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Un vrai tsadik ne voit pas le mauvais chez autrui

-> Le Méor Enayim (paracha 'Houkat) cite le Baal Chem Tov disant qu'un vrai tsadik ne voit pas de faute chez les les autres. Si quelqu'un voit le mal chez les autres, c'est le signe qu'il n'est pas un véritable tsadik.
Il compare cela à quelqu'un qui qui se regarde dans un miroir. S'il voit un visage sale, cela signifie que son propre visage est sale. S'il voit un visage propre, sans tache, cela signifie que son propre visage est propre. De même, si l'on voit le mal chez les autres, c'est parce qu'on y voit nos propres défauts.

De même, il explique le verset : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18), comme signifiant : de la même manière que l'on ne se détesterait pas si on reconnaissait un défaut en nous, de même on ne devrait pas avoir de sentiments négatifs envers son prochain, même si l'on voit un défaut en lui.

Il conclut par une allusion au verset : "Qui est l'homme qui désire la vie, il aime jours pour voir le bien" (Téhilim 34,13). Cela peut être compris comme signifiant que celui qui vit la vie d'un tsadik (ou veut tendre vers l'exemplarité d'être un tsadik) désire ne voir que le bien chez ses ses semblables.

Le rayonnement des âmes saintes est extraordinaire et immense.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Ki Tétsé 21,11]
[zohar néchamot hakédochot moufla véatsoum ou]

Le corps des tsadikim après leur mort

+ Le corps des tsadikim après leur mort :

-> Lorsque le corps de grands tsadikim a pu être ramenés en Israël et réinhumés, bien qu'ils soient décédés il y a de nombreuses années, leurs corps sont restés intacts et on a l'impression qu'ils ne sont décédés que récemment. Or, nous savons que le corps, une fois enterré, commence à se décomposer.
Y a-t-il une signification au fait que le corps du tsadik ne semble pas se décomposer?

Lorsque nous sommes en vie, notre corps et notre âme se combinent pour créer l'être humain. L'âme a besoin du corps et le corps a besoin de l'âme.
Au moment de la mort, les deux partenaires de vie se séparent. Lorsque l'âme voit ce qu'est devenu le corps qu'elle appelait autrefois son foyer, elle est très peinée.
Pour alléger la souffrance de l'âme d'un tsadik, Hachem veille à ce que le corps du tsadik ne se détériore pas et soit dans le même état que lorsque l'âme et le corps ne formaient qu'une seule entité vivante.

[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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[on peut noter que moins on donne d'importance à la matérialité dans ce monde (développant sa spiritualité), plus on aura de pouvoir d'impacter notre élément matériel (corps) après notre mort! ]

La bénédiction d’un tsadik rectifie l’âme

-> Il est d’usage que les gens se rendent chez les tsadikim la veille de Yom Kippour afin de recevoir une bénédiction pour une "gmar 'hatima tova". Il ne fait aucun doute que les bénédictions des tsadikim ont un effet puissant, et Hachem exauce leurs décrets afin que les gens soient scellés pour une bonne année.

Le rav de Sanz disait même à son sujet : "Si les gens connaissaient le pouvoir de mes bénédictions la veille de Yom Kippour, ils risqueraient littéralement leur vie pour en obtenir une."

En accueillant avec joie le Shabath et en l'honorant, on peut avoir le mérite de s'attacher au Tsadik et de connaître le vrai repentir.
[rabbi Nathan de Brelev - Likouté Halakhot - Shabbath 7,69]

Lors de la révélation au mont Sinaï, Moché monta au Ciel et rapporta la Torah. Lui, le Tsadik authentique, vit ce qu'on pouvait recevoir et accepter, et nous l'octroya afin qu'elle fût notre guide dans la vie quotidienne.
Il en est de même de tous les Tsadikim. Ils reçurent la Torah de Moché (Pirké Avot 1,1) et la transmirent comme héritage de génération en génération jusqu'à ce jour.
Rabbi Na'hman de Breslev compare la Torah à une mère nourricière. Il écrit : "La Torah est comparée au lait, et le Tsadik nourrit les juifs par la lumière de sa Torah" (Likouté Moharan I 4,8).
Tout comme la mère sait ce qui est bon pour son enfant, le Tsadik sait ce qui est bon pour les juifs.

