et Ever (qui s'isolent pour mieux servir D. en toute tranquillité), Achour le fils de Chèm (qui va s'éloigner d'eux au loin), et Avraham (qui va s'opposer directement à eux par la parole).

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-> La Torah raconte qu'ils ont dit : "Faisons des briques" (Noa'h 11,3).
=> Pourquoi se sont-ils fatigués à fabriquer des briques et n'ont-ils pas utilisé tout simplement des pierres?

La pierre a été créée durant les 6 jours de la création et l'homme n'a pas pris part à cette création.
La brique, quant à elle, est le fruit de l'homme, c'est une création à lui.
L'homme qui vit dans une maison en pierres sait que la maison appartient à Hachem. L'homme y séjourne comme un invité et il doit donc bien se comporter vis-à-vis de son hôte.
Les hommes de la génération de la dispersion (dor haplaga) étaient mauvais et voulaient fabriquer les briques pour construire leurs maisons. Ils pouvaient ainsi proclamer, haut et fort, qu'ils vivaient dans leurs propres demeures, bâties par leurs propres moyens, qu'ils ne devaient donc rien à personne et pouvaient agir comme bon leur semblait.

Dans le midrach (Béréchit rabba 3,9), il est dit : "Au début de la création, Hachem voulut s'associer au monde d'En bas".
Hachem dit en quelque sorte : "J'aspire à vivre avec vous, à être votre associé, à pouvoir aux besoins de vos enfants, à Me préoccuper de vos soucis, à vous envoyer le bien dans tous les domaines. Je veux que vous vous adressiez à Moi chaque matin, chaque après-midi, chaque soir pour Me demander tout ce dont vous pensez avoir besoin. De Mon côté, J'écouterai vos prières".

C'est la façon de vivre du juif, celle d'être en proximité avec Hachem.
[rav Yaakov Israël Pozen]

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+ La fin de la tour :

-> Hachem réunit 70 anges autour de Son Trône de gloire, et leur demanda d'examiner cette affaire [de la tour de Bavél].
On décida de semer la confusion parmi ces hommes en créant 70 langues.
D. lui-même prit en charge Avraham et ses descendants. Puis, les 70 anges descendirent et divisèrent les bâtisseurs de la tour en 70 nations.

Chacune parlait une langue différente constituée d'un alphabet propre. De plus, un ange particulier leur avait été affecté.
Le peuple juif, quand à lui, fut pris sous la protection de Hachem, comme il est écrit : "car ce peuple est la part de D." (Dévarim 32,8-9).
[...]

Bien que les bâtisseurs [de Bavél] étaient pires sous bien des aspects [à la génération du Déluge], ils avaient une qualité qui contre-balançait beaucoup de péchés : l'amour du prochain et leur absence de haine.

Les 70 nations ne formaient qu'un, comme la Torah l'indique : "Toute la terre avait une même langue et des paroles semblables" (Noa'h 11,1).
Seule l'unité régnait entre eux et la paix était si grande qu'elle les sauva d'une destruction totale.

[Méam Loez - Noa'h 11,6-9]

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-> Nimrod avait conscience du pouvoir protecteur de l'unité.
D'ailleurs, le Haamek Davar enseigne que quiconque se séparait de la communauté était jeté dans une fournaise et brûlé.

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-> Les hommes incapables de communiquer et de se comprendre mutuellement, sont obligés de recourir au langage des signes.
[cf. Haamek Davar - Noa'h 11,8]

-> Le Séfer haYachar rapporte que la frustration (liée à l'incompréhension) va laisser place à de la violence entre travailleurs, et de nombreuses personnes meurent jetés des hauteurs de la tour.

Le Pirké déRabbi Eliézer (24) dit que des épées sont dégainées, le sang coule et les hommes ne sont alors unis que par le malheur.

Selon le Gour Aryé, cette incapacité à se supporter va entraîner la dispersion de l'humanité, qui se divise alors par groupe ethnique aux 4 coins du monde.

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-> Le rabbi Yossef Deutsch rapporte qu'on peut distinguer 3 groupes parmi les constructeurs de la tour :
1°/ ceux qui voulaient y monter et s'y installer = ils vont être éparpillés sur la surface de la terre ;
2°/ ceux qui voulaient y monter pour rendre culte à une idole = ils se retrouvent incapables de communiquer les uns avec les autres ;
3°/ ceux qui voulaient livrer combat contre D. = ils ont été transformés en singes, [en éléphants] et en démons, signe de leur détérioration.

-> Le Maharal explique que leur intention de livrer la guerre à Hachem leur a fait perdre toute trace d'image Divine (tsélem Elokim) à laquelle l'homme a été créé.
Ne possédant plus cette image, ils se sont transformés en créatures sauvages.

-> Une personne qui va au zoo, et voit un singe ou un éléphant, devra réciter la bénédiction : "barou'h ata Ado ... Elo ... mélé'h aolam méchané habriot" (qui change les créatures). [Choul'han Aroukh 225,8]
En effet, la guémara (Sanhédrin 109a) rapporte qu'après l'arrêt de la construction de la tour de Bavél, Hachem punit ses constructeurs, et certains d'entre eux furent transformés en singes et d'autres en éléphants.
C'est pourquoi le singe ressemble à l'homme, et l'éléphant est plus intelligent que les autres animaux [et cela à l'inverse de la théorie de Darwin qui prétend que l'homme descend du singe, bien au contraire c'est le singe qui descend de l'homme].

On raconte sur le 'Hida, que lorsqu'il se rendit à Londres, il visita le zoo afin de réciter cette bénédiction.

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-> Les éléphants et les singes sont les deux animaux qui nous sont familiers et pour lesquels on est censé faire une bénédiction en les voyant. [guémara Béra'hot 58b]
Pourquoi cela?
L'une des raisons invoquées est que lors de la Dispersion (Tour de Babel - dor haplaga), en guise de punition, les réchaïm qui voulaient s'élever dans le ciel et combattre Hachem ont été transformés en singes (guémara Sanhédrin 109a) et en éléphants (séfer Hayachar - Noa'h).
Selon un autre avis, à l'époque de la génération du Déluge (Dor HaMaboul), les réchaïm qui voulaient monter au ciel et y adorer leur dieu ont été transformés en singes et en éléphants. [Malé'het Shlomo Kilayim 8,6]

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-> Nos Sages statuent que celui qui voit un éléphant ou un singe prononce la bénédiction "méchané habriot", parce que ces animaux ressemblent à l’homme dans certains domaines (guémara Béra'hot 58b ; Méiri).

-> Rabbi Yaakov Kamenetsky (Emet LéYaakov) explique cette bénédiction en s’appuyant sur les propos de la guémara selon lesquels les hommes de la génération de la dispersion furent punis en étant transformés en éléphants et en singes. Dès lors, le sens de méchané habriot s’éclaircit : cela signifie "qui change les créatures", puisque ces animaux étaient à l’origine des hommes.

C’est peut-être également pourquoi, d’après certains Richonim, un singe peut laver les mains à un homme, du fait qu’au départ, le singe était un homme que D. transforma ensuite en animal.

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-> Selon le Séfer haYachar, les mauvaises actions des hommes ont été tolérées aussi longtemps que la tour n'était pas utilisée pour attaquer.
Lorsque la tour a atteint une hauteur [impressionnante], ils ont lancé des flèches dans le ciel contre le firmament.
De façon miraculeuse, Hachem a fait couler du sang d'en haut, leur faisant croire qu'ils avaient tué les pouvoirs célestes, et que la liberté qu'ils cherchaient à obtenir était imminente.

-> Ils ont voulu se détacher de D., et en retour Hachem les détacha les uns des autres.
Ils se sont révoltés plein d'orgueil, et en retour Il les humilia et les abaissa.
Ils ont consolidé leur nuisible unité par des mots, et c'est par des mots qu'est née la discorde, et puis leur chute.

-> Selon nos Sages, parler l'hébreu (lachon haKodéch) leur donnait aussi une force spirituelle pour réussir dans leurs tâches.
Pour cette raison, D. a mélangé les langues afin de leur retirer cette force.

-> Le Tiférét Yonathan (Noa'h 11,9) dit que le mot : "Bavél" (בבל) peut être coupé en deux, et que ses lettres peuvent former : ב לב, qui veut dire : 2 cœurs, car la volonté et les paroles des constructeurs étaient coupées en deux.

La ville de Chinear est désormais connue sous le nom de Bavél, en souvenir du mélange (bilboul) des langues.

