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"Considère 3 choses et tu n’en viendras pas à fauter : sache ce qui est au-dessus de toi : un œil qui voit, une oreille qui entend, et que tous tes actes sont consignés dans un Livre" (Pirké Avot 2,1)

-> "sache ce qui est au-dessus de toi" :
Le Toldot Yaakov Yossef enseigne au nom du Baal Chem Tov que parfois une personne est trop humble et se rabaisse beaucoup trop, en pensant : "Je suis si petit et si insignifiant, que valent mes actions et de toute façon qui se soucie de ce que je fais?"
Une telle personne manque de la véritable foi et ne pense pas que ses prières et sa Torah ont un impact au Ciel. Elle ne pense pas que ses actions augmentent le flux de sainteté et de bénédiction dans l'entrepôt aux cieux, et qu'ainsi par ses actions elle nourrit les anges et créatures célestes.

[Rabbi Elimélé'h Biderman enseigne : "les gens pensent que l'humilité signifie se sentir petit, sans valeur et pas important. Mais en réalité, la vraie humilité est de croire que ses prières sont très désirées, que son étude de Torah est adorée en-Haut, et que nous sommes toujours importants aux yeux d'Hachem. Cette réalisation rend humble car nous savons alors devant qui nous réalisons toutes ces bonnes actions, et la conscience de la grandeur d'Hachem nous rend plus humble. C'est de l'orgueil sacré qui est simultanément de l'humilité".
"sache ce qui est au-dessus de toi" = la vraie humilité c'est cette dualité : un orgueil fou d'être important et puissant car notre papa en-Haut c'est Hachem, mais cette même réalité nous rend très humble, car par exemple nous ne pouvons pas vivre une seule seconde sans qu'Il ne nous le permette.
(plus nous avons la conscience d'être importants et grands aux yeux d'Hachem, moins nous ressentons le besoin de rechercher de la valorisation aux yeux d'autrui en développant de l'orgueil pour leur plaire. En effet, si pour le boss des boss (Hachem) je suis quelqu'un de super, alors que m'importe qu'un simple être humain (même le président de la république) puisse me témoigner de l'importance!)]

-> Le Toldot Yaakov Yossef poursuit :
Si une personne croit réellement en elle-même et en son importance, en la valeur de ses actions, alors cela la poussera à servir Hachem avec crainte et joie. [fierté et responsabilité du fait que le Maître du monde me demande de faire Sa volonté, alors que les autres nations vivent comme si de rien n'était, dans le futile et l'éphémère.]

C'est le sens du Pirké Avot : nous devons savoir ce qui est au-dessus de nous, et avoir conscience d'à quel point le Ciel dépend de nos actions. Nous sommes à l'image de l'échelle du rêve de Yaakov : nous avons les pieds fermement en-bas sur terre, mais notre tête est en-haut au ciel.
[matériellement nous sommes présents ici, mais spirituellement nous évoluons et impactons le Ciel (et donc par ricochet le monde physique ici-bas).
En vivant dans un milieu non-juif on en oublie à quel point nous sommes différents d'eux, à quel point nous sommes énormes. Chacune de nos actions impacte le Ciel, le monde entier par ricochet, mais également de par le fait que tous les juifs sont liés nos actions impactent les autres juifs vivants, mais également peuvent donner du mérite aux morts (dont nos ancêtres).
Un juif transcende l'espace, le temps, et a des pouvoirs divins (nous avons une âme provenant de l'intériorité d'Hachem, à l'inverse des non-juifs qui ont une âme qui vient de l'extériorité d'Hachem).

"sache ce qui est au-dessus de toi" = nous avons notre papa Hachem qui constamment nous observe et s'occupe de nous, tandis que les non-juifs ne sont "que" des créatures faites par Hachem (nous sommes Ses enfants adorés!).
"sache ce qui est au-dessus de toi" = les non-juifs ont peur que le ciel leur tombe sur la tête, mais nous savons que c'est papa Hachem qui est le pilote, qu'Il peut tout, et que tout est pour notre bien ultime.
Eux ils ont leur "égo" comme boss, et nous c'est Hachem (sache ce qui est au-dessus de toi").]

[également sur le fait que chacune de nos actions impactent Hachem et le Ciel : https://todahm.com/2021/11/07/notre-but-dans-ce-monde ]

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-> "sache ce qui est au-dessus de toi" (da ma léma'la mima'h)

-> Le rabbi Moché Leib de Sassov fait le commentaire suivant :
Le mot "ma"(quoi - מַה) fait allusion à l'humilité, puisque Moché a proclamé : "véna'hnou ma" (que sommes-nous? - וְנַחְנוּ מָה - Béchala'h 16,7).
Nos Sages disent que c'est un niveau plus élevé que l'humilité d'Avraham : "je suis poussière et cendre" (anokhi afar vaéfer - Vayéra 18,27).

