Aux délices de la Torah

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Terre d’Israël & pourquoi 80% des juifs sont morts en Egypte

+ Terre d'Israël & pourquoi 80% des juifs sont morts en Egypte :

-> Le Kli Yakar (1550-1619) écrit (Vayigach 47,27) :
"Israël (les juifs) s'est installé en Egypte, dans le pays de Gochen, et s'y est établi ; il s'est développé et s'est multiplié considérablement (Vayigach 47,27) : Ce verset tout entier accuse les enfants d'Israël ("s'y fixèrent (vayéa'hazou - Rachi : prendre possession [c'est notre terre - ex: Gochen, Paris ... devient la petite Jérusalem]), y crûrent et y multiplièrent prodigieusement").
Car Hachem a décrété : "Tes descendants seront étrangers [dans un pays qui n'est pas le leur]" (Lé'h Lé'ha 15,13).
Or, ils ont cherché à s'installer dans le lieu où il avait été décrété qu'ils seraient étrangers ... Le verset leur reproche cette "installation" (le fait de s'y fixer solidement, nous faisant oublier notre Terre unique!), car ils ont cherché une part dans une terre qui n'était pas le leur ...
Ils se sont tellement installés en Egypte qu'ils ne voulaient plus partir, jusqu'à ce que Hachem, doive les faire sortir de force.
Et ceux qui ne voulaient [toujours] pas partir sont morts pendant les trois jours d'obscurité."

-> Ailleurs, le Kli Yakar (A'haré Mot 18,3) écrit :
"Tout cela prouve qu'ils méprisaient la Terre Sainte, qui avait été choisie depuis l'époque des Patriarches comme un lieu sacré et pur, une Terre dont dépendent la plupart des mitsvot de la Torah.
Les juifs méprisaient tout cela, jusqu'à ce que Hachem doive les y amener contre leur gré."

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-> "Mon bien-aimé m'a répondu et m'a dit" (Shir HaShirim 2,10) : [Hachem dit aux Bné Israël] "Que faites-vous ici, dans un lieu souillé (l'Egypte - en opposition à la Terre Sainte) ... " Debout, Mon amie, Ma toute belle, et viens-t'en" (koumi la'h rayati, oul'hi lakh - Shir HaShirim 2,10).
[Israël] répondit : "Maître de l'Univers, Tu nous as dit que nous serions esclaves pendant 400 ans, et [ce temps] n'est pas encore écoulé".
[Hachem] répondit : "Il est déjà terminé", comme il est dit : "voici l'hiver qui est passé" (ki iné assétav avar - Shir Hashirim 2,11).
[midrach Chémot rabba 15,1 ]

Le Etz Yossef commente :
"De nombreux [juifs] voulaient que Moché les sauve de l'asservissement et les établisse comme hommes libres en Egypte, afin qu'ils n'aient pas à quitter leur lieu de naissance.
C'est pourquoi [Hachem] leur dit qu'ils devaient quitter [l'Égypte], afin qu'ils n'apprennent pas des égyptiens et ne commettent pas toutes sortes d'abominations, comme eux [les égyptiens]."

=> Comme c'est étonnant! Même après la révélation Divine incroyable qui a eu lieu lors des 8 premières plaies, même après le sang, les grenouilles, les poux, les animaux sauvages, la peste, les ulcères, la grêle et les sauterelles, cette faiblesse [d'être attaché à notre terre de naissance] est restée intacte.
Malgré l'accusation des anges sur la réalité : "Les égyptiens et les juifs sont tous deux des idolâtres" (Zohar Térouma 170b) [impliquant que la mer Rouge ne devait pas s'ouvrir pour les sauver des égyptiens], Hachem a ouvert la mer avec de nombreux miracles.
[malgré notre 49e niveau d'impureté sur 50, Hachem nous fait sortir d'Egypte d'une façon grandiose.]

Cependant, il y a un aspect où Hachem n'est pas indulgent, c'est lorsque nous sommes si liés dans le pays dans lequel nous vivons en exil, que nous n'avons pas véritablement envie de la terre d'Israël.

[on a tendance à penser que les 80% des juifs morts pendant la plaie de l'obscurité était des réchaïm, mais il ne faut pas oublier qu'ils étaient par exemple petits-enfants des tribus (ex: avoir comme grand-père Yéhouda, avec juste au-dessus Yaakov!), qu'ils n'ont pas succombé à l'immoralité très développée en Egypte ou bien au lachon ara ... et que les souffrances atroce de leur esclavage les ont beaucoup purifiés.
Mais on apprend qu'ils avaient un gros défaut : se sentir trop bien en Egypte (lieu de naissance, de vie), au point de ne pas avoir beaucoup de désir pour suivre Hachem jusqu'en terre d'Israël.