-> Nos Sages rapportent que la tour de Bavél a été construire dans la plaine de Chinear, qui de façon ironique est l'endroit où les victimes du Déluge avaient été entraînées.
Ainsi, la leçon à tirer se trouvait sous leurs yeux, mais ils l'ont ignoré.

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-> Concernant la tour de Bavél :

1°/ le tiers supérieur est consumé par les flammes ;
[selon le Maharal, cette partie correspond à l'objectif lié à l'idolâtrie de cette tour]

2°/ le tiers inférieur s'enlise dans le sol ;
[selon le Maharal, cette partie représente la guerre qu'ils voulaient livrer à D., et qui a été engloutie, à l'image de la tentative de Kora'h contre Moché (avalé également par la terre!)]

3°/ la partie du milieu sera détruite elle aussi, mais il en restera quelques vestiges pour rappeler aux hommes la folie de ceux qui croient pouvoir se rebeller contre D.
[selon le Maharal, cela permet d'illustrer la futilité du projet, tandis que le Tsor haMor dit que cette partie sert de souvenir de l'unité des hommes.]

[midrach Béréchit rabba 39,10 ; guémara Sanhédrin 109a]

Du début à la fin du Déluge :

+++ Paracha Noa'h - Le saviez-vous (2e partie) : du début à la fin du Déluge :

+ La fermeture de l'Arche :

-> Selon le midrach (Béréchit rabba 32,6), Noa'h avait de l'eau lui arrivant aux chevilles.
[il s'assurait qu'il ne restait pas d'espèces dehors, et surtout il espérait plus que tout que sa génération fasse téchouva face aux signes avertissant de l'imminent Déluge]

N'ayant alors plus le choix, il est monté dans l'Arche, et c'est Hachem qui a fermé hermétiquement la porte derrière lui.

Le Tiférét Yonathan explique que Noa'h n'a pas voulu fermer l'Arche parce que c'était Shabbath, et que c'est considéré comme un des travaux interdits ce jour-là.

-> Le Méam Loez (Noa'h 7,5-7) rapporte :
Une foule nombreuse vint auprès de Noa'h le suppliant d'entrer dans l'Arche ...
Ils plaidèrent, supplièrent et se lamentèrent en pure perte. Au comble de leur frustration, ils tentèrent de briser l'Archer et de la renverser.
Sur un commandement céleste, des lions arrivèrent, entourèrent l'Arche et dévorèrent de nombreux hommes.
[...]

Il semble incompréhensible que cette génération fut ainsi obstinée et attendit la dernière minute pour se repentir.
Ces hommes croyaient fermement que les anges dirigeaient le monde (D. leur ayant laissé la gestion courante).
Ils pensaient les contrôler par l'intermédiaire d'incantations, afin qu'ils ne puissent mettre en danger le monde par le feu ou l'eau.

[d'autres expliquent qu'ils ne croyaient pas en la possibilité du Déluge, car ils ne voyaient rien de tout cela dans le futur (le mazal, les étoiles).
Mais c'est oublier que Hachem est au-dessus de tout, dépendant de rien ...]

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+ Dans la Téva :

-> Selon le Pirké déRabbi Eliézer, les eaux du Déluge étaient bouillantes ... mais autour de l'Arche, elles étaient froides et agréables, et ce grâce au mérite de Noa'h.

-> Le Méam Loez (Noa'h 7,5-7) enseigne :
2 créatures ne tenaient pas dans l'Arche.

1°/ La 1ere était l'auroch géant (Réem).
A l'époque de rabbi 'Hiya bar Abba, un jeune auroch s'égara en terre sainte, et détruisit des milliers d'arbres. On décida alors de jeûner et le peuple se lamenta en prières devant D., lui demandant de retirer cette calamité.
Finalement, le petit auroch entendit sa mère l'appeler et il partit. [cela nous aide à se rendre compte de sa taille!]

Noa'h saisit les 2 cornes de l'auroch (celle du mâle et de la femelle), et le conduit vers l'Arche. Seule sa tête tenait dans l'Arche, tandis que le reste de son corps demeurait à l'extérieur.

2°/ La 2e créature qui ne pouvait tenir dans l'Arche était Og le géant.
Il monta sur le toit de l'Arche et se fit une protection, au-dessus de la tête, contre les pluies du Déluge.
Pendant une année, Noa'h lui passa la nourriture par la fenêtre de l'Arche.
Certains disent qu'il était beaucoup trop gigantesque pour s'asseoir sur l'Arche, mais qu'il se déplaçait le long de celle-ci, là où les eaux étaient froides.

["Hachem effaça toutes les créatures qui étaient sur la face de la terre ... Il ne resta que Noa'h, et ce qui était avec lui dans l'Arche" (Noa'h 7,23)
Selon le Tour, l'expression : "que Noa'h" (a'h Noa'h - אַךְ נֹחַ) a la même valeur numérique que : "Og" (עוג), le mot "a'h" laissant sous-entendre que quelqu'un d'autre à survécu.]

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3°/ Rabbénou Bé'hayé (Bamidbar 21,34) rapporte que :
Avant le déluge, l'épouse de 'Ham s'était unie à l'un des géants nommés Chamhazael, et avait donné naissance dans l'Arche à un géant qui allait devenir le fameux Si'hon, demi-frère d'Og.
Pour éviter la honte de la naissance imminente, 'Ham avait eu des rapportes avec elle pour donner l'apparence qu'il était le père de l'enfant.

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+ La nourriture

-> Le Yalkout Réouvéni précise que Noa'h se chargea des bêtes sauvages, Chèm des animaux domestiques, Cham des oiseaux et Yaphét des reptiles.
Ils se partageaient l'entretien des autres animaux, et ce durant les 12 mois dans l'Arche (nuit et jour), ce qui est particulièrement éprouvant.

-> Selon Abarbanel, D. avait décrété que les carnivores seraient herbivores, afin de les rendre moins féroces.
Selon un avis, Hachem a fait un miracle pour que toutes les créatures se suffisent de figues sèches.
Quoiqu'il en soit, Rachi (Noa'h 6,8) écrit : "[D. a fait une] alliance pour que les fruits ne pourrissent ni ne moisissent".

-> Rabbi Moché haDarchan rapporte que tous animaux ont miraculeusement coexisté ensemble (ex : le loup n'attaquant pas la brebis, de même pour le lion ...).
L'unique exception est la lutte entre le chat et la souris, qui s'est poursuivie dans l'Arche.

-> Le Rokéa'h rapporte qu'il y avait des milliers de litres d'eau potable.

-> La guémara (Béra'hot 40a), nous enseigne que normalement on doit nourrir les animaux qu'on possède avant de manger soi-même.
Le rav Chimon Sofer dit que dans l'Arche, étant donné que c'est Noa'h qui servait les animaux, son bien-être passait avant celui des animaux.

-> Le Malbim dit que c'est grâce au mérite acquis dans l'Arche en nourrissant les animaux que Noa'h a eu le droit de tuer et de consommer de la viande animale après le Déluge.

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-> On raconte 2 faits notables :
1°/ Un jour Noa'h ne s'est par rendu compte du besoin réel du lion, tardant à venir le nourrir. Lorsqu'il arrive, le lion se jette sur lui, lui assène un coup de patte et le mord à la jambe.
Noa'h en restera boiteux.
Mais cela sera l'unique cas d'un animal qui attaquera Noa'h ou qui le mordra.

Selon le midrach (Tan'houma Noa'h 9), cette infirmité empêchera Noa'h d'offrir lui-même les sacrifices lorsqu'ils sortiront de l'Arche (à l'image d'une infirmité qui rend inapte un Cohen à faire les korbanot).
Ce sera son fils, Chem qui les offrira.

2°/ Il y avait un oiseau dans l'Arche nommé le 'Houl (c'est le Phoenix - cf. Iyov 29,18).
Noa'h constatant qu'il se cachait dans un coin, il lui demanda pourquoi il ne cherchait pas de nourriture.
L'oiseau répondit : "Je vois combien dure est ta tâche, je ne veux pas t'importuner".
Noa'h le bénit alors : "Que jamais tu ne connaisses la mort".

Le midrach (Béréchit rabba 19,5) rapporte que cela tient, entre autres, au fait que ‘Hava a nourri tous les animaux en leur donnant du fruit de l’Arbre de la connaissance. Seul le ‘Houl refusa de l’écouta, et n'en mangea pas.
Comme il n’a jamais mangé de cet arbre, il échappa à la sentence de "mort".

