Aux délices de la Torah

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Et les jours de tristesse deviennent des jours de joie …

“Balak dit à Bil’am : “c’est pour maudire (= לקב /lakov) mes ennemis que je t’ai appelé, et voici que tu les as bénis avec insistance par 3 fois” ” (Balak 24,10)

Le Chla aKadoch trouve dans le mot לקב /lakov (valeur numérique = 132), une allusion aux jours où on ne lit pas les supplications et qui sont au nombre de 132 jours sur 354 (nombre de jours de l’année dans le calendrier juif/lunaire).
On lit les supplication 222 jours dans l’année.

Balak voulait obtenir que les 132 jours où on ne lit pas les supplications se transforment en des jours de détresse.
D’où l’expression : “c’est pour maudire/lakov mes ennemis ...”, = “je t’ai appelé pour transformer les 132 jours (= lakov), qui sont des jours de miséricorde et de joie (ne nécessitant pas les supplications, comme Shabbath, les fêtes, ...) en journées de détresse”.
La suite du verset : “... et voici que tu les as bénis/bérar’heta baré’h” = "et voilà que tu as transformé les 222 jours de supplications (jours de détresse) en jours de joie".
Le mot baré’h a pour valeur numérique : 222.

Source : "guévourot aTorah" du rav Gabriel Cohen

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-> "Balak dit à Bilam : que m'as-tu fait! C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai pris et voici que tu les a bénis" (Balak 23,11)

-> Le 'Hatam Sofer (Torat Moché hachalem 112b) écrit :
"j'ai entendu d'un grand sage qui disait au nom du "'Hessed léAvraham" qu'une année contient 354 jours (d'après le calendrier lunaire).
Durant 222 jours nous disons les supplications car ce sont des jours de rigueur, tandis que durant 132 jours, nous ne mentionnons pas les supplications car ce sont des jours de miséricorde."

Ces enseignements doivent être approfondis d'après le sod. Les Sages de la guémara (Sanhédrin 105b) nous rapportent : "A travers la bénédiction de Bilaam le racha, nous pouvons comprendre quelles étaient ses intentions et les malédictions qu'il voulait nous infliger et qui furent finalement inversées en bénédiction."
En effet, Balak a demandé à Bilaam de maudire Israël par 132 malédictions qui correspondent aux 132 jours de miséricorde de l'année où le peuple juif ne mentionne pas les supplications afin que même ces jours-là soient dominés par la pleine mesure de rigueur, s'ajoutant aux 222 jours de rigueur existants.
Cependant Hachem inversa la malédiction en bénédiction et par conséquent les 222 jours en question sont devenus des jours de miséricorde s'ajoutant aux 132 jours déjà existants!
Et c'est le sens des mots du verset לקב (lakov - maudire) qui a une valeur numérique de 132 et sera changé par ברך (bénis) qui a une guématria de 222 correspondant aux 222 jours de l'année restant.

Panneau d’interdiction de maudire …

“Comment puis-je maudire? D. n’a pas maudit.” (Balak ch.23 ; v.8)

Quelle preuve a Bil’am pour dire que D. n’a pas maudit les juifs?

Dans le désert, les tribues étaient divisées en 4 groupes, ayant chacun sa bannière :
- celui de Yéhouda.
Sur la bannière, il y avait la 1ere lettre de chacun des 3 patriarches : Avraham (אברהם), Yit'hak (יצחק ) et Yaakov (יעקב ), soit : le א, le י et le י
- celui de Réouven, où il y avait la 2e lettre de chacun des 3 patriarches.
- celui de Ephraïm, où il y avait la 3e lettre de chacun des 3 patriarches.
- celui de Dan, où il y avait la dernière lettre de chacun des 3 patriarches.

Le nom Avraham a 1 lettre de plus que les autres noms, ainsi 1 lettre de son nom n'était pas présente sur les bannières : la lettre hé. Cette lettre planait au-dessus du camp des Bnei Israel et les protégeait en permanence.

Pourquoi sur la bannière de Dan, on ne continue pas en suivant l'ordre et en prenant la 4e lettre des 3 noms?
On aurait ainsi les 3 lettres : le ה, le ק et le ב, et la lettre mém planant sur le camp des juifs.

D. n'a pas demandé de procéder ainsi, car les lettres de cette bannière pourraient alors former le mot קַבָּה (kava = maudire).

