Comme nous le savons (guémara Shabbat 101b et commentaire de Rachi), toute personne vertueuse, c'est-à-dire celle qui étudie la Torah avec des intentions pures et accomplit de bonnes actions (mitsvot) pour l’amour d'Hachem, porte en elle une étincelle de l’âme de Moché Rabbénou.
Par exemple, nous trouvons dans la guémara (Shabbat 101b) qu’un sage dit à un autre : "Moché, tu as bien parlé", même si son nom n’était pas Moché Rabbénou. Cela signifie plutôt qu’il porte en lui une étincelle de Moché.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]
La prière est si puissante que l'unification des mondes supérieurs, et l'influence qui en découle et qui se répand sur les mondes inférieurs, s'opère principalement pendant la prière.
[...]
La prière s’élève vers le haut, unifie les mondes supérieurs et fait descendre l’abondance sur tous les mondes, du plus haut au plus bas.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayikra 2,7-13]
Préserver notre brit
-> Si une personne a fauté avec sa brit mila, même si elle respecte tout le reste de la Torah, elle peine en vain, comme le dit le Zohar : Si une personne n’a pas de crainte [de la faute] concernant la brit, alors la crainte d'Hachem ne repose pas sur elle concernant quoi que ce soit qu’elle fasse.
Puisque le corps avec lequel elle accomplit les mitsvot est entaché, tout ce qu'elle fait avec est également entaché.
Nos Sages, à travers les générations, ont dit que la plupart des souffrances qu’endure un homme, qu’il s’agisse de la peste, de l’épée ou de la famine, résultent d’une souillure de la circoncision (la brit mila).
De plus, tant que sa brit est entachée, toutes les mitsvot et les bonnes actions qu’un homme accomplit iront toutes aux forces de l’impureté [et ajouteront à leur puissance], D. nous en préserve.
En outre, une personne qui entache la brit est considérée comme ayant falsifié le sceau du Roi des rois, comme le dit le verset : "Nous n’avons pas falsifié Ton alliance" (Téhilim 44,18) ...
[ rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré Téchouva) affirme que : "La brit mila est le "yessod", le fondement de notre observance religieuse. En la protégeant, toute notre Torah et nos mitsvot s'élèvent." ]
Si une personne se réveille, se repent et réalise que ce mal lui est arrivé parce qu’il a entaché la brit, tout ira bien. Mais sinon, alors Hachem augmentera ses souffrances ...
La souffrance sera sept fois plus grande, car lorsqu’une personne entache la brit, elle entache "Bat Shéva" (littéralement, "fille de sept"), qui sont les sept sefirot constituant le Royaume des Cieux dans notre monde (Zohar - vol.III,115a).
Il est donc tout à fait approprié que l’affliction de cette personne soit multipliée par sept.
Puisque les souffrances résultaient du fait que cette personne a entaché sa brit, par conséquent, si elle souhaite se repentir, elle doit d’abord rectifier la souillure qu’elle a causé à sa brit. Ensuite, quoi qu’elle souhaite faire, Hachem l’aidera à réussir ...
La valeur numérique de : Avraham, Its'hak, Yaakov (אברהם יצחק יעקב) est de 638, la même que : brit Hachem (ברית יהוה, la brit et le Nom d'Hachem). Cela fait allusion au fait que le mérite de nos Patriarches se tiennent pour leurs descendants (les juifs) et expient tout dommage qu'ils ont causé à leur brit.
Jérusalem elle-même expie toute souillure causée à la brit.
Les mots היא ירושלים (hi Yérouchalayim - c'est Jérusalem) ont la valeur numérique 612, identique à celle de ברית (brit).
Ceci nous suggère que lorsque l'affliction frappe le peuple juif, Jérusalem l'aide à expier le mal qu'il a causé à la brit, car Jérusalem et la brit sont égales.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,14-16&18&25&42]
Humilité & mériter qu’Hachem soit une couronne
-> Rabbi Elazar rapporte que Rabbi Hanina dit : Hachem est destiné à être une couronne sur la tête de chaque juste, comme il est dit : "En ce jour-là, l’Éternel des armées sera une couronne de gloire et un diadème de beauté pour le reste de son peuple" (Yéhayahou 28,5).
