Aux délices de la Torah

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Les repas de Shabbath

+ Les repas de Shabbath :

-> "Malheur à celui qui n'observe pas le nombre adéquat de repas du Shabbat"
[Tikouné Zohar - vol.2, 88b ]

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-> "Toute la foi réside dans le repas du Shabbat".
[Tikouné Zohar - vol.3,288b ]

-> "Celui qui déprécie le repas du Shabbat sera sévèrement puni"
[Tikouné Zohar - vol.2, 88a ]

-> "Celui qui omet un repas le Shabbat, sa faute apparaît en haut, et il démontre qu'il n'est pas [l'un] des habitants du palais du Roi et qu'il n'est pas de la semence sacrée. Il est condamné à trois châtiments sévères parmi les châtiments de la Guéhinam".
[Tikouné Zohar - vol. 288b ]

-> "Lorsque sa table n'est pas dressée avec les mets délicieux qui conviennent, il est relégué de l'autre côté (c'est-à-dire vers les forces du mal)"
[Tikouné Zohar - 252a ]

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-> Parmi toutes les bonnes actions qu'une personne accomplit, il n'y a pas d'autre bien sous le soleil que de manger, boire et montrer sa joie pendant le Shabbat et les fêtes.
[Zohar - vol.2, 252a ]

-> "Celui qui prête au Shabbat, le Shabbat le lui rend" (Shabbat 1l9a).
[certes : "Hachem dit à Israël : "Mes enfants, empruntez en mon nom [achetez du vin afin de] réciter le kidouch pour la journée, et croyez-Moi, je vous rembourserai" (Bétsa 15b) et "Toute la nourriture d'une personne lui est allouée de Roch Hashanah à Yom Kippour, à l'exception des dépenses du Shabbat" (Bétsa 1l6a).
Mais : on peut éventuellement dire que cela s'applique sur les autres domaines : tu te forces à être joyeux en ce jour, alors Hachem te remboursera cela en te donnant de nouvelles raisons d'être joyeux en dehors du Shabbath. ]

-> "Je vous ai donné le Shabbat uniquement pour votre bien. Sanctifiez le Shabbat avec de la nourriture, des boissons, des vêtements propres, et réjouissez-vous, et je vous récompenserai".
[midrach Esther raba 7 ]

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-> "Un esprit (mauvais), connu sous le nom de néga (une lésion), a du pouvoir sur toutes les tables qui n'ont pas été dressées le Shabbat avec les mets appropriés"
[Tikouné Zohar - vol.2, 261b ]

-> Les juifs sont reconnus comme des princes dans les repas du Shabbat.
[Zohar - vol.2, 88b ]

-> Toutes les tables que les gens dressent le Shabbat sont réunies dans un seul palais, et heureux est celui dont la table y est exposée sans honte, car il est juste que chacun y soit selon ses moyens.
[Zohar - vol.2, 204a ]

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-> Je vous ai donné le Shabbat pour votre bien ; sanctifiez le Shabbat avec de la bonne nourriture, des boissons et des vêtements propres, et vous en tirerez du plaisir, mais je vous récompenserai.
[midrach Dévarim raba 3 ]

-> Les Shabbat ont été donnés à Israël pour manger, boire et s'adonner à la parole de la Torah.
[Yérouchalmi Shabbat chap.15 ]

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-> A la fin du Shabbat, l'âme supplémentaire monte au Ciel et Hachem lui demande : "Quelle nourriture t'a été servie? Quelle nouvelle de la Torah as-tu entendue?" Puis il la place dans l'académie céleste".
[Zohar Emor ; Kaf Ha'haim par Rabbi 'Haim Falagi 31,26 ]

-> "Deux types de sainteté supplémentaires viennent s'ajouter au Shabbat : l'un par la concentration des prières, l'autre par la concentration des repas du Shabbat.
En correspondance avec la sainteté dérivée des prières, nous récitons "Vihi Noam" à la fin du Shabbat afin de prolonger la douceur céleste tout au long des prières de la semaine, et en correspondance avec la sainteté dérivée des repas du Shabbat, nous prenons un quatrième repas à la fin du Shabbat afin de prolonger la lumière de la sainteté des repas du Shabbat tout au long des repas de la semaine".
[Rabbi 'Haïm Vital ]