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+ Le déroulement du Déluge :

Bref chronologie du Déluge :
- 40 jours (du 17 'Hechvan au 28 Kislev) = pluie destructrice ;
- 150 jours (28 Kislev à fin Iyar) = la pluie cesse quasiment, mais les eaux montent ;
- 60 jours (1er Sivan au 1er Av) = les eaux baissent, et le sommet des montagnes devient visible le 1er Av ;
- 60 jours (2 Av au 1er Tichri) = l'envoi du corbeau, ainsi que les 2 envois de la colombe (qui ne revient plus le 1er Tichri, jour de Roch Hachana) ;
- 55 jours (2 Tichri au 27 'Hechvan) = la terre est alors totalement sèche, et Hachem donne l'ordre de sortir de l'Arche (le 27 'Hechvan), comme il a pu le donner d'y entrer.

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-> Suite au début du Déluge, la pluie destructrice tomba pendant 40 jours successifs, jusqu'au 28 Kislev.
En effet, le péché principal de cette génération était l'immoralité sexuelle. Or, un ovule fertilisé prend une forme humaine au bout de 40 jours.

De plus, la faute qui a condamné cette génération est celle du vol. Or, le mot : "guézél" (le vol - גזל), a une guématria de 40.

-> Après 40 jours, la tempête/pluie finit par se calmer, mais les eaux souterraines continuent à jaillir, faisant monter le niveau de l'eau, et ce pendant une durée de 150 jours.

Le midrach (Béréchit rabba 32,11) rapporte que le niveau de l'eau restera miraculeusement toujours à une hauteur de 15 coudées (environ 7,2 mètres) au-dessus du niveau de la terre, qu'il s'agisse de vallées ou bien de hautes montagnes.

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-> Le Ramban (Noa'h 7,18) enseigne que le Déluge va entraîner des transformations écologiques profondes.
Les couches atmosphériques entourant la terre, polluées par les vapeurs toxiques dégagées à ce moment perdent leur pureté. Quant aux hommes, ils sont affaiblis et leur durée de vie est sérieusement réduite.

-> D'ailleurs, selon Abarbanel, les changements de climat après le Déluge permettent maintenant à l'arc-en-ciel d'être vu depuis la terre. En effet, la couverture de nuages, moins épaisse qu'auparavant, permet aux rayons de soleil de filtrer et de se refléter dans l'air humide.

-> Le Méam Loez (Noa'h 8,22) rapporte :
Avant le Déluge, les hommes ne connaissaient ni soucis, ni dur labeur pour subvenir à leurs besoins.
Une simple récolte suffisait pour les nourrir pendant 40 ans.
Ils ne fournissaient pas d'efforts pour moissonner la récolte ; ils obtenaient ce dont ils avaient besoin simplement en flânant à travers les champs.

Ils ne craignaient aucune bête sauvage. Ils bénéficiaient également d'un climat ni trop chaud, ni trop froid ; le printemps régnait tout au long de l'année ...

Puisque cette situation si douce est une des causes de leur méchanceté (ex: trop de temps de libre, d'oisiveté conduit à la faute), il fut décidé qu'il n'en serait plus ainsi.
Désormais, les hommes devraient souffrir de toutes sortes d'infirmités, travailler sans relâche pour survivre et pouvoir nourrir leurs enfants.

L'air et le climat se modifièrent, et le monde, tel qu'ils l'avaient connu, n'exista plus ...
Il y a l'apparition des saisons, avec des changements climatiques affectant la santé.

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+ Le corbeau :

-> Le 10 Elloul, 40 jours après l'apparition des montagnes, Noa'h ouvrit la fenêtre de l'Arche et lâcha le corbeau, le plus intelligent des oiseaux, pour l'envoyer en reconnaissance.

Selon le Yalkout Réouvéni, Noa'h connaissait le langage des animaux et de oiseaux.

-> Dans l'Arche, 'Ham, le corbeau et le chien s'accouplèrent avec leur compagne, malgré l'interdiction.

-> [Le corbeau sera mis de force dehors par Noa'h, et il ne voudra pas s'éloigner de l'Arche pour faire sa mission. Cependant, ] Fatigué et affamé, le corbeau finit par s'envoler pour chercher quelque chose à manger.
Il découvre rapidement une carcasse avec un peu de chair et saisit la viande dans son bec pour revenir vers l'Arche.

Chemin faisant, il change d'avis : il ne veut pas permettre à Noa'h de voir ce qu'il a trouvé. Volant vers le sommet d'une montagne dénudée, il dépose sa trouvaille et la grignote lentement pour revenir dans l'Arche les mains vides.

[Contrarié, Noa'h va l'accepter sur ordre de Hachem. En effet, de nombreuses années plus tard, lorsque le prophète Eliyahou cherchera refuge dans le désert pour échapper à la colère du roi A'hav, les corbeaux lui apporteront de quoi se nourrir.]
[Pirké déRabbi Eliezer 23 avec Radal - rapporté par le rav Deutsch]

"Tout être vivant de toute espèce qui est avec toi : volatile, quadrupède, reptile se traînant sur la terre, fais-les sortir avec toi" (Noa'h 8,17)

-> Rachi commente : Le mot est écrit hotsé (הוצא - fais-les sortir), mais il est lu hayétsé (הַיְצֵא), qui veut dire : "dis-leur de sortir".
Ainsi, Hotsé [nous] signifie : "s’ils (les animaux) ne veulent pas sortir, fais-les sortir toi-même".

=> Pourquoi les animaux refuseraient-ils de sortir de l'Arche?
D'un côté ils pouvaient rejoindre leur espace naturel immense, et de l'autre ils étaient comme dans une prison (à l'étroit dans l'Arche).
Pourquoi n'ont-ils pas au contraire couru vers la liberté?

Le livre "Alénou léChabéa'h" donne la réponse suivante :
Il est possible que le mérite de l'immense générosité que Noa'h et ses fils avaient manifesté envers eux, en leur donnant à manger et en veillant à tous leurs besoins (24h/24 pendant 365 jours), [à comme déteint sur l'environnement de l'Arche].
Et ce, au point où même Haman le racha, a envoyé des messagers au mont Ararat, où l'Arche reposait après le Déluge, en ordonnant d'en ramener de grandes poutres pour y pendre Mordé'haï.

La raison en est que Haman savait que pour être plus fort que Mordé'haï, il avait besoin de forces spirituelles particulièrement puissantes, et c'est pourquoi il a voulu utiliser à cette fin le bois de l'Arche, qui avait servi de lieu de résidence à la Présence Divine.

=> Il est donc évident que les animaux, qui avaient senti l'odeur de sainteté absorbée par les poutres de l'Arche, risquaient de refuser d'en sortir.
C'est pourquoi Hachem a ordonné à Noa'h de les faire sortir de force!

Avant le Déluge

+ Paracha Noa'h - Le saviez-vous (1ere partie) : Avant le Déluge :

-> Noa'h demanda : "Comment pourrai-je avoir la force d'amener tous les animaux du monde?"

Les anges chargés de chaque espèce descendirent alors, et les menèrent vers l'Arche.
[Targoum Yonathan ; Pirké déRabbi Eliézer]

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-> Comme Hachem le lui demanda, Noa'h prit 7 couples d'animaux de chaque espèce pure, et 2 de celles non pures (selon la loi juive).

Le Méam Loez (Noa'h 7,5-7) nous enseigne :
"Quand Noa'h emporta ses biens dans l'Arche, les animaux vinrent ensemble selon leur propre volonté. La sélection se réalisa à ce moment-là.
Si l'Arche laissait passer une bête, elle ne s'était donc jamais accouplée avec une autre espèce. Mais si l'Arche lui refusait l'entrée, on savait qu'elle s'était croisée avec une race différente.
L'Arche détenait le pouvoir d'exclure tout ce que D. ne désirait pas y voir entrer."

-> Les poissons survécurent. En effet, malgré les eaux bouillantes, ils vécurent en s'échappant vers le fond de l'océan, là où les eaux sont froides.

Selon le Maharcha, c'est seulement les pluies qui se sont abattues sur la terre qui étaient brûlantes, mais l'eau de mer a gardé une température normale pour permettre aux poissons de survivre.

