Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

-> "Sache ce qui est au-dessus de toi" (da ma lémaala mima'h - Pirké Avot 2,1 )

-> Le Maguid de Mézéritch (Maguid Dévarav LéYaakov 208) explique : "Tu dois savoir que tout ce qui est au-dessus dépend de toi et de tes actes".
[chaque juif par ses actions impactent les mondes Supérieurs, qui par ricochet influence le monde ici-bas. ]

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-> De même, le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'haïm (chaar 1 chapitre 4) écrit :
"Que chaque juif doit prendre à cœur ce qui suit : il ne doit pas penser : "quelle est ma valeur, qu'accomplis-je dans ce monde avec mes actes insignifiants", car il doit comprendre et déterminer dans son esprit qu'aucun acte, aucune parole, aucune pensée n'est jamais perdu.
Quelle est la grandeur de ses actions et leur exaltation, tout monte haut selon sa racine, dans les mondes supérieurs.
Et celui qui comprend cela tremblera en réalisant jusqu'où vont ses mauvaises actions, ruinant et détruisant avec une faute mineure, bien plus que Névou'hadnétsar et Titus n'ont détruit (le saint Temple en bas)."

[ dans la note de bas de page, le rav de Volozhin explique avec cela la michna "da ma lémaala mim'ha" de la même manière que celle expliquée ci-dessus].

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-> b'h, par exemple également sur ce sujet : https://todahm.com/2021/11/07/notre-but-dans-ce-monde

Nature & hitbodédout

-> Réserve ... [du temps] chaque jour pour méditer dans une chambre ou dans les prés. Déverse ton cœur en utilisant des termes de grâce et de supplications dans ta langue maternelle. Quand tu supplies Hachem dans la langue que tu parles normalement, à laquelle tu es habitué, tu peux t'exprimer aussi clairement que possible ; les mots se trouvent plus près de ton cœur ; ils couleront par conséquent avec plus de facilité. [Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 25]
Ainsi, un enseignement fondamental de Rabbi Na'hman est la hitbodédout quotidienne, et il préconisait [idéalement] de choisir un lieu où l'on puisse se concentrer dans sa méditation (hitbodédout), sans être dérangé, comme par exemple : une pièce de la maison, mieux, un parc, et mieux encore, au milieu des prés ou dans la forêt, dans la solitude et la tranquillité totales.

-> Sache! Quand une personne médite dans les champs, toute la végétation se joint à sa prière et en augmente l'efficacité et le pouvoir. [Likouté Moharan II, 11 ]

-> Une fois, Rabbi Na'hman se promenait dans une grasse prairie, "Si seulement tu pouvais entendre la symphonie de l'herbe, dit-il à celui qui l'accompagnait, chaque brin d'herbe chante les louanges d'Hachem". [Si'hot haRan - 163 ]

-> "Tout comme le jour est moins propice que la nuit à la hitbodédout, la ville est moins propice que la campagne.
En ville, les gens recherchent les "plaisirs terrestres (matériels)", et même si la nuit ces plaisirs n'existent pas réellement, le vacarme et le tumulte qu'ils créent durant la journée gênent la méditation la nuit. C'est la raison pour laquelle le meilleur endroit pour la méditation, ce sont les champs en dehors de la ville, où les influences pénibles de la journée et de ce monde sont réduites au minimum. [Likouté Moharan I, 52 ]
[comme si la ville absorbe ce qui s'y fait, et que la végétation naturelle va nous permettre de mieux nous reconnecter à notre nature réelle (laissant place à notre notre soi, à la spiritualité). ]

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-> Au temps de Rabbi Na'hman, la plupart des villes et cités étaient petites, et sortir à la campagne n'était pas un problème majeur. Aujourd'hui, ceux qui habitent dans un village ou une petite ville peuvent encore en profiter hitbodédout ; mais la plupart des gens vivant en ville ou dans une métropole, ont des difficultés à en sortir. Qu'ils pratiquent donc leur hitbodédout dans le parc le plus proche.
[à cet effet, Rabbi Na'hman enseignait qu'il ne faut pas craindre le danger de prier dans les champs ou les parcs la nuit, parce que c'est une grande mitsva d'implorer Hachem et de se rapprocher de Lui, et "celui qui accomplit un précepte divin ne craint aucun mal" (Pessa'him 8b). Les dangers de tomber dans les mains des "forces du ma" sont en outre bien plus grands que les risques que l'on court à pénétrer dans une forêt pour y méditer. Il est clair qu'il n'est pas question ici d'endroits où il est dangereux de se promener même dans la journée. La loi est très claire à cet égard: il ne faut pas compter sur les miracles (idem). ]

