Aux délices de la Torah

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"Ce fut (vayéhi) lorsque Pharaon eut renvoyé le peuple" (Béchala'h 13,17)

-> Nos Sages (guémara Méguila 10b) expliquent que lorsque la Torah emploie ce terme, elle veut exprimer la souffrance.

Ainsi, ici il s'agit de la souffrance matérielle ressentie par Pharaon suite à la libération des juifs et de leur départ d'Egypte, car ils étaient pour lui une main-d'œuvre abondante et gratuite.

Cependant, le midrach (Chémot rabba 20,7) nous enseigne d'une autre manière la douleur de Pharaon.
Il s'est dit : "Lorsque les juifs se trouvaient en Egypte et que Hachem Lui-même avait besoin de moi, il m'envoyait Moché pour me demander de les libérer. J'étais alors important devant Lui et j'étais honoré!"
Ainsi, c'est cet honneur perdu qui le fit souffrir.

Le rav David Povarsky explique que l'âme de Pharaon ressentait une certaine souffrance de son éloignement de Hachem, car comme tout homme, Pharaon était formé d'un corps et d'une âme, et dans sa souffrance matérielle se mêlait une souffrance spirituelle.

Le rav Povarsky conclut que dans toutes nos actions le corps et l'âme interviennent.
Le but de la vie est que l'âme (néchama) prenne le dessus, et finisse par purifier au maximum l'intention des mitsvot, afin qu'elles soient toujours faites en l'honneur de Hachem.

[en s'épanouissant spirituellement, on en vient à être heureux de ce que l'on a, ce qui apporte une paix intérieure totale.
A l'inverse, en cherchant en priorité l'épanouissement matériel, on ne peut jamais être vraiment satisfait, car par nature nous désirons toujours davantage (nous souhaitons ce que nous n'avons pas, au lieu de profiter de ce que l'on a!), et en venons à négliger notre âme, entraînant une souffrance interne!
Si même Pharaon souffrait de son éloignement avec Hachem, alors à combien plus forte raison cela est-il vrai pour nous!!]

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-> "Il arriva (vayéhi) quand Pharaon renvoya le peuple" (13,17).

Selon la guémara (Méguila 10b) : Partout où il est dit "Vayéhi", c’est une expression de tristesse.
Il est dit ici "vayéhi béchala’h", ce qui nous enseigne que Paro souffrait d’être devenu faible aux yeux des rois.
Le mot "béchala’h" (בְּשַׁלַּח) comporte les lettres du mot "‘halach" (faible).
[rav David Pinto]

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-> "Ce fut, quand Pharaon renvoya le peuple, Hachem ne les a pas guidés sur le chemin du pays de Pélichtim" (Béchala'h 13,17)

-> Nos Sages expliquent que les termes "Pharaon renvoya" signifie qu'il raccompagna le peuple.
Or, celui qui raccompagne un invité accomplit une mitsva qui lui permet de mériter une grande récompense. Mais pour accomplir cette mitsva, il faut le raccompagner sur une distance d'au moins 4 coudées en dehors de la ville sur la direction qu'il va emprunter. Or, comme le chemin le plus proche était celui du pays de Pélichtim, comme le dit justement la suite de ce verset, ainsi Pharaon pensait que c'est ce chemin que les Hébreux emprunteraient et il les raccompagna donc vers cette direction. Mais, pour ne pas que Pharaon ait le mérite et la récompense de cette mitsva, alors "quand Pharaon renvoya (et raccompagna) le peuple, Hachem ne les a pas guidés sur le chemin du pays de Pélichtim qui était proche", de sorte qu'en réalité, il ne les a pas raccompagné sur le bon chemin.
Hachem a fait cela et a changé ensuite l'itinéraire, pour ne pas faire bénéficier Pharaon de la mitsva de raccompagner les invités et de sa récompense.

Donc, il se trouve que ce qui a entrainé que les enfants d'Israël ne sont pas rentrés en terre d'Israël immédiatement par un court chemin, en raison du fait que Pharaon a voulut les accompagner.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

Les causes de l’exil en Egypte

+ Les causes de l'exil en Egypte (par le Méam Loez (Chémot 6,1)) :

-> 1ere raison = les juifs n'auraient jamais pu recevoir la Torah sans avoir connu de souffrances ...
En effet, ils auraient été occupés à manger, à boire et à satisfaire toutes leurs mauvais habitudes et auraient considéré tout changement de mode de vie comme pratiquement impossible.
Or si les juifs n'avaient pas accepté la Torah, le monde n'aurait pu se maintenir en existence, l'univers entier n'existant que par le mérite de la Torah.