Le Déluge ne submergea pas la terre sainte, et les habitants y moururent à cause de la chaleur dégagé par les eaux du Déluge. En effet, ces dernières étaient si bouillantes que le monde devint une terrible fournaise, tuant toute créature vivante. [Méam Loez - Noa'h 7,21-22]

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+ La patience Divine :

-> "Il y eut 10 générations depuis Adam jusqu’à Noa'h : c’est pour montrer combien Il (Hachem) est longanime, car toutes les générations allaient en L’irritant, jusqu’à ce qu’Il amena sur eux les eaux du Déluge." (Pirké Avot 5,2)

Le 'Hida écrit que les hommes de la 10e génération (celle du Déluge) étaient les réincarnations des 9 générations précédentes, et elles devaient être noyés par le Déluge pour leurs fautes sans cesse répétées!

-> L'Arche a mis 120 années à être construite :
- pendant 68 ans = période nécessaire à Noa'h pour planter du cèdre, et pour récupérer les plants prêts à l'emploi, assez grands ;
- puis durant 52 années = la construction à proprement parler de l'Arche par Noa'h, où Hachem lui demande de ne prendre aucune aide extérieure.

[tout cela pour permettre aux hommes de se repentir en voyant l'étrange initiative de Noa'h, et en discutant avec lui.
D'ailleurs, le Sforno (Noa'h 6,10) affirme que Noa'h a mérité d'avoir des enfants parce qu'il a sévèrement réprimandé ses contemporains.]

-> La guémara (Sanhérin 108) rapporte que D. retarda de 7 jours la date de début du Déluge.
En effet, le tsadik Métouchéla'h venait de mourir, et pour ne pas perturber les 7 jours de son deuil, le Déluge fut repoussé de 7 jours (Béréchit 7,4 - Rachi).

-> Pendant une semaine, Hachem va inverser l'ordre du lever et du coucher du soleil, afin d'obliger les hommes à ouvrir les yeux et à changer, tant qu'ils le peuvent.

-> Le Déluge se produisit le 17 'Hechvan 1656 (de la Création), et Noa'h avait alors 600 ans.
D'après Abarbanel, le jour même, la pluie ne fut pas immédiatement torrentielle, elle commença à tomber très doucement [pour laisser encore une chance au repentir].

Selon rabbénou Yéhouda ha'Hassid, il y avait des éclairs, de la foudre et de violents tonnerres [pour réveiller à la téchouva le cœur des gens].

-> De toutes les créatures, l'homme mourut le dernier. Hachem reporta sa condamnation le plus longtemps possible, lui donnant une chance de se repentir.
[Méam Loez - Noa'h 7,21]

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-> Le Na'halat Yaakov (Noa'h 6,17) enseignent que chaque homme est mort en fonction de ses fautes.
Les moins mauvais meurent instantanément, tandis que les plus mauvais ne succombent qu'après de longues souffrances.

[Cela n'est pas sans rappeler la manière dont les égyptiens sont morts lors de la traversée de la mer Rouge (cf. Rachi - Chémot 15,15)]

-> Selon le midrach (Béréchit rabba 28,7), les hommes sont restés en vie assez longtemps pour voir que tous leurs biens étaient détruits, afin qu'ils ne meurent pas avec l'impression que D. les avait fait périr pour les dépouiller.

Cette pensée absurde montre à quel point cette génération niait Hachem : les hommes se servaient de ce raisonnement illogique pour justifier leur façon de se conduire plutôt que d'admettre leurs fautes.

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+ La nécessité purificatrice de l'Arche :

-> De la même façon que le métsora (le lépreux) obtient le pardon en restant seul à l'écart pour se débarrasser de ses défauts, l'Arche devait purifier Noa'h de ses fautes en le gardant à l'écart, séparé du monde extérieur.
[rabbi Zalman Krohn]

-> On peut comparer la mort des premiers-nés en Egypte avec la nécessité de faire l'Arche.
En effet, l'ange destructeur autorisé à frapper n'allait pas faire de distinction entre les bons et les méchants : lorsqu'il sévirait, il frapperait tous ceux qui se trouveraient sur son chemin.
C'est la raison pour laquelle les juifs [en Egypte] ont reçu l'ordre de rester à l'intérieur de leurs maisons afin de se protéger et de ne pas être mis à mort.

De façon identique, Noa'h avait besoin de la sécurité de l'Arche pour être protégé des forces destructrices qui allaient sévir.
[rabbi Deutsch (se basant sur le Zohar Noa'h 63a)]

-> Le Malbim (Noa'h 8,16) enseigne que Noa'h est resté dans l'Arche une année entière (au jour près!), le temps maximum durant lequel on souffre au guéhinam pour expier les fautes.
Même Noa'h, tout juste qu'il fût, n'avait pas entièrement obtenu le pardon pour ses fautes et portait la responsabilité de n'avoir pas suffisamment prié pour sa génération.

-> D'après le Sifté Cohen, la chaleur représente une forme de purification semblable à celle utilisée pour cachériser des ustensiles.
La terre devait être nettoyée par de l'eau bouillante afin de pouvoir de nouveau servir ensuite à des êtres humains.
[d'où la nécessité de l'Arche]

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-> En principe, quand on dit que le jugement des réchaïm dure 12 mois, il s'agit de mois lunaires, et non solaires.
Or la Torah utilise les mois solaires affirmant que le Déluge s'est terminé le 27 'Hechvan.
[en année lunaire, il se serait terminé le 16 'Hechvan]
=> En se basant sur cela, pour quelle raison le Déluge a-t-il duré 11 jours supplémentaires?

Le Méam Loez (Noa'h 8,14) rapporte la réponse suivante :
En réalité, les hommes, détruits par le Déluge, avaient commis le péché d'orgueil. Ils étaient si confiants dans leurs pouvoirs magiques qu'ils pensaient empêcher le soleil de se lever et la pluie de tomber.
C'est pourquoi, leur châtiment fut mesuré en mois solaires et dura donc une année solaire de 365 jours.

"Ils surent qu'ils étaient nus ; ils cousirent alors une feuille de figuier et se firent des pagnes" (Béréchit 3,7)

-> Rachi commente : C’est de cet arbre qu’ils avaient mangé (du figuier).
Ce qui avait causé leur perte, leur a apporté aussi le remède (Berakhoth 40a, Sanhèdrin 70b). Tandis les autres arbres les ont empêchés de prendre leurs feuilles.

-> D'après la guémara (Erouvin 18b), suite à sa faute, Adam va se séparer pendant 130 années de sa femme pour se consacrer à la téchouva, au jeûne et à la prière, avec une ceinture de figuier passée autour des reins.

Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) explique qu'Adam portait cette ceinture de figuier pour expier sa faute.
Les 130 ans correspondent à la guématria de : "ayin" (œil - עין), montre qu'Adam désirant obtenir l'expiation de ce que son œil avait désiré le fruit de l'arbre ("il était attrayant à la vue" - Béréchit 3,6).

-> Le Chla haKadoch écrit au nom des kabbalistes qu'en réalité, Adam a jeûné durant toute sa vie. En effet, la valeur numérique du mot "taanit" (תענית) est de 930, en correspondance avec le nombre total des années de vie d'Adam.
Ainsi, durant les 130 ans mentionnés dans la guémara, Adam a observé une forme plus sévère de téchouva, puis il est revenu à sa façon habituelle de jeûner (retrouvant alors une vie plus normale).

[c'est ainsi qu'il a pu retrouver sa femme, et suite à cela il a engendré un fils nommé : Chét (qui est né en l'an 130 de la Création). ]

"Votre crainte et votre terreur sera sur tous les animaux de la terre" (Noa'h 9,2)

-> D'après la crainte que vous avez en Hachem, telle sera la crainte que les animaux auront de vous.

C'est ce que dit le verset :
- "Votre crainte et votre terreur" = votre crainte vis-à-vis de Hachem ;
- "sera sur tous les animaux de la terre" = cette même crainte remplira de terreur tous les animaux, pour qu'ils ne puissent pas vous faire de mal.

[Tiféret Chlomo]

"Que ma nourriture soit amère comme l'olive mais de la main de Hachem, et non douce mais en provenance des hommes"

[guémara Erouvin 18b -> paroles de la colombe revenant avec une feuille d'olivier dans la bouche (Noa'h 8,11)]

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=> Pourquoi la colombe demande-t-elle une nourriture amère plutôt que douce?

-> Selon le Ben Ich 'Haï :
Les demandes de la colombe sont en fait celles de l'assemblée d'Israël à laquelle la colombe est comparée :
- la demande de nourriture "amère", comme l'olive, traduit une demande de subsistance avec efforts et difficultés, afin de réparer la faute d'Adam soumis au décret : "C'est à la sueur de ton front que tu mangeras du pain" (Béréchit 3,19) ;
- le refus de la nourriture "douce", comme le miel, traduit une volonté de ne pas être incité par le yétser ara qui nous entraîne à notre perte vers les choses vaines, au goût illusoire comme le miel.