Ainsi, nous pouvons lire cette michna des Pirké Avot ainsi : sache que l'attribut du "ma" est au-dessus de toi = nous devons toujours savoir et se rappeler que l'attribut de la véritable humilité : "que suis-je" (ma) est au-dessus de nous, qu'il est toujours distant et au-delà de notre compréhension. Ainsi, nous devons toujours être vraiment humble.
[déjà la partie physique, la science, on est loin de tout comprendre, alors en plus le fait qu'il y a une partie d'Hachem en moi, cela fait que je ne comprend pas même une goutte dans un océan de ce que je suis vraiment. Ce n'est que dans le monde à Venir que je me rendrais compte de la réalité.
"sache ce qui est au-dessus de toi" = fort de ce constat que j'ai en moi une partie de ce qui est au-dessus (Hachem), que je ne peux rien y comprendre dans ce monde (car limité, car je suis pas "au-dessus" dans la réalité purement spirituelle), alors comment ne puis-je pas être humble (reconnaître que Hachem "est au-dessus").
Le problème c'est que naturellement on en vient à oublier cette réalité, et on se permet même de donner des conseils à Hachem : pourquoi tu me donnes pas ça, pourquoi est-ce que je ne peux pas faire ceci, pourquoi il se passe cela dans le monde, ...
Les Pirké Avot nous demande de rester à notre place en terme de compréhension de ce qui se passe dans ce monde : tu es en bas, et Hachem est tout en Haut au ciel, au point qu'on ne devrait même pas penser remettre en question ce qui nous arrive (c'est forcément pour le bien, et je comprendrai cela plus tard, mais maintenant c'est impossible). ]

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-> "sache ce qui est au-dessus de toi" (da ma léma'la mima'h)

-> Cela signifie que nous devons savoir et prendre à cœur que tout décret qui peut être pris en-Haut, nous concernant et même concernant le monde entier, tout cela provient de toi : de tes actions et si tu as agi d'une bonne manière.
"sache ce qui est au-dessus de toi" = à chaque instant, ta façon de te comporter va entraîner qu'en-Haut on va émettre des décrets positifs, ou à l'inverse, que D. nous en préserve, des décrets négatifs.
[Michnat Tsadikim - Moché Hillel Kahn]

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-> "sache ce qui est au-dessus de toi : un œil qui voit, une oreille qui entend" :

-> Le Baal Chem Tov dit que normalement notre œil devrait nous permettre de voir d'un bout du monde à l'autre, et notre oreille devait nous permettre d'entendre les proclamations et déclarations des hôtes au Ciel.
Cependant, nos fautes ont causé une barrière qui nous distance et nous sépare, à tel point qu'actuellement nos âmes sont en exil sous le règne du yétser ara, et il y a des écorces d'impureté qui nous entourent et qui nous empêchent d'avoir notre vraie vue et ouïe.
Il est nécessaire que nous vainquions ces forces du mal (klipot), alors nous pourrons vraiment voir et entendre.

[c'est pour cela que des personnes d'exception, comme le Baal Chem Tov, ont la capacité d'entendre ce qui se dit au Ciel, de voir ce qu'il se passe au loin.]

Hillel dit : ... ne dis pas : “Lorsque j’en aurai le loisir, j’étudierai”, peut-être n’en auras-tu pas le loisir." (Pirké Avot 2,4)

-> Rabbi Barou'h Hager de Vizhnitz explique :
Il vaut mieux pour une personne qui fixe des moments spécifiques pour étudier chaque jour de ne pas l'annoncer et le déclarer [verbalement] auparavant.
En effet, le Satan est un escroc rusé et peut-être il va se montrer pour interrompre ou annuler ce rendez-vous prévu pour l'étude.
C'est pourquoi, ne dites pas : "Lorsque je serai disponible à ce moment et à ce moment alors j'étudierai", puisque peut-être nous ne serons pas disponible, peut-être que le yétser ara va venir nous troubler et que notre temps ne sera plus entre nos mains.

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[ -> le rav ron Chaya avait dit un enseignement similaire : lorsque l'on dit verbalement que je vais demain matin à la prière à telle heure, alors automatiquement on 'avertit' le Satan qui va faire en sorte que cela nous soit plus difficile d'y aller.

-> d'un autre côté, en se connaissant, on peut savoir que parfois en le disant à autrui, cela va davantage nous engager à le faire, de par la peur du regard de l'autre. ]

Hillel dit : "Sois parmi les disciples d’Aaron ... en aimant les créatures et en les approchant à la Torah" (Pirké Avot 1,12)

-> Le Toldot Yaakov Yossef enseigne que le plus on témoigne de l'amour envers son prochain juif, le plus proche de la Torah on peut l'amener.

[ainsi lorsque nous désirons rapprocher autrui d'Hachem, la première étape est de développer en nous de l'amour, de l'appréciation pour lui.]

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-> Le rabbi Moché Leib de Sassov a une fois été abordé par un groupe de bandits de grands chemins, désireux de verser son sang.
Cependant, à peine ils se sont approchés de lui, qu'ils ont commencé à s'incliner, à se prosterner devant lui.
Le rabbi de Sassov a expliqué ainsi leur miraculeux changement de cœur :
"Alors qu'ils approchaient, j'ai commencé à me concentrer sur l'attribut d'amour, imaginant quelles horreurs et misères ces gens ont du endurer pour en arriver à tomber si bas. De ces sentiments de pitié, mes émotions se sont éveillées à leur égard jusque ce que j'arrive à ressentir un amour authentique, et une affection pour eux.
Eux aussi ont du ressentir mes sentiments [si sincères], car le verset ne dit-il pas : "Comme dans l'eau le visage répond au visage, ainsi chez les hommes les cœurs se répondent" (Michlé 27,19).
Cela explique pourquoi ils ont ainsi commencé à sentir de l'affection à mon égard."