Lorsque Hachem les fit échapper à ces tourments, ils en furent si reconnaissants qu'ils acceptèrent joyeusement la Torah, de tout leur cœur et de toute leur âme.
Bien que la Torah fût difficile à observer et que la compréhension et l'accomplissement des mitsvot demandaient un grand effort, cela leur serait très facile comparé à la vie pénible qu'ils menaient en Egypte.

Grâce à leur labeur en Egypte, les juifs furent également prêts aux sacrifices que nécessite la véritable étude de la Torah. Ils avaient subsisté avec de l'eau et du pain dur, dormi là où ils le pouvaient et n'avaient jamais eu le temps ni la force pour des plaisirs physiques.
Une vie de dévouement total à la Torah leur serait donc, comparativement plus facile.
[...]

Avant de pousser, une graine doit être enterrée. De même, les juifs durent-ils être enterrés en Egypte avant de pouvoir grandir dans leur foi.

De plus, sans l'exil en Egypte, les juifs n'auraient pas été spirituellement préparés à comprendre la grandeur de D. ou la réelle signification de la Torah.
Leur asservissement en Egypte avait purifié leur corps, éveillé leur personne physique et les avait rendus extrêmement humbles.
Pendant la sortie d'Egypte, c'est comme s'ils étaient nés à nouveau.
Ils se rendirent compte qu'ils n'auraient jamais reçu la Torah sans cette purification du corps et l'abandon total du péché.

Telle était la signification de la promesse de D. à Avraham : "Après cela [les 400 ans d'exil], ils partiront avec de grandes richesses" (Béréchit 15,14).
Or, il ne peut s'agir ici de richesses matérielles.
[...]

Hachem dit à Avraham que ses descendants partiraient avec "de grandes richesses" (ré'houch gadol), plutôt que "beaucoup de richesses" (ré'houch rav). L'expression hébraïque indique que la richesse est évaluée en qualité, mais non en quantité ...

La grande richesse que D. promit à Avraham ne consistait pas en or, en argent ou en diamants, qui en vérité n'ont aucune valeur.
En réalité, Hachem voulait expliquer à Avraham la raison de l'exil de ses descendants en Egypte : l'asservissement qu'ils endureraient en Egypte allait les préparer à accepter la Torah et reconnaître la grandeur de D.
C'est cela que représentait la "grande richesse".

[Le Méam Loez (Bo 11,1-2) enseigne de nouveau que la promesse de grandes richesses désigne une richesse spirituelle plutôt que matérielle ...
Toutefois, du fait que pris littéralement les termes de "grandes richesses" désignent la richesse matérielle, Hachem dit aux juifs de réclamer de l'or et de l'argent afin qu'Avraham n'ait plus la moindre doléance ...
Les juifs allaient effectivement s'approprier toute la richesse de l'Egypte à la Mer Rouge, mais puisqu'au moment de la sortie d'Egypte, Avraham ne le savait pas encore, il aurait pu en être contrarié.
Hachem ne voulait pas que même pour quelques jours Avraham ait l'impression que la promesse Divine n'était pas tenue, et Il ordonna donc au peuple de demander aux égyptiens leur or et leur argent.]

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-> 2e raison = purifier les juifs de la souillure de l'idolâtrie

Depuis l'époque d'Enoch, on commença à adorer des idoles ...
La majorité des hommes pensait que tout était soumis aux lois de la nature, que D. ne s'intéressait pas aux simples mortels ... L'idée même des miracles leur semblait saugrenue.
[...]

Avraham fut le 1er à se couper de ces cultes et à rendre public le fait que le monde est dirigé par un D. invisible et omnipotent ...

Après la mort des fils de Yaakov, les juifs commencèrent à s'assimiler aux égyptiens et à d'autres peuples environnants. Ils se mirent à adopter les pratiques idolâtres acceptées partout à cette époque.
Bientôt, les juifs furent totalement plongés dans l'idolâtrie.

Cependant, comme il étaient les descendants d'Avraham, Its'hak et de Yaakov, Hachem par bonté et plutôt que de les anéantir, les fit être asservis.
Les rudes travaux les purifièrent des dernières traces d’idolâtrie.
[...]

Ceci explique la réaction d'Avraham lorsque Hachem lui dit clairement : "Ta descendance sera étrangère dans un pays qui ne sera pas le sien, ils les asserviront et les opprimeront pendant 400 ans" (Béréchit 15,13).

Or, Avraham accepta calmement ce décret, et nous n'avons pas de preuves qu'il fît la moindre prière pour que D. l'annule.
Ceci est d'autant plus difficile à comprendre, que lorsque D. avait annoncé à Avraham la destruction imminente de Sodome, Avraham avait passé une journée entière en prière, suppliant D. d'épargner cette ville perverse.