-> Selon le Iyoun Yaakov :
Le "discours" de la colombe correspond aux propos du roi David à Gad : "Livrons-nous à la Main d'Hachem, plein de miséricorde, plutôt que de tomber dans la main de l'homme" (Chmouel II 24,14), car être sous la dépendance de l'homme rend la vie très difficile à vivre.
[De plus,] L'huile de l'olive est apte aux offrandes sur l'autel du Temple, contrairement au miel interdit sur l'autel.

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=> Quel leçon l'homme peut-il en tirer?

-> L'homme se doit de tirer une leçon de bon comportement à partir de l'attitude de la colombe, en accord avec le verset : "Par les oiseaux du Ciel, D. nous donne de la sagesse" (Iyov 35,11).
Ainsi, bien que la colombe fût nourrie avec largesse dans l'arche, elle ne voulait pas tirer profit d'autrui, quitte à se contenter de feuilles d'olivier amères.
S'il en est ainsi pour la colombe, a fortiori pour l'homme créé à l'image de D. et qui doit avoir confiance en son Créateur.
Ainsi, l'homme devrait avoir pour principe de ne bénéficier que de ses efforts [honnêtes] pour l'obtention de sa subsistance, même si elle est étriquée, afin d'éviter de tirer profit d'autrui, dans toute la mesure du possible.
[Anaf Yossef]

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-> "Si la Torah ne nous avait pas été donnée, nous aurions appris la pudeur à partir du chat, le vol (interdit) à partir de la fourmi, les unions interdites à partir de la colombe et le 'déré’h érets' à partir du coq"
[guémara Erouvin 100b]

-> Alors que la génération du Déluge a fauté essentiellement par l'infidélité et par les accouplements hétérogènes entre espèces différentes, la colombe au contraire est caractérisée par sa fidélité à son partenaire, sa pudeur et son allergie à l'accouplement hétérogène d'après la guémara (Erouvin 100b).
De même, l'olivier est un arbre qui ne supporte pas de greffe, d'après la guémara (Yérouchalmi Kélaïm 1,7), c'est pourquoi tous les arbres ont été déracinés lors du Déluge, sauf l'olivier.
Ainsi, la colombe ne pouvait apporter qu'un produit de l'olivier, les autres arbres ayant disparu.

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-> "L'assemblée d'Israël est comparée à la colombe ...
De même que les ailes de la colombe assurent sa protection, les mitsvot accomplies par l'Assemblée d'Israël assurent sa protection."
[guémara Shabbath 130a]

-> L'homme a été comparé à l'oiseau : il a la force de voir tout de très haut à la condition qu'il ne cesse de battre des ailes ; s'il s'arrête un instant, il tombe. Eh bien, il en va de même de l'homme.
[rabbi Salanter]

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-> Le midrach (Chir haChirim 1,2) note plusieurs ressemblances des juifs avec la colombe :
- la colombe se distingue des autres oiseaux, comme les juifs se distinguent par leur rasage, la circoncision et les tsitsit ;
- la colombe est pudique ; de même les juifs sont pudiques ;
- la colombe tend facilement son cou pour la ché'hita ; de même Israël a des facilités à être prêt à donner sa vie pour le Kiddouch Hachem ;
- la colombe offerte au Temple expie les fautes d'autrui ; de même les juifs ont le pouvoir de faire expiation sur autrui, même sur les fautes des nations ;
- la colombe fait preuve de fidélité avec son "conjoint" ; de même les juifs, après avoir reconnu Hachem, Lui resteront fidèles.

-> Le Ramban (Vayikra 1,14) enseigne :
Selon nos Sages, lorsqu'un homme atteint un nid d'oiseau et s'empare des oisillons ou des œufs, l'oiseau abandonnera ce nid et n'y demeurera plus jamais : il changera de nid.
Cependant, la colombe fait exception à ce comportement et elle n'abandonnera pas ce nid, quoi qu'il en soit. Il en est de même pour tout juif, comparé à la colombe, qui n'abandonnera pas son Créateur et la Torah et ne les échangera jamais.

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-> "Que ma nourriture soit amère comme l'olive mais de la main de Hachem, et non douce mais en provenance des hommes"

=> Comment comprendre que la colombe fit une allusion si ''désagréable'' à Noa'h, lui disant qu'il n'est pas intéressé qu'il le nourrisse, alors que celui-ci s'est occupé d'elle avec dévouement pendant toute une année?

En réalité, lorsque la colombe revint, cela devait prouver à Noa'h que l'eau n'avait pas encore séchée. Ainsi, la colombe n'avait donc pas encore trouvé de lieu pour se poser.
Cependant, Noa'h pouvait répliquer que peut-être que l'eau avait séchée et que la colombe aurait pu se poser sur la terre, mais qu'elle est revenue parce qu'elle apprécie la nourriture de Noa'h. C'est pour éloigner cette possibilité qu'elle lui fit comprendre qu'en fait elle préférerait la nourriture venant d'Hachem même amère, plutôt que celle d'un homme.
Ainsi, si elle est revenue, c'est bien parce qu'elle n'a pas trouvé où se poser, et non pour profiter de Noa'h.
[Michkénot Yaakov]

"Cette mitsva que Je vous ordonne ... n'est pas trop difficile pour toi, et elle n'est pas loin de toi : elle n'est pas dans le Ciel pour dire : qui montera pour nous la prendre au Ciel" (Nitsavim 30,11-12)

-> Le Ramban dit qu'il s'agit de la mitsva de la téchouva.

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin enseigne :
- "elle n'est pas dans le Ciel" = bien que le pécheur ait commis une offense en haut dans le Ciel, et que par conséquent, selon la justice le repentir devrait être inutile, à moins qu'il ne monte au Ciel pour réparer ce qu'il a détérioré, malgré tout : "elle n'est pas dans le Ciel", et il n'est point besoin de monter au Ciel, le repentir en ce monde-ci suffit.

- "elle n'est pas au-delà de la mer" = tu n'as pas besoin de te repentir à l'endroit précis où le dommage a été commis.

- "car la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour la faire".

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+ "Elle (la Torah) n’est pas dans le Ciel ... car la chose est proche de toi"

=> Pourquoi la Torah a-t-elle besoin d’introduire que la Torah n’est pas dans le Ciel, pour en venir à dire qu’elle est proche?

-> Rachi (rapportant la guémara Erouvin 55a) explique que certes la Torah n’est pas dans le Ciel, mais si elle y était, tu aurais dû monter dans le ciel pour la chercher.
Ainsi, il faut comprendre que quand quelqu’un étudie la Torah avec tant d’efforts qu’il serait même prêt à monter dans le ciel pour aller la chercher si elle s’y trouvait, une telle personne finira par se rendre compte qu’en réalité, la Torah est très proche.
=> Pour prendre conscience que la Torah est vraiment proche de soi, il faut être prêt à y investir le maximum de nos efforts possibles.
['Hidouché haRim]

[La Torah nous est tellement indispensable pour que soyons vivants dans ce monde et celui à venir (à l'image de l'air que nous respirons!), que nous devons nous efforcer de l'acquérir par tous les moyens, et ce même s'il avait fallu monter jusqu'aux cieux, nous n'aurions d'autre choix que d'aller l'y chercher.]

-> Le 'Hidouché haRim enseigne :
"Si elle était dans les cieux, il aurait fallu y monter pour l'étudier" = c'est-à-dire que la Torah n'est pas dans les cieux et est effectivement une chose très facile. Mais pour cela, il faut y investir tous ses efforts au point d'être même prêt à monter au ciel s'il le fallait. Certes, jamais on aurait demandé à l'homme de monter réellement au ciel. C'est impossible. Mais, quelqu'un qui est prêt à tous les efforts pour la Torah, et même de monter au ciel s'il le fallait et si c'était possible, alors pour lui cet étude s'avérera être une chose très facile.
Tel est le secret de l'étude. Toute personne, sans aucune exception, est capable de comprendre les enseignements de la Torah. Le critère n'est pas les aptitudes intellectuelles de compréhension. Le seul critère est la volonté et la détermination. Et cela est entre les mains de chacun. Si quelqu'un est déterminé et recherche de tout son coeur à comprendre son étude, qu'il ne ménage pas ses efforts, alors il comprendra et trouvera après coup que la Torah est réellement très proche, même si ses capacités intellectuelles peuvent être plus limitées. Mais quelqu'un qui étudie sans vraiment s'investir, même s'il a de très grandes capacités mentales, il n'atteindra pas la véritable compréhension, et même s'il pourra avoir l'impression d'avoir compris. Car la Torah n'est prête à révéler ses secrets qu'à celui dont elle voit les efforts qu'il fait pour elle

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-> "Elle (la Torah) n’est pas dans le Ciel … elle n’est pas non plus de l’autre côté de la mer" (Nitsavim 30,12-13)

-> Le Méam Loez rapporte les paroles de nos Sages (guémara Erouvin 55a) :
- "elle n’est pas dans le Ciel" = tu ne trouveras pas la Torah chez celui dont l’esprit s’enorgueillit jusqu’au cieux ;

- "elle n’est pas au-delà de la mer" = ni chez celui qui considère ses connaissances aussi vastes que la mer.