Or, l'exil d'Egypte est un condensé de tous les exils suivants, et donc nous devons prendre à cœur ce qui est arrivé à ces 80% (4/5e) de nos frères juifs qui étaient si magnifiques, mais dont leur amour, leur désir de la terre d'Israël n'était pas suffisamment dans leur cœur. (on doit tellement aimer Israël qu'aucun autre pays ne peut venir se comparer à lui!)
On doit désirer et aimer la terre d'Israël au maximum de ce que l'on peut, et diffuser cela autour de nous, afin si D. le veut qu'on n'ait pas 80% de juifs perdus lors de la guéoula, mais qu'au contraire on pourra tous sortir de l'exil et nous réjouir ensemble de la grandeur de notre papa Hachem, dans Sa si belle terre Israël qu'Il nous a donnés.
C'est peut être pour cela que la sortie d'Egypte est si souvent rappelée, car on doit apprendre de nos faiblesses passées. ]

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-> Le midrach (Chémot rabba 14,3) enseigne :
"Pourquoi [Hachem] a-t-il fait venir l'obscurité sur eux [les juifs] ?
... Hachem sonde le cœur des hommes. Il y avait des juifs réchaïm qui avaient des amis égyptiens et qui jouissaient d'honneur et de richesse en Egypte. Ils ne voulaient pas partir.
Hachem a dit : "Si je les frappe publiquement et qu'ils meurent, les égyptiens diront : "Tout comme nous souffrons, eux aussi souffrent!"
C'est pourquoi Il a fait venir l'obscurité sur les égyptiens pendant 3 jours, afin que [les juifs] puissent enterrer leurs morts sans que leurs ennemis ne s'en aperçoivent, et que les juifs louent Hachem pour cela."

-> Le rav Tsvi Glatt explique pourquoi Hachem est si stricte lorsque l'on se sent trop bien dans notre lieu d'exil. Notre existence en terre d'Israël fait partie de notre essence juive. Sans elle, il n'y a pas de peuple juif, et par conséquent pas de Torah : "Quiconque vit en dehors de la Terre est comme quelqu'un qui n'a pas de D." (guémara Kétoubot 110b).

-> Le Seigneur dit à Moché : "Maintenant, tu verras ce que je vais faire au Pharaon, car c'est d'une main forte qu'il les renverra, et c'est d'une main forte qu'il les chassera de son pays" (Shemot 6,1).
Le Nétsiv de Volozhin (1816-1893) dans son Haémek Davar commente :
"d'une main forte" = contre la volonté des Bné Israël ... Cela fait référence aux juifs qui ont refusé de partir tous ensemble ...
"il les chassera de son pays" = cela fait référence à ceux qui étaient [trop] paresseux pour partir."

-> Cette "paresse" à vouloir quitter notre lieu d'exil pour la terre d'Israël (ou à défaut y aspirer fortement), n'a pas causé qu'un petit nombre de juifs soient morts en Egypte, la Mékhilta (Béchala'h 13,18) enseigne :
""Les Bné d'Israël sont sortis du pays d'Égypte armés ('hamouchim)" (Béchala'h 13,18) :
Seul un sur cinq ('hamech) est sorti avec eux. Certains disent un sur cinquante ('hamichim), d'autres un sur cinq cents.
Rabbi Néhouraï dit : "Je le jure! Pas même un sur cinq mille [est sorti] ... "
Quand sont-ils morts? Pendant les trois jours d'obscurité, comme il est dit : "Nul ne voyait son frère", car ils [les juifs] enterraient leurs morts, et ils remerciaient et louaient Hachem du fait que leurs ennemis ne voyaient pas cela et ne se réjouissaient pas de leur chute."

=> Imaginons que malgré les 8 plaies, la présence de Moché, la fin de l'esclavage (1 an avant la sortie d'Egypte), ... les Bné Israël n'avaient pas plus que ça envie de suivre Hachem dans le désert pour aller en terre d'Israël (car après tout c'est pas si mal ici, on peut étudier la Torah, on peut bien faire les mitsvot, on a de l'argent, un travail, ...). Et c'est ainsi que sont morts parmi les juifs : 80% ; 98% ; 99,8% ; voir 99,98%.
Cela témoigne d'à quel point cela va contre la nature humaine (on doit se travailler là dessus), et à quel point cela est important pour Hachem.

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-> Le Nétsiv de Volozhin (rabbi Naftali Tsvi Yéhouda de Berlin) développe cette idée dans son commentaire sur la Haggadah :
"Nous étions les esclaves de Pharaon ..." (avadim ayinou léPharaon) : [L'auteur de la Haggadah] nous rapporte une autre chose remarquable [que Hachem a faite]. Il est facile pour un guerrier de libérer un prisonnier des mains de quelqu'un de plus puissant que lui, à condition que le prisonnier veuille être libéré et se donne les moyens de le faire.
Ce n'est toutefois pas aussi facile lorsque le prisonnier veut rester en prison. Cela peut être comparé à une personne qui frappe un animal pour le faire mettre bas. Une telle tactique ne fonctionnera tout simplement pas, car le fœtus ne veut pas sortir et la mère n'a pas assez de force pour le pousser de force.
De même, il y avait des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes qui ne voulaient pas quitter [l'Egypte], car elles étaient riches. Certaines étaient même des personnalités importantes du royaume. Après tout, les masses juives ne travaillaient pas pour les simples égyptiens, mais pour le royaume.