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-> La guémara (Sanhédrin 99a) enseigne que quiconque affirme accepter toute la Torah, excepté une seule loi qu'il rejette en temps que parole divine révélée par l'intermédiaire de Moché, n'est qu'un hérétique.

-> "Nous devons être fermement convaincus que les mitsvot de la Torah, que nous avons reçue de Moïse, sont empreintes de secrets profonds et redoutables, même si nous n'arrivons pas à les comprendre" ['Hayé Moharan - 411 ]

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+ "Et ils eurent foi en Hachem et en Moché, Son serviteur" (Béchala'h 14,31).

-> Le midrach (Mékhilta Béchala'h) dit : "Quiconque croit en D., montre sa foi dans le Berger Fidèle, Moché, et quiconque croit au Berger Fidèle, montre sa foi en Hachem, Créateur de l'univers."

-> "La Torah s'acquiert par 48 vertus, dont l'une est la foi dans les Tsadikim" (Pirké Avot 6,6).
La grande majorité de ces vertus concernent les efforts que l'homme doit entreprendre pour poursuivre avec diligence l'étude de la Torah et rectifier ses mauvais traits de caractère ... Cependant, placée de façon "anodine" parmi les 48 est la foi dans les Tsadikim. Les Tsadikim sont chargés de nous transmettre la Torah, et sans la foi en leurs enseignements, nous ne pourrons jamais recevoir la Torah.

Ramener le racha à Hachem

"La personne vertueuse doit poursuivre le racha pour lui ôter la souillure [de la faute] et pour dompter la sitra a'hara (force du mal). C’est un acte louable qui produit une exaltation d'Hachem, plus que tout autre acte louable, et cette exaltation est plus grande que toutes les autres.
Venez et voyez : quiconque prend la main du racha et l’incite à abandonner sa mauvaise voie s’élève de trois degrés, contrairement à toute autre personne"
[Zohar II,128b ]

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-> Le Baal Shem Tov (dans Keter Shem Tov - sections 113 et 251) met en garde contre le fait que le racha doit être ramené à la bonté avec empathie et gentillesse.

"Grâce à moi, disait Rabbi Na'hman de Breslev, on peut commencer à avoir un aperçu de la grandeur de D."
['Hayé Moharan - 284 ]

Le Tsadik dans le monde d’aujourd’hui

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Birkat Hayaréa'h 4,31-33) écrit :
"Pendant la Révélation du mont Sinaï, tous les juifs furent amenés à un niveau de prophétie qui accrut l'acuité de leur imagination. Ce qui signifiait qu'ils auraient toujours la capacité de renouveler et accroître leur foi.
C'est Moché qui amena les juifs à ce niveau. Sans sa direction, ils n'auraient pas été dignes de recevoir la Torah, la prophétie ou la foi ...
Cela nous enseigne que nous devons constamment rechercher le Tsadik authentique à chaque génération, car il possède un aspect de cette prophétie, et en clarifiant notre imagination, il nous aide à renouveler notre foi.

Il semble que nous ayons ici à faire face à un paradoxe : nos Sages disent que tous les juifs se trouvaient présents sur le mont Sinaï pour le don de la Torah : nos âmes s'y trouvaient et accédèrent toutes au niveau de prophétie, indispensable à la clarté de l'imagination et à la foi. Pourquoi alors, ce besoin de rechercher le Tsadik?
Nous avons déjà subi cette purification au Sinaï, et notre foi a déjà été purifiée.
Cette question est en fait similaire à l'objection qui s'élève souvent : pourquoi se rendre chez le Tsadik? Si la Torah, que nous avons reçue au Sinaï, peut purifier notre foi, pourquoi s'obliger à un voyage chez le Tsadik dans ce but?
Nous pouvons y accéder par l'étude de tous les ouvrages de Torah en restant chez nous. Rabbi Na'hman ne met-il cependant pas l'accent sur le fait que nous devons nous rendre chez le Tsadik, car sans un lien très fort à sa personne, notre foi ne peut être pure."

