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"Pharaon retira l'anneau de sa main et le déposa dans la main de Yossef. Il l'habilla de vêtements précieux et posa sur son cou une chaîne en or." (Mikets 41,42)

-> En lui donnant son anneau royal, Pharaon lui marquait sa volonté de le nommer vice-roi d'Egypte. De plus, il l'habilla de vêtements symbolisant la caste des nobles.

Pharaon choisit pour lui des habits de lin afin de le protéger du mauvais œil, de la sorcellerie et des forces du mal.
Si un individu revêt un habit de lin pur, sans aucun autre tissu mélangé, il est protégé de tels pouvoirs.

Or, d'après la guémara (Kidouchin 49b), 10 mesures de sorcellerie ont été données au monde, et 9 d'entre elles furent prises par l'Egypte.
=> C'est pourquoi Pharaon revêtit Yossef de lin pur afin de le protéger contre la magie noire. Les sorciers et les magiciens d'Egypte étaient extrêmement jaloux de Yossef et ils mirent en oeuvre leurs pouvoirs magiques afin de lui porter atteinte.

Grâce à ses vêtements de lin, il put s'opposer à eux et échapper au mauvais sort qu'ils lui jetaient.

[Méam Loez - Mikets 41,41-42]

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-> En pleine famine, Yaakov envoya ses fils prendre des provisions de blé en Egypte (cf. Mikets 42,1).
Rachi commente : "Pourquoi donnez-vous l’impression aux descendants de Yichmaël et de Essav que vous êtes rassasiés?
A ce moment-là, il leur restait encore du blé. A mon avis, le sens simple est le suivant : Pourquoi faudrait-il que tout le monde vous regarde avec étonnement du fait que vous ne recherchez pas de nourriture aussi longtemps que vos réserves ne sont pas épuisées?"

->"Yaakov dit à ses fils, ne vous montrez pas lorsque vous êtes rassasiés, ni à Essav, ni à Ichmaël, afin qu'ils ne vous jalousent pas."
[guémara Taanit 10b]

-> Le midrach Béréchit rabba (cité par Rachi v.42,5) enseigne : "[En descendant en Egypte, les 9 frères] se cachaient pour qu'on ne les reconnaisse pas, parce que leur père leur avait ordonné de ne pas tous se faire voir à la même porte, mais de rentrer chacun par une porte différente, afin que le mauvais œil n'ait pas de prise sur eux, car ils étaient tous beaux et forts".

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-> Si Yossef s'était abstenu de rapporter ses rêves devant ses frères, ils se seraient réalisés plus tôt. Leur jalousie le frappa du mauvais œil, et ils ne s'accomplirent que 22 années plus tard.

[Zohar - rapport dans le Méam Loez - Vayéchev 40,21-22]

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-> Cela vaut la peine de faire un détour et même 100 détours pour ne pas rencontrer quelqu'un qui a le mauvais œil.
[Zohar - A'haré Mot]

-> Celui qui regarde son ami avec jalousie met sur lui le mauvais œil, à plus forte raison s'il parle de lui en disant : "Comme Untel est riche!" ...
Par la bouche, il est l'envoyé du Satan, et il est dit de lui "tu as envoyé tes paroles pour le mal".
[Séfer 'Harédim - chap.66]

-> Si un homme a une nature mauvaise et si c'est un mauvais voisin, il regardera autrui d'un mauvais œil, verra ses biens et en sera jaloux, et cela est très nuisible. C'est pourquoi mieux vaut faire attention à être discret dans tout ce que l'on fait.
[Séfer haBrit]

-> Par exemple : "Les 1eres Tables de la Loi (lou'hot), qui furent données avec publicité, ont été brisées. Les 2 Tables, qui furent données dans la discrétion, ont perduré" (midrach Tan'houma Ki Tissa).

-> b'h, sur le thème de la jalousie et du mauvais œil : https://todahm.com/2018/12/09/jalousie-et-mauvais-oeil

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-> Dans la paracha Vayéhi, Yaakov a bénit ses enfants de se multiplier et de se fructifier comme les poissons des océans sans que le mauvais œil ait prise sur eux [car ils sont à l’abri des regards de l’homme].
Yossef a mérité cette bénédiction [d’échapper au mauvais œil] parce qu’il a détourné son regard de l’épouse de Potiphar.
(guémara Béra’hot 20a, cité par Rachi).

Pour échapper au mauvais œil, il faut principalement utiliser à bon escient son œil (ne pas regarder des choses interdites, ne pas voir négativement autrui/la vie, …) et ne pas trop mettre en avant ce qui doit rester caché (ex : tu as vu ma voiture comment elle est belle!!, et mon fils, quel génie!!, … ).