[ -> "Tu ne trouveras pas de Torah chez les orgueilleux" (guémara Erouvin 55a)]

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-> Le fait qu'il soit écrit : "la Torah n’est pas dans les Cieux" (Nitsavim 30,12), signifie que depuis le don de la Torah, c’est à la majorité [des Sages] de trancher la loi, et non aux prodiges de la nature.

Par exemple dans la guémara (Baba Métsia 59b), Eliyahou haNavi rapporte que lorsque nos Sages fixent une loi avec un avis différent de celui du Ciel, alors la réaction de Hachem est la suivante : "Il riait en disant : Mes fils M’ont vaincu! Mes fils M’ont vaincu!"
[cf. b'h, plus de détails : https://todahm.com/2018/10/10/7187 ]

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-> Hachem pardonne même si nous nous trompons par erreur ou délibérément dans notre fixation du jour de Yom Kippour.
Par exemple, si le beit Din a sanctifié le mois correctement, mais certains pays éloignés se sont trompés sur la date de Kippour, Hachem leur pardonne tout de même leurs fautes.
[ou bien lorsque le beit Din rajoute délibérément un jour au mois pour diverses raisons]

Le 'Hatam Sofer enseigne :
"La mitsva de téchouva n'est pas au-delà des mers (ceux qui se trompent sur la date parce qu'ils habitent au-delà des mers), et pas non plus dans le Ciel (les constellations ne sont pas en harmonie avec la date réelle au Ciel), mais dans ta bouche (il s'agit du beit Din qui fixe le jour du début du mois) et dans ton cœur (ce sont ceux qui voyagent dans des endroits éloignés, qui se trompent et font Yom Kippour un jour qui n'est pas le vrai)."

[Hachem laisse aux hommes la possibilité de définir la date des fêtes en fonction de la décision du beit Din, qui se base sur le témoignage de témoins ayant vus la nouvelle lune. Même s'il y a une erreur, pour D. la bonne date est celle fixée en ce monde par les juifs!]

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-> "Elle n’est pas dans le ciel" = La Loi est du ressort des hommes :
D'après la guémara (Baba Metsia 59b) : dans la controverse surgie entre Rabbi Elièzer et Rabbi Yéhochoua à propos d’une question de pureté et d’impureté afférente à un "fourneau à serpent"; Rabbi Elièzer le déclarait pur tandis que Rabbi Yéhochoua s’y montrait opposé.
Chacun tentait de convaincre l’autre jusqu’à qu’on entendit une "Voix céleste" déclarer : "Qu’avez-vous donc contre Rabbi Elièzer? C’est lui, qui a toujours raison en matière de droit".
Rabbi Yéhochoua se dressa alors et dit : ‘Elle n’est pas dans le ciel’ ... La Torah nous a été donnée sur le mont Sinaï ... nous n’avons pas à tenir compte d’une ‘Voix céleste’ puisqu’il est écrit : ‘Pour pencher dans le sens de la majorité’ (Michpatim 23,2)" .

-> La Torah est immuable et sans changement possible :
Selon le midrach (Dévarim rabba 8,6), Moché dit aux Bné Israël : "Ne pensez pas qu’un autre Moché va venir nous apporter du haut des cieux une nouvelle Torah ; je vous avertis déjà qu’il n’y aura plus de Torah dans le ciel".
A ce propos, le Rambam (Michné Thora - Hilkhot Yessod haTorah 9,1) écrit : "Il est clair et explicite dans la Torah que cette Loi est immuable : aucune modification, diminution ou ajout ne peut y être fait ... et il est dit : ‘Elle n’est pas dans le ciel’. Tu apprends donc qu’un prophète n’a pas le droit maintenant de faire une innovation (dans la Loi écrite ou orale)."

-> La Torah n’est pas une Science du ciel :
Selon le midrach (Dévarim rabba 8,6), [l’Amora] Chmouel disait : "La Torah ne se trouve pas chez les astrologues, dont le domaine est le ciel".

-> Un devoir sans limite :
Rachi (guémara Erouvin 55a] écrit : "Car si elle était dans le ciel, tu devrais y grimper derrière elle pour l’étudier"

-> Selon Rabbi Yonathan : ‘Elle n’est pas dans le ciel’ = Tu ne la trouveras pas chez les présomptueux; ’Elle n’est pas non plus au-delà des mers’ = Tu ne la trouveras pas chez les marchands (qui traversent les mers) [guémara Erouvin 55a].
Sur ce dernier point, le Rambam ajoute : "C’est pourquoi, les Sages ont dit : ‘Celui qui fait beaucoup d’affaires ne peut pas devenir un sage’. Les Sages nous ont ainsi exhortés: ‘Réduis tes occupations professionnelles, et investis-toi dans la Torah’". [Michné Thora – Loi de l’Etude de la Torah 3,8].

-> L’Exil n’est pas un prétexte :
Le Likouté Si'hot (34) enseigne : L’expression ‘Elle n’est pas dans le ciel’ est à rapprocher du verset situé plus haut (verset 4) : "Tes proscrits, fussent-ils à l’extrémité des cieux, l’Éternel, ton D., te rappellerait de là, et là même Il irait te reprendre".
De même que l’expression ‘A l’extrémité des cieux’ faire référence à un endroit d’Exil très éloigné de la Terre d’Israël, il en est de même de l’expression : ‘Elle n’est pas dans le ciel’. Ainsi, à celui qui, en exil, s’imaginerait que la Torah et les mitsvot ne peuvent être accomplies qu’en Terre d’Israël (considérée pour lui comme le ‘Ciel’), la Torah répond : ‘Elle n’est pas dans le Ciel ..., la chose est tout près de toi’ : même lorsqu’Israël se trouve en exil, la Torah et les mitsvot sont encore en sa possession.

-> Le Torat Moché enseigne :
"Tu ne diras pas, lors du dernier exil : Nous n’avons pas le Temple (‘Elle n’est pas dans le Ciel’ = le 3e Temple descendra du Ciel – Rachi sur guémara Soucca 41a), comment pouvons-nous offrir des sacrifices? Nous sommes en dehors d’Israël (’Elle n’est pas au-delà des mers’), comment pouvons-nous accomplir les mitsvoth liées à la Terre d’Israël?
Car ‘la chose est tout près de toi, dans ta bouche = par l’étude des Lois, et dans ton coeur = par le désir de les accomplir’.
Ainsi de cette façon, tu mériteras de les réaliser concrètement (lors de la guéoula)".

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+ Rav Avdimi bar 'Hama bar Dossa dit : comment interpréter le verset : "Elle (la Torah) n'est pas dans le Ciel ... elle n'est pas au-delà des mers" (Nitsavim 30,12-13)?
Si la Torah était dans le Ciel tu serais obligé d'y monter pour l'atteindre!
Si elle était de l'autre côté de la mer, tu serais obligé de traverser la mer pour l'atteindre.
[guémara Erouvin 55a]

-> Ne crois pas que cette Torah te soit inaccessible et qu'il te soit impossible de comprendre les détails et les précisions de la Torah en raison de la profondeur de ses concepts.
[Haémek Davar]

-> Le Ben Ich 'Haï commente :
Une braïta enseigne qu'un très grand nombre de halakhot et de raisonnements de Torah furent oubliés pendant les 30 jours de deuil qui ont suivi la mort de Moché.
Ces lois et ces raisonnements n'étaient alors connus par aucun homme sur terre, et seuls les être célestes les connaissaient ("la Torah est au Ciel").
Cependant, par son analyse et dialectique (pilpoul), Othniel ben Kénaz a pu retrouver ces éléments oubliés.
Ainsi, si des interprétations de Torah et des halakhot se trouvent être seulement au Ciel une fois, car elles ont été oubliés sur terre, nous avons l'obligation de "monter au Ciel" pour les atteindre, c'est-à-dire de les rechercher et les retrouver par un pilpoul et une étude approfondie des Textes, comme l'avait fait Othniel ben Kénaz.

