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Le choc du jugement après notre mort

+ Le choc du jugement après notre mort :

Yossef dit à ses frères : "Je suis Yossef! Mon père est-il encore en vie?"
Et ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient consternés devant lui" (Vayigach 45,3)

-> Le midrach (Béréchit rabba 93,10) dit que lorsque Abba Cohen Bardela atteignait ce verset, il commençait à pleurer, disant : "Si Yossef, la réprimande de leur jeune frère, a laissé les Shévatim incapables de lui répondre, qu'aurons-nous à répondre à Hachem lorsqu'Il nous jugera pour nos actions?!"

-> Le Zéra Shimshon demande : quelle grande leçon Abba Cohen Bardela a vu dans la réprimande de Yossef, qu'apparemment, il a acquis une grande perspicacité dans ce à quoi cela ressemblera lorsque Hachem Lui-même nous jugera?
Sans cette histoire, Abba Cohen Bardela n'aurait-il pas réalisé la sévérité de ce que signifie être jugé par Hachem Lui-même (ex: qu'on peut rien lui cacher)?

Le Zéra Shimshon explique que lorsque Yossef s'est révélé à ses frères, ils l'ont immédiatement reconnu. L'embarras qu'ils ont ressenti provient du fait que, bien qu'ils aient passé beaucoup de temps avec Yossef, lui parlant, mangeant avec lui, ..., qu'ils aient entendu sa voix et vu ses manières, pas une seule fois ils n'ont envisagé la possibilité qu'il s'agissait de leur frère, Yossef.
Malgré le fait que lorsque Yossef s'est finalement révélé aux Shévatim, il était tellement clair pour eux qu'il était effectivement Yossef, sans aucun doute.
C'est la raison pour laquelle ils étaient si embarrassés : qu'une chose aussi claire en apparence leur ait été totalement et complètement cachée pendant tout ce temps, ils ne pouvaient pas comprendre comment ils n'avaient pas réalisé une chose aussi évidente. [la vérité était tout le temps évidente en face de leurs yeux, et malgré tout il ne l'on pas vue, prise en compte! ]

En cela, explique le Zéra Shimshon, Abba Cohen Bardela a vu une formidable analogie avec la façon dont le jugement qu'Hachem prononcera à notre égard se présentera également.

Après avoir vécu de nombreuses années dans ce monde et avoir accompli de nombreuses fois des actions dont nous n'avons jamais réalisé ou même envisagé la possibilité qu'elles soient en réalité des fautes et des transgressions de la volonté d'Hachem, nous nous tiendrons devant Hachem pour être jugés pour nos actions.
Ensuite, tout ce que nous avons négligé et n'avons même pas envisagé la moindre possibilité qu'il puisse s'agir d'une faute, lorsque Hachem nous réprimandera pour nos actions, tout deviendra instantanément clair et notre embarras sera si grand, nous laissant avec la même question que les Shévatim : comment se fait-il que quelque chose qui, rétrospectivement, est maintenant si clair, ne nous a même pas causé le moindre soupçon lorsque nous l'avons fait?!

Le lien entre la paracha Mikets et ‘Hanouka

+ Le lien entre la paracha Mikets et 'Hanouka (par le Zéra Chimchon) :

-> 'Hanouka tombe toujours dans la semaine de la paracha Mikets. Les séforim établissent de nombreux liens entre les deux. Le Zéra Shimshon propose le lien suivant.

-> Le Mégalé Amoukts (252 Ofanim 66, 213) écrit que pendant le règne de Yavan, le péché de la vente de Yossef par les frères a été ravivé.
On trouve une allusion à cela dans le fait que le mom אנטיוכס (Antiochus) a la même guématria que יוסף (Yossef), ainsi que מלך יון (mélé'h yavan - le roi de la Grèce, chacun étant égal à 156.

=> Qu'est-ce qui a réveillé la faute de la vente de Yossef, en particulier pendant le règne de Yavan (la Grèce)?