Que signifie l’expression : "Une couronne de gloire et un diadème de beauté"?
Cela signifie : une couronne pour ceux qui accomplissent sa volonté et un diadème pour ceux qui attendent son salut.
On pourrait penser que cela s’applique à tous ceux qui appartiennent à ces catégories. C’est pourquoi le verset précise : "pour le reste de son peuple", ce qui signifie que Hachem sera une couronne et un diadème pour celui qui s’établit humblement se considérant comme un reste (il ne se comporte pas avec orgueil, arrogance).
[guémara Sanhédrin 111b]
-> Nos Sages expliquent qu’à l’avenir, Hachem sera une couronne sur la tête de ceux qui sont justes et humbles, car il n’y a pas de vertu plus grande que l’humilité.
Si une personne est humble, [comme] pressée et piétinée par tous, à l’avenir, Hachem sera une couronne pour elle (il ajoute comme condition le fait de respecter sa brit mila).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]
-> Une personne s’attache à la présence Divine (Chékhina) par ses mitsvot et son étude de la Torah ...
En étudiant la Torah remplie d'humilité, une personne mérite ... d'allumer les lumières spirituelles des mondes supérieurs et les unir ...
En étudiant la Torah et en accomplissant de mitsvot avec des motivations pures, une personne peut extraire et élever les étincelles de sainteté qui ont été piégées et dispersées à travers le monde ...
Lorsqu’une personne étudie la Torah et réalise des mitsvot pour l’amour du Ciel, lorsqu’elle dort la nuit, elle mérite que son roua'h et sa néchama (ses parties d'âme) s’élèvent vers les mondes supérieurs ...
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]
Affaiblir le yétser ara par la Torah
-> La Torah a précédé le monde de deux mille ans.
De plus, c’est la Torah qui cause la plus grande détresse au yétser ara et l’affaiblit, comme l'affirment nos Sages : "Hachem dit : "J’ai créé la mauvaise inclination, et j’ai créé la Torah comme antidote"" (Kidouchin 30b).
Cependant, cela ne s’applique qu’à la Torah étudiée avec des motivations pures.
Le mot לשמה (lichma - avec des motivations pures (100% pour Hachem), littéralement, pour son propre bien) peut se lire comme : לשם ה"א, pour le bien de la lettre hé [ה - qui représente la Chékhina], car elle est rectifiée par l’étude de la Torah et les mitsvot.
[...]
Grâce à l’étude de la Torah, le yétser ara est brûlé et annulée.
La Torah est appelée "feu", comme dans le verset : "Voici, toutes Mes paroles sont comme un feu, dit Hachem" (Yirmiyahou 23,29).
Rien ne peut brûler et affaiblir le pouvoir du yétser ara comme la Torah. Cependant, elle doit être étudiée avec des motivations pures (lichma), avec humilité et crainte.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayikra 2,14-16]
C'est par la brit mila que se révèlent les bontés d'Hachem, qui adoucissent les jugements sévères.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 12,3]
Faire téchouva = redonner vie à son âme
+ Faire téchouva = redonner vie à son âme :
-> "Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, un ange protecteur est créé en sa faveur. Si une personne commet une faute, un ange accusateur est créé contre elle" (Pirké Avot 4,13).
-> L'ange protecteur créé à partir d’une mitsva, tout comme l’ange accusateur créé à partir d’une faute, sont complets. Pour chaque mitsva, un ange bon est créé ; et pour chaque faute, un ange mauvais est créé ...
Lorsqu’une personne se repent complètement (téchouva chéléma) et répare tous les torts qu’elle a causés, tous les mauvais anges créés à partir de ses mauvaises actions se transforment en cadavres.
Le prophète Natan dit ceci au roi David : "Hachem a effacé ta faute" ('hatat'ha) ; tu ne mourras pas" (Shmouel I 12,13).
En d’autres termes, Hachem a ôté et tué l’ange mauvais, appelé חטאת ('hatat), et c’est pourquoi tu ne mourras pas.
