Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

L'intention qu'un homme doit avoir en y trouve montant s'installer en terre d'Israël. En effet c'est une terre Sainte et Il ne faut pas y aller pour y chercher des plaisirs matériels ou des profits corporels.
La seule intention que l'homme doit avoir est de profiter de la présence Divine qui s'y trouve car c'est le lieu choisi par D. afin de résider parmi nous.
C'est cela qui doit éveiller en l'homme l'engouement et la passion pour cette terre. Grâce à elle l'homme s'élève spirituellement.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Kédochim 19,23-24]

Notre humilité dévoile la grandeur d’Hachem

"Bien que Hachem soit appelé Lumière Infinie, dont la grandeur est inaccessible et dont la pensée humaine n'a aucune capacité à saisir Son Essence, en aucun point, nos Sages (Méguila 31a) nous ont enseigné que là où se trouve la grandeur d'Hachem, là se trouve Son humilité.

Hachem dans Sa grande Volonté, a contracté et inséré sa Sagesse à l'intérieur des 613 commandements de la Torah et de toutes les lois qui en découlent, à travers les combinaisons de lettres qui se trouvent dans le Tanakh et dans ses explications ainsi que dans les Hagadot et les Midrachim de nos Sages.
Ceci afin que chaque néchama, roua'h ou néfech qui se trouve dans un corps humain, puisse accéder à ces connaissances, afin d'accomplir tout ce qui lui est possible d'accomplir, que ce soit par ses actes, ses paroles ou ses pensées ...
C'est la raison pour laquelle la Torah a été comparée à l'eau qui, par nature, descend toujours au niveau le plus bas. Il en est de même pour la Torah qui est descendue des mondes supérieurs et qui exprime la Volonté et la Sagesse de Hachem.

C'est depuis cet endroit spirituel supérieur qu'elle est descendue de niveau en niveau, descendant d'un monde à l'autre jusqu'à se matérialiser par des paroles et des sujets de ce monde inférieur qui sont majoritairement des commandements et qui s'expriment par des lettres matérielles écrites avec de l'encre sur les 24 livres du Tanakh afin que chacun puisse accéder a elle par la pensée."
[Baal haTanya - Likouté maamarim - chap.4]

-> Le Shvilé Pin'has écrit :
"Qu'est-ce donc que l'homme pour que Tu T'en souviennes?" (Téhilim 8,5).
[Lorsque Moché était au Ciel pour recevoir la Torah,] les anges ont dit : "Hachem relève davantage de Ton honneur de donner et transmettre la Torah aux créatures célestes."
Hachem demanda à Moché : "Saisis le Trône de Ma Gloire et donne leur une réponse!"
En effet, le Créateur fit une allusion à Moché pour l'orienter dans sa réponse à la question des anges de service.
Puisqu'ils argumentent que ce n'est pas de l'honneur d'Hachem que de donner la Torah à l'humanité, au contraire "Saisis le Trône de ma Gloire".
Il voulait dire par là aux anges que ceci est le meilleur des honneurs pour Hachem que de dévoiler la Torah à l'être humain, conçu de matière, être mortel, car c'est en reconnaissant sa petitesse par lui-même, en ayant conscience de "Qu'est-ce donc que l'homme pour que Tu T'en souviennes?" (Téhilim 8,5).

Autrement dit, c'est par l'intermédiaire de son humilité qu'il va avoir le mérite d'apprendre que même Hachem se conduit ainsi mesure pour mesure en contractant sa Sagesse.
Par contre, vous les anges qui n'avez pas de mauvais penchant, vous pensez par vous-même être aptes à recevoir la Torah en déclarant : "Transmets ta Gloire aux cieux". (Téhilim 8,2).