[en tout juif il y a une âme divine pure que l'on peut aimer, et ainsi même si l'enveloppe est actuellement moins attrayante, on peut avoir pitié et de l'affection pour cette intériorité juive si pure, si belle (puisque provenant d'Hachem).
Par notre amour à son égard et par l'aide de D., on espère qu'elle va pouvoir reprendre toute sa place, et que cette intériorité sublime irradiera toute sa personne.]

"Que ta maison soit une maison de réunion pour les Sages" (Pirké Avot 1,4)

-> Le Tiféret Shlomo interroge : que doit faire une personne pauvre qui ne peut pas se permettre d'avoir de nombreux invités chez elle? Comment accomplir ce verset?

Il explique :
en réalité, le terme "maison" est une métaphore pour le corps qui héberge l'âme.
Ainsi, ce Pirké Avot signifie : Que ton corps soit nettoyé et purifié afin qu'il puisse être un lieu de "réunion pour les Sages".
En effet, il existe le concept de "ibour néchama", lorsque l'âme d'un tsadik vient résider dans le corps d'une personne afin de l'aider à accomplir une volonté d'Hachem, que ce soit par le biais de l'étude de la Torah ou bien de l'observation des mitsvot.
[c'est un gagnant-gagnant pour le tsadik qui en échange de son aide va également profiter de cette mitsva pour s'élever davantage, alors que normalement une fois mort on ne peut plus évoluer.]

[dans l'introduction au Chaar haGuilgoulim, le Arizal parle de cette notion : "les esprits des tsadikim ou leur âme peuvent venir et résider dans une personne, dans le secret de ce qui est appelé : "ibour" (littéralement : la grossesse), afin de l'aider à servir Hachem". ]

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-> b'h, sur ce Pirké Avot, voir également : https://todahm.com/2022/02/08/34910

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-> "Que ta maison soit un lieu de réunion pour les Sages ; attache-toi à la poussière de leurs pieds et bois leurs paroles avec avidité" (Pirké Avot 1,4)

-> "bois leurs paroles avec avidité" :
Le Pri 'Haïm de Zlotchov enseigne :
ce Pirké Avot est basé sur le verset suivant : "Si ton ennemi a faim, donne lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire" (Michlé 25,21), qui fait référence à notre ennemi commun : le yétser ara.
Le pain et l'eau font référence à la Torah.
[La guémara (Baba Kama 17a) dit que l'eau est une référence à la Torah ; et le pain fait également référence à la Torah selon le verset : "Venez, mangez de mon pain" (Michlé 9,5)]

Lorsque le Pirké Avot nous conseille : "bois avec avidité" = lorsque ton yétser ara vient te séduire alors donne lui de la Torah à boire et il te laissera tranquille.
Comme nos Sages (guémara Kidouchin 30b) affirment : "Amène-le [le yéser ara] à la maison d'étude de Torah (beit midrach) ; s'il est de pierre, il va fondre".
C'est le sens de notre michna des Pirké Avot : lorsque notre yétser ara est assoiffé de désirs et qu'il tente de nous séduire, alors "bois leurs paroles avec avidité" = les mots de la Torah et les mots de nos Sages qui sont pleins de moussar (moral juif), d'inspiration, de remontrance, et alors le yétser ara va te quitter.

["s'il est de pierre, il va fondre" = normalement la pierre devrait exploser, mais en réalité la Torah est un feu tellement intense qu'à l'image d'une pierre qui va fondre à une température extrêmement élevée, notre yétser ara va s'évaporer au contact de notre étude de feu de la Torah.]

"Que la crainte des Cieux soit sur vous" (Pirké Avot 1,3)

=> Comment peut-on assigner de la crainte à Hachem? Est-ce qu'il existe une crainte aux cieux, que nous devons alors mettre sur nous-même?

-> Le Ohr Yécharim (rabbi Moché 'Haïm Kleinman) explique :
Hachem ne craint qu'une seule chose : qu'un juif en vienne à fauter et par cela il s'éloigne d'Hachem.
[à notre niveau nous ne voyons aucune différence (libre arbitre oblige), mais Hachem voit clairement à quel point une faute nous éloigne de Lui. Or, Hachem nous aime individuellement et collectivement d'une façon infinie, et à chaque fois qu'un juif (Son enfant adoré) s'éloigne de Lui, cela Lui cause une énorme souffrance.]

Ainsi, c'est de cette crainte que nous devons aussi partager.
Nous devons également craindre la crainte des cieux, et avoir peur que si nous en venons à fauter alors nos actions nous éloignent de Hachem [et qu'Il va en souffrir, si l'on peut s''exprimer de D. ainsi].

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-> Le Maguid de Mézéritch dit que les cieux ont peur de la faute en elle-même, tandis que l'homme craint la punition de cette faute.
A son niveau Hachem a conscience des conséquences négatives phénoménales que nous entraînons à cause d'une seule faute.
Hachem réalise que notre punition, aussi douloureuse qu'elle puisse être, n'est qu'un moyen de réparer les conséquences de notre faute.