Cependant, si une personne ne se repent pas, et que les anges mauvais créés à partir de ses mauvaises actions restent en vie, c’est alors certainement son âme qui mourra à sa place et sera perdue.
À ce sujet, le verset dit : "L’âme qui faute, c’est elle qui mourra" (Yé'hezkel 18,4). Il n’est pas dit "l’âme qui a fauté" dans le passé, mais plutôt "qui faute" au présent.
Cela fait référence à une personne qui faute et crée un mauvais ange (appelé חטאת) et l’a maintenu en vie, car elle ne l’a pas tué par le repentir (téchouva). Une telle personne, une telle âme, mourra certainement.
[...]
Avant qu'une personne ne fasse téchouva, elle méritait que son âme soit immolée et détruite. Mais désormais, c’est le mauvais ange (appelé חטאת) qui sera immolé à sa place, et l’âme restera parfaite, sans tache.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,18]
L’orgueil
-> L'orgueil est le plus méprisable de tous les traits de caractère. Nos Sages disent qu'une personne arrogante chasse la Chékhina du monde (Sotah 5a) ; Hachem dit à propos d'une telle personne : "Lui et moi ne pouvons pas cohabiter dans le même monde".
Une personne orgueilleuse ferme les yeux et le cœur et refuse de réfléchir à qui elle est vraiment et à quoi elle a bien pu se trouver pour être si orgueilleuse.
A-t-elle vraiment accompli quoi que ce soit par elle-même? Elle n’est rien de plus que de la chair et du sang, des vers et des asticots. [nos capacités (dont le fait de vivre) ne sont possible à chaque seconde que par décret du Ciel le permettant. ]
A ce sujet, nos Sages ont commenté le verset : "Toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit Hachem" (Yéchayahou 66,23) : ils ont dit que si une personne se considère comme de la simple chair, elle méritera de se prosterner et de se présenter devant Hachem (ibid.). Cela exclut une personne qui se considère comme une personne importante méritant prestige et honneur.
Il est dit dans le Michnat 'Hassidim (Massé'het HaTéchouva 2,1) que, d’ordinaire, les forces de l’impureté ne s’emparent que des deux dernières lettres du Nom d'Hachem (le וה de יהוה).
Cependant, une personne orgueilleuse fait en sorte que ces forces [du mal] s’emparent également même du יה, les deux premières lettres.
C’est pourquoi le mot גאוה (gaava - orgueil) a une valeur numérique de 15, ce qui correspond aux lettres יה ; cela indique qu’une personne orgueilleuse entache le Nom יה et renforce les autres dieux.
[...]
Par son orgueil, une personne cause un terrible préjudice au monde et donne un immense pouvoir à l’ange maléfique Samaël ...
La personne orgueilleuse est immédiatement jugée au Ciel par Michael, le Cohen Gadol qui règne là-haut.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,2-3]
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=> en étant orgueilleux, non seulement on se déclare dieu (au détriment d'Hachem), mais on renforce les forces du mal.
La colère
+ La colère :
-> La colère est un trait de caractère est directement lié à l’orgueil : lorsqu’une personne se pare d’orgueil et s’imagine être un être exceptionnel auquel nul ne peut se comparer, elle devient plus encline à la colère.
Le Zohar (Vol.II,182a) écrit que rien ne peut souiller une personne aussi profondément, à l’intérieur comme à l’extérieur, que la colère, car son âme la quitte immédiatement et est remplacée par un dieu étranger.
A ce sujet, le verset dit : "Toi qui déchires son âme dans sa colère" (Iyov 18,4).
S’il souhaite se repentir, il lui faudra beaucoup de sainteté et de zèle jusqu’à ce que son âme lui revienne.
Ces terribles conséquences de la colère ne s’appliquent pas à la colère exprimée par nos Sages lorsqu’ils parlent pour défendre la Torah ou pour réprimander, car une telle colère est (100%) pour l’amour du Ciel, à condition qu’elle ne soit pas pour leur propre honneur.