Ainsi, quand Bil'am arriva et vu les bannières du peuple juif, il a compris, à partir de ces lettres, que D. ne voulait pas que toute forme de malédiction puisse s'attacher au peuple juif.
Par conséquent, il dit a Balak : "Comment peux-tu attendre de moi que je les maudisse?".

[ Le Ohèv Israël - se basant sur un Yalkout Réouvéni

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-> Le Béra'h Moché donne une autre explication sur la présence du hé planant sur le camp.
Selon le Yétev Lev, Hachem a ajouté un hé à Avram (אברם) pour séparer le אב (père - av) du רם (orgueil - ram).
Le hé est la lettre qui lorsqu'elle est écrite pleinement a la guématria la plus petite (c'est : הא), et cela représente le fait d'être humble.
Cette lette a été placée au milieu du nom pour nous apprendre que Hachem n'aime que ceux qui sont humbles, à l'image de Avraham.

Selon le Arizal, la guématria de : anava (humilité - ענוה) est égale à celle de : Samael (le nom du Yétser ara - סמאל).
La seule possibilité de neutraliser la force du yétser ara est au travers l'humilité.

C'est pourquoi c'est cette lettre (le hé) qui a été choisie afin de planer et protéger le peuple juif de tout mal.

-> "Tout cœur hautain est en horreur à Hachem : l'orgueilleux est livré entre les mains de son mauvais penchant, car comme D. l'a en horreur, il ne bénéficie d'aucune aide divine."
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva]

-> "Tout celui qui ne se fait comme un désert n'est pas capable d'acquérir la sagesse de la Torah" [midrach Bamidbar rabba sur le 1er verset de bamidbar].
=> Toute personne qui est orgueilleuse ne pourra jamais véritablement acquérir la Torah.

-> On peut remarquer que la paracha Bamidbar, qui signifie "dans le désert", est constituée de 159 versets qui est aussi la guématria de "katan" (petit - קטן), pour nous enseigner que le désert était un lieu propice pour développer l'humilité des Bné Israël.
[cela s'applique également de nos jours : plus on accorde de l'importance à la matérialité, moins l'on voit notre vie comme un désert du superflu, plus on aura un orgueil qui sera important. (ex: c'est bon Hachem je peux me débrouiller sans toi, c'est bon Hachem je gère tout seul, ...)
A l'inverse, si à nos yeux nous sommes un désert (nous n'avons rien en propre car tout vient de D. : je vis c'est grâce à Lui, si j'ai telle chose c'est grâce à Lui, ...), alors l'humilité peut fleurir. Si je fais petit (katan <-> désert) mon égo, alors il y a de la place pour que Hachem soit grand (matan Torah)!]

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-> Les noms des Patriarches ont un total de 13 lettres, qui est la guématria de : "é'had" (un).
Les Patriarches représentent l'unité.
Bien que chaque tribu avait sa propre bannière, il était nécessaire de se rappeler que chacune était une partie d'un tout.
[Adéret Eliyahou]

Fils de Matriarches et de Patriarches …

"Comment puis-je maudire? D. n’a pas maudit. Comment puis-je éveiller la colère? D. n'éprouve pas de courroux. Car depuis ses origines, je le vois tel des rochers et des collines, je l'aperçois". (Bakak ch. 23; v. 8-9)

Rashi : les Patriarches sont comparés à des rocs solides et les Matriarches, à des collines.
Ainsi, Bil'am déclare que lorsqu'il se penche sur les origines d'Israël, il les voit assis sur des bases solides, comme des rochers et des collines, car Israël est fidèle à ses ancêtres.

En quoi cela empêche-t-il Bila'm de maudire les juifs?

Les Patriarches sont : Avraham (אברהם), Yit'hak (יצחק ) et Yaakov (יעקב ).
Les Matriarches sont : Sarah (שָׂרָה), Rivka (רבקה ), Rachel (רָחֵל ) et Léa (לֵאָה).

On remarque que les 3 noms des Patriarches ont 13 lettres, et que les 4 noms des Matriarches ont aussi 13 lettres, soit un total global de 26 lettres, qui est la valeur numérique d'un des noms de D., le Tétragramme, qui renvoie à la miséricorde et à la pitié divine.

