Il est bien connu que les tsadikim, par leurs justes actions, sont capables de transformer l'Attribut Divin de Jugement (Rigueur) en Attribut de Miséricorde (midrach Béréchit rabba 73,3).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 6,13 ]
Catégorie : 4- Les tsadikim
Un vrai tsadik ne voit pas le mauvais chez autrui
-> Le Méor Enayim (paracha 'Houkat) cite le Baal Chem Tov disant qu'un vrai tsadik ne voit pas de faute chez les les autres. Si quelqu'un voit le mal chez les autres, c'est le signe qu'il n'est pas un véritable tsadik.
Il compare cela à quelqu'un qui qui se regarde dans un miroir. S'il voit un visage sale, cela signifie que son propre visage est sale. S'il voit un visage propre, sans tache, cela signifie que son propre visage est propre. De même, si l'on voit le mal chez les autres, c'est parce qu'on y voit nos propres défauts.
De même, il explique le verset : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18), comme signifiant : de la même manière que l'on ne se détesterait pas si on reconnaissait un défaut en nous, de même on ne devrait pas avoir de sentiments négatifs envers son prochain, même si l'on voit un défaut en lui.
Il conclut par une allusion au verset : "Qui est l'homme qui désire la vie, il aime jours pour voir le bien" (Téhilim 34,13). Cela peut être compris comme signifiant que celui qui vit la vie d'un tsadik (ou veut tendre vers l'exemplarité d'être un tsadik) désire ne voir que le bien chez ses ses semblables.
Le rayonnement des âmes saintes est extraordinaire et immense.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Ki Tétsé 21,11]
[zohar néchamot hakédochot moufla véatsoum ou]
Le corps des tsadikim après leur mort
+ Le corps des tsadikim après leur mort :
-> Lorsque le corps de grands tsadikim a pu être ramenés en Israël et réinhumés, bien qu'ils soient décédés il y a de nombreuses années, leurs corps sont restés intacts et on a l'impression qu'ils ne sont décédés que récemment. Or, nous savons que le corps, une fois enterré, commence à se décomposer.
Y a-t-il une signification au fait que le corps du tsadik ne semble pas se décomposer?
Lorsque nous sommes en vie, notre corps et notre âme se combinent pour créer l'être humain. L'âme a besoin du corps et le corps a besoin de l'âme.
Au moment de la mort, les deux partenaires de vie se séparent. Lorsque l'âme voit ce qu'est devenu le corps qu'elle appelait autrefois son foyer, elle est très peinée.
Pour alléger la souffrance de l'âme d'un tsadik, Hachem veille à ce que le corps du tsadik ne se détériore pas et soit dans le même état que lorsque l'âme et le corps ne formaient qu'une seule entité vivante.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]
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[on peut noter que moins on donne d'importance à la matérialité dans ce monde (développant sa spiritualité), plus on aura de pouvoir d'impacter notre élément matériel (corps) après notre mort! ]
Ramener le racha à Hachem
"La personne vertueuse doit poursuivre le racha pour lui ôter la souillure [de la faute] et pour dompter la sitra a'hara (force du mal). C’est un acte louable qui produit une exaltation d'Hachem, plus que tout autre acte louable, et cette exaltation est plus grande que toutes les autres.
Venez et voyez : quiconque prend la main du racha et l’incite à abandonner sa mauvaise voie s’élève de trois degrés, contrairement à toute autre personne"
[Zohar II,128b ]
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-> Le Baal Shem Tov (dans Keter Shem Tov - sections 113 et 251) met en garde contre le fait que le racha doit être ramené à la bonté avec empathie et gentillesse.
Les 2 niveaux de tsadikim
-> Le Tana déBé Eliyahou (rabba - chap.9) discute de deux niveaux de tsadikim.
Un niveau comprend ceux qui ne fautent jamais mais qui n'ont pas été mis à l'épreuve. Un niveau supérieur comprend ceux qui ont été mis à l'épreuve et qui se sont rendus paresseux et indifférents à la faute, ce qui les a aidés à s'abstenir de commettre les fautes.
Le Tana déBei Eliyahou enseigne : "Heureux celui qui n'a jamais fauté et n'a jamais quitté le droit chemin. Même s'il est un Israël (un juif ordinaire), il est digne d'apporter un korban sur le mizbéa'h (Autel) comme s'il était le Cohen gadol. Comme il est dit : "Les jeunes gens de Bné Israël ont offert des korbanot" (Michpatim 24,5).
Mais celui qui se rend paresseux (nonchalant) lorsqu'il s'agit de commettre des fautes atteint le niveau des anges dans le ciel. Comme il est dit : "Les paresseux de Bné Israël ... ont perçu Hachem, et ils ont mangé et bu" (Michpatim 24,11).
Le Tana déBé Eliyahou interprète אֲצִילֵי (nobles) comme ,עֲצִילֵי ceux qui sont paresseux et ne commettent pas de faute. Ils atteignent le niveau de וַיֶּחֱזוּ אֶת הָאֱלֹקִים, si l'on peut dire comme voyant Hachem. C'est le niveau des anges (mala'him).
Il est supérieur à celui des tsadikim qui n'ont pas été mis à l'épreuve et n'ont jamais commis de fautes.
Ces tsadikim atteignent le niveau d'un Cohen gadol, tandis que ceux qui réussissent les épreuves atteignent le niveau des anges.
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-> Le זקיקון דנורא ajoute que les tsadikim qui ont réussi l'épreuve sont supérieurs aux anges. Les anges n'ont pas de yétser ara, mais lui en avait un, et grâce à ses bons choix et à ses efforts immenses, il a surmonté le yétser ara.
Le Tana déBé Eliyahou nous dit que, parce qu'il a réussi des épreuves difficiles, il est égal aux anges en ce sens qu'il verra la Chékhina comme eux. Mais à d'autres égards, en raison des défis (tests) qu'il a dû relever, il devient plus grand que les anges.
Le monde à venir est composé de différents niveaux pour les tsadikim. Lorsqu'un tsadik quitte ce monde, il est placé au niveau qui lui convient. Après un certain nombre d'années, ils souhaitent l'élever à un niveau supérieur. Ils ne peuvent le faire tant qu'il n'a pas été jugé pour des infractions mineures pour lesquelles il n'a pas encore été jugé. Il en va de même chaque fois qu'ils souhaitent l'élever à un niveau supérieur.
Tous ces jugements peuvent très bien découler des accusations portées par le yétser ara, comme nous le trouvons dans le Zohar (voir volume III,214a) concernant Yéhochoua Cohen Gadol que Satan a accusé dans le monde à venir.
[Arizal - voir Shaar HaGuilgoulim - hakdamah 22 ]
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-> Le yétser ara se bat sur deux fronts, comme l'écrit la guémara (Baba Batra 16a) : "le yétser ara descend dans ce monde et induit une personne en erreur pour qu'elle commette une faute, puis monte au Ciel, lance des accusations contre ce même fauteur et enflamme la colère d'Hachem contre lui."
Ainsi, le yétser ara nous combat sur deux fronts ; il se bat lorsqu'il est près de nous et lorsqu'il est loin de nous. Ici, il s'approche de nous, et en se battant face à face, il cherche à nous piéger dans les pièges de la faute par ses incitations.
Puis il monte très haut, au Kissé Hakavod (Trône de Gloire), au Beit Din supérieur, où il mène une autre guerre contre nous, nous accusant d'avoir fauté, excitant les dinim (jugements, rigueur) à nous punir.