Aux délices de la Torah

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Prière en communauté

-> La sitra a'hara (force d'impureté/mal) est comme un mur de fer qui sépare le peuple juif de la Chékhina, les empêchant de recevoir la bénédiction et l'abondance divines.
La grâce divine ne se manifeste [très fortement] lorsque le peuple juif se rassemble pour prier.
Par leurs prières [ensemble], les juifs lèvent la sitra a'hara.
Une fois leurs prières terminées, les fautes de la génération ramènent le sitra a'hara à sa place initiale.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 29,2-4 ]

Lorsqu’un groupe d’amis étudie la Torah ensemble pour elle-même (lichma), ils font en sorte que la Chékhina demeure [davantage] parmi le peuple juif, et ils apportent la paix entre le peuple juif et son Père céleste.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 29,2-4 ]

La tsédaka

+ La tsédaka :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) est d’une importance inestimable, comme l’expliquent nos Sages.
De plus, contrairement aux autres mitsvot, aucune faute ne peut effacer le mérite de la tsédaka, comme le dit le verset : "sa tsédaka (charité) demeure à jamais" (tsidkato omédét laad - Téhilim 112,3) (voir Chaar Roua'h HaKodech 4b).
Cela est particulièrement vrai si, lorsqu’une personne accomplit un acte de charité, elle a à l’esprit d’unifier Hachem et Sa Chékhina.

Comme nous le savons, celui qui accomplit une seule mitsva s’assure un seul [ange] défenseur (Pirké Avot 4,11).
Cela s’applique tout particulièrement à la mitsva de la charité : lorsqu’une personne nourrit les pauvres et maintient leur âme en vie, mesure pour mesure, elle acquiert l’âme d’un ange défenseur qui la protège et assure sa propre survie.

La mitsva de la charité, plus que toute autre, soumet la sitra a'hara (force du mal) [car elle adoucit la Rigueur (Jugement), ce qui empêche la sitra a'hara d'éveiller l'Attribut de Justice.] (selon le Mé'il Tsédaka - siman alef, 239).
Grâce à cette mitsva, la Chékhina est parvenue à la perfection, car ce qui a commencé par le צדק (tsédek) - jugement) se transforme en צדקה (tsédaka - charité, ou miséricorde).
Une personne qui accomplit cette mitsva ne manquera jamais de rien ; tout comme elle, par le biais de la mitsva de tsédaka, fait en sorte que la Chékhina reçoive la bonté du mazal haél'yon (les royaumes spirituels supérieurs), elle aussi recevra également la bonté de là-Haut.
[...]

Le mot צדקה (tsédaka), lorsque ces lettres sont épelées entièrement (צדי דלת קוף הי), les lettres ajoutées (די לת וף י), en y ajoutant un pour le mot lui-même (règle du kollel), ont une valeur numérique totale de 541, ce qui correspond au mot מאשר (d’Asher).
Cela fait allusion à ce que dit le Zohar (Vol.I, 246b), à savoir que la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde) reçoit l’abondance principalement de l’Attribut Divin associé à Asher.
De plus, cela est évoqué dans le mot : "mes provisions" (chééra - שְׁאֵרָהּ - Michpatim 21,10), faisant référence à la subsistance de la Chékhina.
Si une personne accomplit la mitsva de tsédaka, alors elle reçoit l’abondance de cet Attribut Divin connu sous le nom d’ "Asher".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,19-20]

La chute menant à davantage de hauteur spirituelle

"Yéhouda, c'est toi que tes frères reconnaîtront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton père se prosterneront devant toi" (Vayé'hi 49,8)

-> Il existe des âmes nobles et élevées qui sont retenues captives par la sitra a'hara (force du mal). Celle-ci ne les libère pas de son emprise car, tant que ces âmes sont sous son contrôle, elle a beaucoup à y gagner ; la sitra a'hara se nourrit d’elles et en tire sa vie. Si ces âmes étaient libérées, son énergie vitale s’en trouverait diminuée.

