Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Kippour = une remise à zéro salutaire, unique aux juifs

-> Hachem inflige un châtiment pour les fautes d’Israël avant même qu’ils aient le temps de s’accumuler. En empêchant les fautes de s’accumuler, ceux-ci peuvent être purifiés par le châtiment et Israël peut alors revenir vers Lui.
Cependant, en ce qui concerne les nations du monde, Hachem ne punit pas une nation tant que sa mesure de la faute n’est pas pleine ; la "mesure de la faute" fait allusion à la faute devenue si profondément enracinée chez une personne ou une nation qu’il devient sa nature.
À ce stade, il n’y a plus d’espoir de téchouva et ils sont alors punis pour ce faute.

Cependant, ce n’est pas ainsi qu'Hachem se comporte avec Israël. Hachem ne permet jamais que la faute s’enracine au sein d’Israël. Chaque année, un bilan est dressé pendant les jours du jugement, alors que le peuple juif fait téchouva. Leurs fautes leur sont pardonnées après avoir accompli l’avoda de Yom Kippour, et un nouveau départ leur est accordé.
Les nations du monde ne connaissent pas ces Yamim Noraïm ; par conséquent, leurs fautes peuvent s’enraciner en elles jusqu’à ce qu’ils ne soient plus tolérés.

Toute génération au cours de laquelle le Temple n’a pas été construit est considérée comme s'il a été détruit à son époque.
[Yérouchalmi Yoma 1a ; Yalkout Téhilim 886]

Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Emor 22,12) écrit qu'à un certain niveau, une faute obscurcit la lumière de notre âme, lui causant une terrible honte. Il existe également un niveau supérieur de l'âme, qui ne peut être affecté par la faute, mais qui, pour éviter ce dommage, doit quitter le corps du fauteur. Cela aussi est une honte pour l'âme, comparable à une personne qui invite le roi chez elle et le chasse ensuite.

<--->

-> Lorsque les juifs se sont tenus au mont Sinaï, la nation dans son ensemble a juré de respecter toutes les mitsvot de la Torah. (guémara Nédarim 8a : midrach Bamidbar rabba 9,47)
Au niveau individuel, le même vœu est fait par chaque personne avant sa naissance, lorsqu'elle doit jurer d'être un tsadik et non un racha. (guémara Nida 30b)
Bien que notre âme ait été présente au mont Sinaï et qu'elle y ait déjà fait ce vœu, elle le fait à nouveau, afin de nous encourager et de nous donner les moyens de remplir notre engagement. (Maharcha - Nédarim 8a)

<--->

-> Les mitsvot ont été écrites dans la forme grammaticale du temps futur, au lieu d'être écrites comme un commandement. Ceci pour nous enseigner qu'Hachem sait parfaitement qu'aucun juif ne fautera jamais, et que si un juif faute, ce n'est que par une mésaventure irréfléchie (Rama miPano - maamar 'Hikour Din IV, chap.9).

-> La capacité d'un juif à se rappeler qu'une défaillance momentanée ne représente pas son essence profonde et que c'est un vent de folie (roua'h shtout) qui l'a empêché de penser correctement, comme il est dit : "Un homme ne peut fauter que si un esprit de folie pénètre en lui" (guémara Sotah 3a). [je n'étais pas moins même]

Avant de demander quelque chose au Créateur, une personne devrait d’abord dire : "Ne me l’accorde que si c’est vraiment bon!"
[rav Aharon Leib Steinman - Afiké Ayal - vol.1, p.367 ]

Comment développe-t-on la foi?
En pensant que Celui qui nous a aidés jusqu’à présent continuera à nous aider.
[rav Aharon Leib Steinman - Afiké Ayal - vol.1, p.1]

<--->

-> Si quelqu’un ouvre un magasin à côté du vôtre, ne vous inquiétez pas.
Le Créateur ne donne pas les moyens de subsistance à la boutique ; Il les donne au commerçant.
[rav Aharon Leib Steinman - Afiké Ayal - vol.1, p.117 ]

-> Chaque être humain a la foi dans son cœur ... il la cache simplement.
[rav Aharon Leib Steinman - Afikei Ayal, vol.1, p.382]

Nous sommes en réalité des créatures extrêmement bonnes et suprêmement nobles, à tel point que notre importance est sans limite. Nous sommes dignes de l’Artisan qui nous a créés.
[rav Yéhouda Ashlag - Introduction au Zohar - 5 ]

<--->

-> La nature d’une branche est de rester proche de sa racine, et la racine de l’âme humaine est le Créateur
[rav Yéhouda Ashlag - séfer HaMaamarim - maamar 17, Ot 26-29, cité dans la Haggadat HaSoulam - p.71 ]

Le but de la création était de procurer du plaisir à Ses créatures ... Il était donc nécessaire de créer au sein des âmes un désir extrêmement grand de recevoir tout ce qu’Il avait prévu de leur donner.
Après tout, la mesure de tout plaisir est proportionnelle à la mesure du désir que l’on a de le recevoir.
[rav Yéhouda Ashlag - Introduction au Zohar - 6 ]

Chaque jour est une partie de l’âme.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Vayélé'h 31,14 ]
[ayamim ém 'hélké anéchama ]

Avoir une place fixe à la synagogue

+ Avoir une place fixe à la synagogue :

-> Nos Sages encouragent beaucoup à avoir une place fixe à la synagogue. Ils promettent à celui qui le fait que ses ennemis tomberont devant lui et que le D. d'Avraham l'aidera ; il est appelé un homme pieux et humble qui fait partie des disciples d'Avraham Avinou. [guémara Béra'hot 6b-7b).