-> Rachi (guémara Erouvin 55a) dit que si la Torah était au Ciel alors nous aurions l'obligation de faire toutes sortes d'efforts, quitte à se déplacer très loin ("jusqu'au Ciel") s'il le faut pour acquérir la Torah, et à se déranger et se donner de la peine pour elle sans limite.

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-> "La Torah n'est pas dans les cieux" = ta progression spirituelle ne dépend que de ta volonté : si tu désires te purifier et t'élever, alors Hachem t'aidera et tu réussiras avec tes propres forces enfouies en toi quels que soient les maîtres de ta génération.
[rabbi Méïr Roubman]

[on a tendance à justifier ses manques par le fait de ne pas trouver de maître au niveau de Moché ou autre tsadik, pour nous guider et assurer notre réussite spirituelle.
Si nous avions des conditions idéales/parfaites de vie alors nous réussirions ... ainsi, n'attends pas que la Torah soit au Ciel = que tout soit comme tu le souhaites, mais commence dès maintenant à l'étudier du mieux que tu peux!
"Si tu désires te purifier et t'élever, alors Hachem t'aidera" = l'envie de Torah doit venir d'en bas (de notre cœur!), pour qu'ensuite une aide d'en Haut vienne!
Mais si pour toi, la Torah est au Cieux, que tu ne fais pas ce 1er pas/effort, alors tu ne bénéficiras pas de cette aide Divine!]

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-> "Qui montera pour nous au Ciel (nous la chercher)" (מִי יַעֲלֶה לָּנוּ הַשָּׁמַיְמָה - Nitsavim 30,12) est formée de 4 mots dont les 4 lettres initiales : forment le mot : mila (circoncision - מילה) et les 4 lettres finales forment le Nom Divin : יהוה.
Il y a ici une double allusion :
- seul le respect du commandement de la circoncision permet au peuple d'Israël circoncis d'être réceptif à la révélation Divine et d'être prédisposé à une vie empreinte de moralité ; ainsi la compréhension de la Torah est subordonnée à la circoncision qui permet un attachement à Hachem, comme Onkelos l'avait dit à son oncle, l'empereur Adrien.
- la sanctification par la circoncision nous donne le moyen de nous élever ("de monter") et d'accéder au plus haut sommet spirituel ("jusqu'au Ciel").
[rabbénou Bé'hayé]

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-> "Si la Torah est au-delà de la mer" = signifie que si ton maître (ton rav) se trouve de l'autre côté de la mer, tu as l'obligation de te déranger et de te déplacer pour rejoindre ton rav, afin d'apprendre de lui la sagesse de la Torah.
[Chéélot déRav A'haï]

[d'ailleurs, c'est ainsi que rav Dimi se déplaçait souvent depuis le territoire de Bavél vers la terre d'Israël pour y rencontrer son maître rabbi Yo'hanan et y puiser des enseignements de Torah qu'il rapportait ensuite auprès des sages de Bavél.]

-> "Si la Torah est au-delà de la mer", le Ben Ich 'Haï enseigne :
Dans le cas où où les halakhot ont été totalement oubliées par les gens de la région où tu résides, mais que certains sages qui habitent très loin, même au-delà des mers connaissent ces lois, tu as le devoir de te déplacer auprès d'eux pour apprendre ces lois oubliées.
Ne dis pas : "Pourquoi devrais-je me déranger si loin? J'attendrai jusqu'à ce que l'un des sages vienne un jour dans ma région et j'apprendrai de lui", mais traverse les océans pour accéder à ces informations oubliées.

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+ Selon Rava : "Elle n'est pas dans le Ciel" = signifie que tu ne trouveras pas la Torah chez celui (orgueilleux) dont le prétentions sont hautes comme le Ciel ; "elle n'est pas au-delà des mers" = signifie tu ne trouveras pas la Torah chez celui qui est orgueilleux comme la mer.
[guémara Erouvin 55a]

-> Le bord de la mer, limité par le sable, est peu profond par rapport à l'intérieur de la mer très profond.
Les masses d'eau importantes au cœur de la mer auraient pu déverser sur la terre si ce n'est qu'Hachem a fixé une limite infranchissable au bord de la mer.
A l'image de la mer, un homme orgueilleux, désigné par rabbi Yo'hanan, est celui qui a l'esprit hautain dans son cœur, intérieurement, mais se présente extérieurement par ses paroles comme humble et modeste.
[comme la mer, extérieurement il est plat (humble), mais intérieurement il a une profondeur énorme (un grand égo) ; à la différence d'un humble qui n'a que très peu de profondeur (égo).]
Chez un tel homme, la Torah ne peut pas se maintenir, car son humilité n'est qu'apparente.
[Ben Ich 'Haï]

-> Le Maharcha enseigne que l'orgueil est un obstacle à l'acquisition de la Torah.
A part l'orgueilleux classique, Rava distingue 2 autres catégories d'orgueilleux :
- celui qui pense étudier seul, en autodidacte, sans passer par l'enseignement d'un maître : il pense que son esprit est suffisamment élevé (comme le Ciel) et qu'il n'a donc pas besoin d'un rav.
- celui qui même s'il étudie avec un rav, pense que l'enseignement reçu une seule fois est largement suffisant et qu'il n'a pas besoin de révisions.
[à l'image de celui qui voit la mer extérieurement se disant que la profondeur est partout identique, alors qu'en réalité, en avançant on s'enfonce davantage!]

-> Le Rif donne une autre explication :
- celui qui est prétentieux au sujet de l'étude de la Torah.
Il se dit : "il ne convient pas à un homme de mon niveau de m'investir dans l'étude littérale (pchat) de la Torah, mais seulement dans l'étude ésotérique (sod)."
Ce niveau d'orgueil correspond à : "elle n'est pas dans le Ciel", car il a des prétentions spirituelles qui ne se trouvent qu'au Ciel.
- celui qui est orgueilleux envers son prochain, et non pas envers les domaines et les sujets d'étude de la Torah.
[la mer est constituée d'eau, or : "L’eau ne fait référence qu’à la Torah"
(guémara Avoda Zara 5b)
Ainsi : "elle n'est pas au-delà des mers" = arrête de te focaliser avec orgueil sur ce qui n'est pas la Torah (les autres), ce qui est au-delà de la mer! Mais plutôt, développe cette jalousie/orgueil positive dans le cadre de la Torah (mer).]

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"Car cette mitsva que Je te prescris en ce jour, elle n'est pas cachée de toi ni placée trop loin ... elle n'est pas dans le ciel ... car la chose est très proche de toi : dans ta bouche et dans ton cœur pour être accomplie." (Nitsavim 30,11-14)

-> Le rav Yéhouda Leib 'Hassman (Ohr Yahel) rappelle le grand principe selon lequel l'homme est composé de 2 forces opposées : le spirituel et le matériel, comme le dit le verset (Béréchit 2,7) : "Hachem, le D., forma l'homme poussière de la terre, insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l'homme devint un être vivant".
Ainsi, si l'homme fait dominer son esprit (issu du Trône Divin), sa compréhension dépassera même celle des anges.
En revanche, s'il laisse la matérialité prendre le dessus, il s'abaissera au niveau de l'animal.

Et effectivement, la distance entre ces 2 notions correspond à celle qui existe entre le ciel et la terre.
C'est le sens des versets de notre paracha : si l'homme fait dominer la spiritualité, cette mitsva se fixera dans son cœur et dans sa bouche, et il verra clairement devant lui, le chemin de la vie.
Dans le cas contraire, la mitsva restera réellement, hors d'atteinte, dans le ciel.

"Moché alla" (Vayélé'h Moché - Vayélé'h 31,1)

=> Où est-il allé?

-> Selon le Targoum Yonathan, il est parti à la maison d'étude.

-> Selon le Sforno, : "Après avoir terminé tout ce qui concernait l'alliance avec Hachem, il a voulu consoler les bnei Israël de sa mort pour que rien ne se mêle à la joie qui convient à l'alliance, ainsi qu'il est écrit : "Israël se réjouira de Son D.""
[en tant que juif, la joie d'avoir une alliance, une liaison si forte avec le Maître du monde (Hachem) doit nous être tellement énorme, qu'aucun événement ne peut l'altérer (même pas la mort de Moché!)]