C’est pourquoi la sitra a'hara ne permet pas à ces âmes d’entrer dans un lieu [supérieur] de sainteté, de peur qu’elles ne s’échappent de son emprise pour ne plus jamais revenir.
En réalité, si la sitra a'hara voit qu’une âme a une imperfection, elle lui permet de monter vers un lieu plus élevé ; elle part du principe que l’âme ne s’échappera pas de son emprise.
Alors, que fait Hachem?
Il amène une personne à faire quelque chose qui, aux yeux de la sitra a'hara, apparaît comme une grande faute ; alors l’âme est autorisée à monter vers un lieu plus élevé. Par la suite, Hachem aide cette personne jusqu’à ce qu’elle soit purifiée et reste complètement sainte, laissant la sitra a'hara sans aucun contrôle sur l’âme.

C’est précisément ce qui est arrivé à Yéhouda, et c’est ce que Yaakov Avinou expliquait à ses autres fils. Ils ne devaient pas penser que ce qui s’était passé entre Yéhouda et Tamar était une faute, Hachem nous en préserve.
[...]

"les fils de ton père se prosterneront devant toi" = les âmes élevées sont capturées par la sitra a'hara, et celle-ci ne les libère que si elle trouve en elles une tache.
Cet incident avec Tamar a eu lieu afin que la sitra a'hara libère ces âmes saintes de son emprise. Nous ne devons pas penser que Yéhouda était enveloppé par la sitra a'hara, a succombé à ses désirs et a commis une faute.
Au contraire, son nom même indique qu’il est saint. Le nom יהודה contient les 4 lettres du Nom d'Hachem יהוה.

... Les ennemis [du bien], les forces de la sitra a'hara lorsqu’ils ont une âme noble entre leurs mains, ils ne la laissent pas partir à moins d’y voir une tache (faute).
C’est pourquoi cet incident avec Tamar a eu lieu afin qu’ils le perçoivent comme une faute et libèrent ces âmes nobles de leur emprise. Grâce à cela, c’est le contraire de ce qu’ils attendaient qui se produit : "les fils de ton père se prosterneront devant toi".

... La preuve en est que la dynastie royale du roi David est bâtie sur ces âmes (soustrait à la sitre a'hara), et qu’elle durera éternellement.
C'est un signe clair que ce qui s’est passé entre Yéhouda et Tamar s’est fait dans la sainteté.
Sinon, comment de si grands et saints tsadikim, ainsi que de grands rois, auraient-ils pu en découler?
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,8-9]

[voir la notion de "yérida létsoré'h aliya" = une chute spirituelle qui à postériori va nous permettre de monter encore plus spirituellement. ]

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-> "Yéhouda est un lion rugissant. De la proie, mon fils, tu t'es relevé. Il s'est couché, il s'est reposé comme un lion, et comme un lion, qui le réveillera?" (Vayé'hi 49,9)

-> Selon le Arizal (Likouté Torah - Vayé'hi), àBoaz était une réincarnation de Yéhouda, et par conséquent, Boaz pouvait être aussi fort qu’un lion et dominer son yétser hara [lorsqu’il s’est réveillé et a trouvé Ruth couchée à ses pieds].

"Combien grand et précieux est l'amour que porte Hachem à Israël car bien que ses membres portent la responsabilité de l'exil parmi les nations qui les afflige, la Présence divine ne les quitte jamais, telle une mère qui prend en pitié ses enfants et les accompagne partout.
Ainsi, ne viens pas dire que le peuple juif est seul au sein de son exil ...