[nous n'avons pas conscience d'à quel point nos actions ont des impacts énormes en bien ou mal.
Nous avons trop tendance à regarder le monde de la façon dont les non-juifs le font (ça va c'est pas si grave! ce n'est qu'un mot! qu'un acte banal!), en oubliant qu'à chaque instant un juif peut impacter tous les juifs vivants et décédés, peut impacter le monde entier et même Hachem, peut se construire la réalité dans laquelle il va évoluer pour l'éternité, ...
"Que la crainte des Cieux soit sur vous" = nous devons essayer de vivre avec la crainte d'Hachem, dans le sens d'avoir en tête que chacune de nos actions a un impact incroyable (le libre arbitre fait que nous n'en avons pas conscience).
A ce sujet : https://todahm.com/2021/11/07/notre-but-dans-ce-monde ]

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-> "Que la crainte des Cieux soit sur vous" (Pirké Avot 1,3)

-> "Hachem le 'hessed est à toi, car Tu récompenses une personne selon ses actions" (lékha Hachem ha'hessed, ki ata téchalem lé'ich kémaasséou - Téhilim 62,13).

=> Pourquoi cela est-il appelé : 'hessed?
En effet, payer une personne pour ce qu'elle a fait est relatif à l'Attribut de rigueur (midat hadin) : si tu respectes la loi juive alors tu as ce qui te reviens.
Ainsi : "Tu récompenses une personne selon ses actions" = comment comprendre que cela fait référence au 'hessed : qui implique plutôt le fait d'aller au-delà de la loi stricte.

-> Rabbi Abraham David Wahrman (le rabbi de Buchach) nous enseigne :
Lorsqu'une personne est saisi par un désir puissant, qu'elle est tentée par son mauvais penchant, et qu'elle en vient à fauter, alors elle ne sait pas que ce "tout petit péché" [à ses yeux], va entraîner de si importants dégâts au Cieux. Elle n'a pas la moindre idée de la destruction massive que sa "petite faute" a causé.

[Suite à une faute,] le Satan vient accuser et poursuivre devant la court de justice Divine, demandant la peine de mort pour cette personne.
Hachem a alors de la miséricorde pour cette âme juive : "Il est vrai que cette personne a fauté et a causé une importante destruction massive dans les mondes supérieurs. Cependant, ce n'est qu'un 'fou' sans importance. Il n'est pas mauvais ; en réalité, il n'a aucune idée des conséquences de ses petites actions.
C'est pourquoi, ce petit 'fou' mérite uniquement une punition appropriée à ses actions, et non pas portant sur l'étendue des conséquences."

C'est le sens de notre verset : "Hachem le 'hessed est à toi, car Tu récompenses une personne selon ses actions" = Hachem a tellement de bonté ('hessed) envers nous, qu'Il va très au-delà de la loi stricte, ne nous punissant pas selon la réelles gravité des dégâts occasionnés par notre faute.
Mais plutôt Hachem nous punit "selon ses actions".

[d'une certaine façon, on peut voir cela comme un enfant qui va appuyer sur un bouton qui va envoyer un missile détruisant et tuant plein de mondes et de créatures [célestes]. Le papa [Hachem] ne va pas s'énerver contre l'enfant en accord avec les dégâts occasionnés mais plutôt, il va juste le punir pour avoir bravé l'interdiction de toucher à cet interrupteur.]

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-> "Ne soyez pas comme des serviteurs qui servent leur maître en vue de recevoir une récompense, mais soyez comme des serviteurs qui servent leur maître sans chercher à recevoir une récompense" (Pirké Avot 1,3)

-> Selon le Tiféret Shlomo, cela nous enseigne que :
Tant qu'il y a des motivations ou des désirs ultérieurs (ex: recevoir une récompense, des honneurs), les forces extérieures négatives peuvent capturer et détourner de la subsistance spirituelle qui provient de notre Torah et de nos mitsvot.
Par contre, si nous agissons uniquement par amour pour Hachem, sans autres motifs ultérieurs, et sans objectif ou gain personnel, alors les forces négatives extérieures n'ont pas de contrôle ni d'emprise sur nous [et nous obtenons alors 100% du flux spirituel qui se dégage de notre Torah et de nos mitsvot].

[ainsi, ce Pirké Avot nous enseigne que plus nous agissons uniquement par amour pour Hachem (sans chercher à recevoir une récompense [personnelle], alors plus nous recevons l'intégralité de la lumière spirituelle qui se dégage de nos actions pour Hachem.)]

"Que ta maison soit une maison de réunion pour les Sages" (Pirké Avot 1,4)

-> Le Sfat Emet rapporte la guémara (Yérouchalmi 6b [ou 3a selon d'autres versions]) :
Rav Guidel dit : Quiconque dit une parole au nom de celui qui l'a prononcée [doit] considérer que [ce dernier] se tient devant lui".