-> Grâce à la prière et au repas du soir du Shabbat, les deux premiers jours de la semaine sont bénis ; grâce à la prière et au repas du matin du Shabbat, les troisième et quatrième jours de la semaine sont bénis ; grâce à la prière et au repas de l'après-midi, les cinquième et sixième jours de la semaine sont bénis.
[Yalkout Réouvéni - Béchala'h - citant le Arizal ]

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-> Si quelqu'un est rassasié et que la pensée de la nourriture lui répugne, il doit néanmoins se forcer à manger (pour faire les séouda de Shabbath), et grâce à cela, il sera épargné de l'expérience désagréable de prendre des médicaments amers.
[Or'hot Yocher - chap.10 ; Yafé L'lev 300:1 ]

-> Les femmes, pour être assurées de ne pas souffrir lors de l'accouchement, doivent manger quelque chose à la fin du Shabbat lors du repas de Mélavé Malka, qui escorte la reine, et elles accoucheront facilement avec l'aide du Tout-Puissant".
[Divré Its'hak 61, citant Rabbe Elimélé'h]

-> [prendre du pain chaud, de l'eau chaude est un remède (guémara Shabbath 119b [ainsi qu'une douche/bain chaud]). Le Divré Its'hak (90) explique : c'est un remède comme la mélancolie/tristesse. ]

"Lorsque le Shabbat s'achève, toutes les forces du mal glissent à travers le monde, et le feu du Guéhinam recommence alors à brûler".
[Tikouné Zohar - vol.1, 48a ]

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-> "A la fin du Shabbat, les forces du mal sortent précipitamment et glissent à travers le monde, s'efforçant de régner sur la nation d'Israël.
Les rabanim ont donc institué la récitation du chant des démons (Téhilim 91 : yochev béséter el'yon ..., qui fait référence à la protection de D. des justes contre les démons).
Quand ils voient les juifs prier et réciter ce psaume, réciter la havdala dans la prière et sur une coupe de vin, ils s'envolent loin d'eux et s'enfoncent dans le désert".
[Tikouné Zohar - vol.1,14b ]

"Si tu profanes le Shabbat, Je considère que tu as profané tous les commandements"
[midrach Chémot raba 25 ]

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-> "La mitsva du Shabbath est équivalente à toutes les mitsvot de la Torah"
[guémara Béra'hot 9a]

-> "Si Israël observe correctement le Shabbat, ne serait-ce qu'un seul jour, le fils de David [le machia'h] viendra. Pourquoi cela?
Parce que cela équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
Nous trouvons dans le Pentateuque (Torah), les Prophètes (Névi'im) et les Hagiographes (Kétouvim) que le Shabbat équivaut à toutes les mitsvot".
[midrach Chémot raba 25,15]

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-> Le Shabbat englobe toute la Torah, et tous les secrets de la Torah en dépendent. De plus, l'accomplissement du Shabbat est assimilé à l'accomplissement de toute la Torah"
[Zohar - vol.2, 92a ]

-> Le Shabbat équivaut à toute la Torah, donc celui qui observe le Shabbat est comme s'il observait toute la Torah.
[Zohar - vol.2, 47a, 151a ]

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-> "Ces réchaïm qui n'observent jamais le Shabbat : le feu du Guéhinam ne s'éteint jamais pour eux, et tous les réchaïm du Guéhinam s'interrogent à leur sujet.
Les anges de la justice (rigueur) leur répondent : "Ce sont les réchaïm qui ont nié l'existence d'Hachem, et qui ont profané toute la Torah en ne respectant pas le Shabbat."
Tous les réchaïm sortent de leur place pour les regarder, tandis qu'un ange met les corps des profanateurs du Shabbat dans le Guéhinam, à la vue des autres réchaïm qui voient que leurs vers ne meurent pas et que leur feu ne s'éteint pas.
Tous les réchaïm l'entourent et annoncent : "Voici untel, le racha, qui n'avait aucun respect pour l'honneur de son Créateur. Il a nié l'existence d'Hachem, et toute la Torah. Malheur à lui! Il aurait mieux valu pour lui qu'il ne soit pas créé. Ainsi, il n'aurait pas été soumis à ce jugement et à cette punition".
[Tikouné Zohar - Vol.2, 151 ]

-> "Il existe un endroit spécial en Guéhinam pour ceux qui profanent le Shabbat". [au regard de la gravité de cette faute]
[Introduction au Zohar 14 ]