S'il en est ainsi, vous n'avez pas la capacité d'éveiller le "ma" (מה - qu'est-ce que), questionnement qui suscite l'humilité et qui est le fondement sur lequel Hachem peut également se conduire avec vous, mesure pour mesure, par votre humilité et vous dévoiler toute Sa Torah.
Ceci est la raison pour laquelle Hachem nous a donné la Torah précisément à nous, peuple juif, qui est détenteur du mauvais penchant et éveille la jalousie car ceci nous amène à considérer notre petitesse et développer notre humilité.

Immédiatement, les anges ont reconnu par le même langage accusateur qu'ils avaient utilisé au départ, qu'il n'y avait rien de plus grand que de contracter la splendeur divine de sa Sagesse sur toute la terre à des êtres mortels, conscients de leur petitesse, créant ainsi le plus grand des réceptacles de la Sagesse
divine, par la modestie.
<--->

-> La Torah est composée de Noms divin d'Hachem. Tous les mots et les lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins. La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins.
Les associations des lettres en mots ne sont apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot que D. a données à Moché.
Hachem transmit à Moché sa lecture originelle par les Noms divins oralement.
[Ramban - dans son introduction sur le livre de Béréchit]

L’orgueil & l’humilité

+ L'orgueil & l'humilité :

-> L'un des tremplins vers le service du Créateur est d'être humble et modeste, de ne pas mépriser une autre personne en pensant qu'elle n'est pas bonne. En effet, chaque personne sert D. selon ses capacités et il est possible que, selon ses capacités, elle en fasse plus qu'un homme juste de haut rang.
C'est pourquoi Moché était "extrêmement humble, plus qu'aucun homme sur la face de la terre".
['Hozé de Lublin - Doudaïm baSadé - paracha Emor]

-> Une personne ne doit pas regarder les défauts d'une autre personne. Qu'est-ce qui la pousse à regarder ces fautes? Son propre orgueil.
Il veut se considérer comme meilleur que l'autre et cherche donc à voir ses défauts.
S'il était honnête et voyait ses propres défauts, il verrait les vertus de l'autre personne et ne se concentrerait pas sur ses points faibles.
[Maor vaChémech]

-> Celui qui possède une véritable humilité considère les autres comme justes tout en se considérant comme humble. Il est préférable d'être fier, mais de voir les autres d'un œil favorable, que d'être faussement humble et de regarder les autres d'un œil péjoratif.
[rabbi Shalom de Belz]

-> Il faut se regarder très humblement, sans penser que l'on possède des vertus. Néanmoins, on ne doit pas être triste. Au contraire, on doit être heureux parce qu'on se rend compte de la vérité.
J'ai vu écrit au nom du Baal Shem Tov que même l'humilité qui n'est pas authentique est souhaitable, parce qu'elle conduit à l'humilité qui est authentique.
['Hozé de Lublin - Zot Zikaron]

-> Parfois, une personne doit faire preuve d'estime de soi pour rehausser l'honneur du Créateur.
C'est ainsi que nos Sages (guémara Sota 5a) ont dit : "Une personne doit avoir un huitième de huitième de mesure d'orgueil".
Cependant, lorsqu'il exerce cette mesure d'orgueil, elle doit être extérieure. À l'intérieur, elle doit se sentir faible et humble et avoir le sentiment qu'elle ne fait cela que pour l'honneur du Créateur.
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach]

<--->

-> L'orgueil est comme une plante profondément enracinée, avec des tiges longues et fines qui s'enfoncent profondément dans le sol. Pour s'en débarrasser, il faut pénétrer au plus profond de sa conscience et en extirper les traces subtiles. Sinon, une personne ne comprendra jamais à quel point elle est absorbée par l'orgueil.
Une telle prise de conscience est fondamentale pour le progrès d'une personne au service de D.
Sans elle, elle sera freinée par de nombreux types d'obstructions. Par exemple, si au milieu de sa prière ou de son étude, des pensées indésirables lui viennent à l'esprit, une personne peut être envahie par la tristesse et ne pas continuer à s'efforcer d'étudier la Torah, en disant qu'elle n'est pas apte, parce que la Torah doit être étudiée dans la pureté.
Ces pensées sont le résultat de l'orgueil, du fait que l'on ne reconnaît pas sa place. Si une personne reconnaissait son niveau de service divin, qu'elle est encore embourbée dans son désir pour les choses du monde et qu'elle ne devrait pas s'attendre à un service spirituel au-dessus de son échelon, elle serait heureuse d'accomplir l'ordre : "Ne suivez pas votre cœur et vos yeux", et consacrer ses énergies à l'étude de la Torah.
[rabbi Tsvi Elimélé'h de Dinov]