Rabbi Nathan explique que les enseignements de Rabbi Na'hman sont la vérité éternelle ; ils sont clairs pour quiconque recherche la sagesse. La foi est quelque chose dont nous devons nous imprégner quotidiennement.
Chacun des jours de la création, chacun des jours de la vie de l'homme, est quelque chose d'entièrement nouveau et différent, qui n'a jamais existé auparavant. Chaque jour par conséquent, la Royauté et la Gloire de Dieu se manifestent d'une manière absolument première et unique, ce qui nécessite que notre recherche de Dieu soit un processus continu et croissant. Chaque jour doit donc voir un renouveau de foi.
Il ne suffit pas d'avoir eu la foi, même une foi très pure, hier ou plusieurs jours auparavant.

Nous avons tous en outre été créés avec la possibilité d'exercer notre libre arbitre. En d'autres termes, aussi longtemps que nous vivons, nous devons constamment relever le défi de choisir entre le bien et le mal. Et, comme chaque jour est une création nouvelle, le Penchant du Mal (yétser ara) cherche toujours, par toutes sortes de moyens, à réduire à néant notre foi en Hachem.
Cela signifie que nous devons constamment surmonter de nouvelles épreuves, de nouveaux obstacles, susceptibles de nous éloigner d'Hachem et saper notre foi. Pour les vaincre et demeurer absolument fidèles à notre foi, avoir reçu la Torah et l'étudier personnellement est manifestement insuffisant.
Seuls les Tsadikim authentiques de notre génération sont en mesure de nous révéler des enseignements et des interprétations de Torah qui, dans leur originalité, favorisent notre combat quotidien contre toutes sortes de doutes.
Ce n'est que par l'intermédiaire du Tsadik que nous pouvons parvenir à de nouvelles révélations de Torah et de foi.

On peut mieux comprendre cela à la lumière de ce qui se passa lors de la faute du Veau d'or. Les juifs avaient été miraculeusement libérés d'Egypte; ils furent témoins d'une suite de miracles, lors de la traversée de la mer Rouge et dans le désert, miracles dont l'apogée fut la Révélation d'Hachem Lui-mêmesur le mont Sinaï.
Ils furent purifiés de leurs souillures et doués de prophétie. Et quarante jours plus tard ... ils firent une idole!
Nous devons nous demander : "Y a-t-il quelque chose de plus puissant que l'exercice du libre arbitre? Imaginons un peu la force du Penchant du Mal, qui put égarer le peuple après tant de prodiges."

La guémara (Shabbath 89a) enseigne que le Satan poussa les juifs à faire le veau d'or, en leur montrant que Moïse était mort. Livrés à la panique, croyant avoir perdu leur guide, le Tsadik de leur génération, ils se dépêchèrent de façonner une idole destinée à les guider et les protéger. Aussitôt que Moïse réapparut, il détruisit l'idole et apporta plus tard les secondes Tables de la Loi. En agissant de la sorte, il put réinstaller la foi dans le cœur du Peuple juif. La leçon que nous tirons de tout cela est claire: nous devons constamment décupler nos forces par une foi renouvelée, inspirée du pouvoir du Tsadik.

-> Rabbi Nathan continue :
Ce qui se passa pour les juifs dans le désert se passe pour nous de nos jours. C'est la foi dans les Tsadikim qui est le champ de bataille entre le Satan et le Peuple juif.
Le Penchant du Mal renouvelle constamment ses attaques, et plus particulièrement contre le Tsadik authentique de la génération, le mettant en butte à l'opposition humaine, provenant souvent des individus les plus éminents des communautés juives.
En agissant de la sorte, le Satan espère cacher et isoler le Tsadik de la génération, tout comme il convainquit les juifs du désert que le Tsadik authentique, Moché, avait disparu.

L'Histoire n'est qu'un éternel recommencement : un certain Tsadik apparaissait dans une génération et les gens ne cessaient de le critiquer, d'émettre des doutes quant à ses possibilités. Des années plus tard, après sa mort, les gens se projetaient quelques années en arrière, pour prendre conscience qu'il s'agissait en fait d'un vrai Tsadik, dont les enseignements étaient réellement de nouvelles révélations de Torah et de foi.
Le Tsadik de leur propre génération ne leur aurait pas inspiré les mêmes vues. Il aurait été ridiculisé et ses capacités mises en doutes, tout comme le Tsadik de la génération précédente.
Par la suite évidemment —quand il cesse d'être le Tsadik de la génération en cours - on le reconnaît naturellement à sa juste valeur. La génération se pose alors des questions sur son propre Tsadik... et le processus se poursuit ...