-> Il existe un endroit [désigné] dans le Guéhinam pour ceux qui profanent le Shabbat.
Parce qu'il a allumé les bougies avant l'heure prévue, un agent du Géhinam allume le feu à cet endroit en premier et dit : "Cet endroit appartient à untel".
Tous les réchaïm du Guéhinam l'aident à allumer le feu à cet endroit précis".
[Zohar - Bamidbar 246 ]

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-> "Le Shabbat [son observance] et [l'interdiction de] l'idolâtrie sont tous deux aussi importants pour nous que toutes les mitsvot de la Torah.
Le Shabbat est le signe entre Hachem, pour toujours, et nous. Par conséquent, tous ceux qui transgressent d'autres mitsvot sont considérés comme des réchaïm d'Israël, mais ceux qui profanent de manière flagrante (en public [selon certains plus de 10, d'autres moins de 10 personnes]) le Shabbat sont considérés comme des idolâtres à tous égards" (Rambam - Hilkhot Shabbat 7,15).

"Haman dit : "Si tu veux les déraciner (les juifs), déracine le Shabbat et abrège-le, ensuite tu les détruiras"
[midrach Esther raba 7 ]

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-> "Amalek a attaqué Israël simplement parce qu'ils n'observaient pas le Shabbat"
[Zohar 'Hadach - Béchala'h 37b ]

"Quiconque n'observe pas volontairement le Shabbat pendant qu'il est [sur terre], l'observera ici [après sa mort] contre son gré"
[midrach Béréhit raba 11,10 ]

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-> "Tous ceux qui profanent de manière flagrante le Shabbat et les fêtes, sans aucun égard pour l'honneur de leur Créateur, tout comme ils n'ont pas observé le Shabbat dans ce monde, ils ne l'observeront pas dans le monde futur et ils n'auront pas de paix dans le Guéhinam.
Rabbi Yehudah dit : Ils observent le Shabbat contre leur gré."
[Tikouné Zohar - vol.2,150b ]

Le Shabbath agit pour notre guérison

+ Le Shabbath agit pour notre guérison :

-> "Celui qui qui rend visite à un malade le Shabbath doit lui dire : "Shabbath hi miliz'ok ouréfoua kérova lavo" (à Shabbath, on s'abstient de s'épancher en suppliques, et la guérison est proche).
Rabbi Méir dit : il (le Shabbat) est en mesure d’attirer la miséricorde". [guémara Shabbath 12a ]

-> Rachi explique : "[Le Shabbat] est en mesure d’attirer la miséricorde si vous le respectez en vous abstenant de vous mettre en peine."

-> Le Chem MiChmouel (Chéla'h 5677) écrit à ce sujet :
"J’ai entendu au nom de mon père (le Avné Nézer) que cette conduite est valable pour n’importe quel domaine. Même celui qui a un malade chez lui, s’il est en mesure de se retenir et de ne pas se mettre du tout en peine (à Shabbat) et de ne pas penser à son malheur, il est certain que cela provoquera sa guérison."

-> Le rav Its'hak Pra'hi (dans son Matok MiDvach) écrit :
"De nos propres yeux, nous avons vu des gens qui étaient accablés par un malheur, jusqu’à l’entrée de Shabbat. Et durant le Shabbat lui-même, ils détachaient leur esprit de ce qui les tourmentait et ressentaient la joie du Shabbat comme il se devait, sans y mêler aucune anxiété ni tristesse à cause de leur malheur. Alors, ils méritèrent que leur tourment se transforme en joie et que leur délivrance se manifeste miraculeusement."

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-> b'h, voir : Honorer le Shabbath, permet de payer moins de frais médicaux : https://todahm.com/2025/06/04/honorer-le-shabbath-permet-de-payer-moins-de-frais-medicaux

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-> "Le Shabbath, on n’implore pas mais la guérison est proche". Rabbi Méir dit : "Le Shabbath a le pouvoir de t’amener la miséricorde" [Shabbath 12a ]

-> L’Admour de Zanz dit que cela signifie que le jour du Shabbath produit le même effet que la prière et les implorations. La sainteté du Shabbath a la capacité d'amener le rétablissement d'un malade.