Or ici, alors que ses propres descendants doivent être sujets à d'affreuses souffrances, il ne dit pas un mot.
Nous nous attendrions à ce qu'il verse des larmes de sang, qu'il jeûne et prie pendant des semaines pour faire annuler le décret.
Pour des étrangers [pervers], il pria du matin au soir, alors que pour ses propres descendants, il ne fit rien.

En réalité, Avraham avait une bonne raison de rester silencieux.
Il savait que, sans la servitude, les juifs n'auraient jamais été dignes de la Torah.
Ils devraient être raffinés comme l'argent par leur longue période d'esclavage.
Avraham comprit que l'asservissement n'était pas envisagée comme une revanche, mais comme un processus de purification dû à la bonté de D., par le mérite des Patriarches.

Bien que nombreux seraient les blessés et les morts, la nation entière en serait purifiée, et elle serait alors prête à croire totalement en Hachem.

C'est pour cette raison que [dans Chir haChirim (4,11-15)], l'Egypte est appelée le Liban (lévanon), littéralement ce qui blanchit (lavan) et purifie.
C'est leur expérience en Egypte qui lava les juifs de leurs péchés et les purifia spirituellement.
Il est d'ailleurs écrit : "Si tes péchés sont comme l'écarlate [rouge vif], ils deviendront blancs comme la neige" (Yéchayahou 1,18).

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-> 3e raison = en Egypte, les juifs avaient abandonné le rite de la circoncision ordonné à Avraham, et par cela ils montraient clairement qu'ils ne désiraient plus être soumis à Hachem ...
D. les punit mesure pour mesure : s'ils ne voulaient pas être les esclaves de D. (abandonnant le signe de l'alliance), ils deviendraient donc les esclaves de Pharaon.

De plus, de nombreux juifs refusaient la circoncision parce qu'elle réduit le plaisir sexuel.
C'est d'ailleurs là une des raisons du commandement (affaiblir ce désir pour rester kadoch). Leur punition fut donc d'être si éreintés par leur travail que leur désir sexuel en serait totalement affaibli.
C'est pour cette raison que la tribu de Lévi ne fut jamais asservies, car ce fut la seule tribu où chacun de ses membres avait gardé la brit mila.
[...]

Bien entendu, ce n'était pas tous les juifs qui négligeaient la brit mila. Il y avait beaucoup de pieuses personnes qui l'accomplissaient en courant de grands risques pour leur personne ...
D'ailleurs ces juifs répondaient aux égyptiens : "Commençons par circoncire nos enfants [même si vous allez les jeter à l'eau ou au feu]. Pour ce qui est de la suite, leur destin sera entre les mains de D."

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-> 4e raison = l'ange du mal Samaël dénonça Yaakov pour avoir recouru à la ruse lorsqu'il voulut obtenir la bénédiction que Its'hak destinait à Essav.
Par leurs rudes travaux en Egypte, les juifs allaient mériter la bénédiction. [d'après le Yalkout Réouvéni]

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-> 5e raison = l'ange gardien de l'Egypte : Amon de No, avait saisi un chevreau en main et dénoncé les fils de Yaakov d'avoir vendu Yossef et trempé son manteau dans du sang de chèvre pour leurrer leur père (Béréchit 37,31).
En conséquence, il fut décrété que 10 des plus grands sages seraient brutalement assassinés par les romains.

Une 2e conséquence de cet incident fut le décret d'asservissement brutal des juifs en Egypte ... Toutefois l'esclavage ne commença pas pendant la vie des fils de Yaakov car leur mérite suffisait à les protéger, eux et leurs enfants ...

Nos Sages enseignent que le réel asservissement des juifs débuta à la naissance de Myriam et dura 83 ans et 4 mois.
Car les 12 tribus sont mises en parallèle avec les 12 heures de la journée.
Or, un jour de D. représente 1000 ans (Téhilim 90,4), et une heure de Hachem, 83 ans et 4 mois.
Puisque les fils de Yaakov voulaient détruire l'une des 12 tribus qui représente l'une des 12 heures du jour, il fut décrété, selon le principe de mesure pour mesure, que leurs descendants seraient asservis pendant une heure de D., soit 83 ans et 4 mois.

D'autres autorités affirment que les juifs durent asservis pendant 86 ans.
En mille ans, le mois d'Adar est doublé 368 fois. Il y a donc 1030 années de 12 mois lunaires, plus 8 mois.
Si l'on divise ce chiffre par 12, on obtient 86 ans moins 40 jours.