[Nos Sages] enseignent dans Torat Kohanim (parachat Béhar) : "pour être leurs esclaves" (Bé'houkotaï 26,13) : mais pas esclaves d'esclaves".
C'est pourquoi de nombreux juifs sont devenus riches et gras, méprisant le joug du Ciel, et ils ne voulaient pas quitter l'Egypte et se soumettre au joug de la Torah et du service divin.
Néanmoins, Hachem a fait sortir Israël d'Egypte. Cependant, la manière dont Il les a fait sortir, malgré ces deux obstacles, était avec une main puissante et un bras étendu ...
Nous devons nous souvenir de tout cela aujourd'hui également, alors que de nombreux Juifs nient la guéoula future (par exemple en s'installant confortablement en exil comme si on allait encore y rester des centaines d'années!), qu'elle vienne rapidement de nos jours. Mais Hachem régnera sur nous d'une main puissante."

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+ Quelques citations sur l'importance de la terre d'Israël, pour appréhender la gravité de la punition de la délaisser :

-> Le Zohar (Vayikra 73a) enseigne que la nation d'Israël, la Torah et Hachem ne font qu'un.
[on comprend l'importance à accorder à la Hachem, à la Torah, et bien cela devrait être identique pour la terre d'Israël, sinon notre vision du judaïsme n'est pas entière. ]

-> Nos Sages (midrach Béréchit rabba 46,9) commentent : "Si [les Bné Israël] entrent dans la Terre [d'Israël], ils acceptent Ma divinité, et sinon, ils ne l'acceptent pas".

-> Hachem dit à Moché : "Voici, la terre m'est chère, comme il est dit : "Une terre que le Seigneur ton D. recherche toujours" (Ekev 11,12), et Israël m'est cher, comme il est dit :"C'est parce que Hachem vous aime (les juifs)" (Vaét'hanan7,8).
Hachem dit : "Je ferai entrer le peuple d'Israël, qui m'est cher, dans la terre qui m'est chère".
[midrach Bamidbar rabba 23,7 ]

-> "Une fois que les juifs n'étaient plus présent en terre d'Israël, [Hachem] a dit : Si seulement [le peuple juif était avec Moi, même s'ils me mettent en colère [par leur comportement]".
[midrach Eikha rabbati 3,7]

-> "Rabbi Chimon bar Yo'haï dit : Hachem a donné 3 cadeaux spéciaux au peuple juif, et tous ont été donnés par l'intermédiaire des souffrances : la Torah, la terre d'Israël et le monde à Venir (olam aba)" (guémara Béra'hot 5a).
[on comprend l'importance du monde à Venir éternel, de la Torah, et quand est-il de notre relation avec la terre d'Israël. Hachem nous donne un cadeau précieux, et nous on Lui crache à la figure en préférant tranquillement une autre terre! ]

-> Un juif se doit d'appréhender les choses avec Vérité.
De même, qu'en apparence tous les êtres humains semblent identiques (ex: des yeux, une bouche), en réalité chaque juif a en lui une âme beaucoup plus élevée qui impacte les mondes Supérieures.
De même, on a l'impression que l'unité temporelle (les jours) sont identiques, mais on oublie la réalité du Shabbath (par exemple) qui est une autre dimension, au point d'être un semblant du monde à Venir.
De même, pour la réalité physique. On a l'impression que toutes les terres du monde sont identiques (ex: des arbres, de l'eau, des bâtiments), mais la terre d'Israël est à un niveau beaucoup plus élevé spirituellement que le reste.
Ainsi, refuser d'aimer, d'aspirer à la terre d'Israël (ex: lui préférant notre terre de naissance), c'est comme refuser d'être juif, refuser de profiter du jour du Shabbath, ... en disant à Hachem qui souhaitait par cela s'unir davantage avec nous : "laisse-moi tranquille! Tu ne m'intéresses pas! J'ai mieux à faire qu'être avec Toi!"
[peut-on vouloir la venue du machia'h avec un dévoilement du Divin, si actuellement on agit en contraction avec cela en n'accordant que peu de valeur, d'importance à la terre d'Israël. ]

Sortie d’Egypte = notre comportement transforme un mauvais décret en un bon

+ Sortie d'Egypte = notre comportement transforme un mauvais décret en un bon :

Moché dit à Hachem : "Voici, quand je viendrai vers les Bné Israël et que je leur dirai : Le D. de vos pères m'a envoyé vers vous, et qu'ils me diront : "Quel est son nom?", que leur répondrai-je?"
Hachem dit à Moché : "Je serai ce que je serai" (éyé char éyé).
Et il dit : "Tu diras ainsi aux Bné Israël : "Je serai m'a envoyé vers vous". (Chémot 3,13-14).