-> Le Méor Enayim demande : Pourquoi est-ce qu'on n'implore pas durant Shabbath?
Car notre besoin d'implorer réside dans le fait que nous nous sommes séparés d'Hachem (D. souhaite alors que nous crions de tout cœur vers Lui, afin de revenir au plus proche de Lui).
Or le fait d'observer le Shabbath a le pouvoir de nous amener très proche de D., faisant que le rétablissement est à portée de main.

-> Le Méoré Ohr rapporte l'explication suivante :
Selon le midrach, Hachem a déclaré que le Shabbath et le peuple juif sont mariés l'un à l'autre : le Shabbath étant le mari et Israël la femme.
La michna (Kétoubot 51a) dit que si une femme subit une blessure, son mari a l'obligation de lui fournir les traitements médicaux.
Ainsi, le Shabbath, dans le cadre de ses obligations en tant que mari, se doit de guérir les malades d'Israël.

-> "Shabbath hi milize’oq ouréfoua quérova lavo"
Rabbi Hillel de Paritz d'expliquer : Si le Shabbath ne se lamente pas (par le fait qu'on l'observe correctement - Shabbath hi miliz'ok), alors la guérison est proche (réfoua kérova lavo).

La sainteté de nos yeux

+ La sainteté avec les yeux :

"Vous serez pour moi un peuple saint" (véanché kodech tiyoun li - Michpatim 22,31).

-> La Mékhilta dit que nous devons lire le verset ainsi : "véanché kodech" = lorsque vous agissez avec sainteté, alors "tiyoun li" = vous êtes à Moi.

-> Le Réchit 'Hokhma (chap.2) enseigne que nous apprenons le négatif à partir du positif : "Si vous ne vous rendez pas saints, vous n'êtes pas à Lui."

-> Le Yérouchalmi (Béra'hot 1,8) déclare : "Hachem dit : "Si vous Me donnez votre cœur et vos yeux, je sais que vous êtes à Moi."

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Hachem déclare : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil - Michpatim 21,24).

-> La traduction littérale est que si quelqu'un blesse l'œil d'une autre personne, il doit payer pour le dommage causé.
Le Tiféret Shlomo enseigne que le verset nous enseigne également que lorsqu'un juif garde ses yeux de regarder là où il ne devrait pas, cela incite Hachem à le regarder [bien davantage] d'en-Haut.
Il écrit : "Le verset révèle la grandeur d'un juif. Lorsqu'il agit avec sainteté, cela suscite un éveil en-Haut ... Quelqu'un qui garde ses yeux de regarder là où il ne devrait pas, cela suscite, éveil, l'œil d'Hachem d'en-Haut [qui n'est que bonté, compassion pour chaque juif] ... Cela est suggéré dans les mots "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil).
[si tu sacrifies tes envies de fauter avec l'œil (comme si on se crevait momentanément l'œil face à notre désir naturel de regarder l'interdit), alors plein de joie, de fierté de notre acte, Hachem compense cela en nous donnant Son oeil de papa miséricordieux, qui nous comble de bénédictions au-delà de nos mérites (selon la rigueur). ]
Le Tiféret Shlomo écrit là que "mé'én olam aba" ( מעין עולם הבא - de  le chant de Ma Yédidout - peut se lire : mé'ayin olam aba) qui peut être traduit par "en gardant ses yeux (ayin), on mérite le Olam Haba."

-> Le Tiféret Shlomo dit également : "Nous verrons la Chékhina dans la mesure où nous avons été prudents avec nos yeux (de notre vivant)."

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[de plus, avec la venue du machia'h, notre monde à Venir éternel sera dépendant de nos actions dans ce monde.
En ce sens, on peut éventuellement comprendre : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil) = notre ayin (un œil) [physique] ta'hat (en dessous : référence à notre monde ci-bas), va définir l'état de fonctionnement de notre 'ayin' [spirituel] éternel (monde de vérité) = plus nous aurons préservé nos yeux dans ce monde, plus nous pourrons voir davantage la sainteté (et donc être proche d'Hachem, la source de tout bonheur). ]

Le Temple d’en-Haut fait directement face au Temple d’en bas

+ Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas :

"J'ai envoyé un ange devant toi pour te garder sur ton chemin et te conduire à l'endroit que j'ai préparé" (Michpatim 23,20)

-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas."