Benjamin n'avait pas participé à la vente de Yossef, mais puisque les égyptiens avaient reçu d'en-Haut la permission d'asservir les juifs, ils ne firent pas de différence entre les coupables et les innocents.
Nos Sages (Baba Kama 60a) enseignent la règle suivante : "Lorsque le destructeur reçoit autorité, il ne distingue pas entre le coupable et l'innocent".

La tribu de Yossef fut asservie elle aussi, car Yossef avait sa part de responsabilité dans ces événements, car par sa calomnie, il avait provoqué la haine de ses frères (cf. Béréchit 37,2).
[Pourtant, si l'une des tribus avait observé la brit mila, ce mérite aurait suffi à la protéger de l'asservissement, et c'est pour cela que la tribu de Lévi fut épargnée.]

Le châtiment correspondait bien à la faute puisque ses frères avaient vendu Yossef comme esclave, alors leurs enfants devinrent des esclaves.
Du fait qu'ils l'avaient jeté dans un puits, les égyptiens, en retour, jetèrent leurs enfants dans le Nil.

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-> 6e raison = les fils de Yaakov avaient fait souffrir leur père.
Yaakov porta le deuil de son fils pendant 22 ans : depuis la vente de Yossef jusqu'à ce qu'il ait appris qu'il était vivant.

10 frères (en excluant Yossef et Binyamin) étaient responsables de ce crime.
Les juifs méritaient un exil de 22 ans pour chacun des frères, soit 220 ans au total. Mais puisque les 10 frères moururent hors de la terre Sainte, cette punition réduisait leur sentence d'un an pour chacun.
Les juifs demeurèrent donc en Egypte pendant 210 ans.
[...]

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Par ailleurs, dans le Zohar, rabbi Its'hak enseigne que si les juifs n'avaient jamais mangé la nourriture des égyptiens ni tiré profit d'eux, ils n'auraient jamais été asservis et les égyptiens n'auraient eu aucun pouvoir sur eux.
Mais dès que les juifs eurent mangé le pain des égyptiens, ils tombèrent sous leur domination.
[...]

Le fait que la souffrance des juifs s'aggravât après la visite de Moché à Pharaon était pour le bien d'Israël ...
En effet, constatant qu'ils étaient persécutés au lieu d'être libérés, ils n'avaient pas d'autre espoir que de se tourner de tout leur cœur vers Hachem, et d'implorer Son pardon pour toutes leurs fautes.

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-> "Maintenant tu verras ce que Je ferai à Pharaon" (Chémot 6,1)

=> Comment comprendre le terme "maintenant"?

En fait, certes le peuple d'Israël souffrait terriblement en Egypte. Mais il pouvait toujours exister des accusateurs au Ciel qui empêcheraient la délivrance.
Cependant, quand Moché s'est rendu chez Pharaon pour lui commander, au Nom d'Hachem, de libérer le peuple, Pharaon répondit : "Qui est Hachem pour que j'écoute Sa Voix?" = Ainsi, désormais, l'exil constituait une profanation du Nom d'Hachem. Et en tant que tel, plus aucun ange ne pourrait émettre des accusations pour empêcher la délivrance, en sachant qu'il en va de l'Honneur d'Hachem.

C'est ce que dit le verset : "Maintenant" que l'exil devient aussi une atteinte à l'Honneur d'Hachem, suite aux propos de Pharaon, "tu verras ce que je ferai à Pharaon". Et il ne pourra plus y avoir d'empêchements.
[Chem miChmouel]

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=> Quelles sont les causes de l’Exil d’Egypte?

On peut rapporter :

1°/ Le Alchikh haKadoch nous explique que la raison du décret divin de les exiler en Egypte était de les faire souffrir en vue «d’écumer l’humidité de la morsure du Serpent originel», de même que l’on polit de ses scories et déchets l’argent dans un four, afin de leur donner le mérite du Don de la Torah.
Ainsi, les hébreux furent comme de l’argent pur lors de la Sortie d’Egypte, les scories quant à elles moururent durant la Plaie de l’Obscurité (les 4/5e du peuple qui refusèrent la Délivrance).
Le Alchikh apporte comme preuve, le verset de : "Mais vous, Hachem vous a adoptés, Il vous a arrachés de ce creuset de fer, l’Egypte, pour que vous fussiez un Peuple Lui appartenant, comme vous l’êtes aujourd’hui" (Dévarim 4,20). L’exégète poursuit son développement et explique que c’est le sens de la promesse faite à Avraham :
- "Sache que ta postérité séjournera sur une terre étrangère, où elle sera asservie et opprimée, durant 410 ans" = afin qu’ils fassent disparaître la "morsure du Serpent" marquant chaque être ;
- "Mais Je jugerai aussi la Nation à laquelle tes descendants seront asservis ; et ensuite ils sortiront avec de grandes richesses" = l’intention là est la richesse de la Loi Ecrite et la Loi Orale qu’ils mériteront de recevoir grâce à la purification de l’Exil égyptien.