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-> Moché était sur le point de quitter ce monde.

Avant de mourir, autant les forces physiques de l'homme faiblissent, autant ses forces morales augmentent et sa perception s'aiguise.

Ainsi, lorsqu'un homme parfait atteint la fin de sa vie, des forces spirituelles immenses naissent en lui. C'est la raison pour laquelle au moment de leur mort, les sages désiraient accorder leurs bénédictions à leur génération, comme Its'hak et Yaakov ont béni leurs fils ...

De même, avant leur mort, les grands Sages transmettaient les secrets de la sagesse et de la Torah à leurs élèves. Par exemple, Rabbi Eliézer a pu répondre avant sa mort à toutes les ambiguïtés que ses élèves avaient rencontrées dans leur étude.
[Méam Loez - Vézot haBéra'ha 33,1]

[ainsi, Moché est allé voir chaque juif individuellement pour lui prodiguer un message unique/personnalisé (conseil, encouragement, ...), capable d'influencer positivement cette personne, ainsi que toute sa descendance!]

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-> Quand un homme est vivant, il s'appelle quelqu'un qui "marche", alors que les anges se tiennent immobiles.

Quand un homme est "mort", il devient immobile, car il ne peut plus accomplir les mitsvot, mais si ses enfants ou ses élèves font des mitsvot, ils le rendront "en marche".

=> "Moché alla" = bien que Moché était sur le point de mourir, il pourra continuer à aller par le mérite de ses élèves, du peuple juif qu'il a laissé.

[d'après le 'Hatam Sofer]

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Selon la guémara (Shabbath 30a), on ne dévoile pas à un homme le nombre de ses jours.
=> Comment Moché a-t-il pu savoir le jour de sa mort?

-> Il est écrit dans le Zohar (I,218) que 40 jours avant le décès d'un homme, son âme le quitte, comme il dit : "et que s'effacent les ombres" (Chir haChirim 4,6), et ce pour visiter le lieu qui lui est destiné dans les mondes supérieurs.

Telle est l'explication du Ohr ha'Haïm haKadoch :
"Moché alla" = son esprit de vie et l'âme qui étaient en lui ont commencé à se préparer pour le monde supérieur.
Moché sentait déjà ce processus, et savait que sa fin était proche.
=> C'est pourquoi, il s'est adressé au peuple d'Israël pour lui adresser ses dernières paroles.

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+ "Moché alla"

-> Le peuple juif a mérité d'avoir une source d'eau dans le désert grâce à Myriam. A sa mort, le puits a cessé de couler.
Les Bné Israël ont mérité de voyager entourés de Nuées de Gloire (anané kavod), qui les protégeaient dans le désert. A la mort de Aharon, les Nuées les ont quittés.
Par le mérite de Moché, à la fois le puits et les Nuées de Gloire sont retournés parmi le peuple juif.
Egalement par le mérite de Moché, les Bné Israël ont bénéficié de la manne dans le désert.
Lorsque Moché est mort, c'est comme si Moché, Aharon et Myriam mourraient tous en même temps. En effet, ils ont perdu le puits, les Nuées et la manne.
[Sifté Cohen]

["Moché alla" = avec le départ de Moché, cette fois-ci le puits et les Nuées sont définitivement partis!]

-> "Il leur dit : Je suis âgé de 120 ans aujourd'hui" (31,2)
Il se peut que les 120 années de vie de Moché correspondent aux 120 jours qu'il a passé sur le mont Sinaï : 40 jours avant les 1er Lou'hot, 40 jours où il a prié pour que le peuple juif soit pardonné de la faute du Veau d'or, et 40 jours avant de recevoir les 2e Lou'hot.
[d'après le rav Yaakov Scechter : selon la guémara (Ména'hot 99b) : La Torah a été donnée en 40 jours et une âme (néchama) est créée en 40 jours. Ainsi, il est probable que Moché a vécu 120 années en correspondance au cumul de sa néchama, de celle d'Aharon et de celle de Myriam (ce qui prolonge le divré Torah précédant!).]
[rabbénou Bé'hayé]

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-> "J’ai 120 ans aujourd’hui" (Vayélé'h 31,1-2)

-> Rachi explique : "Aujourd’hui mes jours et mes années ont été remplis ; en ce jour je suis né et en ce jour je vais mourir."

-> La guémara (Kidouchin 38a) dit : "Cela nous enseigne que D. remplit les jours des Justes jusqu’au jour et au mois, comme il est écrit : "Je remplirai le nombre de tes jours" (אֶת מִסְפַּר יָמֶיךָ אֲמַלֵּא - ét mispar yamé'ha amalé - Michpatim 23,26).

-> Le Zohar enseigne qu’en accomplissant chaque jour une mitsva, le tsadik confectionne une "vêtement" spirituel pour sa Néchama, grâce auquel il peut jouir du "rayon de la Chékhina" dans le Gan Eden. Hachem comble ainsi les "vêtements" du tsadik avec la Lumière Divine (à noter que le mot מִסְפַּר – Mispar [nombre] – s’apparente au mot ספיר Saphir – une pierre lumineuse), afin qu’il puisse recevoir le Dévoilement Divin, la Crainte et l’Amour Supérieurs dans son âme.
[Torah Ohr]

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+ "Moché alla (vayélé'h)"

-> Le midrach Tan'houma enseigne que le langage de "vayélé'h" (alla) signifie : une réprimande (tokhakha).
Moché est allé dans la tente de chaque juif et leur a donné du moussar [personnalisé].
C'était la dernière opportunité de leur parler et d'essayer de s'assurer qu'ils suivraient la volonté de Hachem.
[Pné David]

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-> "J'ai 120 ans aujourd'hui, je ne peux plus entrer et sortir" (Vayélé'h 31,2)

-> Nos Sages expliquent que Moché voulait dire par cette parole qu'il avait atteint ce jour là ses 120 ans. C'était le jour de son anniversaire. Moché précisa cet élément pour faire savoir au peuple que le jour de sa mort était arrivé, car Hachem remplit les jours des Justes au jour près.
D'autre part, Rachi explique que la phrase : "Je ne peux plus entrer et sortir" signifie que les portes de la sagesse se sont refermées devant lui. Il ne pouvait plus encore s'élever dans la sagesse, sortir d'un niveau plus bas pour entrer dans un niveau plus haut.

-> Rabbi Nathan de Breslev explique les 2 éléments de cette parole de Moché sont liés.
Pour que Moché puisse mourir en ce jour, il fallait nécessairement que les portes de la sagesse se referment devant lui. En effet, l'homme a été créé dans ce monde pour évoluer spirituellement. Cette progression s'exprime par l'accomplissement des mitsvot, l'amélioration de ses traits de caractère, l'élévation dans la connaissance d'Hachem ...
Tant qu'il y a de quoi progresser, Hachem donne de la vie. Car la vie n'est donnée que pour pouvoir se parfaire. Et bien qu'il existe des personnes qui n'avancent pas, voire même qui ne cessent de chuter spirituellement, et malgré tout ils continuent d'être en vie.
En réalité, même leur vie ne leur est donnée que pour faire du bien. Hachem peut le laisser en vie du fait qu'Il sait qu'il a un potentiel d'avancer. Hachem attend patiemment qu'un jour il révèle et réalise son potentiel. Il se peut aussi que cet homme accomplisse une bonne action et qu'Hachem le laisse vivre pour cela.

Mais quand un homme n'a plus de possibilité d'évoluer, alors Hachem ne trouve plus justifié de lui donner de la vie, D. Préserve.
Néanmoins, les hommes Justes sont constamment en évolution. Ils ne cessent de progresser et de s'améliorer, de jour en jour. Ainsi, théoriquement ils ne devraient jamais quitter le monde. C'est pourquoi, quand arrive le jour où Hachem a décrété qu'il doit partir, pour les raisons qu'Il connaît, alors Hachem leur ferme les portes de la sagesse pour qu'ils ne puissent plus avoir de quoi évoluer, pour qu'il soit possible de reprendre leur âme.

[ainsi chaque instant où je vis, Hachem m'exprime Sa confiance et Sa certitude que je peux encore faire de belles choses malgré mon libre arbitre.
C'est le yétser ara qui met en nous des pensées négatives remettant en question la confiance et la valeur qu'a papa Hachem de nous, afin de nous faire chuter, de faire que l'on accomplisse le moins possible nos potentialités. ]