Qui ne reconnaît pas par exemple aujourd'hui Arizal comme le plus grand Cabbaliste des temps modernes, Tsadik authentique sans conteste de sa génération?
Il rencontra cependant une opposition farouche de la part de ses contemporains, qui refusaient d'admettre qu'à leur époque, il était possible à un Tsadik de pénétrer si profondément les enseignements ésotériques redoutables de la Kabbale et d'en tirer de nouveaux éclaircissements ; ils n'arrivaient pas à croire qu'il pouvait accéder à un tel niveau de prophétie et de sainteté.
Des années plus tard, quand la génération connut un nouveau Tsadik, le Satan ne chercha plus à cacher la grandeur d'une telle figure et le Arizal fut accepté par tous.
Il en fut de même du Baal Shem Tov qui, malgré (ou à cause de) la lumière merveilleuse et impressionnante qu'il diffusait, dut faire face à un antagonisme farouche et fut sans cesse persécuté. Ses détracteurs avaient déjà reconnu les immenses qualités de Rabénou haAri et son caractère unique, mais ils ne pouvaient pas accepter le Tsadik de leur propre génération, le Baal Shem Tov.
Néanmoins, quelques années plus tard, il fut lui aussi reconnu comme ayant été le Tsadik authentique de sa génération.

Du fait que le Tsadik authentique doit malheureusement être sans cesse exposé à l'antagonisme de ses contemporains, sa lumière est cachée au monde. Les efforts qu'il déploie pour révéler la vérité dans les ténèbres sont un combat continu, semblable à celui que nous menons par nos efforts constants pour reconnaître, accepter le Tsadik authentique, et nous attacher à lui. Toutes sortes de dissimulations, sous forme de conflits et d'argumentation stérile nous empêchent de nous lier à lui et, par conséquent, de renouveler notre foi.
Nous n'avons donc, en fin de compte, d'autre choix que de rechercher sans répit la vérité ..., car là où se trouve la vérité, on peut reconnaître le Tsadik authentique."

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-> Ailleurs, rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Chélou'hin 5,10-12) examine en détail la faute perpétrée par les juifs qui firent le Veau d'or. S'approchant d'Aharon, ils lui dirent : "Fais nous un dieu qui marche à notre tête, puisque Moché, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, a disparu" (Ki Tissa 32,1).
Rabbi Nathan écrit : "O vous, qui cherchez à étudier en toute sincérité la Torah, considérez que toute la faute commise par les juifs était de ne pas avoir recherché notre maître Moché. Ils conclurent très vite qu'il avait disparu et finirent par s'adonner à l'idolâtrie.
C'est ce que signifie le verset : "Car je sais qu'après ma mort, vous serez corrompus" (Vayélé'h 31,29). Mais ne savons-nous pas que le Tsadik ne meurt jamais? (Cf. plus haut). C'est nous qui sentons qu'il n'est plus avec nous ...
Aussi longtemps que nous sommes liés au Tsadik, nous pouvons tirer largement profit de lui et de ses enseigne-ments. Mais quand il ne fait plus partie de notre réalité, c'est nous qui nous corrompons.

Notre recherche du Tsadik authentique doit donc se poursuivre continuellement, sans répit. Même après sa disparition, il reste toujours un individu, et parfois même plusieurs, qui s'étant imprégnés de ses enseignements sont à même de les transmettre aux autres.
Nulle génération n'est orpheline ; le Tsadik laisse toujours sa bénédiction, c'est-à-dire ses enseignements, dans ce monde et on peut les retrouver chez ses disciples.

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-> Rabbi Na'hman ('Hayé Moharan - 307) disait :
"Je ne suis pas venu dans ce monde pour moi-même. J'y suis venu pour rapprocher de Hachem l'âme des juifs. Je ne peux cependant aider que celui qui vient à moi et me dit ce dont il a besoin."