2°/ Avraham quitta à tort la terre d’Israël pour descendre en Egypte à cause de la famine (mettant ainsi sa femme Sarah en danger). En effet, le Ramban explique qu’il aurait dû mettre sa confiance en D., certain qu’Hachem pourvoirait à ses besoins.
Ainsi, la conséquence de ce "faux pas" d’Avraham fut-il qu’Hachem décréta que sa descendance finirait par être exilée en Egypte
[Ramban - Lé'h Lé'ha 12,10].

3°/ La guémara (Nédarim 32a) enseigne : "Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Éleazar : De quoi notre ancêtre Avraham fut-il puni, pour que sa descendance ait été ainsi réduite en esclavage pendant 210 ans?
[La guémara rapporte 3 réponses: ] a) D’avoir enrôlé de force les disciples des Sages [dans l’armée] : ‘Il arma des enseignants, enfants de sa maison, 318, et suivit la trace des ennemis jusqu’à Dan’ (Lé'h Lé'ha 14,14).
b) Selon Rabbi Samuel Ben Na’hmani, il fut puni parce qu’il mit à l’épreuve sans mesure la Bonté du Saint, béni soit- Il: ‘Seigneur Éternel, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai?’ (Lé'h Lé'ha 15,8) demanda-t-il.
c) Selon Rabbi Yo’hanan, c’est parce qu’il empêcha des êtres humains de venir sous l’aile de la Chékhina (se convertir): ‘Donne-moi les personnes, et prends pour toi les richesses’ (Lé'h Lé'ha 14,21)."

4°/ L’Exil et l’esclavage en Egypte sont la conséquence fâcheuse de la vente de Yossef par ses frères [guémara Méguila 16b].
D. punit les frères (et leurs descendants) en Egypte selon la mesure de leur hostilité envers Yossef [Abravanel sur Lé'h Lé'ha 15,13]

5°/ L’Exil d’Egypte est un décret du Ciel, dont seule la Sagesse divine connait la raison, comme le sous-entend le midrach (Chémot Rabba 5,22). [Séfer haSi’hot]

"Ils marchèrent pendant 3 jours dans le désert et ne trouvèrent pas d'eau" (Béchala'h 15,22)

-> La guémara (Ta’anit 7a) affirme : "l'eau, c’est la Torah".

Nos Sages (Mékhilta) en déduisent que les juifs ont négligé l'étude de la Torah (l'eau) pendant 3 jours, et qu'en conséquence, ils ont chuté jusqu'à la rébellion.
=> C'est à cause de cet épisode que les prophètes ont institué la lecture de la Torah le Shabbath, le lundi et le jeudi, pour éviter de laisser passer 3 jours sans Torah.

-> Le Kli Yakar explique que le peuple, occupé à amasser du butin sur le rivage au point d'en négliger l'étude de la Torah, comparée à l'eau, a commis une faute pour laquelle ils ont été punis par un manque physique/réel d'eau.

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-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - guémara Baba Kama 82a) nous enseigne :
Les jours du lundi et jeudi, durant lesquels nous devons lire la Torah, ont été choisis afin de rappeler aux juifs que le but de ce monde est la Torah.

Il y a 2 témoins : le ciel et la terre, attestant que le monde a été créé grâce à la Torah, que le peuple juif étudiera et pratiquera.
En effet, il est écrit : "Je prends aujourd'hui le ciel et la terre à témoin contre vous" (Nitsavim 30,19).

- Le lundi = le 2e jour de la semaine = c'est le 2e jour de la Création que sont apparus le ciel et de la terre.
- Le jeudi = le 5e jour de la semaine = le 5e jour de la Création ont été créés les poissons. De même que les poissons ont besoin d'eau pour survivre, de même un juif a besoin de Torah a tout moment pour survivre.

Les jours de la semaine où l'on ne lit pas la Torah sont : le dimanche (1er jour), le mardi (3e jour), le mercredi (4e jour) et le vendredi (6e jour de la semaine).
En les cumulant : 1+3+4+6, on obtient : 14, qui est la guématria du mot : préoccupez-vous! (daagou - דאגו).
Ainsi, les jours où nous n'avons pas de lecture de la Torah, nous devons [particulièrement] nous préoccuper que le yétser ara risque d'infiltrer notre âme, nous poussant à la faute.