-> Le Zéra Shimshon explique :
Lorsque les juifs sont revenus d'exil et que le 2e Temple a été construit, la faute de la haine était malheureusement toujours répandu parmi eux. Cette haine a ravivé la faute originele de la vente de Yossef, puisque c'est la haine qui a provoqué la vente de Yossef.
[nous devons garder à l'esprit que nous discutons des saintes Shévatim et que les termes "haine" ne peuvent et ne doivent pas être pris au pied de la lettre.]
Cette situation se poursuivit jusqu'à ce que, en 213e année du 2e Temple, Hachem fit en sorte que les Grecs persécutent les juifs par des décrets sévères jusqu'à ce qu'ils fassent téchouva.
Les trois décrets que les Grecs imposèrent aux juifs étaient de ne pas respecter : le Shabbath, Roch 'Hodech et la Mila (circoncision). Ces 3 mitsvot sont toutes liées à Yossef.

Shabbath : Le Zohar écrit que la punition pour avoir vendu Yossef a été l'exil forcé en Egypte.
Le Zéra Shimshon ajoute que même après que les juifs aient quitté l'Egypte, il était encore nécessaire de rectifier cette faute et c'est pourquoi, juste après avoir quitté l'Egypte, les juifs ont reçu le commandement de garder le Chabbath. C'est parce que le Shabbath est l'attribut de Yossef.
[le Zéra Shimshon n'explique pas pourquoi. Peut-être ses paroles sont-elles basées sur le midrach (Béréchit rabba 14,2) qui dit que le verset : "Qui m'a précédé (Hachem), je peux le récompenser" (Iyov 41,3), se réfère à Yossef qui a précédé le commandement de la Torah et a gardé le Shabbath avant qu'Hachem ne donne effectivement au peuple juif cette mitsva. Pour expier sa vente, nous l'honorons en gardant "sa" mitsva. ]

Par conséquent, tant que le peuple juif a observé le Shabbath, il n'a pas été envoyé en exil. Cependant, dès qu'il commença à profaner le Shabbath, il fut exilé à Bavel (voir Yirmiyahou 17,21).
Cela s'explique par le fait que la punition pour la faute de la vente de Yossef était l'exil et que le respect du Shabbath a sauvé le peuple juif d'un nouvel exil. Une fois que le Shabbath n'a plus été observé, le peuple juif a été renvoyé en exil.

Roch 'Hodech : le jour de Roch 'Hodech, nous offrons une chèvre en guise de korban. Cela permet d'expier le fait que les frères ont trempé le manteau de Yossef dans le sang d'une chèvre pour feindre sa mort (Vayéchev 37,31).

La circoncision (Mila) : C'était la mitsva de Yossef, depuis son éloignement de la femme de Potifar jusqu'à la circoncision de tous les égyptiens.
Ainsi, c'est la haine qui a réveillé la faute de la vente de Yossef et les décrets qui ont été mis en place pour que les juifs se repentent sont les trois mitsvot qui sont fortement liées à Yossef.

L'année au cours de laquelle cela s'est produit y fait également allusion. Comme nous l'avons mentionné, il s'agissait de la 213e année du 2e Temple. Le mot ריב (riv - une dispute), a la valeur numérique de 212, ce qui indique que ce sont les combats et la haine qui ont entraîné les décrets de l'année suivante , la 213e.

Pharaon dit : "Monte, et enterre ton père comme il te l'a ordonné" (Vayé'hi 50,6)

-> Rachi note que Pharaon n'aurait pas permis à Yossef d'enterrer Yaakov en terre d'Israel si ce n'était pour le vœu que Yossef avait fait à Yaakov.
Il explique que Pharaon n'a pas voulu forcer Yossef à transgresser son vœu, car Yossef aurait pu répondre : "Si c'est le cas, je transgresserai le vœu que je t'ai juré (de ne pas révéler) que je connais la langue sainte (l'hébreu) et que tu ne la connais pas".

=> Pourquoi Pharaon était-il si préoccupé par le fait que les gens découvrent que Yossef connaissait une langue de plus que lui? Après tout, il n'était pas préoccupé par le fait que le peuple découvre que Yossef était plus sage que lui.
[Pharaon dit à Yossef : "Nul n’est intelligent et sage comme toi" (Mikets 41,39). ]

La réponse est que s'il est important pour un roi d'être sage, il est encore plus important pour un roi de connaître de nombreuses langues. Un roi qui ne connaît pas les langues de ses sujets n'est pas apte à les gouverner.
Comme Yossef maîtrisait toutes les langues, y compris la langue sainte, il était plus qualifié pour régner sur la myriade de nations soumises à la domination égyptienne. Si cela avait été rendu public, Pharaon aurait été contraint de se retirer en faveur de Yossef. Il avait donc tout intérêt à garder le secret.