Ceci peut être illustré par la parabole d'un roi qui se mit en colère contre son fils et décréta, pour le punir, de l'éloigner du royaume en l'exilant dans un pays lointain. La reine qui entendit le décret déclara :
"Puisque le Roi a renvoyé notre fils de son palais, moi je ne l'abandonnerai pas. Je l'accompagnerai et nous reviendrons tous les deux dans le palais du roi. Quelque temps plus tard, le roi s'enquit de la reine mais ne la trouva point. Le roi déclara : puisque la reine est avec mon fils, que tous les deux reviennent dans mon palais."
[Zohar - Haazinou 256b]

Etudier de la Torah avant de dormir

-> Nos Sages disent que celui qui prie avec une intention sincère, puis se rassasie des paroles de la Torah, avant de se coucher, verra le chemin de son âme s’ouvrir devant elle et celle-ci s’élèvera vers le ciel sans rencontrer d’obstacles. (guémara Béra'hot 14a)
Pendant la nuit, lorsque l’âme atteindra sa destination céleste, la Chékhina la bénira ...

Le Zohar (Zohar - vol.II, 92b, 112b) dit que lorsque la nuit tombe, l’Attribut du Jugement s’étend : les forces spirituelles nuisibles et destructrices sont autorisées à circuler librement à travers le monde et à nuire à quiconque enfreint la volonté d'Hachem.
C’est pourquoi une personne ne doit pas s’endormir avant de s’être rassasiée des paroles de la Torah, comme le dit le verset : "(Celui qui craint Hachem) s’endormira rassasié, et le mal ne le visitera pas" (Michlé 19,23).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,10-14]

Couronner ses parents après leur mort

+ Couronner ses parents après leur mort :

"Honore ton père et ta mère" (Yitro 20,11)

-> La Torah juxtapose le commandement d'observer le Shabbat (Yitro 20,8-10) avec le commandement d'honorer son père et sa mère (Yitro 20,11) afin de nous apprendre qu'il n'y a pas plus grand honneur pour les parents dans le monde de la Vérité (après la mort) que lorsque leurs enfants et leurs descendants font des 'hidouchim dans leur étude de la Torah le jour de Shabbat dans ce monde. [Zohar 'hadach - Yitro 103a]
Dans ce Zohar, il est aussi rapporté que lorsqu'un homme fait des 'hidouchim durant Shabbat, des Justes (tsadikim) viennent embrasser la tête du père et le couronner de plusieurs couronnes.

-> Ainsi, tout cet honneur dont sont gratifiés ses parents résulte du mérite de l'étude de la Torah de leur enfant. Ceci s'applique même au père qui n'aurait pas lui-même étudié la Torah mais qui a soutenu et aidé son enfant à le faire, que ce soit par un soutien financier ou par un soutien moral. [Zohar - Yitro 89a]

-> A ce propos, le Zohar (Chéla'h Lé'ha 171a) relate l'exemple d'un jeune enfant qui a su expliquer par 27 raisonnements différents un sujet de la Torah à tel point que son père a mérité 70 couronnes bien que ce dernier n'ait jamais étudié la Torah car il avait toutefois laissé son fils prendre cette voie.

-> Ce n'est pas seulement et uniquement le père qui mérite toutes ces lumières et tout cet honneur dans le monde futur mais également ses beaux-parents qui mériteront, eux aussi, d'être couronnés, comme il est rapporté ailleurs : lorsque Rabbi Chimon bar Yo'haï exposa plusieurs enseignements de la Torah, ce mérite contribua à couronner également son beau-père, Rabbi Pin'has ben Yaïr lorsqu'il se retrouva dans le Gan Eden où il bénéficia de l'éclat de 50 lumières. [Zohar - Nasso 144b]

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-> "Lorsque le Shabbath commence, le mouvement des âmes s'accentuent grandement.
Certaines s'en vont, certaines arrivent, d'autres descendent ... toutes sont joyeuses et pleines de bonne volonté.
Ces âmes viennent couronner le peuple saint (juif).
Une fois que le Shabbath est entré, les gens résident dans le "monde des âmes"
[...]
Toutes les peines, les colères, les querelles dans le monde sont oubliées parce que le jour de réjouissance pour le Roi est arrivé.
Les âmes sont augmentées au sein d'Israël, comme si c'était le monde futur"
[le Zohar - rapporté par le Réchit 'Hochma - Chaar Kédoucha 3,4-7]