La guémara (Nidda 13b) nous enseigne la façon de procéder du yétser ara : le 1er jour, il nous dit de faire un chose ; le jour suivant il nous demande une autre chose ; et le jour suivant, il nous demande de se prosterner devant une avoda zara (idolâtrie).
Ainsi, il en ressort que cela lui prend 3 jours, et c'est pour cela que nous ne devons jamais laisser passer 3 jours de suite sans Torah, pour nous protéger du yétser ara.
En effet, Hachem nous enseigne (guémara Kiddoushin 30b) : "J’ai créé le yétser ara et J’ai créé la Torah comme antidote".

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+ "Si tu écoutes avec attention la voix de Hachem ton D. ..." (Béchala'h 15,26)

-> Le Shach (rabbi Shabtaï HaKohen) dit que ce verset commence par la lettre vav (ו) et se termine par la lettre kaf (כ), ce qui fait une guématria de 26, renvoyant au Nom Divin.
Cela nous enseigne que par le mérite de la Torah, Hachem a témoigné de la miséricorde au peuple juif.

De plus, il y a 27 mots dans ce verset, qui est une allusion aux 27 lettres de l'alphabet hébraïque, avec lesquelles la Torah a été écrite.

=> Ce verset exprime que c'est grâce au mérite de l'étude de la Torah, que Hachem veille sur nous.

+ "Elle [la Torah] est plus précieuse que les perles, tes plus chers trésors ne la valent point" (Michlé 3,15)

-> De même que les perles coûtent cher, car elles ne se trouvent pas sur terre, là où l'homme vit, mais dans un autre élément : la mer. De même, la sagesse [de la Torah] ne prend pas sa source dans le cerveau humain qui est matériel, mais dans l'esprit Divin dont il est doté et qui est encore plus lointain que les fonds marins.
[le Malbim]

"Nous ne saurons comment nous servirons Hachem que lorsque nous arriverons là-bas" (Bo 10,26)

=> Pourquoi Moché ne savait-il pas combien d'animaux il faudra pour sacrifier à Hachem et Le servir tant que le peuple n'avait pas quitté l'Egypte et n'était pas dans le désert?

En réalité, ces sacrifices sont des offrandes de remerciement à Hachem.
Lorsque Hachem réalise un miracle pour sauver un homme, celui-ci doit Le remercier, et à l'époque, il apportait un sacrifice.
Or, à chaque fois que Pharaon refusait de laisser partir les Hébreux, cela entraînait une nouvelle plaie et donc de nouveaux miracles se réalisaient, ce qui impliquait d'autres sacrifices à apporter.

=> Ainsi, Moché dit à Pharaon qu'ils ne peuvent pas encore savoir combien de sacrifices il faudra apporter, car cela dépend en vérité de Pharaon.
En effet, plus il refuse, plus Hachem réalise des miracles et plus le nombre de sacrifices augmente.
Ce sera seulement quand il les libérera et qu'ils se retrouveront dans le désert qu'on saura le nombre définitif d'offrandes à apporter à Hachem pour Le remercier et Le servir pour tous les miracles qui auront été réalisés jusque là.

[Ktav Sofer]

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"Car de lui (mimeinou) nous prendrons pour sacrifier à Hachem" (Bo 10,26)

-> Le mot "miménou" (de lui - ממנו) est composé des mêmes lettre que "mamon" (argent).

Rabbi Avraham Harrari-Rafoul y voit l'allusion suivante :
Un homme aisé ne devra pas dilapider sa fortune uniquement dans la nourriture, la boisson, les vêtements, ... Il devra également utiliser sa richesse pour accomplir des mitsvot et des bonnes actions, pour faire de la charité, soutenir les érudits et les yéchivot, puisqu’il est écrit "car de lui (l’argent) nous prendrons pour servir Hachem".

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-> "Nous ne saurons pas comment servir Hachem jusqu'à notre arrivée là-bas" (Bo 10,26)

-> Ce verset peut s'expliquer de façon allusive.
Certes dans ce monde, un homme peut réaliser de nombreuses mitsvot et penser qu'il est plein de bonnes actions. Mais, nul ne connaît la valeur et la qualité de toutes ses mitsvot, si elles sont pures et parfaites ou si elles sont déficientes et sans grande valeur.
C'est uniquement dans le monde futur que l'on verra la qualité de tout le service Divin que l'on aura réalisé dans ce monde.
Cela est en allusion dans ce verset : "Nous ne saurons pas comment servir Hachem" = c'est-à-dire comment nous L'avons servi et quelle valeur a ce service, "jusqu'à notre arrivée là-bas", dans l'autre monde.
['Hidouché haRim]