-> Les poskim écrivent qu'il faut avoir une place permanente à la synagogue où l'on prie, et ne jamais en changer (sauf dans un cas de force majeure), et alors sa prière sera acceptée.
[rav 'Haïm Kanievski - Or'hot Yocher ]

Prier avec la communauté

+ Prier avec la congrégation :

-> Il est très important d'essayer de prier en minyan. C'est une obligation absolue, comme le dit la guémara (Pessa'him 46a) : un voyageur qui n'a pas de minyan doit continuer son chemin en avant [dans la direction où il voyage] jusqu'à quatre mil [environ 5 km] pour pouvoir prier avec un minyan ou même retourner en arrière jusqu'à un mil pour trouver un minyan.
Cette loi est écrite dans le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 90.16). A plus forte raison doit-on se lever du lit pour aller prier à la synagogue.

-> Maharam 'Halawa commente sur cette guémara : "De cette loi nous pouvons tirer la conclusion qu'à plus forte raison, si un homme se trouve dans la ville et prie malgré tout chez lui, il ressemble aux hommes méprisables et aux arrogants".
Pourquoi les appelle-t-il méprisables et arrogants? On devrait les appeler simplement paresseux?!
La raison est qu'il n'y a pas plus méprisables qu'eux. Si toute la congrégation prie à la synagogue, mais qu'ils ne participent pas et restent seuls chez eux, c'est comme s'ils étaient excommuniés. Certains restent vautrés dans leur lit, trop paresseux pour se lever, si bien qu'ils manquent le minyan et prient chez eux. Il n'y a pas plus méprisables qu'eux. D'autres ne vont pas à la synagogue à cause de leur arrogance : c'est au-dessous de leur dignité d'être debout parmi la foule et de ne pas recevoir le respect que leur esprit méprisable les convainc qu'ils méritent. D'autres encore pensent, par orgueil, que leur sommeil est plus important que la prière avec un minyan.
C'est pour cela qu'il les appelle "méprisables" et "arrogants" et pas seulement "paresseux".

-> Les poskim (autorités halakhiques) écrivent (voir Michna Beroura 90.29) qu'il est interdit de manquer la prière avec un minyan même pour étudier la Torah.
Nos Sages (guémara Taanit 8a) enseignent que la prière avec un minyan est acceptée quand bien même on ne s'est pas bien concentré (kavana). [Cela ne veut pas dire qu'on est dispensé de se concentrer, mais seulement que la prière n'est pas détestée par le ciel.]

-> Le midrach (Dévarim rabba 2,12) enseigne que la supplication d'une congrégation (minyan) ne reste jamais sans réponse.

-> Il dit aussi (midrach Eikha rabba 3,3) que celui qui prie après que la congrégation ait terminé, ses actes sont passés en revue (c'est-à-dire qu'Hachem examine de près ses actes. Et qui peut soutenir un tel contrôle?)

-> On raconte l'histoire (voir Michna Beroura 90.29) de Rav Zalman Mirels [le beau-père du 'Hakham Tsvi] qui, sur sa route vers la synagogue, rencontra un marchand qui voulait lui vendre des pierres précieuses à bon profit. Il a refusé de l'accompagner et lui a demandé de revenir après la prière.
Plus tard, lorsqu'il entendit que les pierres précieuses avaient été vendues à quelqu'un d'autre qui avait gagné grâce à cela une fortune, Rav Mirels fut très heureux d'avoir pu renoncer à une grosse somme d'argent pour prier avec un minyan.

<--->

-> Le Gaon de Vilna écrit que l'ordre de nos prières est construit sur l'ordre des mondes célestes, et il ne faut jamais, D. en préserve, sauter une partie de la prière.
Les Sages n'ont permis d'omettre certains Pessoukei DeZimra (les versets de louange précédant Baré'hou) que pour pouvoir prier la Amida [avec la congrégation].
Même à ce sujet, les autorités ont écrit (voir Michna Beroura 52.1) qu'un homme doit faire l'effort d'arriver à l'heure afin de ne pas avoir à omettre des passages, parce que cela brouille les conduits célestes par lesquels passent les prières.
Cette tolérance [d'omettre certains passages] ne s'applique que si l'on n'a pas le choix [et après la prière, il faut réciter tout ce que l'on a sauté, comme c'est écrit dans le Choul'han Aroukh]. Mais D. préserve de faire cela régulièrement, car c'est absolument interdit.