=> Ainsi, lorsque nous étudions et citons les noms les noms des Sages, nous avons le mérite qu'ils se présentent devant nous. Après une étude sérieuse, il se peut qu'ils soient des centaines de tsadikim qui viennent dans notre propre demeure pour écouter les paroles que nous rapportons en leurs noms au sein de notre foyer.
C'est une façon d'appliquer pour de vrai le : "que ta maison soit une maison de réunion pour les Sages".

-> Le rav Israël Meïr Lau enseigne à ce sujet :
La bénédiction qui se déverse dans nos maisons est à alors infinie, la paix peut y régner, car ce sont nos Sages [en Torah] qui font régner la paix dans le monde. Là où ils se trouvent règne la paix.

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-> Cette michna des Pirké Avot se comprend évidemment dans son sens littéral.
Surtout, en ajoutant le fait que : "Plus grande est la fréquentation (proximité avec les Sages) de la Torah que l'étude en soi" (rabbi Chimon ben Yo'haï - guémara Béra'hot 7b).
[on apprend concrètement comment mettre en vie les valeurs de la Torah, et indirectement cela nous influence positivement, nous tire vers le haut.]

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-> Celui qui aime [s'attache à] un Talmid 'hakham, la Torah s'attachera à lui et à sa descendance.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - limoud]

-> Par le fait de se lever en l'honneur d'un Talmid 'hakham, on méritera d'acquérir la Torah [dont il est le représentant].
[Séfer haMidot - limoud]

-> Il sera très bénéfique d'observer la bouche du Rav pendant qu'il enseigne.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - limoud]

-> Celui qui entend l'enseignement de la bouche même du Rav, en profitera davantage.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - limoud]

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-> Nous avons accès à la sagesse des plus grands maîtres des générations précédentes grâce aux nombreux livres qui ont été publiés.
En achetant ces livres, nous transformons nos maisons en un lieu de rencontre pour les Sages ...
Nous devons nous rappeler que nous assis à la poussière de leurs pieds, que notre compréhension n'est qu'une goutte dans l'océan de leur vaste connaissance, et approcher la discussion avec le respect adéquat.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 1,4]

Récompense fonction de la difficulté

-> "En fonction de l'effort sera la récompense" (léfoum tsaara agra - Pirké Avot 5,23]

-> "La récompense [pour une mitsvot] est proportionnelle au degré de difficulté (de l'effort investi)" (léfoum tsara agra - Pirké Avot 5,22)

-> Si tu as étudié la Torah pendant une période agréable, ne t'en détourne pas pendant une période de difficulté. Car il vaut mieux pour une personne avoir une chose dans la souffrance que cent fois [pendant une période] agréable (où notre avodat Hachem se fait avec facilité, inspiration).
[Avot déRabbi Nathan 3,5 ]

Le rav Israël Lubchansky, machguia'h de Baranovitch, cite le 'Hafets 'Haïm qui affirme que cela a déjà été dit à l'époque de nos Sages, et à plus forte raison de nos jours, où il faut déployer beaucoup plus d'efforts pour surmonter les défis de la vie. Il vaut mieux une fois avec douleur que mille fois sans douleur.

-> Il est dit au nom du Baal Shem Tov que celui qui se force [à accomplir les mitsvot] sans avoir aucune inspiration est plus grand.
[Mahari"d miBelz - parachat Béhaaloté'ha]

-> La qualité d'une bonne action accomplie est calculée en fonction de la souffrance qu'il a fallu endurer pour la réaliser. De même, la qualité d'une mauvaise action est calculée en fonction de la douleur qu'il a fallu endurer pour s'abstenir de la commettre. Plus la douleur est grande, moins l'action est mauvaise.
[rav Israël Salanter - Ohr Israël 31]

-> Il y avait une veuve dans le quartier de laquelle se trouvait une synagogue.
Chaque jour, elle allait prier dans le beit hamidrach de Rabbi Yo'hanan.
Il lui dit : "Ma fille, n'y a-t-il pas une synagogue dans ton quartier?"
Elle lui répondit : "Mon maître, n'est-ce pas chaque pas que je fais qui me vaut une récompense?" (guémara Sotah 22a).

De cette veuve, Rabbi Yo'hanan apprit qu'il valait mieux marcher jusqu'à une synagogue éloignée plutôt que jusqu'à une synagogue proche, afin d'obtenir une récompense pour chaque pas supplémentaire.
Cette idée s'applique non seulement aux pas physiques, mais aussi aux "pas spirituels". Tout comme quelqu'un peut se trouver loin de la synagogue, il peut aussi parfois se sentir loin d'Hachem. Il devient alors difficile d'ouvrir la bouche pour prier, et il reçoit une récompense pour avoir fait les pas spirituels difficiles vers Lui.
Même si, à première vue, il semblerait préférable de mener une vie où "la synagogue semble proche", nous voyons dans cette guémara la récompense pour les pas effectués, et que notre récompense est multipliée les jours où "la synagogue semble éloignée".
[Maor Enayim - Kountres Yisma'h Lev ]

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-> Il est possible que même une personne remplie de défauts puisse avoir des actions désirables aux yeux d'Hachem si elle surmonte ne serait-ce qu'un peu son yétser ara ...
Surmonter sa nature peut être plus désirable aux yeux d'Hachem que d'être une personne créée à un niveau déjà élevé.
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - Shavouot 26 ]