-> Le rav Yéhochoua de Belz note : [Deux parachiot auparavant] Rachi (Béchala'h 15,17) écrit : Le Temple en bas est directement en face du Trône Divin en-Haut."
Alors, lequel est le bon? Le Temple en bas a-t-il été construit directement en face du Temple en-Haut, ou bien le Temple en-Haut a-t-il été construit directement en face du Temple en bas?

Le rav de Belz explique que le Temple a certainement été construit à sa place en-Haut avant la construction du Temple en bas, et lorsque les Bné Israël ont construit le Temple en bas sur le mont Moria, ils ont mérité de le construire directement en face du Temple en-Haut.
[le verset (téviémo vétitaémo béhar na'halaté'ha ... - Béchala'h 15,17), issu de la Shirat haYam, prophétise qu'Hachem les amènera sur le har haMora et qu'ils résideront en terre d'Israël, et qu'ils y construiront ensuite le Temple en bas directement en face du Temple d'en-Haut. ]

Cependant, lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre, errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière.

-> Ici, dans la paracha Michpatim, la Torah parle des temps de l'exil, c'est pourquoi Rachi écrit ici que "le Temple d'en-Haut est directement opposé au Temple d'en bas", car Hachem leur disait que même s'ils fautaient et étaient exilés de leur terre, Il déplacerait néanmoins le Temple d'en-Haut afin qu'il soit directement opposé au "Temple", qui est chaque endroit où ils prient ou ils étudient la sainte Torah dans les synagogues et les baté midrach.

-> Son fils le rav Yissa'har Dov de Belz ajoute que nous pouvons maintenant comprendre les paroles de Rachi dans Vayétzé sur la déclaration de Yaakov (Vayétsé 28,17) : "ceci est la porte du Ciel" (וזה שער השמים), où Rachi écrit : "Le Temple d'en-Haut est directement en face du Temple d'en bas".
A l'époque de Yaakov, le Temple n'était pas encore construit, et lorsqu'il n'y a pas de Temple, Hachem repose Sa Chékhina là où les tsadikim étudient la Torah et prient, comme l'écrivent nos séfarim sur le verset (Téhilim 78,60) : "vayitoch Michkan Chilo" = lorsque Hachem abandonne le Michkan et le laisse être détruit, "Ohel chikèn baAdam" = Sa tente, Sa Chékhina repose dans l'homme, à l'endroit où un tsadik prie et étudie.
A l'époque de Yaakov, Hachem a dû déplacer le Temple supérieur pour qu'il soit directement en face de l'endroit où le tsadik, Yaakov, s'était endormi, et c'est pourquoi Rachi écrit "le Temple supérieur est directement en face du Temple inférieur".

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-> Cela nous permet d'expliquer nos Sages selon lequel Hachem a montré à Moché une Ménorah de feu, une pièce de monnaie de feu, et toute la forme du Michkan et du Temple, car au Ciel, ils sont tous là-bas, et Moché devait fabriquer les ustensiles exactement comme ceux du Ciel.

Cela éclaire également les louanges adressées à Aharon pour n'avoir apporté aucune modification lors de l'allumage de la Ménora, comme l'enseignent nos Sages. Cela est difficile à comprendre : pourquoi Aharon aurait-il changé? Et est-ce là la louange d'Aharon, qu'il n'ait pas changé ce qui lui avait été ordonné?
Mais selon les paroles ci-dessus, nous pouvons expliquer que la sainte Torah témoigne qu'Aharon Hacohen a allumé la Ménorah exactement comme la Ménorah supérieure, sans aucun changement entre la Ménorah en-Haut et la Ménorah dans le monde en bas.

-> De cette manière, il est également possible d'expliquer la grandeur de Bétsalel, dont la guémara (Béra'hot 55a) enseigne que les lettres hébraïques furent utilisées pour créer le Ciel et la terre. Bétsalel savait combiner les lettres utilisées lors de la Création, et c'était cette sagesse secrète qui lui permit de construire le Michkan.
Même Moché a dit de lui : "Tu étais dans l'ombre d'Hachem" (בְּצַלְאֵל se décompose en : בצל (BéTsel - à l’ombre) אל (E-l [de] D.)), lorsque Bétsalel révéla l'ordre de fabrication des ustensiles du Michkan selon l'ordre donné par Hachem, alors même si Moché lui avait donné l'ordre inverse.
Comme Bétsalel avait reçu l'ordre de construire le Michkan et qu'il devait le faire exactement comme le Temple (Beit Hamikdach) d'en-Haut, il mérita du Ciel la connaissance nécessaire pour fabriquer des ustensiles exactement identiques à ceux d'en-Haut.