Par exemple, nos Sages (Baba Batra 2b), nous demande de : "ne pas nous tenir devant le champ de notre voisin lorsque le champ est fleuri."
En effet, notre simple regard devant la réussite d’autrui à un pouvoir …

La règle est : "La bénédiction réside dans ce qui est caché de l’œil" (guémara Taanit 8b).

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-> Pour éviter le mauvais œil, il ne faut pas contempler les personnes du sexe opposé.
La guémara (Béra'hot - chap.3) enseigne que le mauvais œil n'eut aucun pouvoir sur les descendants de Yossef, car il ne leva pas même les yeux sur la femme de Potiphar, alors qu'elle le poursuivit de ses assiduités durant une année.
[Méam Loez - Vayé'hi 49,22-26]

Nos Sages enseignent : "Si quelqu'un voit que des malheurs l'assaillent, qu'il réfléchissent à ses actes."
En effet, Hachem n'inflige pas un jugement sans raison, et Il est très exigeant envers les tsadikim.

=> C'est pourquoi quand les frères de Yossef ont vu qu'ils étaient assaillis par des malheurs, il se sont concentrés uniquement sur la pensée : "Qu'est-ce que cela vient nous enseigner? Qu'est-ce que nous devons améliorer?"

Et au lieu de chercher des moyens de rendre la monnaie de sa pièce à Yossef et de lutter contre ses machinations envers eux, ils ont tout accepté avec amour, comprenant qu'il y avait un signe du Ciel qu'il fallait réparer la faute de la vente de Yossef.
Alors, ils se sont occupés uniquement de ces pensées-là.
[rabbi David Pinto - Mikets]

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[si l'on a conscience qu'absolument rien ne peut nous arriver sans que Hachem donne son accord, alors nous réalisons que les "coups" que nous recevons viennent pour que nous modifions, réparons quelque chose dans notre comportement.
Alors, plutôt que de réagir par orgueil (comment peut-on oser me faire quelque chose à MOI!), soyons humbles et constructifs (qu'est-ce que mon papa Hachem, qui m'aime plus que tout, désire que je modifie!)]

"Pharaon dit à Yossef : ... il n'y a pas plus intelligent et sage que toi" (Mikets 41,39)

-> Le programme institué par Yossef comme préparation aux années de famine a été acceptée par Pharaon et ses serviteurs comme une sagesse qui sortait de l'ordinaire.
En effet, "Pharaon dit à Yossef : ...il n'y a pas plus intelligent et sage que toi".

A l'école de Novardok la question a été posée :
Est-ce une tellement grande sagesse? De quoi est-il question? ...
Est-il possible que tout soit tellement évident, simple? Est-ce que tout le monde comprend vraiment qu'il faut amasser pendant les années d'abondance pour ne pas mourir pendant les années de famine? Que fait-on de : "la durée de notre vie est de 70 ans, et à la rigueur, de 80 ans" (Téhilim 90,10)?

Tout le monde est-il conscient de la nécessité d'amasser de bonnes actions pour les années qui viendront ensuite?
Il n'est pas possible que quelqu'un croie que la vie va continuer éternellement. Est-ce que quelqu'un vit à jamais?

Et pourtant tout à coup, nous ne sommes pas tous sages et nous ne sommes pas tous avisés.
Pour une raison quelconque règne une confiance aveugle que tout ira bien. Il n'y a pas de tension, nos années d'abondance ne sont pas au nombre de 7 mais de 70, et nous repoussons la voix qui se cache dans les profondeurs du cœur et qui essaie de rappeler que la richesse n'est pas éternelle.

[nous investissons tellement pour profiter de l'abondance matérielle de ce monde, en oubliant la famine spirituelle qui risque de nous attendre dans l'éternité de notre monde à venir.

"il n'y a pas plus intelligent et sage que toi" = en effet : "Qui est sage? Celui qui voit ce qui va arriver" (guémara Tamid 32a).
Malheureusement bien trop peu de personnes vivent avec sagesse, en "voyant ce qui va arriver" ...]