Nos conversations avec Hachem Lui sont plus précieuses que tous les anges

-> Au sujet de la hitbodédout  rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 95 - 101, ... ) enseigne :
Efforce-toi au maximum de passer au moins une heure par jour à t'isoler pour méditer. Exprime-toi dans ton propre langage ; utilise la langue que tu connais le mieux. Parle de tout ce qui t'arrive. Avoue tes fautes, qu'elles soient intentionnelles ou non.
Adresse-toi à Hachem comme on s'adresse à un ami. Raconte-Lui ce que tu ressens, parle-Lui de tes peines et de tes souffrances, de ce qui te fait mal; de ta situation personnelle, celle de ta famille et celle du Peuple juif en général.
"Raisonne" avec Hachem de toutes les façons que tu peux, plaide bien ta cause. Harcèle-Le sans répit.
Implore-Le de te rapprocher vraiment de Lui. Crie, gémis, soupire et verse des larmes.
Remercie-Le pour tout l'amour qu'Il a manifesté à ton égard, dans le domaine aussi bien matériel que spirituel.
Entonne des chants en Son honneur et à Sa gloire ; chante Ses louanges et demande-Lui tout ce qui te manque dans tous les domaines.
Sois fermement convaincu que la satisfaction qu'Hachem retire de telles conversations, même si elles émanent des gens les plus simples, est plus précieuse à Ses yeux que toutes les sortes de dévotions, même celles des anges, de tous les univers.
Même si tu n'arrives pas du tout à ouvrir la bouche, le seul fait de te présenter devant Lui, de mettre toute ta confiance en Lui, de lever les yeux au Ciel et te forcer à ne prononcer ne serait-ce qu'une seule parole, tout cela dure (laisse un impact) éternellement.

Mayim a’haronim

L'importance de se laver les doigts après avoir mangé du pain (mayim a'haronim) : il faut garder à l'esprit que le Satan se tient juste à côté de la table et qu'il est capable d'exercer davantage d'emprise sur la personne au moment où elle mange, surtout si elle mange seule.
S'il y a trois personnes pour bénir avec le zimoun (un quorum), le Satan disparaît. Mais lorsqu'on se lave les doigts, on donne à Satan sa part, et il s'en va donc.
[rav 'Haïm Vital]

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-> Il ne faut jamais s’interrompre entre le lavage (ablution) des doigts (mayim a'haronim) et le Birkat Hamazon.
Un jour, une personne s’est plainte auprès de mon maître (le Arizal) d’avoir souffert pendant deux jours d’une douleur terrible aux épaules. Mon maître l’a regardé et lui a dit que cette douleur était due au fait qu’il avait interrompu le passage entre le lavage des doigts après le repas et le Birkat Hamazon en lisant un chapitre de la Michna.
Il avait ainsi enfreint la règle de nos Sages selon laquelle il faut prononcer la bénédiction immédiatement après s’être lavé les doigts ; dans ce cas, le mot Té'hef (immédiatement) s’est transformé en Katef (épaule) et il a ressenti de la douleur.
[rav 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot Ekev ]

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-> b'h, sur ce sujet de mayim a'haronim voir également : https://todahm.com/2025/04/07/le-sel-de-sodome

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+ Mayim A'haronim :

-> Mayin A'haronim, l'ablution des mains en fin de repas, est une obligation. [mayim a'haronim 'hova - Choul'han Arou'h 181,1]

Elle a été instaurée afin d'avoir les mains propres avant de réciter le birkat hamazone.
Et aussi, pour éliminer toute trace de sel de Sodome, qui est dangereux pour les yeux.
De nos jours, il est également à craindre que dans le sel de table se trouve un peu de sel de Sodome, ayant la même propriété de rendre aveugle.

Selon la Kabbala, la raison de cette ablution est de repousser les forces du mal (Kaf ha'Haïm 181,1).
Cette eau est très impure, on fera donc attention à ne pas se toucher son visage ou sa bouche avant de se sécher les doigts (Kaf ha'Haïm 181,1).

-> Celui qui méprise cette ablution verra ses jours raccourcis ('Hida dans Birké Yossef 181,7), sa subsistance (parnassa) sera diminuée (Aroukh haChoul'han 181,5) et il amènera sur lui des souffrances.
Le Yalkout Réouvéni rapporte que Iyov ne faisait pas cette ablution, et c'est ce qui lui attira toutes ses épreuves.