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-> Il incombe à chaque juif de savoir que ce n'est pas quelque chose qui était et qui n'est plus.
Non, même dans notre génération, même sans Temple, nous devons continuer cette avoda et nous souvenir que même à notre époque, Hachem, dans Sa grande miséricorde, place le Temple supérieur exactement en face des "Baté Mikdach" (synagogues) d'aujourd'hui, et il est possible à chaque individu de diriger son Temple (Beit Hamikdach) personnel, que ce soit dans l'étude de la Torah ou l'observance des mitsvot, avec sainteté et pureté, éveillant ainsi la sainteté d'en-Haut.
["Et ils construiront pour Moi un lieu saint (sanctuaire - véassou li Mikdach), et Je résiderai parmi eux" (Térouma 25,8).
Le verset ne dit pas "et j'y résiderai", "il" faisant référence au Mikdach (Sanctuaire). Il dit plutôt "et je résiderai parmi eux" (béto'ham), c'est-à-dire dans le cœur de chaque juif.
Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente ce verset : "En faisant une mitsva, l'homme devient porteur de la Chékhina et Hachem réside en lui ... "et je résiderai parmi eux" = en eux, et tout cela par le biais des mitsvot qu'un homme réalise. ]

-> Comme l'a dit le Maguid de Mézéritch (Maguid Dévarav LéYaakov 208) sur la Michna (Pirké Avot 2,1 - da ma lémaala mim'ha) = "Tu dois savoir que tout ce qui est au-dessus dépend de toi et de tes actes".
[chaque juif par ses actions impactent les mondes Supérieurs, qui par ricochet influence le monde ici-bas. ]

-> De même, le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'haïm (chaar 1 chapitre 4) écrit :
"Que chaque juif doit prendre à cœur ce qui suit : il ne doit pas penser : "quelle est ma valeur, qu'accomplis-je dans ce monde avec mes actes insignifiants", car il doit comprendre et déterminer dans son esprit qu'aucun acte, aucune parole, aucune pensée n'est jamais perdu.
Quelle est la grandeur de ses actions et leur exaltation, tout monte haut selon sa racine, dans les mondes supérieurs.
Et celui qui comprend cela tremblera en réalisant jusqu'où vont ses mauvaises actions, ruinant et détruisant avec une faute mineure, bien plus que Névou'hadnétsar et Titus n'ont détruit (le saint Temple en bas)."

[ dans la note de bas de page, le rav de Volozhin explique avec cela la michna "da ma lémaala mim'ha" de la même manière que celle expliquée ci-dessus].

-> La crainte et la joie de savoir que tous les mondes dépendent de ses actions, en particulier de ce qu'il fait dans les Baté Midrach (synagogues et lieux d'étude de la Torah).
Une personne sera saisie de tremblements, et d'autre part de joie et d'exultation, lorsqu'elle saura et se souviendra à quel point tous les mondes supérieurs dépendent de ses bonnes actions, et inversement de ses mauvaises actions.
Nous devons particulièrement nous en souvenir lorsque nous étudions la Torah et prions dans les synagogues et les baté midrach où la Chékhina est présente, car le Temple supérieur se trouve exactement en face d'eux, comme mentionné ci-dessus.
Et en se comportant comme il le convient dans ces lieux, on apporte la perfection à soi-même et au monde entier, qui dépend du Temple et tire sa vie de lui.

[divré Torah ci-dessus issus du rav David 'Haï Abou'hatséra]

Le lien d’amour entre Hachem et Son peuple

+ Le lien d'amour entre Hachem et Son peuple :