-> [seolon le rav Shalom Klein, à sa source une âme est humble. Une personne témoignant de l'orgueil est un signe qu'elle coupe son âme de sa source (Hachem). ]
Il y a une personne qui est racha, mais le mauvais penchant lui ferme les yeux et lui fait croire qu'elle est juste. Elle peut même paraître juste aux yeux de l'opinion publique, parce qu'il étudie la Torah et qu'il prie. Cependant, ses efforts ne servent à rien, car elle n'a pas une foi totale et ne se lie pas au Créateur [à cause de son orgueil].
[Ohr haTorah]

-> Il y a des moments où même un homme juste doit montrer ses qualités positives, ses réalisations dans l'étude de la Torah et son service divin.
Comment peut-il savoir s'il agit ainsi comme un élément voulu de son service de D. ou si son acte est le résultat de son orgueil?
En observant la réaction des personnes véritablement humbles. Si elles l'écoutent et n'en sont pas affectées, il peut être certain que ses actes étaient des actes de service.
Si, en revanche, elles ne supportent pas ses déclarations, il doit se rendre compte qu'elles émanent de l'orgueil.
[Maor vaChémech]

<--->

-> Une personne a été créée pour passer toute sa vie à se protéger contre l'orgueil.
[rabbi Pin'has de Koritz - Midrach Pin'has]

Un homme pieux a été trouvé dormant seul dans le désert. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il ne s'inquiétait pas de l'attaque d'un animal sauvage, il a répondu : "Je suis gêné qu'Hachem me voie craindre autre chose que Lui" ('Hovot haLévavot 10,6).
Il existe dans ce monde de nombreux instruments de nuisance et de destruction. Une personne qui craint Hachem ne doit pas s'inquiéter de ces agents, car elle peut se fier à la protection d'Hachem.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 4,29]

Ne pas quitter Israël

+ Ne pas quitter Israël :

-> La sainteté de la terre d'Israël est si grande qu'il n'est pas simple de la quitter.
En effet, la guémara (Kidouchin 31b) relate un incident concernant Rav Assi, dont la mère âgée souffrait d'une grave déficience mentale. En raison de son état, elle traitait Rav Assi de manière inconvenante, allant même jusqu'à l'humilier en public. La situation était si difficile pour Rav Assi qu'il s'est enfui en terre d'Israël.
Après s'être installé, il apprit que sa mère le suivait en terre d'Israël. Il s'adressa donc à Rabbi Yo'hanan et lui demanda s'il était autorisé à quitter le pays et à retourner en dehors d'Israël afin d'éviter sa mère.
Rabbi Yo'hanan répondit que c'était interdit. Rav Assi demanda alors : "Quelle est la halakha si l'on souhaite quitter la terre d'Israël afin d'honorer ses parents? Dans une telle situation, est-il permis de quitter la terre d'Israël?"
Rabbi Yo'hanan répondit qu'il ne le savait pas.
Cet incident montre à quel point les nos Sages étaient prudents lorsqu'ils conseillaient à une personne de quitter ou non la terre d'Israël.

-> En effet, le Rambam (Hilkhot Méla'him 5,9) déclare : "Il est interdit de quitter la terre d'Israël pour le 'houtz laAretz, sauf pour étudier la Torah, pour épouser une femme ou pour sauver quelqu'un des non juifs.Une fois ces objectifs atteints, il faut retourner dans le pays. On peut également quitter le pays pour faire des affaires".
Le Rambam conclut : "Même s'il est permis de quitter la terre d'Israël [dans les circonstances susmentionnées], ce n'est pas la voie des personnes pieuses. Voici, Machlon et Kilyon étaient deux des plus grands hommes de leur génération et ils ont quitté la terre à cause d'une grande détresse. Néanmoins, ils ont été punis de leur vie pour cela".