-> Celui qui désire fauter est plus important et plus complet que celui qui ne désire pas fauter et qui ne souffre pas de s'en abstenir ...
La récompense de celui qui contrôle sa nature augmente en fonction de la souffrance qu'il endure pour dompter sa nature.
[Rambam - Shemona Prakim - chap.6 ]

-> Si les obstacles sont importants et empêchent une personne d'accomplir son avodat Hachem, les éliminer mérite une récompense proportionnellement importante ...
Comme une personne qui piétine dans la boue dont il est difficile de sortir. Comme le disent nos Sages (Sanhédrin 96a) à propos de nos saints Patriarches [qu'ils] "couraient devant Hachem comme des chevaux dans les marécages". De même, chaque personne a de grands marécages.
Quelle grande récompense pour le soldat qui les surmonte!
[rav Yérou'ham Lévovitz - Daat Torah - parachat Mikets - p.253 ]

-> Si l'on soutient dans le beit din d'en-Haut (chel maala) que la personne qui se tient devant eux [les juges célestes] a surmonté sa nature pour fermer les yeux afin de ne pas voir quelque chose de mauvais, ou qu'elle a fermé la bouche pendant une dispute, ou qu'elle s'est efforcée d'accomplir les mitsvot et d'étudier la Torah malgré les obstacles difficiles qui se dressaient sur son chemin, alors cela causera une grande joie au ciel.
Car la qualité de surmonter les défis ne se trouve pas au ciel, puisque les anges n'ont pas à surmonter ou à résister à des défis ... Par conséquent, la persévérance de l'homme l'élève au-dessus du niveau des anges.
[rav Shlomke de Zhvil - séfer Hamala'h ]

-> La guémara (Shabbat 88b) raconte que lorsque Hachem a voulu donner la Torah au peuple juif, les anges ont demandé que la Torah soit donnée aux anges dans le Ciel à la place. Moché répondit qu'ils ne pouvaient pas recevoir la Torah car ils n'étaient pas descendus en Egypte.
Le rav Itzele de Volozhin (cité dans Pé Kadoch) explique que Moché soulignait l'incapacité des anges à descendre en Egypte et à résister aux épreuves auxquelles le peuple juif avait dû faire face.

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-> [La guémara (Taanit 25b) relate un incident avec] Rabbi Eliezer qui descendit devant l'arche pour diriger la prière et ne reçut pas de réponse. Rabbi Akiva descendit après lui et reçut immédiatement une réponse.
Une bat kol est apparue et a dit : "Ce n'est pas parce que celui-ci [Rabbi Akiva] est plus grand que celui-là [Rabbi Eliezer], mais plutôt parce que celui-ci a maîtrisé ses midot et que celui-là n'a pas maîtrisé ses midot."

La question est posée [dans le séfer Beit Elokim] : si Rabbi Akiva a réprimé ses midot, cela ne le rend-il pas plus grand? Au contraire, Rabbi Eliezer accomplissait chaque mitsva de la même manière que Rabbi Akiva.
La seule différence était que, par nature, Rabbi Eliezer était plus disposé à accomplir diverses mitsvot, et il le faisait conformément à sa nature. Mais la nature de Rabbi Akiva n'était pas d'accomplir des mitsvot. Il a surmonté son yétser ara et a accompli les mitsvot, même s'il était difficile d'aller à l'encontre de sa nature.
C'est pour cette raison qu'il est considéré comme celui qui a triomphé de ses midot.
[ 'Hochmat Manoa'h ]

Rabbi Chimon dit : "Si 3 personnes ont mangé à une même table et n’y ont pas prononcé de paroles de Torah, c’est comme si elles avaient consommé un abattage de morts (mizbé'hé métim)" (Pirké Avot 3,4)

-> S'appuyant sur un enseignement du Baal Chem Tov, le Maggid de Mézéritch a dit un jour :
[Les âmes des] défunts se réincarnent parfois dans la nourriture et la boisson, afin qu'une personne prononce des paroles de Torah et leur donne vie.
Toutefois, si l'on ne prononce pas de paroles de Torah, on "abat les morts" qui ont été ainsi réincarnés et on les rejette dans le monde inanimé.
[sans des mots de Torah, on empêche l'élévation spirituelle des étincelles d'âmes contenues dans notre nourriture, leur refusant d'effectuer leur réparation dans ce monde. ]
[Béer Mayim - Haggada Shel Pessa'h]

-> Les paroles de Torah prononcées à table constituent l'âme des choses physiques servies.
[selon le Baal Chem Tov - Ner Mitsva 8,2]

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-> Lorsque Adam haRichon a fauté en mangeant du fruit de la Connaissance (ets hadaat), des étincelles de saintetés ont été absorbées par d'autres parties de la Création : dans les objets inanimés, les plantes, et les créatures vivantes.
Chacun de ces segments de la création possède des étincelles de sainteté qui doivent en être extrait ...