-> Rabbi Na'hman ('Hayé Moharan - 332) disait : "Je suis une rivière qui nettoie toutes les taches." Quiconque a suivi les conseils de Rabénou et parlé à Hachem en hithbodédout connaît la merveilleuse sensation d'être capable d'épancher son cœur et d'exprimer ses sentiments les plus intimes. Il sait que là où il se trouve, Hachem est avec lui et attend qu'il se repente et se rapproche de Lui.
Il sait aussi qu'indépendamment des difficultés de la vie, quand l'heure arrive et que ses jours touchent à leur fin, il peut toujours compter sur la force et le pouvoir du Tsadik authentique qui plaidera sa cause devant la Cour Céleste. Il sait qu'en fin de compte, le Tsadik authentique, Rabbi Na'hman, rectifiera et purifiera son âme.
[rav 'Haïm Kramer]

-> Sachons enfin que Rabbi Nahman ressent envers nous la même sympathie que nous ressentons pour lui et ses enseignements. "Si une personne ne fait simplement que s'attacher à Rabénou, dit une fois Rabbi Nathan de Breslev (Sia'h Sarfé Kodech I-713), le Rabbi ne l'abandonnera pas avant d'avoir rectifié son âme."

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-> Rabbi Na'hman ('Hayé Moharan - 227) dit :
"C'est sûr, l'homme doit lutter principalement pour atteindre le but ultime. On ne peut dans cette vie savourer réellement la signification ou le sentiment de cette proximité du Tsadik à cause de la matérialité de notre corps et de tous les autres obstacles.
L'essentiel par conséquent est de s'efforcer d'atteindre le but ultime : quand on quittera ce monde après une longue vie bien remplie, on comprendra ce qu'on a entendu longtemps auparavant. Chacun en outre accédera aux joies spirituelles.
Heureux celui qui croit d'une foi profonde en Hachem et au Tsadik authentique, et qui accomplit ce que dit le Tsadik. Il ne connaîtra jamais l'humiliation, ni la honte, ni dans ce monde, ni dans le monde futur."

Les 2 niveaux de tsadikim

-> Le Tana déBé Eliyahou (rabba - chap.9) discute de deux niveaux de tsadikim.
Un niveau comprend ceux qui ne fautent jamais mais qui n'ont pas été mis à l'épreuve. Un niveau supérieur comprend ceux qui ont été mis à l'épreuve et qui se sont rendus paresseux et indifférents à la faute, ce qui les a aidés à s'abstenir de commettre les fautes.

Le Tana déBei Eliyahou enseigne : "Heureux celui qui n'a jamais fauté et n'a jamais quitté le droit chemin. Même s'il est un Israël (un juif ordinaire), il est digne d'apporter un korban sur le mizbéa'h (Autel) comme s'il était le Cohen gadol. Comme il est dit : "Les jeunes gens de Bné Israël ont offert des korbanot" (Michpatim 24,5).
Mais celui qui se rend paresseux (nonchalant) lorsqu'il s'agit de commettre des fautes atteint le niveau des anges dans le ciel. Comme il est dit : "Les paresseux de Bné Israël ... ont perçu Hachem, et ils ont mangé et bu" (Michpatim 24,11).

Le Tana déBé Eliyahou interprète אֲצִילֵי (nobles) comme ,עֲצִילֵי ceux qui sont paresseux et ne commettent pas de faute. Ils atteignent le niveau de וַיֶּחֱזוּ אֶת הָאֱלֹקִים, si l'on peut dire comme voyant Hachem. C'est le niveau des anges (mala'him).
Il est supérieur à celui des tsadikim qui n'ont pas été mis à l'épreuve et n'ont jamais commis de fautes.
Ces tsadikim atteignent le niveau d'un Cohen gadol, tandis que ceux qui réussissent les épreuves atteignent le niveau des anges.

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-> Le זקיקון דנורא ajoute que les tsadikim qui ont réussi l'épreuve sont supérieurs aux anges. Les anges n'ont pas de yétser ara, mais lui en avait un, et grâce à ses bons choix et à ses efforts immenses, il a surmonté le yétser ara.
Le Tana déBé Eliyahou nous dit que, parce qu'il a réussi des épreuves difficiles, il est égal aux anges en ce sens qu'il verra la Chékhina comme eux. Mais à d'autres égards, en raison des défis (tests) qu'il a dû relever, il devient plus grand que les anges.