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-> Le Zohar (Vayichla'h 168b) enseigne :
70 gouverneurs célestes dirigent les 70 années de la vie de l'homme jusqu'à ce que celle-ci se termine. Chacune des années de vie est attribuée à l'un des 70 gouverneurs qui éprouvera l'homme durant cette période.
Lorsque l'homme dépasse les 70 ans et entame la décennie suivante, il n'est plus sous la domination de ces gouverneurs célestes et c'est le secret du verset : "la durée moyenne de la vie de l'homme est de 70 ans et s'il est vigoureux 80 ans. Et son éclat n'est que peine et misère" (Téhilim 90,10).
Après 70 ans, l'homme ne se trouve plus dans la même adversité, ce qui lui donne l'opportunité de s'élever dans la sainteté plus facilement.

"C'est à cause de l'argent qu'on a remis dans nos sacs qu'on nous conduit" (Mikets 43,18)

-> Un jour, un des élèves du Gaon de Vilna, lui demanda : "Notre maître, où se trouvent en allusion les paroles de nos Sages (guémara Shabbath 31a) : Quand on fait entrer quelqu'un en jugement (dans le monde à venir), on lui demande : as-tu été droit en affaires?"

Le Gaon de Vilna répondit immédiatement : dans la paracha Mikets, dans le verset : "C'est à cause de l'argent qu'on a remis dans nos sacs qu'on nous conduit" = cela signifie que le début du jugement porte sur l'argent qui est revenu dans nos sacs. C'est la 1ere chose sur laquelle on nous interroge (dans le monde à venir).

"Que le D. tout puissant vous donne de la compassion (véél Sha-daï yiten la'hém [לָכֶם] ra'hamim)" (Mikets 43,14)

-> Le rav Shlomo Kluger (Imré Shéfer - Mikets) demande : normalement on devrait avoir écrit : "que D. ait de la compassion sur vous" (yiten alé'hém ra'hamim).
Cependant le verset utilise : "que D. vous donne de la compassion" = il semble que Hachem va les faire devenir davantage compatissants (en leur donnant en eux de la compassion).
=> En quoi cela est-il utile? Ils ont plutôt besoin que ce soit le responsable de l'Egypte qui est de la compassion pour eux!

Il existe le principe suivant : celui qui désire que le Ciel ait pitié de lui, doit tout d'abord se conduire lui-même de la sorte à l'égard de son prochain, en vertu du principe énoncé par nos Sages : "Quiconque a pitié des gens, le Ciel le prend en pitié" (guémara Shababth 151a).

Le Imré Shéfer ajoute : c'est pourquoi Yaakov a prié Hachem que ses fils reçoivent fortement la vertu de la compassion, afin qu'ils puissent l'utiliser en faveur d'autrui. En effet, par conséquent, Hachem aura alors de la compassion pour eux.

A ce moment, ils avaient tout particulièrement besoin de la compassion d'Hachem. Chimon leur avait déjà été pris, et Binyamin allait maintenant descendre en Egypte, et qui sait ce qui lui arrivera? Qu'arrivera-t-il aux autres frères?
Cependant, en ayant la vertu de la compassion, alors on met avec nous Hachem dans son attribut de compassion, et tout se passera pour le mieux!

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-> Rachi sur notre verset : Yaakov dit : Maintenant que vous avez l'argent, le présent et votre frère Binyamin, il ne vous manque rien si ce n'est la prière. Je prierai pour vous.

Rabbénou Bé'hayé commente : comme le disent nos Sages (guémara Sanhédrin 44b), il faut toujours prier pour éviter le malheur.

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-> Lorsque Yaakov envoya ses fils en Egypte pour la seconde fois, il s’exclama: "Et que le D. Tout Puissant ( וא־ל ש־די El Chaddaï) vous fasse trouver miséricorde רַחֲמִים auprès de cet homme, afin qu’il vous rende votre autre frère et Binyamin. Et moi, comme j’ai pleuré, je pleure encore" (Mikets 43, 14)

-> Le Chlah haKadoch voit dans ש־די les initiales de שלמה דוד ישי (Shlomo, David, Ichaï), les ancêtres du Machia’h.
[le nom ש־די fait allusion à la venue du Machia’h, en plus d'être une allusion à la fin des souffrances de l’Exil]

-> Nos Sages enseignent que tout ce qui est arrivé aux Patriarches est un signe de ce qui arrivera plus tard à leurs descendants. Et en ce sens, la délivrance des Patriarches est un signe de la délivrance future de leurs descendants.
Lorsque Yaakov a vu les malheurs qui s’abattaient sur lui, il a dit : "Si cela est un signe des malheurs qui s’abattront plus tard sur mes descendants [les 4 principaux malheurs qu’a vécu Yaakov : (le séjour chez) Lavan, (la haine d’)Essav, (le viol de) Dina et (la vente de) Yossef, correspondent respectivement aux 4 Exils que subiront ses descendants: Babylone, Perse, Grèce et Rome – Chem Michmouel].