-> Le lien entre le peuple juif et Hachem est si fort que s'il se détournait d'Hachem, à D. ne plaise, sa trahison serait comparable à celle d'une femme infidèle à son mari. Tout comme un mari trompé se sent profondément blessé et très en colère, Hachem est lui aussi irrité lorsque nous abandonnons notre relation unique avec Lui.
Le Ramban explique cela dans son commentaire sur les versets des 10 Commandements : "Tu n'auras pas d'autres dieux devant Moi ... Car Je suis Hachem ton D., le Seigneur qui est jaloux, ..." (Yitro 20:3-5).
Il écrit : "La raison de cette jalousie est le fait qu'Israël est le trésor d'Hachem qu'Il a mis de côté pour Lui-même ... Or, si Son peuple de serviteurs se tourne vers un autre dieu, Hachem agira avec jalousie, comme un mari jaloux de sa femme qui va avec d'autres hommes, ou comme un maître jaloux de son serviteur qui sert un autre maître. La Torah ne décrit pas Hachem comme jaloux lorsqu'elle fait référence à d'autres nations qui servent les corps célestes."
[on ne peut pas appréhender le divin, néanmoins, cela témoigne en terme que nous comprenons de la réalité : tout juif est très important, aimé, par Hachem. ]

-> A l'inverse, Hachem désire énormément que nous soyons proches de Lui, comme l'a exprimé le Alchikh Hakadoch dans la kinah qu'il a composée pour tikoun 'hatsot : "Hachem dit : Je vous ai aimés, tout Mon salut et tout Mon désir est de vous aimer à nouveau. Revenez à moi et je reviendrai à vous. C'est Moi, c'est Moi qui vous consolerai."

-> L'intensité de l'amour d'Hachem pour Son peuple qui observe la Torah et les mitsvot et accomplit de bonnes actions est décrite dans Shir Hachirim (6,5). Hachem dit : "Détourne tes yeux de moi, car ils Me submergent."
Le Alchikh Hakadoch explique que c'est comme si quelqu'un disait à sa bien-aimée : "Détourne tes yeux de moi, car cela suscite en moi des émotions insupportablement intenses."
Telle est l'intensité de l'amour que Hachem nous porte, à nous (chaque juif), Son peuple qui suit Ses voies saintes.

-> C'est peut-être la raison pour laquelle les kérouvim, qui représentent le lien d'amour entre Hachem et Son peuple, ne se faisaient face que lorsque Hachem était satisfait de nous, mais lorsqu'Il était en colère contre nous, ils se détournaient l'un de l'autre (guémara Baba Batra 99a).
S'ils avaient continué à se faire face même lorsque Hachem était en colère, l'amour intense que cela aurait suscité aurait, pour ainsi dire, interféré avec la punition que la colère de Hachem exigeait. Ce n'est qu'en se détournant de nous que Hachem a pu infliger une punition à la nation juive.

La guémara (Yoma 54b) semble contredire cette idée, car elle raconte que lorsque nos ennemis sont entrés dans le Saint des Saints du Temple, ils ont trouvé les kérouvim entrelacés.
Cependant, les Richonim, citent le Ri Migach qui dit que c'était un miracle spécial qu'Hachem a accompli à ce moment-là, car Il voulait que les ennemis trouvent les kérouvim précisément dans cet état.
De même, nous constatons que tout au long des années d'exil, Hachem nous cache Sa face (astèr astir panav - Vayélé'h 31,18), car sinon, toutes les souffrances du long exil ne seraient pas possibles.
Si Hachem nous regardait directement, l'amour écrasant que cela susciterait ne Lui permettrait pas d'infliger les souffrances nécessaires pour expier nos fautes et nous élever aux sommets que nous atteindrons à la fin des temps.

-> Le Ohr Ha'haïm hakadoch (Vayélé'h 31,17) explique le verset "Et Je leur cacherai Ma face ... et ils diront en ce jour-là : "C'est parce que la présence d'Hachem n'est pas parmi moi que ces mauvaises choses m'arrivent"" : ils reconnaîtront que toutes leurs souffrances ne sont possibles que parce que la face d'Hachem leur est caché, mais si Sa présence était parmi eux, cela susciterait une pitié si intense que toutes leurs souffrances prendraient fin brusquement.

-> Le Daat Zékénim (sur וְהִסְתַּרְתִּי פָנַי מֵהֶם) ajoute :
Le fait qu'Hachem nous cache Sa face est un signe d'amour. C'est comme un fils qui s'est mal comporté et dont le père demande à son mentor de le fouetter pour lui donner une leçon. Le père quitte cependant la pièce, car il ne supporte pas de voir son fils bien-aimé souffrir.