-> La halakha exige de laver les 2 premières articulations des doigts (Choul'han Arou'h 181,4) [et pour le pouce la 1ere (michna Broura 181,10)], mais il est bon de suivre l'avis de la Kabbala qui conseille de laver aussi la 3e articulation, celle qui est proche de la paume.
Malheureusement, certaines personnes méprisent cette halakha et mouillent à peine le bout des doigts, ce qui n'est pas valable selon le din (michna Broura 181,10).
Cependant, il ne faut pas non plus exagérer et se laver avec beaucoup d'eau, car cette eau selon la Kabbala est la part que reçoit le Satan.

-> Le 'Hida (Birké Yossef) rapporte les paroles de son grand-père, rabbi Avraham Azoulay, au nom du Talmud de Jérusalem, selon lequel celui qui ne s'interrompt pas entre Mayim A'haronim et le Birkat Hamazone empêche le Satan de formuler toutes ses accusations relatives au repas écoulé.

-> On raconte qu'une fois une personne alla rendre visite au saint Arizal et lui confia qu'elle souffrait énormément de son épaule.
Le Arizal regarda son front [car sur le front de la personne sont inscrites toutes ses fautes] et lui répondit : "La source de ta souffrance est que tu t'interromps entre Mayim A'haronim et le Birkat Hamazone, immédiatement après le Mayim A'haronim il faut faire le Birkat Hamazone", et du fait que tu n'as pas accompli ce précepte, tu souffres de ton épaule qui est appelée en hébreu : "katéf" (כָּתֵף) [mêmes lettres que Tékéf (immédiatement - תכף)].
Il lui conseilla de ne plus jamais s'interrompre, et son mal guérit.
[Kav haYachar - chap.87]

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-> La mayim a'haronim (ablution fin du repas) ne doit pas éclabousser la nourriture ou les ustensiles de cuisine (Ora'h 'Haïm 181:2) [de même, on essaie de verser un minimum de cette eau pour ne pas donner des forces aux puissances maléfiques]. ]

Lorsqu’une personne apporte une bougie dans une pièce obscure, l’obscurité disparaît complètement.
De même, lorsqu’une personne fait téchouva ; bien qu’elle se trouvait d’abord dans l'obscurité (spirituelle), lorsque la lumière de la Torah brille, cette obscurité disparaît complètement.
[Déguel Ma'hané Efraim - Likoutim Nitsavim ]

Faire fauter son prochain est pire que de le tuer, car en le tuant, on le prive seulement de ce monde, alors qu'en le poussant à pécher, on le prive également du monde à Venir.
[midrach Bamidbar raba 21,4 ]

Vœu & pouvoir de notre parole

"Si un homme fait un vœu à Hachem ou prête serment pour établir une interdiction, il ne doit pas profaner sa parole" (Matot 30,3)

-> Par le vœu ou le serment qu’il a prononcé, il a édifié de grandes structures dans les mondes Supérieurs [et a rectifié et renforcé la Chékhina]. C’est pourquoi il doit veiller tout particulièrement à ne pas profaner sa parole.
S'il profane sa parole, il détruit tout ce qu’il a édifié dans les mondes Supérieurs. Car tout dépend de l’homme : par son pouvoir de parole, il édifie ou détruit ...

Une personne peut étudier la Torah, prier et faire des vœux et des serments pour accomplir les mitsvot. Pourtant, si elle ne se garde pas sur la place du marché, dans ses relations commerciales et dans ses paroles, en étant honnête et en agissant de bonne foi, le verset dit à propos d’une telle personne : "En vain le gardien veille" (Téhilim 127,1).
Sa Torah et sa prière sont vaines.

C’est analogue à une min'ha (une offrande de céréales) à Hachem qui doit être présentée dans un récipient pur ; si le récipient est impur, les deux sont rejetés.
La bouche est le récipient par lequel nous offrons nos paroles de Torah et de prière. Si elle est souillée par des propos inconvenants, et a fortiori par des mensonges et des tromperies, alors toutes les paroles de Torah et de prière prononcées par cette même bouche sont souillées et deviennent des abominations aux yeux de Hachem.
Les deux sont indissociables ; si une personne surveille sa bouche dans ses conversations quotidiennes, alors sa Torah et sa prière sont acceptées. Sinon, elles ne le sont pas.