=> Pourquoi Pharaon était-il incapable d'apprendre la langue sainte? Après tout, il avait réussi à apprendre les 70 langues des nations non juives.
La réponse réside dans le caractère sacré de la langue sainte. Si Pharaon parlait couramment les autres langues, c'est parce qu'il était capable d'entrer en contact avec chaque nation à un certain niveau. Cependant, Pharaon était incapable de se connecter à la sainteté d'Israël, la nation sainte d'Hachem, à quelque niveau que ce soit. En tant que telle, la langue sainte lui échappait.

En revanche, la grande sainteté de Yossef a fait de la langue sainte sa langue la plus naturelle. Il eut du mal à apprendre les 70 langues, car contrairement à Pharaon, il n'avait pas de lien naturel avec les 70 nations du monde.
L'ange Gavriel tenta d'enseigner à Yossef les 70 langues des nations non juives, sans succès, et ce n'est que lorsque Hachem ajouta la lettre hé de Son nom au nom de Yossef, le transformant en Yéhossef, qu'il réussit à les apprendre. [guémara Sotah 35b]
Le hé a renforcé le lien de Yossef avec Hachem. Comme Hachem englobe tout, y compris les 70 nations, Yossef s'est connecté aux 70 nations et a pu apprendre leurs langues.
[Maharal - Gour Aryé]

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-> En résumé :
Pharaon parlait couramment les 70 langues des nations non-juives parce qu'il était lié à chacune d'entre elles à un certain niveau. Pourtant, Pharaon trouvait que la langue sainte était insaisissable parce qu'il n'avait aucun lien avec la sainteté du peuple juif, et en tant que telle, la langue sainte était au-delà de sa capacité à l'apprendre.
Pour Yossef, c'est l'inverse.

Même une prière sans mot a beaucoup de valeur

+++ Même une prière sans mot a beaucoup de valeur :

"Il advint, au cours de ces nombreux jours, que le roi d'Egypte mourut et les Bné Israël gémirent à cause du travail" (Chémot 2,23)

-> Le séfer Divré Shmouel explique que le pouvoir de parole d'une personne est le résultat de son intelligence. Lorsqu'une personne a une idée en tête, elle est capable d'utiliser son intelligence pour la formuler en mots. Les animaux, en revanche, n'ont pas ce type d'intelligence et ne peuvent donc pas parler. Ils sont capables de hennir et de meugler, mais ils ne peuvent pas exprimer leurs pensées par des mots.

Lorsque les juifs ont été réduits en esclavage en Egypte, ils sont tombés à un niveau spirituel très bas. Ils sont tombés si bas qu'ils étaient comparables à des animaux dépourvus du pouvoir de la parole.
Le verset dit qu'ils "soupiraient", ce qui signifie qu'ils ne pouvaient que gémir et faire des bruits, mais qu'ils ne pouvaient pas crier avec des mots.
Cependant, Hachem appréciait cette forme de cri. Ce soupir du peuple juif a atteint le trône de gloire d'Hachem.

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-> Le séfer Mé Hachiloa'h dit que dès qu’ils crièrent vers Hachem, la délivrance commença. Jusqu’à présent, ils ne criaient pas vers Lui.
Parce que Hachem voulait les entendre, Il leur donna une raison de crier, ce qui permis de commencer le processus de leur salut.

C’est ce que dit le roi David : "Béni soit Hachem, qui n’a pas écarté de moi ma prière et Sa bonté" (Téhilim 66,20). Il dit que dès qu’il pria Hachem, Il fit briller Sa bonté sur lui, mais Hachem dut d’abord l’amener à prier.
Il arrive souvent qu’une personne ne se rende pas compte qu’il lui manque quelque chose et ne voie pas la nécessité de prier. Hachem, cependant, veut l’entendre. C’est pourquoi Il lui montre ce qui lui manque et pourquoi il doit prier.
Il donne à la personne la force de prier, et une fois que Hachem entend ses prières, Il envoie une haute lumière et une grande bonté à la personne.