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-> Selon le Zohar (Raaya Méhemna Vayikra 101a), nous trouvons ce qui suit au sujet du grand amour de Hachem pour le peuple juif : "Le jour de Roch Hachana est le jour du jugement (de la rigueur) ... Or, Hachem aime la justice, comme le dit le verset : "Car Je suis Hachem qui aime la justice" (Yéchayahou 61,8).
Néanmoins, l'amour d'Hachem pour Ses enfants (les juifs) l'emporte sur Son amour pour la justice".
C'est pourquoi Hachem a de la compassion (miséricorde) pour nous et nous traite avec charité, même si cela contredit quelque peu la justice.

-> Parce qu'Hachem aime tant le peuple juif, Il réorganise l'ordre de la Création rien que pour eux, comme l'explique le midrach Tan'houma (Béchala'h 20) :
"Rabban Shimon ben Gamliel dit : Voyez combien Israël est aimé par Hachem, qui a réorganisé la Création pour eux. Il a inversé le royaume supérieur et le royaume inférieur rien que pour eux. Dans le passé, le pain sortait de la terre et la rosée descendait du ciel, mais maintenant [dans le désert], leur pain descendait du ciel et la rosée montait de la terre.
"Je ferai pleuvoir du pain pour vous [du ciel]" (Béchala'h 16,4). "La couche de rosée s'éleva" (Béchala'h 16,14)."

De même, le Tan'houma (Toldot 8) dit : "David s'écria : "Tu as fait beaucoup, Tu es Hachem mon D. ; Tes merveilles et Tes pensées sont pour nous (les juifs), et nul n'est comparable à Toi" (Téhilim 40,6) = Toutes Tes merveilles et Tes pensées sont pour nous, pour notre bien."

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-> En raison de l'amour immense d'Hachem pour le peuple juif, comme Il l'a proclamé "Je vous ai aimés, dit Hachem" (ahavti ét'hem, amar Hachem - Mala'hi 1,2), Il prononce leur nom cinq fois dans un seul verset.
"J'ai donné les Lévi'im à Aharon et à ses fils, parmi les Bné Israël, pour accomplir le service des enfants d'Israël dans le Michkan, et pour faire l'expiation pour les Bné Israël. Afin qu'il n'y ait pas de blessure pour les Bné Israël lorsque les Bné Israël s'approchent du lieu saint" (Béaaloté'ha 8,19).
Rachi commente : "Pour montrer à quel point ils sont aimés, le nombre de fois où leur nom est répété dans un seul verset est le même que le nombre des cinq livres de la Torah".

-> Sur le verset "Et tu aimeras Hachem ton D." (Vaét'hanan 6,5), Rabénou Bé'hayé demande pourquoi n'est-il pas dit "vé'hachakta" (et tu désireras Hachem ton D. - וחשקת), au lieu de "vé'ahavta" (et tu aimeras - וְאָהַבְתָּ), puisque "désirer" fait référence à un niveau d'amour plus élevé, un amour obsessionnel?
Il répond que si nous étions ordonnés de "désirer" Hachem d'un amour obsessionnel, il n'y aurait plus de place dans nos cœurs pour d'autres amours, y compris pour nos besoins physiques (matériels), ce qui serait préjudiciable, car les gens négligeraient leurs besoins corporels.
Mais maintenant que nous ne sommes commandés qu'à aimer Hachem à un niveau inférieur, il y a de la place dans nos cœurs pour d'autres amours, mais nous devons nous assurer que notre amour pour Hahem est plus fort que tous les autres amours.
Tout cela concerne notre amour pour Hachem. Mais en ce qui concerne l'amour d'Hachem pour nous, le verset (Vaét'hanan 7,7) utilise le terme 'hachak" (désir - חָשַׁק) ['hachak Hachem ba'hèm], ce qui signifie que l'amour d'Hachem pour nous se situe au niveau supérieur de l'amour obsessionnel, Hachem pense à nous constamment.
Bien sûr, Hachem n'est limité en aucune façon et est capable de s'occuper de tout tout en ayant un amour obsessionnel pour Son peuple bien-aimé (et pour chaque juif).

-> Lorsqu'un juif se souvient qu'Hachem l'observe à chaque instant, il devient une personne différente.
[rav Shalom Schwadron ]

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-> Lorsqu'on reconnaît qu'on a été créé à l'image de D. et qu'on réfléchit à la grandeur qui réside en soi, il est impossible de se comporter de manière insignifiante.
[rabbi Nathan Tsvi Finkel - l'Alter de Slabodka]