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam) enseigne :
Pourquoi Moïché pensait-il que les Bné Israël demanderaient : "Quel est son nom?" Ne connaissaient-ils pas déjà Son nom?
Nous pourrions peut-être suggérer ce qui suit : lorsque Hachem conclut une alliance avec Avraham (la brit ben habétarim), Il lui dit : "Et ils [une nation étrangère] les réduiront en esclavage [vos descendants] et les opprimeront pendant 400 ans" (Lé'h Lé'ha 15,13).
Sur la base de ce message, le peuple juif avait la certitude que son esclavage en Égypte durerait 400 ans.
Lorsque Hachem est apparu à Moché dans le buisson ardent et lui a dit que le moment de leur rédemption était venu, alors que les juifs n'étaient en Égypte que depuis 210 ans, Moché a été surpris et s'est demandé : "Comment se peut-il que Hachem ait dit quelque chose et n'ait pas tenu sa parole, à D. ne plaise? C'est inconcevable, car Hachem est Vérité, et la vérité est son sceau!"
Moché disait : "Maître de l'univers, lorsque je dirai au peuple juif que la fin de son exil est arrivée, il ne me croira pas. Au contraire, il répondra : "Quel est le nom d'Hachem? Hachem est la Vérité, et la vérité est Son sceau. Il est inconcevable qu'Il dise que nous serons esclaves pendant 400 ans, puis qu'Il revienne sur Sa parole."

Pour indiquer que Moché pensait vraiment cela dans sa question, le Nom d'Hachem (יהוה) contenu dans les mots : לִי מַה שְּׁמוֹ מָה (li ma chémo ma - à moi, Quel est son nom? que), car les dernières lettres de chaque mot sont יהוה (c'est-à-dire qu'ils connaissent le nom de Hachem, qu'Il est la Vérité ; par conséquent, ils ne peuvent pas croire que le moment de leur rédemption est déjà arrivé, car ils ne sont en Égypte que depuis 210 ans, et non 400).

"Je serai ce que je serai" (אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה). La signification de cela, comme nous le savons, est que la valeur numérique de אֶהְיֶה multipliée par elle-même est 441, ce qui est identique à אמת (émet - vérité).
Hachem leur fait savoir que toutes Ses promesses et tous Ses décrets sont conditionnels. Si une personne est mauvaise et que Hachem décrète quelque chose de mauvais à son encontre, le décret ne restera en vigueur que tant que cette personne restera mauvaise. Mais si elle se repent, le décret sera annulé.

La signification de : אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה (éyé acher éyé) est la suivante : "Je serai" avec cette personne tant qu'elle sera mauvaise. Mais si elle se repent, alors "ce que je serai" = je serai avec elle pour le bien.
L'inverse est également vrai : [si Hachem rend un bon jugement à l'égard d'une personne, mais que celle-ci devient mauvaise, le jugement ne sera pas exécuté].
Dans tous les cas, les jugements d'Hachem peuvent changer en fonction des actions d'une personne.

C'est une vérité absolue, car si Hachem rendait un mauvais jugement à l'égard d'une personne, et que cette personne s'amendait, il serait inconcevable qu'Hachem exécute son jugement initial.
De plus, si le décret n'est pas exécuté, cela ne signifie pas que Hachem l'a retiré, car dès le début, le décret n'était que conditionnel. Au contraire, la vérité d'Hachem se manifeste dans le fait qu'Il honore la condition qu'Il avait posée.

C'est pourquoi Hachem a dit :"Je serai ce que je serai" (אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה), car la valeur numérique de אֶהְיֶה multipliée par elle-même est égale à אמת (vérité).
De plus, cela suggère que la vérité absolue dépend de la vérité de ce qui se passera dans le futur : si une personne reste mauvaise (racha), alors il est vrai qu'elle mérite le décret mauvais. Mais si elle se repent, alors le décret est retiré, ce qui est également une expression de la vérité.

Lorsque Hachem a conclu une alliance avec Avraham, Hachem a décrété 400 ans d'esclavage. Cependant, les égyptiens les ont opprimés bien plus que nécessaire ; ils ont forcé le peuple juif à effectuer des travaux éreintants, jour et nuit. Malgré cela, le peuple juif est resté ferme dans sa croyance et a correctement protégé le brit.
Par conséquent, le nom d'Hachem qui implique la Rigueur (le jugement) a été transformé en Son nom qui implique la miséricorde [c'est-à-dire que Hachem a agi envers eux avec miséricorde plutôt qu'avec Rigueur].

Ceci est évoqué dans le verset suivant : "Et le peuple y eut foi ; ils comprirent que l'Éternel s'était souvenu des enfants d'Israël, qu'il avait considéré leur misère et ils courbèrent la tête et se prosternèrent" (Chémot 4,31).
Moché expliqua au peuple juif comment la rédemption pouvait avoir lieu plus tôt que prévu :
"Bien que Hachem ait décrété 400 ans d'esclavage, ce décret a été abrogé. Cela ne signifie pas que Hachem soit revenu sur Sa parole, D. nous en préserve, car la vérité est Son sceau. Au contraire, Son Nom est אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה (Je serai ce que je serai), ce qui signifie que Ses décrets dépendent des actions des hommes ; [bien qu'ils soient susceptibles de changer], ils sont toujours vrais."