"Puisqu’ils n’auront pas la force de les supporter, en fin de compte, Tu auras probablement pitié d’eux et Tu diras à leurs souffrances de cesser ( דַּי Daï). Aussi, comme mes souffrances ne sont qu’un signe des souffrances futures du Peuple Juif, dis-leur de cesser".
[Ohel Yaakov]

[Rachi sur le verset (43,14) rapporte le midrache qui explique : "Celui qui a dit à l’Univers : Daï ( דַּי - assez), qu’Il dise Daï (דַּי) à mes souffrances, car je n’ai pas eu de repos depuis mes jeunes années. J’ai souffert par Lavan, j’ai souffert par Essav, j’ai souffert par Ra‘hel, j’ai souffert par Dina, j’ai souffert par Yossef, j’ai souffert par Chimon, j’ai souffert par Binyamin"

Selon le Ramban, l’utilisation des termes וא־ל שדי (VéEl Shadaï) expriment, l’Attribut de Rigueur (la "Midat HaDin"); ainsi, "Et que le D. Tout Puissant ( וא־ל ש־די ) vous fasse trouver miséricorde רַחֲמִים (Ra ‘hamim)", signifie qu’Il vous fasse monter de l’Attribut de Rigueur à l’Attribut de Miséricorde.]

"Ils venaient de quitter la ville, ils en étaient à peu de distance, lorsque Yossef dit à l'intendant de sa maison : "Va, cours après ces hommes"." (Mikets 44,4)

La formulation de ce verset semble souligner que, du fait que les frères de Yossef ne s'étaient pas encore trop éloignés, il a demandé à son intendant de les poursuivre.
=> Quel est le rapport entre ces 2 faits?

-> Rabbi 'Haïm Vital explique que la téfilat hadéré'h a pour objectif de nous assurer la protection lors d'un voyage, mais nous ne la prononçons qu'après nous être éloignés d'au moins une parsa (environ 4 kilomètres) de la ville.

=> Yossef, conscient que ses frères réciteraient cette prière en route, ordonna qu'on les poursuivre avant qu'ils ne s'éloignent trop, c'est-à-dire avant qu'ils ne la prononcent [bénéficiant alors de la protection afférente].

Certains expliquent que Yossef ordonna qu'on remplisse leurs sacs de vivres "autant qu'ils en peuvent contenir", justement pour leur alourdir la charge et les empêcher d'avancer vite, ce qui lui permettrait de les poursuivre et de les rattraper plus facilement.

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+ Autres explications :

-> Yossef ne les laissera pas aller très loin, car il veut leur éviter de dépasser sans raison les 2 000 coudées autorisées le Shabbath (té'houm Shabbath).
[les frères voyageant car leur famille était en danger de vie par manque de nourriture.]
[le Yéfé Toar]

-> Yossef ne veut pas que ses frères se fatiguent inutilement.
[Rabbénou Bé'hayé]

La Torah donne une seule fois à Pharaon le nom de "roi d'Egypte" (Mikets 41,46), et c'est lorsqu'il élève Yossef à la dignité de vice-roi.

En effet, la réalité est que c'est Yossef, et non Pharaon, qui domine le Nil, et la valeur numérique de "nilous" (Nil - נילוס) est la même que celle de Yossef (יוסף), soit 156.

[Sifté Cohen]

"Voici les engendrements de Yaakov, Yossef" (élé toldot Yaakov, Yossef - Vayéchev 37,2)

-> A partir des lettres de : "Yaakov" (יעקב), on engendre le mot : "Yossef" (יוסף).

En effet :
- le youd (י) s'écrit pleinement : יוד, et il reste les lettres : "vav dalét" (וד), qui font ensembles : 10 (soit : י) ;
- de même pour le ayin (ע) qui s'écrit : עין, et dont il reste : ין, qui font : 60 (soit : ס - samé'h) ;
- de même pour le kouf (ק) qui s'écrit : קוף, et il reste : ופ, qui sont les 2 dernières lettres nécessaires pour former : "Yossef" (יוסף).

[d'après rabbi Yéhouda Moyal]

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-> Le Zohar (Vayichla'h 176b) dit : "Yaakov et Yossef étaient comme une seule entité".

-> "Voici les descendants de Yaakov, Yossef"
Le midrach (Béréchit rabba 84,5) commente : "Bien que Yaakov ait eu d'autres fils, tous sont nés pour le mérite de Yossef, et pour lui permettre de remplir son rôle de chef spirituel du klal Israël".