Sinon, elle serait considérée comme de la colère [avec toutes ses terribles conséquences].
L’auteur de la Michnat 'Hassidim (Massé'het haTéchouva 3,1) écrit que lorsqu’une personne se met en colère, elle entache le Nom de Hachem : אדני, ainsi que le Nom de Hachem אלהים, qui ont une valeur numérique totale de 151, ce qui correspond à כעס (ka'as - colère), plus un pour le mot lui-même (le kollel).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,9-11]
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-> La colère exprimée par les érudits de la Torah est tout à fait positive, car elle est motivée par l’amour de la Torah ou par le souci de corriger. Une telle colère n’ébranle pas l’âme et ne souille pas le corps, ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Extérieurement, elle se présente comme de la colère, mais c’est une colère pure, une colère positive.
... Du début jusqu’à la fin, cette colère dirigée contre les paroles de la Torah ou l’observance des mitsvot, est pour l’amour du Ciel (100% léchem chamayim) ...
Même si cela nous apparaît comme de la colère, c'est bien de la colère.
La colère qui n’est pas pour l’amour du Ciel échange le Nom d'Hachem (אלהים), qui est saint, contre "d’autres dieux".
Mais la colère qui est pour l’amour du Ciel, au contraire, bannit les "autres dieux" et les remplace par le Nom d'Hachem (אלהים), qui est saint.
Si la colère est utilisée pour clarifier les paroles de la Torah et découvrir la vérité, alors la sainteté a été extraite des forces de l’impureté. Si la colère est utilisée pour réprimander, alors les personnes qui ont reçu cette réprimande ont été soustraites aux forces de l’impureté et amenées à la sainteté.
[on peut facilement mettre de l'intérêt personnel mélangé avec un peu de léchem chamayim (ex: réprimander en profitant pour s'enorgueillir d'être supérieur à l'autre).
Ainsi, si c'est entièrement léchem chamayim (100% pour Hachem, % notre égo) alors on réprimandera avec beaucoup d'attention aux sentiments d'autrui et avec amour (comme Hachem le veut). ]
En vérité, une telle colère doit être entièrement pour l’amour du Ciel, et non pour son propre honneur. Sinon, elle contaminerait une personne comme n’importe quelle autre expression de colère ...
La colère découle de l’orgueil, qu’une personne se sent importante et digne d’honneur. Par conséquent, elle éprouve de la colère envers les autres : envers ceux qui ne l’honorent pas assez, ou qui ne lui parlent pas de la bonne manière.
En revanche, la personne humble se considère comme si elle était morte, indifférente à sa propre vie. Par conséquent, lorsqu’elle exprime de la colère, ce n’est pas pour son propre honneur mais plutôt pour le Ciel ...
Si la personne qui s’est mise en colère souhaite se repentir, se corriger et s’apprendre à être calme et agréable, alors tout sera réparé et son âme retrouvera la place qui lui revient, comme le verset le poursuit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,12-17]
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-> Une personne autoritaire, stricte et exigeante, est une autre forme de colère. Il y a cependant une distinction : une personne en colère fait beaucoup de bruit et de remous, tandis qu’une personne autoritaire n’en fait pas.
Au contraire, si quelque chose ne lui semble pas juste, elle est déçue. Parfois, si quelque chose ne lui convient pas, elle peut parler durement, avec une pointe de colère indétectable. À d’autres moments, elle peut se montrer exigeante, tout en parlant doucement, sans aucune colère.
Cependant, il ressort clairement de ses propos qu’elle est autoritaire, bien qu’elle s’efforce de ne montrer aucune colère. Ses efforts sont vains, comme le dit le verset : "En vain veille le gardien" (Téhilim 127,1), car tant qu’elle restera autoritaire, elle finira par manifester sa colère.
Bien que nous ayons dit que l’orgueil est une ramification de la colère, la racine principale dont elle découle est l’orgueil. Puisque cette personne est orgueilleuse et a une haute opinion d’elle-même, elle est donc arrogante (orgueilleuse), critiquant sans cesse ce qui ne lui plaît pas ou ne convient pas à son honneur.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,24-25]