"Hou notèn lé'hem lé'hol bassar" = Il donne la nourriture à toute chair.
"ki léolam 'hasdo" = car Ta bonté est pour le monde entier.
Hachem souhaite donner à tous les composants de la création l'opportunité d'être délivrés (élevés).
Lorsque nous mangeons [ou buvons] (symbolisé par le : lé'hem), et que nous faisons la bénédiction appropriée, alors nous réparons ce qui a été cassé.
Et si l'homme ne mange pas, le restant de la création n'aurait aucun moyen d'obtenir sa réparation.
En ce sens, lorsqu'un homme mange du pain (lé'hem), il peut rectifier le monde. [car Ta bonté (Hachem) est pour le monde entier]
[d'après le 'Hida - Sim'hat haRegel - birkat hamazon]

-> On doit manger et boire avec l'intention d'extraire les étincelles de sainteté de la nourriture, et les élever à leur source et racine [sainte].
Ce n'est qu'après une telle intention qu'on doit réciter la bénédiction.
[Yessod véChorach haAvoda - Chaar haBéra'hot - chap.10]

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-> Mon grand-père, le Baal Chem Tov, m'a appris :
Pourquoi la plupart des médicaments sont-ils très amers?
Parce que le monde physique contient des choses inanimées (domem), la vie végétale (tsoméa'h), les animaux ('haï) et l'humanité (médaber).
Chacun élève [ce qui lui est inférieur]. Les animaux sont censés élever les étincelles sacrées qui existent dans les plantes amères.
Cependant, s'ils s'en abstiennent parce que les plantes sont trop amères, il est décrété que les gens doivent tomber malades. Ensuite, à cause de leur maladie, ils doivent manger ou boire des remèdes amers [à base de plantes] afin d'élever [ces étincelles sacrées] à leur source.
[Sharshérét Zahav 27]

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[suite du Pirké Avot (3,4) : mais si 3 personnes ont mangé à une table et y ont prononcé des paroles de Torah, c’est comme si elles avaient mangé à la table d'Hachem. ]

Purifier notre nourriture

Rabbi Chimon dit : "Si 3 personnes ont mangé à une même table et n’y ont pas prononcé de paroles de Torah, c’est comme si elles avaient consommé des sacrifices offerts aux morts [aux idoles] ...
Mais si 3 personnes ont mangé à une table et y ont prononcé des paroles de Torah, c’est comme si elles avaient mangé à la table de l’Omniprésent, car il est dit : "Voici la table qui est devant Hachem" (Yé'hézel 41,22)." (Pirké Avot 3,4)

-> Le rav 'Haïm Vital explique que toutes les choses physiques/matérielles sont maintenues par des forces spirituelles qui soutiennent leur existence même. Ainsi, tout dans ce monde est une combinaison de matériel et de spirituel. Lorsque l'homme mange, l'aspect matériel de la nourriture nourrit son corps tandis que sa contrepartie spirituelle nourrit son âme.
"L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de la parole d'Hachem" (Ekev 8,3). La parole d'Hachem, l'aspect spirituel de toute création, contribue également à nourrir l'homme et à maintenir le lien entre le corps et l'âme. D'autres forces spirituelles, telles que la Torah et la prière, entretiennent l'âme, mais ne contribuent pas au lien entre le corps et l'âme.

Au moment de la création, le bien et le mal existaient en tant qu'entités distinctes. En mangeant de l'arbre de la Connaissance du bien et du mal, Adam a mélangé ces forces. Ainsi, toute la création est devenue une combinaison de bien et de mal.
Lorsque l'homme mange, il ingère du bien et du mal. Le bien est digéré et le mal est éliminé comme un déchet. C'est pourquoi il est interdit de penser à la Torah dans les lieux sales. La Torah est l'essence du bien et il est inapproprié d'y penser dans de tels lieux, car ils contiennent l'essence du mal.

Lorsque nos ancêtres mangeaient de la manne dans le désert, ils n'avaient pas besoin de l'éliminer (guémara Yoma 75b), car la manne était d'origine céleste et ne contenait aucun mal.
De même, lorsqu'un sacrifice était offert, le feu céleste sur le mizbéa'h (Autel) purgeait le mal de l'animal et ceux qui se nourrissaient de sa chair n'avaient pas besoin de l'éliminer. [Yoma 75b]
... Lorsqu'un animal est sacrifié à une idole, c'est l'inverse qui se produit. La bonne partie de l'animal est convertie en mal, ce qui renforce le pouvoir du mal. "Ils rejoignirent Baal Péor et mangèrent des sacrifices à des idoles mortes" (Téhilim 106,28). Baal Péor était servi par un rituel obscène consistant à se soulager devant l'idole. Le but était de prendre la mauvaise partie de leur nourriture et de l'offrir à l'idole afin d'augmenter son pouvoir.

Si quelqu'un mange [uniquement] dans le seul but de satisfaire son désir, il transforme la bonne partie de la nourriture en mal et ingère le mal à l'état pur.
Si aucune parole de Torah n'est prononcée à la table, celle-ci est remplie d'immondices, symbole du mal.
Si des paroles de Torah sont prononcées à table, cela indique que les participants mangent avec l'intention de renforcer leur corps afin de servir Hachem.
La Torah fait référence au mizbéa'h comme à une table ('Haguiga 27a sur Yé'hezkel 41,22). "Mes paroles sont comme du feu" (Yirmiyahou 23,29) = la Torah est un feu céleste qui purifie le mal de la nourriture, tout comme le feu sur le mizbéa'h purifie le sacrifice.
En prononçant des paroles de Torah à l'heure du repas, notre table devient un mizbéa'h qui purifie notre nourriture.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 3,4]

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-> Le Baal Shem Tov a dit que même un non-juif qui mange quelque chose qui contient une étincelle sainte, et qui sert ensuite un juif avec la vitalité qu'il tire de cette nourriture, il élève l'étincelle dans une certaine mesure, mais pas autant que si un juif la mangeait.
[Méor Enayim - Matot ]

Voir les points positifs en autrui

-> "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6).