Nous pouvons désormais comprendre le verset comme suit : Si une personne souhaite ériger des barrières par des serments et des vœux afin de renforcer sa Torah et ses mitsvot, alors "elle ne doit pas profaner sa parole" = tout ce qui sort de sa bouche dans les affaires profanes affectera les paroles sacrées qu’il prononce.
Lorsqu’il dit la vérité et que toutes ses actions sont sincères, alors ses paroles de Torah et de prière le seront également. Sinon, elles seront toutes nulles et non avenues.

C’est peut-être ce que le roi Salomon voulait dire lorsqu’il a déclaré : "Celui qui garde sa bouche et sa langue préserve son âme des ennuis" (Michlé 21,23). En d’autres termes, si une personne souhaite que ses prières et sa Torah soient acceptées, elle doit garder sa bouche de l’extérieur [dans la rue, lors de ses conversations quotidiennes] ; si sa bouche est souillée, alors sa Torah et sa prière sont une abomination.

Nous constatons que la guémara (Béra'hot 5b) désigne la prière par le terme "נפש" (néfech - âme), comme le dit le verset : "Celui qui déchire son âme dans sa colère" (Iyov 18,4).
La guémara commente que cela fait référence à une personne qui quitte la synagogue sans attendre que son ami ait fini de prier. [à cette époque, les synagogues se trouvaient en pleine campagne et il était dangereux de rentrer seul chez soi à pied. Si une personne se retrouvait seule pour terminer ses prières, elle perdait sa concentration, sa prière était "brisée", par crainte du trajet de retour. ]

Puisque la prière est appelée "âme", la Torah peut également être appelée "âme", car elles sont liées. En effet, il est tout à fait approprié que la Torah et la prière soient appelées "âme", car elles constituent la vie et l’âme d’une personne (juive).
Nous pouvons expliquer le verset "Celui qui garde sa bouche et sa langue" (cité plus haut) comme suit : si une personne garde comme il faut sa bouche et sa langue, si elle ne prononce ni mensonges, ni paroles trompeuses, ni bavardages inutiles, alors elle "préserve son âme des ennuis (problèmes)", et "son âme" fait référence à ses paroles de Torah et de prière. Elles ne seront pas rejetées, car elles sont intimement liées à son discours profane, comme nous l’avons mentionné plus haut.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Mattot 30,2-3]

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-> issu du dvar Torah : https://todahm.com/2026/07/16/limportance-de-la-parole-par-le-abir-yaakov

Sainteté & notre parole

Le roi David nous met en garde : "Qui est l’homme qui désire la vie, qui aime les jours où l’on voit le bien? Garde ta langue du mal, et tes lèvres de toute parole trompeuse" (Téhilim 34,13-14).
Pourquoi le roi David a-t-il besoin de faire précéder "Garde ta langue, etc." de la phrase "Qui est l’homme qui désire la vie, etc."?

La réponse est que la plupart des gens ne se soucient pas de garder leur langue. Ils pensent : "Quelle importance ce que je dis? Quel mal peut bien venir de quelques mots?"
En réponse à de telles pensées, le roi David s’adresse à nous : "Réveillez-vous de votre torpeur! Vous êtes aveugles à cet égard! Vos paroles inconvenantes (selon la Torah) vous empêchent de vous attacher à la sainteté comme vous le devriez, et elles dressent une barrière entre vous et votre D."

Le roi David dit : "Vous souhaitez vous attacher à la vie éternelle, et vous vous empressez d’accomplir toutes les mitsvot. Pourtant, vous ne prenez pas la peine de rectifier vos paroles?"
C’est pourquoi il commence par : "Qui est l’homme qui désire la vie?" = qui est la personne qui souhaite mener une vie de sainteté dans ce monde?
Et "qui aime les jours où l’on voit le bien?" = cela fait référence au monde à Venir, où l’on trouvera la vie éternelle et la joie. Si l’on désire ces choses, alors il faut "garder sa langue du mal, et ses lèvres de toute parole trompeuse".
La vie que tu recherches dépend de toi ; lorsque tu surveilles attentivement tes paroles, l’énergie vitale, telle qu’elle s’exprime à travers ta parole sainte, éveille l’énergie vitale dans les mondes Supérieurs où le pouvoir de la parole trouve ses racines. C’est ainsi qu’une personne atteint la sainteté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Mattot 30,2-3 ]