-> Il est intéressant de noter que le Réchit 'Hochma, dans ce même passage, rapporte également le Zohar ci-dessous.
Après Shabbath, lorsque l'âme supplémentaire (néchama yétéra) quitte le royaume physique pour retourner dans le Ciel, D. lui demande : "Quel 'hidouch (idée nouvelle) de Torah as-tu entendu?"
Le Zohar déclare : "Combien est bienheureuse l'âme qui peut réciter des 'hidouché Torah devant Hachem.
D. se réjouit énormément et rassemble tous ceux qui se trouvent dans Son palais et s'exclame : "Nous avons entendu une idée perspicace transmise par l'âme de cette personne!"
Tout le palais et tous les anges écoutent le 'Hidouch.
Mais si l'âme n'a pas de 'hidouch à raconter au palais Céleste, elle en a honte et ensuite les anges s'affaiblissent, pour ainsi dire"

-> Le Ari Zal (rapporté dans Chaaré Téchouva) affirme qu'une couronne spéciale est créée pour le père de celui qui étudie une nouvelle idée de la Torah le Shabbath.

Le Yéssod véShoresh haAvoda (Bémaalot haShabbath) rapporte qu'en plus, Hachem embrasse la tête de ce même père.
Ceci explique pourquoi la mitsva du Shabbath est juxtaposée à celle du respect des parents (dans les 10 Commandements).

=> chaque mitsva que nous faisons peut être comme un colis de mérites envoyé pour améliorer la vie éternelle de nos parents décédés. Mais l'étude de la Torah Shabbath a non seulement beaucoup plus de valeur que celle durant la semaine (1000 fois plus selon le Ben Ich 'Haï), mais en plus on amène beaucoup d'honneur à nos parents au Ciel.

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Précisions sur la notion de 'hidouch : nouveauté en Torah :
-> Selon le Chaaré Téchouva, si quelqu'un ne peut pas être créatif, s'il apprend quelque chose qu'il n'a jamais étudié auparavant, ce sera également qualité de 'hidouch.

-> Le Yessod véShorech haAvoda (Chaar 8,12) dit que toute nouvelle inspiration conduisant à améliorer ses midot, son caractère ou tout bon comportement que l'on accepte sur soi, est aussi considéré comme un 'hidouch.

Si quelqu'un surveille ses paroles, la Chékhina repose sur lui et le protège.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 23,40]

En allumant les bougies du Shabbat, les forces de la sainteté sont élevées, et les forces de l’impureté (forces du mal) sont soumises.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,2]

La table du Shabbath

-> Pour chaque table que le peuple juif nettoie et dresse le vendredi après-midi, une table identique est dressée dans une salle aux trésors des mondes supérieurs.
Si une personne dresse sa table avant le Shabbat aussi bien qu’elle le peut, elle est mentionnée dans les mondes supérieurs pour le bien et pour la bénédiction.
Si une personne déshonore le Shabbat, alors c’est le contraire qui se produit ...

Chaque Shabbat, la table de chacun est dressée devant Hachem, dans les mondes supérieurs, comme une alliance éternelle (brit olam).
Puisque cela est vrai, une personne doit veiller à honorer le Shabbat au mieux de ses capacités, et à accueillir le Shabbat avec beaucoup d’amour, de joie et de satisfaction.
La table doit être remplie de mets délicats, dressée le vendredi après-midi avant le Shabbat, afin qu’on puisse dire d’une telle personne : "Voici, tel est l’homme qui craint Hachem, qu'Hachem te bénisse depuis Sion" (Téhilim 128,4-5).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,5-9]