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[la guéoula finale est à l'image de celle d'Egypte. Ainsi, dans notre vie, même quand tout peut sembler si sombre, qu'on peut si facilement désespérer, en réalité par nos actions on peut tout changer pour le bien, il y a toujours de l'espoir car notre papa c'est Hachem! ]

Terre d’Israël – Moché était impressionné de sa sainteté

+ Terre d'Israël - Moché était impressionné de sa sainteté :

-> Dans la paracha Vaét'hanan, la Torah rapporte comment Moché Rabbénou a prié pour obtenir la permission d'entrer en terre d'Israël. Le verset dit : "J'ai supplié Hachem à ce moment-là en disant".

Le rabbin du 'Hatam Sofer, le Haflaah, explique que Moché demandait à Hachem de lui permettre de prier correctement devant Lui. Cela ressemble à la façon dont nous introduisons nos prières par les mots "Hachem! Ouvre mes lèvres, et ma bouche proclamera Ta louange" (Ado-nay chéfataï tifta'h oufi yaguid téhilaté'ha) avant de commencer la prière de la Amida.

Le 'Hatam Sofer (drachot - Mahadourat 'Hatam Sofer - vol.5, drouch 17) remet en question l'explication ci-dessus de son maître, le Haflaah. Il demande pourquoi Moché Rabbeinu a ressenti le besoin de demander l'aide Divine à ce moment précis plutôt qu'à tout autre moment où il priait Hachem.

Il introduit sa réponse en expliquant pourquoi nous implorons l'aide divine d'Hachem avant de prier. La raison, explique-t-il, est que, en raison de notre grande crainte et de notre admiration devant le Roi des rois, nous nous sentons incapables d'articuler correctement nos prières.
Cependant, Moché était prêt à parler à Hachem à tout moment, sans préparation préalable, et nous ne trouvons nulle part qu'il ait jamais eu besoin de demander à Hahem de l'aider à prier comme il faut.
Ce n'est qu'à ce moment-là, debout sur la terre de Si'hon et d'Og, à la frontière de la terre d'Israël, qu'il ressentit soudainement une sainteté si puissante, surpassant même la sainteté qu'il avait connue lors de son ascension au Ciel, qu'il sentit qu'il avait besoin de l'aide divine pour surmonter sa crainte.

Le 'Hatam Sofer conclut par une déclaration puissante et inspirante : "La sainteté du sol de la terre d'Israël est plus grande et plus sacrée que les cieux de 'houtz laAretz (dehors d'Israël). Lorsqu'il ressentit cela, Moché comprit immédiatement qu'il avait besoin de l'aide d'Hachem pour prier correctement."

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=> Moché qui parlait face à face avec Hachem, qui a passé plusieurs fois 40 jours au Ciel avec Hachem, lorsqu'il a vu la terre d'Israël, il a été en admiration de cet endroit où Hachem est si présent à nos côtés, où l'on peut tellement s'élever et s'épanouir spirituellement.
Moché était prêt à tout donner pour pouvoir rentrer rien qu'une fois en Israël, et nous à quel point aspirons nous à être dans ce lieu?

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-> En Shevat 5775, un homme qui avait quitté les États-Unis pour s'installer en terre d'Israël a dit au rav Kanievsky qu'avant de s'installer en Israël, beaucoup de gens lui avaient dit qu'il était interdit de s'y installer de nos jours, mais qu'il fallait plutôt attendre la venue du machia'h pour le faire. Il a demandé au rav Kanievsky si ces personnes avaient raison.
Le rav a répondu : "Que D. préserve! C'est une mitsva de s'installer en terre d'Isrël!"
Il a demandé au rav si c'était une mitsva de la Torah qui s'appliquait encore aujourd'hui.
Le rav Kanievsky a répondu : "Oui!".

[être en Israël c'est faire à chaque seconde une mitsva de la Torah, qui a une valeur comme les 613 mitsvot de la Torah.
Alors qu'à notre génération Hachem fait en sorte qu'il n'a rarement été si accessible de faire cette importante mitsva, pourquoi alors oublions-nous cette mitsva, et parfois nous disons à Hachem qu'on est mieux dans une autre terre que celle où Sa présence est beaucoup plus là.
Si nous aspirons vraiment à la venue du machia'h, moment où Hachem se révélera enfin à Ses enfants, alors pourquoi ne voulons-nous pas aller en Israël où Il est déjà davantage présent, attendant notre retour vers Lui. ]

La Soucca

+ L'importance de prendre un engagement pour le futur :

-> "Vous habiterez dans des tentes pendant 7 jours" (baSouccot téchévou, chiv'at yamim - Emor 23,42)

-> Le Yitav Lev (dans le séfer Yitav Panim) fait remarquer que le mot "téchévou" (תֵּשְׁבוּ) est composé des mêmes lettres que le mot "bochét" (honte, l'embarras - בושת).
Il explique que si une personne réfléchissait à la sainteté de la soucca et à la façon dont Hachem nous offre une "lumière qui nous entoure" et nous élève vers les plus hauts sommets (spirituels), elle serait submergée par l’embarras face à toutes les fautes qu’elle a pu commettre.
Elle aurait honte d’entrer dans ce lieu saint en sachant qu’elle a fait de mauvaises choses par le passé.