Le rav David Hofstedter (Darach David) dit que c'était peut-être l'erreur qu'ont commis les frères de Yossef : ils ont constaté que Yossef possédait les extraordinaires qualités de Yaakov mais n'ont pas compris qu'il avait été désigné pour lui succéder au plan spirituel. Ils n'ont pas pressenti l'avenir auquel était destiné leur frère, comme l'avait fait leur père.

-> "Yaakov a transmis à Yossef toute la Torah apprise auprès de Chem et Ever" (midrach Béréchit rabba 84,8).
Le rav Yaakov Kamenitsky explique que comme Chem et Ever avaient vécu à l'époque du Déluge et de la Tour de Bavél parmi des réchaïm et incroyants, ils étaient particulièrement désignés pour transmettre à Yaakov des directives sur la façon de s'élever au plan spirituel en dépit de l'environnement pernicieux auquel il allait être exposé.
C'est ce même enseignement que Yaakov a ensuite transmis à Yossef, son héritier spirituel parce que celui-ci devrait un jour sortir à son tour dans le monde et l'affronter. [c'est à grâce à cela qu'il a pu survivre en Egypte, foyer de la débauche, de la sorcellerie, ...]

Héritier spirituel de Yaakov, Yossef a dû assimiler tous les enseignements qui avaient formé le caractère de son père et lui avaient permis d'acquérir sa stature.
Nos Sages (guémara Sota 36b) disent que Yossef était digne d'être le père des 12 Tribus tout comme son père l'avait été.
[ A la fin, Yossef a dirigé les les maisons de ses frères en Egypte, en leur fournissant de quoi vivre comme s'il était leur père]

-> Se fondant sur cette affirmation, le Ohr ha'Haïm haKadoch démontre que Yossef était au niveau spirituel des Patriarches, égal à Avraham, Its'hak et Yaakov (Vayé'hi 48,6).

Par ailleurs, le Ohr ha'Haïm haKadoch explique comment la désignation des 2 fils de Yossef pour faire partie des 12 Tribus prouve que Yossef était au même niveau spirituel que son père.

Celui qui mérite d'éviter toute sa vie de faire honte à autrui, Hachem le délivrera de tout malheur, et il engendra des enfants droits.
C'est ce qui est arrivé à Tamar : par le mérite d'avoir pris le risque d'être livrée au feu pour ne pas faire honte à Yéhouda, elle a engendré des rois et des prophètes.
[Ménorat haMaor]

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-> Qu'est-ce qui est un meurtre qui ne se voit pas et dont le châtiment est très grand, dont la faute est légère et grave?

C'est la honte : celui qui fait honte à autrui en public ou le fait souffrir devant quelqu'un si bien qu'il a honte, c'est comme s'il le tuait. En effet, il accepterait [plutôt] la mort pour qu'on ne lui fasse pas honte.
[Séfer 'Hassidim - 54]

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-> b'h, divré Torah - Vayéchev à ce sujet : https://todahm.com/2018/12/09/7722

Il lui dit : "Va je te prie, vois comment vont tes frères et comment va le troupeau" (Vayétsé 37,14)

-> Selon le midrach (Tan'houma Yachan Vayéchév 13), la raison pour laquelle Yaakov a demandé comment allait le troupeau était parce qu'il profitait du troupeau, de son lait et de ses pelages de laines.

=> On apprend de là l'importance d'être reconnaissant envers toute créature, pas seulement envers un homme qui nous a rendu service, mais aussi envers les animaux,et même les plantes.

[par nature, l'être humain n'aime pas être redevable d'autrui, alors il est facile de trouver des excuses pour annuler, amoindrir, cette dette de gratitude envers l'autre.
C'est pour cela que même envers le minéral (ex: cf. l'expression de ne pas jeter de pierre dans un puits qui nous a permit de boire!), le végétal, l'animal et à plus forte raison l'humain, nous devons sans cesse reconnaître et apprécier ce qu'ils nous apportent.
Rien n'est naturel, rien ne va de soit!
Plus nous nous habituons à l'apprécier, plus cela fait partie de notre nature, et le plus notre vie devient belle, puisque l'on se rend compte d'à quel point Hachem amène constamment sur nous de belles choses!
De plus en se focalisant sur le bien qu'il nous arrive dans la vie, les mauvais choses qu'on croit nous arriver deviennent alors minimes en comparaison.
Nous n'avons plus le temps de se dire à quel point nos malheurs sont grands, mais au contraire à quel point nos bonheurs sont grands! ]