[il en ressort que nous ne devons pas attendre qu'Hachem nous envoie des malheurs (D. préserve) pour en venir à crier, mais que nous devons le faire dès maintenant de tout notre être.
Peut importe si c'est une prière de bas de gamme (à l'animal), notre cri du cœur a un impact énorme au Ciel, au point de permettre le déclencher notre délivrance personnelle à nos soucis, et collective. ]

La bénédiction de Vayé’hi

+ La bénédiction de Vayé'hi :

"Yaakov vécut dans le pays d'Egypte 17 années" (Vayé'hi 47,28)

-> Le rabbi de Kretchnifer (Gilyon Kol émouna) dit que chaque fois que l'on lit à la Torah la paracha Vayé'hi, son pouvoir a la capacité de nous affecter.

Il est connu que la lecture d'une partie de la Torah éveille les influences spirituelles de cette partie.
Le Shabbath où Vayé'hi est lue, les influences de ces 17 bonnes années de la vie de Yaakov sont éveillées et celui qui écoute cette lecture peut mériter d'avoir de bonnes années, saines et heureuses, pleines de satisfaction (na'hat), de sérénité et de connexion avec la Chékhina.

Pourquoi l’Arche a-t-elle été construite en 120 ans?

+ Pourquoi l'Arche a-t-elle été construite en 120 ans?

"Hachem dit à Noa’h : Fais-toi une Arche" (Béréchit 6,14)

-> Rachi commente : "Hachem dispose pourtant de beaucoup de moyens de mettre à l’abri et de sauver. Pourquoi alors avoir imposé à Noa'h la dure besogne de construire une arche? C’est pour que ses contemporains le voient occupé à cette construction pendant 120 ans et lui demandent : ‘Que fais-tu là?’. Et pour qu’il leur réponde : 'Hachem va envoyer un Déluge sur le monde!'. Peut-être feront-ils téchouva!"

=> La construction de l’Arche a duré 120 ans. Pourquoi Noa’h a-t-il mis autant de temps pour la construire? Ne devait-il pas se hâter de l’ériger, comme l’exige l’accomplissement des Mitsvot? Construire rapidement l’Arche (à l’aide d’une multitude d’ouvriers) et l’exposer aux yeux de tous, n’aurait-il pas suffit à réveiller sa génération à la téchouva?

-> Noa’h reçut 2 Commandements dans la construction de l’Arche : celui de sauver (lui-même, sa famille et une partie des animaux) et celui de réveiller sa génération à la téchouva.
Pour accomplir au mieux le second Commandement, il fallait que seul Noa’h construise l’Arche (d’où le fait d’avoir mis autant de temps) afin que l’étonnement des gens soit grand et qu’il puisse, lui-même, accomplir l’obligation de les réveiller à la téchouva.
[Likouté Si’hot 15]

=> Mais, pourquoi cette durée de 120 ans?

-> Il est écrit dans la Torah : "Hachem dit : "Mon esprit n’animera plus les hommes pendant une longue durée, car il n’est constitué que de chair (béchagam ou bassar - בְּשַׁגַּם הוּא בָשָׂר). Leurs jours seront réduits à 120 ans."" (Béréchit 6,3).
Rachi commente : "Je retiendrai Ma colère pendant 120 ans, et s’ils ne se repentent pas, J’amènerai sur eux le Déluge".
Mais pourquoi précisément "120 ans"?

-> La guémara ('Houlin 139b) pose la question : "Où trouvons-nous l’allusion à Moché dans la Torah (le Séfer Béréchit)"? C’est, dit-elle, dans le mot : בְּשַׁגַּם (béchagam), qui a la même valeur numérique que משֶֹׁה Moché (345) (voir Rachi). [Moché, être essentiellement spirituel, était aussi [béchagam] un être de chair).
C’est des "120 ans" de la vie de Moché dont il est fait aussi allusion, comme il dit : "Moché était âgé de 120 ans lorsqu’il mourut" (Vézot haBéra'ha 34,7).
Nous comprenons ainsi que les "120 ans" de la construction de l’Arche sont reliés aux "120 ans" de la vie de Moché.