Accepter le daat des tsadikim

Rabbi Na'hman de Breslev dit que la principale raison pour laquelle nous nous éloignons d'Hachem est que nous nous fions à notre propre raisonnement logique. (Likouté Mohoran II,12)
Nous ne réalisons pas que la façon dont nous voyons le monde et nous-mêmes est loin de la réalité véritable. Cependant, il y a toujours un espoir incroyable.
Avec une grande miséricorde, Hachem nous envoie de formidables tsadikim qui se purifient des ténèbres de ce monde jusqu’à ce qu’ils puissent percevoir la vérité ultime.
Ensuite, ils nous révèlent cette vérité d’une manière qui peut nous aider dans toutes les situations possibles.
Par conséquent, la principale façon de faire téchouva est de rejeter notre propre séchel et de recevoir le daat des tsadikim.
[Likouté Mohoran I,123 ]

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-> Le but des enseignements de la 'Hassidout (fondée par le Baal Chem Tov) est de nous faire prendre conscience que nous avons la capacité de faire venir le machia'h en parvenant à la conviction que Hachem est ici même avec nous, même dans l’incroyable amertume de l’exil.
Il est important pour nous de réaliser que lorsque le machia'h viendra, le monde entier aura exactement le même aspect qu’aujourd’hui. Ce qui changera, c’est notre façon de penser, en d’autres termes, la manière dont nous percevons le monde, les autres, nous-mêmes, ...
Notre esprit sera imprégné d’une conscience constante de la Providence divine.

Il est certain que les grands tsaddikim sont si profondément attachés à Hachem qu’ils possèdent déjà cette conscience, qui est un aspect du machia'h.
Grâce à cela, leur Torah a le pouvoir de nous sortir de notre obscurité et de nous rapprocher, nous aussi, de cet état d’esprit. Nous devrions donc cesser d’attendre passivement et prendre un nouveau départ en étudiant les livres des tsadikim, en discutant avec nos amis de leurs enseignements et en diffusant leur lumière aux quatre coins de la Terre.
[rav Nisan David Kivak]

Notre âme dépend du bien-être de notre corps

"Et Hachem forma l’homme de la poussière de la terre, et Il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant" (Bérechit 2,7)

=> Nous apprenons ici que oui, l’âme existe bel et bien ("souffle de vie"), mais que le corps vient en premier, ce qui lui confère une certaine priorité ; que le corps et l’âme, ensemble, font d’une personne "un être vivant" ; et que l’âme a elle aussi une certaine primauté, en ce qu’elle anime le corps et selon le principe du "le plus important vient en dernier" (a'haron a'haron 'haviv).
Cette dualité inhérente à l’être crée une tension qui conduit certaines personnes à minimiser l’importance du corps, voire à le négliger.

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-> Un jour, alors qu'Hillel l’Ancien prenait congé de ses élèves, il continua à marcher avec eux [dans une direction différente de celle qu’il empruntait habituellement]. Ils lui dirent : "Rabbi, où vas-tu?"
Il répondit : "Accomplir une mitsva." Ils demandèrent : "Laquelle?"
Il répondit : "Me laver aux bains publics." Ils s’écrièrent : "Mais est-ce une mitsva?"
Il répondit : "Oui! Voyez comment la statue d’un roi, érigée dans les théâtres et les arènes, est frottée et maintenue propre ; on la garde, on lui donne à manger, et elle est même placée au rang des personnalités importantes du royaume. À plus forte raison moi, qui ai été créé bétsélem [à l'image du Roi des roi - Hachem] (je dois prendre soin de mon corps)!"
[midrach Vayikra raba 34,3]

=> Selon Hillel, le corps d'un juif a une vocation sacrée : il est le véhicule d’un être bétsélem (ayant une âme très élevée provenant de sous le Trône Divin. Tout juif héberge dans son corps une partie très haute et interne d'Hachem [infiniment plus sublime que celle présente chez les non-juifs]).

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-> Le roi Shlomo écrit : "L'homme bon assure son propre bonheur" (gomel nafcho, ich 'hassed [חָסֶד] - Michlé 11,17)
Le midrach sur ce verset rapporte l’histoire de Hillel qui se rendait quotidiennement aux bains publics. Lorsque ses élèves lui demandèrent pourquoi il s’y rendait, il répondit qu’il était en route pour accomplir une mitsva. Face à leur perplexité, de quelle mitsva s’agissait-il?, il expliqua que prendre soin de son corps, qui était le véhicule par lequel il servait Hachem, était un impératif divin.