-> La guémara (Baba Batra 91a) rapporte un enseignement que Rav 'Hanan bar Rava a donné au nom de Rav.
"Elimélé'h, Salmon (le père de Boaz) et Ploni Almoni, ainsi que le père de Naomi, étaient tous des fils de Na'hson ben Aminadav".
La guémara demande ce que cela vient nous enseigner et donne une réponse percutante :
"Cela nous enseigne que même si une personne possède d'énormes zé'hout avot (mérites d'ancêtres vertueux), ces mérites ne la protègeront pas lorsqu'elle quittera la terre d'Israël pour aller en dehors."

=> Ainsi, même les mérites du saint père d'Eliméle'h, Na'hshon ben Aminadav, qui fut le premier à sauter dans la mer Rouge avant qu'il ne se fende, ne suffirent pas à le protéger lorsqu'il quitta la terre d'Israël. Malgré la droiture de son père, Elimélé'h et ses deux fils, Ma'hlon et Kilyon, périrent en dehors d'Israël.

En réalité, il n'y a qu'une transgression : l'égocentrisme.
Une fois qu'on s'est dégagé de ce défaut et que l'on aime son prochain comme soi-même, on peut accomplir sa mission [dans la vie] et observer toutes les mitsvot.
[Rav Chimchon Raphaël Hirsch - Beréchit - chap.5 ]

Qui est puissant? Celui qui sait transformer son ennemi en ami. 
[Avot déRabbi Nathan - chap.23 ]

Hachem dit à Israël : "Mes chers enfants, qu'est-ce que Je vous demande? Uniquement de vous aimer, de vous respecter et de vous craindre mutuellement."
[Tana débé Eliyahou raba 28 ]

Torah & plaintes du Satan

+ Torah & plaintes du Satan :

-> Hachem a donné la Torah au peuple juif dans une manifestation publique de puissance qui a retenti à travers le monde entier. Même les animaux écoutaient dans un silence parfait la voix impressionnante de Hashem alors qu’Il nous donnait la Torah.
Le midrach (Chémot raba 29,9) déclare ainsi :
"Lorsque Hachem a donné la Torah, aucun oiseau ne gazouillait, aucune vache ne meuglait, aucun ange ne volait, et aucun ange de feu ne disait : "Saint, saint, saint". L’océan ne bougeait pas et les créatures ne parlaient pas. Le monde entier était silencieux lorsque la voix s’éleva pour dire : "Je suis Hachem, ton D." ... afin que toute la création sache qu’il n’y a rien d’autre que Lui."

-> Malgré cette grande manifestation publique, la guémara (Shabbath 89a) nous rapporte néanmoins qu’après le don de la Torah, le Satan demanda où se trouvait la Torah et partit la chercher sur Terre :
Après que Moché eut redescendu de la présence d'Hachem, le Satan vint vers Hachem et dit : "Maître de l’Univers! Où est la Torah?"
"Je l’ai donnée à la Terre", répondit Hachem.
Satan se rendit alors sur Terre et lui demanda : "Où est la Torah?"
La Terre répondit en citant le verset : "D. comprend ses voies, Il connaît sa place (Iyov 28,20).
Le Satan se rendit ensuite vers la mer et les profondeurs, et demanda où était la Torah, mais celles-ci répondirent : "Les profondeurs dirent qu’elle n’était pas en elles, et la mer dit qu’elle n’était pas avec elle".
La destruction et la mort dirent : "Nous en avons entendu parler (de la grandeur de la Torah, mais cela dépasse l’entendement) (Iyov 14,22)".
Finalement, Satan retourna vers Hachem et dit : "Maître de l’Univers, j’ai fouillé le monde entier, mais je ne l’ai pas trouvée".
"Va vers (Moché), le fils d’Amram", lui dit Hachem.