Le Arizal (Chaar HaPessoukim) nous éclaire sur cette relation : Dans la Haftara que nous lisons le Shabbath Noa’h, le Prophète appelle le Déluge : "eaux de Noa’h" (mé Noa’h - מֵי נֹחַ)" (voir Yéchayahou 54,9).
Ceci pour nous dire que Noa’h était en partie responsable du Déluge car il n’avait pas prié pour sa génération. Aussi, pour réparer cette défaillance, Noa’h est-il revenu en Guilgoul (réincarnation) dans Moché Rabbénou. En effet, nous voyons qu’après la faute du Veau d’Or, Moché pria de toute son âme pour sauver le peuple juif.
Ainsi, alla-t-il jusqu’à dire à Hachem (s’il n’obtenait pas gain de cause) : "Efface-moi (m'héni - מְחֵנִי) s’Il te plait de Ton Livre" (Ki Tissa 32,32). Et le Arizal de remarquer que les lettres de מְחֵנִי (mé'héni) sont formées des mêmes lettres que : מֵי נֹחַ (Mé Noa’h - "les eaux de Noa’h").

Le midrach (Béréchit rabba 1,4) enseigne que le monde et ce qu’il renferme n’ont été crées que par le mérite de Moché, comme il est dit : "Il a vu les prémices (Réchit - רֵאשִׁית), là est sa part, réservée par le législateur (Moché)" (Vézot haBéra'ha 33,21).
Ainsi, Moché Rabbénou incarne la "Térouma" (le Réchit) du monde, dont la mesure moyenne est un cinquantième. Le monde ayant été créé pour 6000 ans (le 7e millénaire, considéré comme le Shabbath, étant propre à D.) [voir guémara Sanhédrin 97b], nous comprenons que Moché vécut 120 ans (un cinquantième de six mille ans).
Hachem accorda donc à la génération de Noa’h ce temps de "Térouma" du monde pour tenter une dernière fois d’épargner la vie sur terre.
[d'après le feuillet de la communauté Sarcelles - Noa'h 5783]

+ "Il vit, et voici un puits ... c'est de ce puits ... sur l'ouverture du puits ..." (Vayétsé 29,2)
+ "... sur l'ouverture du puits ... sur l'ouverture du puits" (Vayétsé 29,3)
+ "... de dessus l'ouverture du puits ..." (Vayétsé 29,8)
+ "... de dessus l'ouverture du puits ..." (Vayétsé 29,10)

Le Baal haTourim fait remarquer que le mot : "béér" (un puits - באר) est mentionné ici un total de 7 fois, allusion aux 7 personnes qui montent à la Torah chaque Shabbath, puisqu'un puits d'eau représente la Torah.

La Torah fait référence à 3 personnes qui ont rencontré leur âme sœur autour d'un puits : Yaakov (יעקב), Eliézer (אליעזר) et Moché (משה), dont l'acronyme forme le mot araméen pour : "l'eau" (maya - מיה).

Les 3 grands personnages qui ont écrit la Torah sont :
-> Moché (משה), qui a écrit le 'Houmach ;
-> Rabbi Yéhouda haNassi, qui a compilé les Michnayot ;
-> Rav Ashi, qui a contribué à mettre par écrit la Guémara.
L'acronyme de ces 3 noms (משה et יהודה et אשי), forme également le mot : "eau" (maya - מיה).

=> L'eau représente la Torah, et un juif sans Torah est comme un poisson hors de l'eau.
Source (b"h) : dvar Torah du petit-fils de Rabbi Yits'hak Zev (dans son TNT)

Hachem dit à Moché : "Est-ce que le bras de D. est trop court?" (Bamidbar - Béaaloté'ha 11,23)

-> "Ouvre la bouche [pour demander], et Je comblerai [ta requête]" (Téhilim 81,11)

Rachi d'expliquer que D. souhaite que nous ouvrons notre bouche afin de demander tout ce que notre cœur désire.

Rav 'Haïm Shmoulévitch (Si'hot Moussar) fait remarquer que plus on prend conscience que notre aide ne peut venir que de D., qu'Il peut tout nous donner, en se tournant à chaque fois par la parole, de tout cœur, vers Lui, alors plus notre prière aura de la valeur et sera importante aux yeux de D.