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-> "Notre bétail viendra aussi avec nous… car nous en prendrons pour servir Hachem notre D., et nous ne savons pas comment servir Hachem avant d’arriver là-bas" (Bo 10,26)

-> Le Malbim (Erets 'Hemda) explique ainsi ce verset :
D’après la guémara (Erouvin 100b) : "Si la Torah n’avait pas été donnée, nous apprendrions la pudeur du chat, le vol de la fourmi, la chasteté de la colombe ..."
C’est ce qui est dit : "nous en prendrons" = nous prendrons des bêtes, "pour servir Hachem", car «nous ne savons pas" encore "comment servir Hachem avant d’arriver là-bas", à la montagne de D., où nous recevrons la Torah.
Pour le moment [avant le don de la Torah], nous apprendrons des bêtes et des oiseaux du Ciel.

"Quiconque mange du 'hamets, son âme sera retranchée d'Israël, du 1er jour jusqu'au 7e jour" (Bo 12,15)

-> On peut s'interroger sur la structure du verset qui aurait dû plutôt dire : "Quiconque mange du 'hamets du 1er jour jusqu'au 7e jour (de Pessa'h), son âme sera retranchée d'Israël".

En réalité, nos Sages disent que chaque juif a une part au monde futur. Ainsi, même celui qui a commis une faute passible de retranchement (karét), comme en l'occurrence le fait d'avoir mangé du 'hamets à Pessa'h, son âme ne sera retranchée et coupée de sa source que pendant la période de la durée de ce monde-ci, de son vivant et après sa mort.
Cependant, dans le monde futur, c'est à dire dans le monde qui suivra la résurrection des morts, son âme réintégrera son origine.

Cela est en allusion dans ce verset : "Son âme sera retranchée du 1er jour jusqu'au 7e jour" = allusion à toute la durée de ce monde qui est appelé à durer 6 millénaires.
Son âme sera retranchée jusqu'au 7e jour exclus, allusion au 7e millénaire. Mais après le 7e ''jour'', c'est-à-dire dans le monde futur, monde tout entier appelé Shabbat, son âme retrouvera son origine et il aura lui-aussi sa part dans le monde futur.

['Hatam Sofer]

"Moché et Aharon se rendirent chez Pharaon et lui dirent : "Ainsi a dit Hachem, D. des Hébreux : Jusqu'à quand refuseras-tu de te soumettre à Moi? Renvoie Mon peuple et qu'il Me serve!" (Bo 10,3)

-> Le rav Aharon Yéhouda Leib Steinman fait remarquer :
Si on traduisait Pharaon devant le Tribunal international des crimes de guerre, de quoi l'accuserait-on?
De crimes contre l'humanité, de sévices sur des prisonniers politiques, de graves entraves à la liberté de ses concitoyens, d'avoir jeté des enfants dans le Nil?

Pourtant, la Torah lui reproche uniquement de ne pas s'être soumis à Hachem et d'avoir refusé d'écouter Sa voix, et elle nous révèle que c'était là sa vraie faute.

Le rav Steinman poursuit en affirmant que ce reproche peut être fait à tout un chacun : car la cause de toutes les fautes et la source de tous les maux proviennent du fait que l'homme ne se soumet pas à son Créateur. L’orgueil le pousse à suivre la voie que lui dicte son cœur.

Hachem a beau nous envoyez des signes, plus ou moins clairs, mais nous ne parvenons pas à se défaire de notre orgueil et de nos mauvaises habitudes.

Le rav Steinman conclut qu'il faut étudier la Torah et comprendre la chance que nous avons de l'avoir reçue : elle affine les traits de caractère de l'homme et l'aide à surmonter son orgueil.
Elle entraîne amour et attachement avec Hachem, et nous apporte la réussite.

["Il n’est d’homme libre [dont de notre orgueil] que celui qui se consacre à l’étude de la Torah" (Pirké Avot 6,2)]

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-> "Jusqu’à quand refuseras-tu de te soumettre à Moi?"

-> Le Ktav Sofer enseigne :
Bien qu’effrayé par les plaies, Pharaon ne s’est pas soumis à Hachem. Il pensait [uniquement] avoir fauté envers ses idoles ...
En réalité, il aurait été prêt à renvoyer les Bné Israël pour être exempté des souffrances, mais Hachem a endurci son cœur pour qu’il finisse par se rendre compte que Hachem est D.

Tel est le sens de la phrase rapportée par Moché au nom de D. : "Jusqu’à quand refuseras-tu de fléchir devant Moi?" = en d’autres termes : "Qu’aurai-je gagné si tu renvoies Mon peuple sans te soumettre à Moi? Plie-toi à Mes ordres, renvoie Mon peuple ‘‘pour qu’il M’adore’’, pour qu’il Me serve justement avec ton accord!"