Yaakov a reçu ensuite un nom supplémentaire : "Yisrael" (ישראל), et si on ajoute les 5 lettres de ce nom au total précédent (26+5), on obtient 31, qui est la valeur numérique d'un des noms de D. : "keil"(lamed-aleph), qui renvoi à l'attribut de bonté de D. (comme il est dit dans les Téhilim 52;3 : " 'hésed 'keil' (lamed-aleph) kal ayom" = la bonté de D. me couvre constamment).

Ainsi, Bil'am a dit à Balak : "en raison du fait que leurs Patriarches et leurs Matriarches sont solidement connectés à l'attribut de miséricorde et de bonté, comment ma malédiction peut-elle avoir le moindre impact?"

Source : "védibarta bam" du Rabbi Moshe Bogomilsky

Sans paire, mais pas sans Père …

"... Voici (en), c'est un peuple qui résidera solitaire ..." (Balak 23,9)

Le mot "en" (הן) n'est-il pas en trop dans ce verset?

Les 22 lettres de l'alphabet hébraique sont utilisées en tant que lettres et en tant que système de numérotation, qui est divisé en 3 catégories :
- de aleph à tet = de 1 à 9 ;
- de youd à tsadik = les dizaines (10, 20 ... 90);
- de kouf à taf = les centaines (uniquement 100, 200, 300 et 400)

Dans la 1ere et la 2e catégorie (catégories complètes), en prenant la 1ere et la dernière lettre, la 2e et l'avant dernière lettre, ... ont obtient toujours 10 (1ere catégorie - ex : 1+9 ; 2+8; ...) ou 100 (2e catégorie - ex : 30+70 ; 40+60; ...).
On remarque que dans la 1ere catégorie, le hé (5) est la seule lettre toute seule (elle doit compter que sur elle même pour arriver à 10).
Dans la catégorie n°2, on remarque, de même, que la lettre noun (50) est aussi la seule lettre qui n'a pas sa paire afin d'arriver à 100.

Ainsi, Bil'am décrit les juifs dans ce verset en faisant allusion à un Midrach (Shémot Rabba 15;7) dans lequel D. dit : "de même que dans l'alphabet juif (aleph-bét), le hé et le noun restent seuls sans paire, de même la peuple juif est séparé du reste du monde et ne peut joindre aucune autre nation".

D'où l'ajout du mot "en" (הן) composé de ces 2 lettres ...

Source : "védibarta bam" du Rabbi Moshe Bogomilsky

Je surKouf la Torah!!!

Regardez le nom en hébreu des 3 parachiot qui se suivent dans l’ordre :
- Kora’h (קרח) = paracha d'il y a 2 semaines ;
- puis ‘Houkat (חקת) = paracha de la semaine dernière ;
- et Balak (בלק) = celle de cette semaine.
===> Qu’y-a-t-il de surprenant?

Et oui, vous avez remarqué que la lettre ק (kouf) se déplace au fur et à mesure des parachiot : passant de la 1ere place, à celle du milieu, pour finir à la fin du nom.
===> Qu’est-ce que cela vient nous apprendre?

La lettre ק (kouf) est la 1ere lettre du mot : kédoucha (sainteté).
Le fait d’être au début, au milieu et à la fin représente le passé, le présent et le futur.

Ainsi :
- Pour Kora’h (קרח) = son attachement à la sainteté était un élément du passé (le kouf est en 1ere position).
En effet, de naissance, il était membre des Bnei Kéhat, la plus importante des familles lévitiques, et était un des porteurs du Aron.
Il était le cousin germain de Moché et d’Aharon.

- Pour ‘Houkat (חקת) = le fait d’être aspergé par les cendres de la vache rousse permet de se débarrasser de son impureté, du moment, et ainsi de regagner sa sainteté personnelle (le kouf est au milieu/coeur du mot).

- Pour Balak (בלק) = son lien avec la sainteté n’est pas passé, ni présent ,mais il est futur.
En effet, il aura parmi ses descendant Routh, qui sera à l’origine du roi David, et donc du Machia’h.