[Plus on dira à D. combien on compte sur Lui, plus Il nous exprimera combien on compte pour Lui en nous couvrant de bénédictions]

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-> "J'ai créé ce peuple, pour Moi, afin qu'il proclame Ma gloire" (Yéchayahou 43,21)

-> "Il y a un décret faisant que D. a de la compassion pour chaque personne qui l'implore"
[le Rambam]

Nos Sages (guémara Béra'hot 63a) enseignent que même un voleur, qui est sur le point de voler, s'il appelle D. à l'aide, il sera répondu.
Le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik) dit que puisqu'il témoigne de la confiance en D., en Lui demandant de l'aide pour réussir à voler, il mérite alors l'assistance divine.

-> "C'est testé et prouvé, qu'une prière pour la spiritualité est toujours accomplie"
[rav Yisraël Salanter - citée par le rav Eliyahou Dessler]

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-> Toute chose peut s'accomplir par la prière.
Rav Chimchon Pinkous (Shéarim béTéfila) dit que même si une personne mérite une certaine bénédiction ou délivrance, elle ne l'aura pas tant qu'elle ne l'aura pas demandé.
C'est le système que D. a mis en place, car il veut que nous nous tournons vers Lui par la prière.

[Qu'est-ce qui est plus important : l'objet obtenu par la prière ou bien le fait que nous devenons plus proche, plus lié à D., après avoir mis tous nos espoirs en Lui?]

-> La guémara (Kiddouchin 29b) enseigne que toute chose qui a été obtenue suite à la prière n'est pas considéré comme un miracle.
Ainsi, on n'utilise aucun de nos mérites en demandant une chose à D.

[Ne pas oser demander à D., pour ne pas se sentir endetter/redevable, c'est nier le fait que nous avons déjà une dette infinie à Son égard (nous ne pouvons rien, nous ne sommes rien sans Lui!, ...). ]

"Je ne suis que poussière et cendre" (Vayéra 18,27)

La poussière de la terre n'a pas de valeur particulière en ce qui concerne le passé, mais pour l'avenir, elle a une grande importance, car après le labourage et les semis, la terre peut produire des fruits et des plantes.

En revanche, la cendre n'a aucune importance en ce qui concerne l'avenir car elle ne peut rien faire pousser, mais elle a son importance étant donné qu'autrefois elle était un objet utile.

Avraham était si humble qu'il ne considérait avoir aucune qualité : ni dans le passé, ni à l'avenir, comme la poussière et la cendre ensemble.

Nos Sages disent que c'est pour cela qu'il a mérité la "poussière de la femme sota" et la "cendre de la vache rousse".
-> Etant donné qu'il s'est abaissé comme "la poussière" qui n'a pas d'importance par son passé, il a mérité la mitsva de la "poussière de la femme Sota", qui permet de vérifier si la femme a fauté dans le passé.

-> Et comme il s'est abaissé comme la "cendre", qui n'a pas d'importance de par l'avenir, il a mérité la mitsva de "poussière de la vache rousse", qui permet de purifier les personnes impures et qui influence donc leur avenir.

Source (b"h) : dvar Torah du Beit haLévi, cité dans le "Maayana chel Torah" du rav Alexander Zoucha Friedman

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-> Selon le midrach :
Hachem a dit : "Tu as déclaré : "Je ne suis que poussière et cendre", par ta vie, Je donne à tes descendants 2 mitsvot : la cendre de la vache rousse et la poussière de la Sotah".

-> Le Maguid de Doubno explique cela par une parabole :
Au mariage d'un certain juif arriva un tsadik très modeste. Il choisit de s'asseoir dans un coin, à côté de la porte.
En voyant cela, le maître de maison s'en affligea et se dit : "Il faut asseoir ce tsadik à la table d'honneur".
Que fit-il?

Il transforma la disposition de la salle, et fit passer tous les invités importants à côté du tsadik.
Il s'ensuit que là où le tsadik s'était assis, c'était devenu la "table d'honneur".

Avraham en étant si humble à ses propres yeux, avait dit : je ne suis que poussière et cendre.
Hachem voulut honorer le tsadik, que fil-Il?
De la poussière et de la cendre, Il en fit des choses très importantes! Il les transforma en mitsvot.
C'est ce qui est écrit : "Par ta vie, Je donne à tes descendants 2 mitsvot en rapport avec la poussière et la cendre".