La meilleure solution à ce problème est d’accepter de s’amender et de ne plus commettre de fautes. Lorsqu’on agit ainsi, Hachem nous accepte et considère que nous nous sommes déjà perfectionnés. Nous sommes alors dignes d’entrer dans la soucca.

Le Yitav Lev poursuit en disant que les actes des tsadikim sont appelés "ohr" (lumière), tandis que ceux des réchaïm sont appelés " 'hochékh" (ténèbres, obscurité).
Dans cette optique, il explique la suite de notre verset (Emor 23,42) qui dit que tout "ezra'h" (littéralement "tout citoyen") doit s’asseoir dans la soucca. Le mot "ezra'h" peut être compris comme signifiant "ohr zora'h" (ma lumière brillera).
En d’autres termes, si quelqu’un promet de s’améliorer et déclare qu’à l’avenir il sera un tsadik dont les actes seront "une lumière", il peut alors s’asseoir dans la soucca sans honte.
La preuve en est "car les Bné Israël ont séjourné dans des souccot lorsqu’ils sont sortis d’Égypte". Même s’ils se trouvaient au 49e niveau d’impureté, Hachem les a fait sortir d’Égypte parce qu’ils accepteraient la Torah à l’avenir.
De même, nous pouvons séjourner dans la soucca sans gêne si nous acceptons (sincèrement) de rayonner à l’avenir en devenant des tsadikim.

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+ Remplie de Noms sacrés :

-> Le rav de Sanz (cité dans le séfer Chakal Its'hak, paracha Ekev) dit que la soucca est constituée des "Noms sacrés" d'Hachem, et que même le sol de la soucca est composé de Ses noms sacrés.
Hachem nous ordonne de nous asseoir dans la soucca et de marcher sur la sainteté afin de nous purifier et de nous sanctifier.

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+ Les meilleures décorations pour la soucca :

-> Le séfer Kéter Shem Tov (Hossafot à la fin de l’ouvrage, Ot 112) cite le Baal Shem Tov qui dit :
"Mes décorations pour la soucca sont ces juifs simples qui acceptent de servir Hachem avec simplicité. Par la joie qu’ils tirent de la mitsva, qui provient de leur émouna simple, ils créent beaucoup de joie dans les Cieux."
Le même séfer (ibid., Ot 113) ajoute qu’une grande partie de l’avoda du Baal Shem Tov à Souccot consistait à apporter de la joie aux juifs simples.

-> Le rav Lévi Its'hak de Berditchev invitait de nombreux juifs simples dans sa soucca. Il gardait sa porte ouverte, et chacun était chaleureusement accueilli.
Il expliquait cette coutume en disant : "A l’avenir, lorsque les tsadikim s’assiéront dans la soucca faite de la peau du livyathan, je voudrai me joindre à eux. S’ils me demandent pourquoi je devrais être autorisé à m’asseoir avec les tsadikim, j’aurai une réponse. Je dirai que j’ai accueilli des gens simples dans ma soucca ; ainsi, même si je ne suis qu’un homme simple, je devrais pouvoir entrer dans cette soucca."

-> "Sache ce qui est au-dessus de toi" (da ma lémaala mima'h - Pirké Avot 2,1 )

-> Le Maguid de Mézéritch (Maguid Dévarav LéYaakov 208) explique : "Tu dois savoir que tout ce qui est au-dessus dépend de toi et de tes actes".
[chaque juif par ses actions impactent les mondes Supérieurs, qui par ricochet influence le monde ici-bas. ]

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-> De même, le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'haïm (chaar 1 chapitre 4) écrit :
"Que chaque juif doit prendre à cœur ce qui suit : il ne doit pas penser : "quelle est ma valeur, qu'accomplis-je dans ce monde avec mes actes insignifiants", car il doit comprendre et déterminer dans son esprit qu'aucun acte, aucune parole, aucune pensée n'est jamais perdu.
Quelle est la grandeur de ses actions et leur exaltation, tout monte haut selon sa racine, dans les mondes supérieurs.
Et celui qui comprend cela tremblera en réalisant jusqu'où vont ses mauvaises actions, ruinant et détruisant avec une faute mineure, bien plus que Névou'hadnétsar et Titus n'ont détruit (le saint Temple en bas)."

[ dans la note de bas de page, le rav de Volozhin explique avec cela la michna "da ma lémaala mim'ha" de la même manière que celle expliquée ci-dessus].