Il se rendit alors auprès de Moché et lui demanda : "Où est la Torah que Hachem t’a donnée?"
"Qui suis-je pour que Hachem me donne la Torah?" répondit Moché.
"Moché, es-tu malhonnête?" lui demanda Hachem.
"Maître de l’Univers, la Torah est le trésor caché dont Tu te réjouis chaque jour. Comment pourrais-je prétendre qu’elle m’appartient?" dit Moché.
"Puisque tu t’es humilié, la Torah portera ton nom, comme il est écrit : "Souviens-toi de la Torah de Mon serviteur Moché" (Mala'hi 3,22), dit Hachem.

-> Tossafot demande : si le monde entier a entendu Hachem donner la Torah aux Bné Israël, comment se fait-il que le Satan soit le seul à ne pas en avoir entendu parler?
Tossafot répond en se basant sur le midrach (voir Bamidbar raba 12,3), qui affirme qu'Hachem a détourné l’attention de l’Ange de la Mort (le Satan et l'Ange de la Mort sont les mêmes - Baba Batra 16a), pendant le don de la Torah, afin qu’il n’intervienne pas.

-> Le Maharal de Prague (Tiféret Israël - chap.23) explique que tant que Moché était au Ciel, Satan avait connaissance de le don de la Torah et ne s’y opposait pas.
Ce n’est que lorsque la Torah fut descendue sur Terre qu’il y eut une occasion pour Satan d’intervenir avec ses objections. En effet, l’homme est composé d’une âme sainte et céleste, unie à un corps physique grossier. L’âme est digne de la Torah.
Par conséquent, tant que Moïse était au Ciel, attaché à Hachem, il était clairement apte à recevoir la Torah. Cependant, lorsqu’il s’est détaché du Ciel pour descendre sur Terre, les objections ont commencé, car ce monde physique inférieur n’est pas digne de la Torah.

C’est pourquoi la guémara nous dit que ce n’est qu’après la descente de Moché que Satan est venu vers Hachem et lui a demandé où se trouvait la Torah.
Cela ne doit pas être compris comme une question innocente concernant l’emplacement de la Torah, mais comme une plainte contre le don de la Torah.
Comment la sagesse transcendante de la Torah pouvait-elle trouver sa place dans ce monde physique etsi bas? Hachem envoya alors le Satan fouiller le monde jusqu’à ce qu’Il lui dise finalement d’aller trouver Moché. En raison de sa grande humilité, Moché était un réceptacle apte à recevoir la Torah.

<--->

-> Le rabbi Yaakov Abou'hatséra (dans Dorech Tov) enseigne :
La plainte du Satan, et sa recherche de la Torah, ne se sont pas produites immédiatement après le don de la Torah. Le Satan n’est intervenu qu’après le péché du Veau d’or. Il a alors trouvé un moment opportun pour renforcer les affirmations que les anges avaient faites depuis le début.

"Pourquoi n’as-Tu pas écouté nos plaintes, lorsque nous avons dit que la Torah devait rester au Ciel? Maintenant, il est clair pour tous que les Bné Israël sont incapables d’observer la Torah!", a-t-il dit.

Tel était le sens profond de la question du Satan : "Où est la Torah?"
Il savait que la Torah avait été donnée aux Bné Israël, mais il voulait poser cette question de manière rhétorique, comme pour dire : "Pourquoi as-Tu donné la Torah aux Bné Israël? Pourquoi ne l’as-Tu pas gardée au Ciel? Regarde à qui Tu as donné la Torah, et regarde ce qu’elle est devenue."

Etre défendu par les maîtres que nous avons étudié

+ Etre défendu par les maîtres que nous avons étudié :

-> Celui qui défend la Torah d’un grand maître qui l’a précédé peut mériter de l’accueillir à l’avenir.
C’est ce que nous voyons dans la guémara (Baba Kama 111b), où Rava dit : "Quand je mourrai, Rabbi Ochaya viendra à ma rencontre, car j’ai interprété la Michna conformément à son enseignement."