-> Le Ohel Yaacov enseigne également, qu'Avraham déclara dans sa grande humilité: "Je ne suis que poussière et cendre". Mais Hachem défendit son honneur et releva le statut de cette poussière et cette cendre au rang des mitsvot (Commandements) des cendres de la Vache Rousse et la terre de la Sota.

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-> Il existe une règle selon laquelle "D. récompense mesure contre mesure" (mida kénégued mida)".
=> Quelle relation interne existe-t-il entre les propos d’Avraham et ces 2 mitsvot (les cendres de la Vache Rousse et la terre de la Sotah)?

L’accomplissement de ces 2 mitsvot est lié avec l’humilité et le sacrifice de la personne qui naissent de la conscience que l’on n’est que "poussière et cendres".
- Les cendres de la Vache Rousse utilisées pour purifier les hommes rendus impurs par un contact avec la mort avaient pour effet de rendre impurs ceux qui étaient impliqués dans leur préparation. C’est pourquoi la purification d’un individu par les cendres de la Vache Rousse nécessitait le sacrifice et l’abnégation de ceux qui procédaient au sacrifice.
- La terre de la Sotah était également utilisée dans une cérémonie qui nécessitait un sacrifice spirituel puisque le rituel demandait à ce que l’on efface le Nom Divin. Pour pouvoir faire renaître l’harmonie entre un mari et une femme, la Torah prescrivait que le Nom de D. soit effacé, un acte dont le sacrifice trouve écho dans la bonté d’Avraham.
[rabbi de Loubavitch - Likouté Si'hot]

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-> Concernant le verset: "Je [ne] suis [que] poussière et cendre" (véanokhi afar vaéfér - וְאָנכִֹי עָפָר וָאֵפֶר - Vayéra
18,27), on a : "anokhi" (Moi - אָנכִֹי) qui fait allusion à l’intégralité de l’être : l’âme et le corps unis ensembles.
Ainsi, les 2 termes: עָפָר (Afar - poussière) et אֵפֶר (Efer - cendre) font-ils allusion aux 2 niveaux d’humilité que possédait Avraham, celui relatif au corps (עָפָר) et celui relatif à l’esprit (אֵפֶר).
C’est pourquoi, son humilité parfaite donna à ses enfants le mérite des mitsvot de la "poussière" de la Sotah et de la "cendre" de la Vache Rousse, car la première répare la faute causée par le corps, tandis que la seconde purifie de l’âme souillée.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada]

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+ "Je ne suis que poussière et cendre"

-> Rachi commente : "J'aurais déjà dû être réduit en poussière par les rois, et en cendre par Nimrod."

Le Ayélét haCha'har fait remarquer que l'histoire de Nimrod s'est produite avant la guerre contre les rois, et ainsi Avraham aurait donc dû dire : "Je ne suis que cendre et poussière".
Cela peut s'expliquer par la guémara (Béra'hot 13a) : "Les derniers malheurs font oublier les premiers."
De ce fait, le miracle qui a eu lieu avec les rois était plus concret pour lui que le miracle d'avoir été sauvé de Nimrod.

["Je ne suis que poussière et cendre" = Nos Sages enseignent de là à quel point Avraham avait de la gratitude pour Hachem! Il ne se voyait pas comme un être vivant, mais comme de la poussière, et de la cendre, tellement il devait toute possibilité de vie à l'aide d'Hachem!!
Il n'est que ce que D. fait pour lui!!!]

"Hachem dit à Abram ... Lève donc les yeux et regarde depuis l'endroit où tu te trouves" (Lé'h Lé'ha 13,14)

Lorsqu'il s'agit d'observer la terre d'Israël, D. s'adressa de la même façon à Moché : "Monte au sommet et lève les yeux" (Vaét'hanan 3,27).

Rabbi Meir Sim'ha de Vinsk nous enseigne :
"Celui qui baisse les yeux ne voit de ce pays que le côté purement matériel, une terre semblable à toutes les autres terres.

Celui qui lève les yeux voit que la terre d'Israël est un pays intimement liés au ciel, un pays plus élevé que tout autre par ses qualités spirituelles."