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-> b'h, par exemple également sur ce sujet : https://todahm.com/2021/11/07/notre-but-dans-ce-monde

Nature & hitbodédout

-> Réserve ... [du temps] chaque jour pour méditer dans une chambre ou dans les prés. Déverse ton cœur en utilisant des termes de grâce et de supplications dans ta langue maternelle. Quand tu supplies Hachem dans la langue que tu parles normalement, à laquelle tu es habitué, tu peux t'exprimer aussi clairement que possible ; les mots se trouvent plus près de ton cœur ; ils couleront par conséquent avec plus de facilité. [Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 25]
Ainsi, un enseignement fondamental de Rabbi Na'hman est la hitbodédout quotidienne, et il préconisait [idéalement] de choisir un lieu où l'on puisse se concentrer dans sa méditation (hitbodédout), sans être dérangé, comme par exemple : une pièce de la maison, mieux, un parc, et mieux encore, au milieu des prés ou dans la forêt, dans la solitude et la tranquillité totales.

-> Sache! Quand une personne médite dans les champs, toute la végétation se joint à sa prière et en augmente l'efficacité et le pouvoir. [Likouté Moharan II, 11 ]

-> Une fois, Rabbi Na'hman se promenait dans une grasse prairie, "Si seulement tu pouvais entendre la symphonie de l'herbe, dit-il à celui qui l'accompagnait, chaque brin d'herbe chante les louanges d'Hachem". [Si'hot haRan - 163 ]

-> "Tout comme le jour est moins propice que la nuit à la hitbodédout, la ville est moins propice que la campagne.
En ville, les gens recherchent les "plaisirs terrestres (matériels)", et même si la nuit ces plaisirs n'existent pas réellement, le vacarme et le tumulte qu'ils créent durant la journée gênent la méditation la nuit. C'est la raison pour laquelle le meilleur endroit pour la méditation, ce sont les champs en dehors de la ville, où les influences pénibles de la journée et de ce monde sont réduites au minimum. [Likouté Moharan I, 52 ]
[comme si la ville absorbe ce qui s'y fait, et que la végétation naturelle va nous permettre de mieux nous reconnecter à notre nature réelle (laissant place à notre notre soi, à la spiritualité). ]

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-> Au temps de Rabbi Na'hman, la plupart des villes et cités étaient petites, et sortir à la campagne n'était pas un problème majeur. Aujourd'hui, ceux qui habitent dans un village ou une petite ville peuvent encore en profiter hitbodédout ; mais la plupart des gens vivant en ville ou dans une métropole, ont des difficultés à en sortir. Qu'ils pratiquent donc leur hitbodédout dans le parc le plus proche.
[à cet effet, Rabbi Na'hman enseignait qu'il ne faut pas craindre le danger de prier dans les champs ou les parcs la nuit, parce que c'est une grande mitsva d'implorer Hachem et de se rapprocher de Lui, et "celui qui accomplit un précepte divin ne craint aucun mal" (Pessa'him 8b). Les dangers de tomber dans les mains des "forces du ma" sont en outre bien plus grands que les risques que l'on court à pénétrer dans une forêt pour y méditer. Il est clair qu'il n'est pas question ici d'endroits où il est dangereux de se promener même dans la journée. La loi est très claire à cet égard: il ne faut pas compter sur les miracles (idem). ]

Nos conversations avec Hachem Lui sont plus précieuses que tous les anges

-> Au sujet de la hitbodédout  rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 95 - 101, ... ) enseigne :
Efforce-toi au maximum de passer au moins une heure par jour à t'isoler pour méditer. Exprime-toi dans ton propre langage ; utilise la langue que tu connais le mieux. Parle de tout ce qui t'arrive. Avoue tes fautes, qu'elles soient intentionnelles ou non.
Adresse-toi à Hachem comme on s'adresse à un ami. Raconte-Lui ce que tu ressens, parle-Lui de tes peines et de tes souffrances, de ce qui te fait mal; de ta situation personnelle, celle de ta famille et celle du Peuple juif en général.
"Raisonne" avec Hachem de toutes les façons que tu peux, plaide bien ta cause. Harcèle-Le sans répit.
Implore-Le de te rapprocher vraiment de Lui. Crie, gémis, soupire et verse des larmes.
Remercie-Le pour tout l'amour qu'Il a manifesté à ton égard, dans le domaine aussi bien matériel que spirituel.
Entonne des chants en Son honneur et à Sa gloire ; chante Ses louanges et demande-Lui tout ce qui te manque dans tous les domaines.
Sois fermement convaincu que la satisfaction qu'Hachem retire de telles conversations, même si elles émanent des gens les plus simples, est plus précieuse à Ses yeux que toutes les sortes de dévotions, même celles des anges, de tous les univers.
Même si tu n'arrives pas du tout à ouvrir la bouche, le seul fait de te présenter devant Lui, de mettre toute ta confiance en Lui, de lever les yeux au Ciel et te forcer à ne prononcer ne serait-ce qu'une seule parole, tout cela dure (laisse un impact) éternellement.