Le séfer Hassidim (559), rédigé par rabbi Yéhouda 'Hassid (1150-1217), écrit que lorsqu’un tsadik qui a expliqué les paroles d’un autre tsadik, comme un Amora qui a expliqué les paroles d’un Tana, meurt, alors le Tana vient à sa rencontre avec un visage radieux.
Il marche avec lui et demande aux mala'him (anges) d’être indulgents à son égard. Il le présente devant Hachem pour parler en sa faveur.

-> Le Shach (1621-1662) écrit ('Hochen Michpat) qu’il est certain que lorsque son heure viendra de quitter ce monde, les Tanaïm l’accueilleront, car il a défendu leurs positions.

Le Shach est décédé à l’âge de 41 ans et, au cours de sa jeune vie, il a rédigé son commentaire sur Yoré Déa et 'Hochen Michpat. Dans le registre de la famille Rappaport (Otzar Plaot Hatorah, Dévarim p.881), les descendants du Shach ont écrit que, comme le Shach était décédé avant d’avoir pu achever son commentaire, il revenait chaque jour de l’académie céleste (Metivta dérakia) dans sa chambre.
C'était dans cette chambre qu'il avait l'habitude d'étudier et d'écrire, et il continua à rédiger ses 'hidouchim jusqu'à ce que son commentaire soit achevé. Ils découvrirent que le Shach avait écrit ce qui suit dans la marge de ses 'hidouchim, qu'il avait rédigés de son vivant, avant de monter à l'académie céleste : "J'ai d'abord écrit ceci (un 'hidouch), mais après être entré à l'académie céleste, je me suis rétracté." Et il l’explique là, dans la suite de ses propos en marge.
Lorsque les enfants du Shach ont préparé les paroles de leur père pour l’impression, ils ont décidé d’omettre ce qu’il avait écrit en marge à partir de la Torah qu’il avait entendue à l’académie céleste, en vertu du principe "lo bachamayim hi", ce n’est pas au ciel (Dévarim 30,12).
Seul ce qu’il a retenu alors qu’il était encore parmi les vivants est la Torah de vérité pour statuer sur la halakha.

<--->

-> Le séfer Maguid Mécharim (Vayakel) nous dit que, parce que le rav Yossef Karo (1488-1575) a commenté le Rambam (1135-1204) et le Tour (vers 1269-vers 1343), ceux-ci seraient de bons défenseurs pour lui devant Hachem et viendraient accueillir sa néchama (âme) lorsqu’il serait temps pour lui de quitter ce monde.

-> Le rav Yéhochoua Heschel 'Harif (1593-1648) est l’auteur d’un séfer intitulé Maguiné Shlomo. Ce séfer défend Rachi (1040-1105) contre les questions de Tossafot. Il s’appelle donc Maguiné Shlomo, car il a protégé (magen signifie bouclier) Rachi, dont le nom était Shlomo ( Srabbihlomo Its'haki).
Dans la Hakdama, il est écrit que Rachi est apparu à l’auteur de son vivant avec une grande joie et lui a dit : "Tu es digne d’éloges dans ce monde et tout ira bien pour toi dans l’autre monde, car tu m’as sauvé des puissants lions que sont les Baalé Tossafot. Je viens t’accueillir dans l’autre monde avec tous mes élèves."
C’est ce qui s’est produit, car environ une demi-heure avant le décès de rabbi Yéhochoua Heschel 'Harif, des guédolim de Cracovie se trouvaient à son chevet. Rabbi Yéhochoua leur a dit : "Faites de la place, car Rachi et sa sainte suite sont arrivés, et il m’a accueilli avec joie pour me montrer le chemin de la vie. C’est parce que j’ai toujours été à ses côtés pour résoudre les questions posées par Tossafot sur son commentaire."