Le rav Shaya Karlinsky commente :
Nous avons l’habitude de considérer le 'hessed comme se limitant à ce que nous faisons pour les autres. Le roi Salomon le Roi et Hillel, s’appuyant sur le verset ci-dessus, nous enseignent que nous avons une obligation tout aussi impérieuse de faire preuve de 'hessed envers nous-mêmes et notre corps.
Selon Hillel le fait de prendre soin de son corps et une mitsva "impérative" (si le véhicule, corps, est bien entretenu alors le pilote, l'âme, peut naviguer sur la route de notre vie avec davantage d'efficacité et de confort).

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-> Le Rambam (Messilat Yécharim III,27) écrit :
"L’homme possède deux perfections : une première perfection, qui est celle du corps, et une perfection ultime, qui est celle de l’âme. La première perfection consiste à être en bonne santé et dans le meilleur état physique possible ...
Une fois la première perfection atteinte, il est possible d’atteindre la perfection ultime, qui est indubitablement plus noble et constitue la seule cause de la préservation permanente."

=> Notre corps est un don précieux, plus précieux que la voiture la plus chère du monde, doté d’une vocation sacrée. L’apprécier comme un don qui mérite d’être chéri est le fondement de la santé et de la forme physique selon la Torah.
(le corps humain est d'une complexité et perfection total, signature de son Créateur, et de la confiance qu'Il a en nous l'octroyant dans un but élevé. )
Une âme a besoin d'un corps en bonne santé.

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+ L'équilibre entre le corps et l'âme :

-> Le corps humain est si incroyablement stupéfiant qu’il n’est pas étonnant que certaines cultures et religions l’élèvent au rang d’objet de culte tandis que d’autres le dénigrent comme étant tout à fait profane.
La voie de la Torah est un équilibre : l’apprécier sans l’adorer, tout en le minimisant sans le sous-estimer.

-> En ce sens : après la mort, notre âme et notre corps se feront juger ensemble : https://todahm.com/2022/09/28/notre-ame-et-notre-corps-se-feront-juger-ensemble

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-> Le corps et l’âme sont fusionnés dans un partenariat, l’un portant et l’autre guidant. Lorsque ce partenariat est harmonieux, le Béhéma (l'aspect animal, matériel) sert de véhicule au Bétselem (la partie divine en nous, l'âme).
[ex: parfois le véhicule a besoin de carburant, d'autre d'être au repos pour mieux repartir. Par ailleurs nous devons accepter aussi que ce véhicule n'est pas toujours au top, car parfois c'est ainsi qu'Hachem désire que nous le servions (sur cette partie du chemin de notre vie). Notre devoir est de faire de notre mieux, et de prier Hachem pour nous aider à avoir un véhicule fonctionnant au mieux. ]

-> Même si nous ne savons pas ce qu’est une âme (néchama), étant l’un des mystères de la Création puisque notre néchama décrite comme une " 'hélek Eloka" (partie de D.), est totalement pure et sublime et n’a rien à voir avec le monde physique, mais elle dépend néanmoins du corps.
C’est pourquoi il faut prendre soin de cet "hôte".
[rav Asher Zelig Weiss ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Déah véHachkafa - 387) enseigne :
"Le corps est comme un serviteur de l’âme, car c’est grâce à lui que la personne est capable d’accomplir la volonté divine en observant les mitsvot de la Torah ... ainsi, chaque membre d’une personne est capable d’acquérir le mérite des mitsvot de la Torah."

-> Nous ne pouvons imaginer à quel point le corps d’une personne est précieux aux yeux d'Hachem.
[rav Shnéour Zalman de Liadi ]

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["chaque membre [du corps humain] d’une personne est capable d’acquérir le mérite des mitsvot de la Torah."
Le corps est au service de l'âme, et en un sens il bénéficie également de la nature précieuse de l'âme.
Comme une entité où les deux sont liés, avec le corps qui a aussi une finalité sacrée : être là pour donner le plus de force à l'expression dans le réel de notre divinité interne (âme).
La Torah appuie beaucoup sur la bonté avec autrui, mais il est tout aussi important de l'être avec soi-même pour répondre à nos manques/besoins nécessaires en terme physique, moral, émotionnel ... ]

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-> Lorsque le corps est malade (physiquement, moralement), l’âme aussi est affaiblie, et on est incapable de prier correctement même lorsqu’on est pur de toute faute. Vous devez donc veiller très attentivement à la santé de votre corps.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 106]

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-> b'h, sur la notion : d'être en bonne santé : https://todahm.com/category/z-divers/3-etre-en-bonne-sante