Mayim a’haronim

L'importance de se laver les doigts après avoir mangé du pain (mayim a'haronim) : il faut garder à l'esprit que le Satan se tient juste à côté de la table et qu'il est capable d'exercer davantage d'emprise sur la personne au moment où elle mange, surtout si elle mange seule.
S'il y a trois personnes pour bénir avec le zimoun (un quorum), le Satan disparaît. Mais lorsqu'on se lave les doigts, on donne à Satan sa part, et il s'en va donc.
[rav 'Haïm Vital]

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-> Il ne faut jamais s’interrompre entre le lavage (ablution) des doigts (mayim a'haronim) et le Birkat Hamazon.
Un jour, une personne s’est plainte auprès de mon maître (le Arizal) d’avoir souffert pendant deux jours d’une douleur terrible aux épaules. Mon maître l’a regardé et lui a dit que cette douleur était due au fait qu’il avait interrompu le passage entre le lavage des doigts après le repas et le Birkat Hamazon en lisant un chapitre de la Michna.
Il avait ainsi enfreint la règle de nos Sages selon laquelle il faut prononcer la bénédiction immédiatement après s’être lavé les doigts ; dans ce cas, le mot Té'hef (immédiatement) s’est transformé en Katef (épaule) et il a ressenti de la douleur.
[rav 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot Ekev ]

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-> b'h, sur ce sujet de mayim a'haronim voir également : https://todahm.com/2025/04/07/le-sel-de-sodome

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+ Mayim A'haronim :

-> Mayin A'haronim, l'ablution des mains en fin de repas, est une obligation. [mayim a'haronim 'hova - Choul'han Arou'h 181,1]

Elle a été instaurée afin d'avoir les mains propres avant de réciter le birkat hamazone.
Et aussi, pour éliminer toute trace de sel de Sodome, qui est dangereux pour les yeux.
De nos jours, il est également à craindre que dans le sel de table se trouve un peu de sel de Sodome, ayant la même propriété de rendre aveugle.

Selon la Kabbala, la raison de cette ablution est de repousser les forces du mal (Kaf ha'Haïm 181,1).
Cette eau est très impure, on fera donc attention à ne pas se toucher son visage ou sa bouche avant de se sécher les doigts (Kaf ha'Haïm 181,1).

-> Celui qui méprise cette ablution verra ses jours raccourcis ('Hida dans Birké Yossef 181,7), sa subsistance (parnassa) sera diminuée (Aroukh haChoul'han 181,5) et il amènera sur lui des souffrances.
Le Yalkout Réouvéni rapporte que Iyov ne faisait pas cette ablution, et c'est ce qui lui attira toutes ses épreuves.

-> La halakha exige de laver les 2 premières articulations des doigts (Choul'han Arou'h 181,4) [et pour le pouce la 1ere (michna Broura 181,10)], mais il est bon de suivre l'avis de la Kabbala qui conseille de laver aussi la 3e articulation, celle qui est proche de la paume.
Malheureusement, certaines personnes méprisent cette halakha et mouillent à peine le bout des doigts, ce qui n'est pas valable selon le din (michna Broura 181,10).
Cependant, il ne faut pas non plus exagérer et se laver avec beaucoup d'eau, car cette eau selon la Kabbala est la part que reçoit le Satan.

-> Le 'Hida (Birké Yossef) rapporte les paroles de son grand-père, rabbi Avraham Azoulay, au nom du Talmud de Jérusalem, selon lequel celui qui ne s'interrompt pas entre Mayim A'haronim et le Birkat Hamazone empêche le Satan de formuler toutes ses accusations relatives au repas écoulé.

-> On raconte qu'une fois une personne alla rendre visite au saint Arizal et lui confia qu'elle souffrait énormément de son épaule.
Le Arizal regarda son front [car sur le front de la personne sont inscrites toutes ses fautes] et lui répondit : "La source de ta souffrance est que tu t'interromps entre Mayim A'haronim et le Birkat Hamazone, immédiatement après le Mayim A'haronim il faut faire le Birkat Hamazone", et du fait que tu n'as pas accompli ce précepte, tu souffres de ton épaule qui est appelée en hébreu : "katéf" (כָּתֵף) [mêmes lettres que Tékéf (immédiatement - תכף)].
Il lui conseilla de ne plus jamais s'interrompre, et son mal guérit.
[Kav haYachar - chap.87]

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-> La mayim a'haronim (ablution fin du repas) ne doit pas éclabousser la nourriture ou les ustensiles de cuisine (Ora'h 'Haïm 181:2) [de même, on essaie de verser un minimum de cette eau pour ne pas donner des forces aux puissances maléfiques]. ]

Lorsqu’une personne apporte une bougie dans une pièce obscure, l’obscurité disparaît complètement.
De même, lorsqu’une personne fait téchouva ; bien qu’elle se trouvait d’abord dans l'obscurité (spirituelle), lorsque la lumière de la Torah brille, cette obscurité disparaît complètement.
[Déguel Ma'hané Efraim - Likoutim Nitsavim ]

Faire fauter son prochain est pire que de le tuer, car en le tuant, on le prive seulement de ce monde, alors qu'en le poussant à pécher, on le prive également du monde à Venir.
[midrach Bamidbar raba 21,4 ]