[Pharaon devait reconnaître D. intérieurement, et non extérieurement dans un but d'éviter les souffrances.]

"Vous garderez les matsot" (Bo 12,17)

-> Rachi commente : "Ne lis matsot, mais mitsvot.
Ainsi, de même qu'on ne laisse pas fermenter les matsot, on ne doit pas laisser "fermenter" les mitsvot : lorsque se présente à toi l'occasion d'accomplir une mitsva, saisis-là immédiatement."

-> De la même façon qu'une matsa qu'on a laissée fermenter perd son statut de matsa et devient 'hamets, et celui qui en mangerait pendant Pessa'h serait passible de retranchement (karét) du peuple à jamais, de la même façon en est-il pour toutes les mitsvot : la différence entre accomplir une mitsva avec empressement (zérizout) ou négligemment ressemble à celle qui sépare une mitsva d'une transgression (avéra).

Cela est également vrai pour les avérot : il est fondamental de les fuir avec une grande rapidité.
C'est pourquoi, nos Sages (guémara Yoma 22b) disent que le roi David fauta à 2 reprises et ne fut pas puni, tandis que Chaoul ne fauta qu'une seule fois et il en fut puni.
En effet, lorsqu'on reprocha à David d'avoir fauté, il s'en repentit immédiatement (cf. Chmouel II 12,3).
En revanche, Chaoul après avoir reçu des reproches (Chmouel I 15,20) affirma avoir accompli la parole Divine, car il était incapable de faire un rapide examen de conscience, et il lui fallut du temps avant de reconnaître sa faute.
[rav Réouven Grozovsky]

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-> "On ne fait pas attendre une mitsva, même si on pense l'accomplir plus tard avec plus de splendeur, car il n'y a pas de qualité plus grande que l'empressement."
['Hafets 'Haïm - michna Broura (90,28)]

-> "N'atteindront le bien que ceux qui s'y précipitent"
[Rabbénou Bé'hayé - 'Hovot haLévavot]

-> "L'homme se lèvera le matin comme un lion pour le service Divin"
[au tout début du Choul'han Arou'h.
Ainsi, le livre compilant les lois juives démarre en mettant en avant l'aspect vital d'avoir du zèle à faire les mitsvot et à ne pas faire des avérot.]

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-> b'h, également sur l'importance du zèle : https://todahm.com/2019/02/14/8341

"Il est interdit à l'homme d'aspirer à plus que son niveau et sa personnalité ne le permettent, à l'exception de la grandeur dans la Torah, pour laquelle le désir doit être illimité."

[rabbi Moché Feinstein]

Même s'il ne s'est pas constitué de minyan dans une synagogue, il faut cependant aller prier dans ce lieu saint, et ne pas se contenter de prier chez soi.
Beaucoup d'hommes prient chez eux, montrant par cela que le Temple n'a que peu d'importance à leurs yeux.
[la synagogue étant considérée comme un Temple en miniature (beit mikdach katan)].
En conséquence, la construction du Temple est retardée.
[...]

[Dans le Zohar (Chémot 17a)], rabbi 'Hiya et rabbi Yossi enseignèrent que l'exil actuel était destiné à durer uniquement [mille ans, qui représentent] un jour de D., comme il est écrit : "[Hachem] m'a rendue désolée, épuisée pendant un jour entier" (Eikha 1,13).

[Puisque le Temple fut détruit en 3828 (68 de l'ère vulgaire), la rédemption aurait dû avoir lieu en 4828 (1068 de l'ère vulgaire)].
Elle fut retardée parce que les juifs ne se sont pas repentis et n'ont pas amélioré leur conduite.
[...]

La rédemption dépend principalement de la prière. Si nous prions avec ferveur, nous serons délivrés.
[A ce sujet,] nous avons la promesse de D., et nous avons la foi en ce que cela dépend de nous ...

A la question de savoir pourquoi nos prières pour la rédemption restent sans effet ... une raison est que Hachem y répond en partie. En effet, D. fait quotidiennement de nombreux miracles en notre faveur, même si nous n'en sommes pas conscients.
Lorsqu'une personne dort, D. peut provoquer la pluie afin que sa nourriture pousse et qu'elle ait à manger. Bien que ce ne soit pas la rédemption, il s'agit d'un élément de celle-ci.

De la même façon, le peuple juif survit journellement dans un monde hostile. Bien que le monde entier soit contre nous, Hachem nous protège perpétuellement. Certes, ce n'est pas une rédemption, mais il s'agit d'un élément de celle-ci.

[Méam Loez - Bo 12,42]