- >Rachi : "Cela engendre la paix".

-> "Quiconque juge favorablement son prochain est à son tour jugé favorablement" (Shabbath 127b).

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Selon rabbi Na'hman de Breslev :
-> dans Likouté Moharan (II,17) : La voie d'Hachem, c'est de se concentrer sur le bien. Même quand il existe des choses qui ne sont pas tellement bonnes. Il ne voit que le bien. Combien nous devons éviter, quant à nous, de voir les fautes de notre prochain! Nous sommes tenus de ne chercher toujours que le bien

-> dans Likouté Moharan (I,282) : "Sache que tu dois juger tout homme favorablement. Même en ce qui concerne un pécheur notoire, tu dois t'efforcer de découvrir une parcelle de bien, un quelconque aspect qui le distingue du vrai pécheur intégral. En agissant de la sorte, tu peux réellement lui insuffler un quelconque mérite. Tu peux même l'inciter ainsi à retourner vers Hachem.
C'est ce que laisse entendre le verset : "Encore un peu, et le méchant ne sera plus ; tu observeras sa place, il en aura disparu" (Téhilim 37,10).
Si tu lui trouves la moindre étincelle de bien, il n'est plus pécheur ; "tu observeras sa place, il en aura disparu". Tu le trouveras dans le camp des méritants".

-> La faculté de jugement est l'un des outils les plus puissants au service de l'homme. Si nous étions vraiment conscients de sa puissance, nous serions sûrement plus attentifs quant à son utilisation. Juger les autres peut détruire l'univers. Si l'individu a des fautes à reprocher à son prochain, ce «jugement» peut le condamner (Likouté Moharan I,3).
Réfléchissons bien à cela! Notre évaluation, notre opinion et notre jugement du prochain ont le pouvoir d'élever ou d'abaisser.
Le problème, c'est que la critique est aisée. Trop facile même. On peut toujours trouver des fautes dans le comportement du prochain; on peut toujours dénoncer ses échecs.
Il n'est pas difficile de trouver des motifs intéressés derrière les actes les plus méritoires, les plus sublimes. Cela est particulièrement vrai quand nous entendons des propos calomnieux: tout le monde est prompt à condamner le malfaiteur pour son méfait. Nous devons nous rendre compte que chacun des mots que nous prononçons sur notre prochain, constitue en fait une forme de jugement.
Si nous trouvons les bons côtés et nous concentrons sur ce qui est positif, nous pouvons faire tendre le monde entier du côté du mérite et de la dignité.
La réciproque est cependant vraie. Si nous trouvons des fautes et que nous nous concentrons sur ce qui est négatif, nous pouvons faire tendre l'univers entier du côté de l'indignité. C'est pourquoi nous nous devons de ne chercher que le bien chez les autres, même chez le mécréant le plus notoire ... sur lequel notre jugement positif aura certainement un impact.

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-> "Ne juge pas ton prochain avant de te trouver dans la même situation que lui" (Pirké Avot 2,5).
Juger son prochain favorablement, ce n'est pas seulement juger les pécheurs (fauteurs), mais même nos ennemis qui nous veulent du mal. Dans la plupart des cas, l'hostilité entre deux personnes provient d'une jalousie mesquine. Ou bien je suis jaloux de mon camarade qui possède plus que moi et a réussi mieux que moi, ou bien c'est l'inverse. Là où la jalousie existe, nous ne sommes pas égaux. Si nous l'étions, il n'y aurait aucune raison d'être jaloux.
Ou bien je dois me hausser à son rang, ou bien, s'il se trouve à un niveau inférieur au mien, je dois l'élever et le rétablir à mon niveau. Comment? Simplement en le jugeant favorablement.
Quand il n'y aura alors plus de différence entre nous, il n'y aura plus place pour la jalousie et toute rivalité sera vaine. [Likouté Moharan I, 136 ]

Ce concept pourrait, à première vue, paraître un peu difficile à accepter. Il est indéniable que la jalousie est un sentiment destructeur, dont les résultats peuvent être catastrophiques. L'envie est la mère de l'adversité.
Réciproquement, le fait de juger favorablement autrui peut engendrer l'harmonie. En recherchant sans cesse les points positifs des autres, en les jugeant droits, en nous concentrant sur leurs vertus, nous pouvons éliminer le cycle infernal de l'animosité et de l'inimitié. S
i, au lieu de nous attacher obstinément à nos propres intérêts, au lieu de protéger jalousement nos biens et nos réalisations, nous donnions à notre prochain le bénéfice du doute, nous pourrions assurément façonner une vie beaucoup plus paisible et harmonieuse, pour nous et pour toute notre famille.