Source : "védibarta bam" du Rabbi Moshe Bogomilsky

Le nom 4 en 1 …

Selon le Targoum Yonathan ben Ouziel (31;8), Bil’am était connu pour avoir avoir tenté à 4 reprises de détruire le peuple juif :

1°/ il était Lavan, qui a voulu détruire notre ancêtre Yaakov (selon d’autres avis, il était la réincarnation de Lavan);
2°/ il a conseillé Pharaon en Egypte.
Quelques exemples d’actions suite à ses conseils : Pharaon se baignait dans le sang d’enfants juif, on jetait les nouveau-nés juifs de sexe masculin dans le Nil, …
3°/ il a incité Amalek (de mémoire effacée ...) à déclarer la guerre contre les juifs ;
4°/ suite à la demande de Balak, il est venu pour maudire les juifs. Il conseilla à Balak d’attirer à la prostitution les juifs.

Le nom Bil’am (בלעם) est un acronyme de : Balak (ב), Lavan (ל), Amalek (ע) et Mits’rayim (l’Egypte - מ final).

Source : "védibarta bam" du Rabbi Moshe Bogomilsky

Rabbi Mendel de Kotzk posa un jour la question suivante : les 5 dernières parachiot du livre de Bamidbar sont : ’Houkat, Balak, Pin’has, Matot et Massei.
’Houkat+Balak sont parfois lues ensemble le même Shabbat.
Il en est de même pour les 2 parachiot : Matot+Massei.
Pourquoi est-ce que la paracha de Pin’has, qui se trouve au milieu de ce groupe de 5, est toujours lue seule ?

La réponse du Rabbi de Kotzk : Pin’has était un extrémiste. Un extrémiste est toujours à part.
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+ Petite précision qui n'est (au mieux) qu'une goutte dans l'océan, de la réponse qu'aurait pu donner (à mon humble avis - b"h) le Rabbi Mendel de Kotzk pour développer sa réponse.

Tout d'abord le terme "extrémiste" est à prendre dans son sens positif.
On peut aller au bout des choses dans le bien comme dans le mal.

Pin'has a été un des 7 dirigeants qui ont contracté une alliance avec D. : Avraham, Its'hak, Yaakov, Moshé, Aharon, Pin'has et David.
Dans le texte des Séli'hot, nous demandons à D. d'évoquer en notre faveur l'alliance contracté avec chacun d'eux.
Ainsi, au regard du nom des 6 autres personnes, on peut se rendre compte de la grandeur de l'acte de Pin'has.

+ "Pin'has fils d'Elazar, fils d'Aharon le Cohen" : il a mit fin par son acte au fléau qui avait déjà tué 24 000 personnes.
Dans la suite du verset il est dit : "avec zèle".
Pinh'as avait en lui une forte inclinaison à faire la paix (cela venait d'Aharon haCohen) et était parmi ceux qui faisait le service divin, et n'avait pas de préparation à combattre, utiliser des armes, ...
Malgré cela, il s'empara de la lance de Moshé, déjoua la ruse des gardes et les transperça avec la lance.
Ainsi, à son niveau, pour D., il alla au bout de lui-même et de sa nature.
D'ailleurs le Kétonot Or résume en disant que le zèle pour punir les méchants apparaît à priori comme le contraire de la paix, et semble être de la controverse.
Mais la Torah, nous dit que le zèle authentique mène justement à la paix.

+ Devant l'inertie de Moshé, d'Aharon, des 70 anciens, ... Pin'has aurait pu décidé de ne pas agir ("Pourquoi devrais-je intervenir, je ne crains pas plus le Ciel qu'eux!").
Non, Pinh'as a agit car il vivait SA Torah avec son D. (cf. "pour son D." verset 13) entièrement, à l'extrême de ses capacités, et non pas une Torah passive/subie, où l'on agit parce que tout le monde le fait (v.11 il agit "parmi eux" : il vivait donc SA Torah parmi le peuple d'Israël sans s'en détacher car il agit par amour et non par la colère/haine).

+ "Pin'has fils d'Elazar, fils d'Aharon le Cohen vit" (Balak 24,7)
Que vit-il?
Rashi : Il vit l'acte et se souvint de la loi ... que les hommes zélés doivent tuer le coupable.
Nos Sages disent à propos de cette loi : "Telle est la loi mais on ne l'enseigne pas".
Si un homme tue le coupable de sa propre initiative, il a respecté la loi mais s'il va poser la question hala'hique, on lui répond de ne pas tuer le coupable.
Le 'Hidouchei HaRim explique : cette loi émane de l'indignation qui anime l'homme lorsqu'il voit un méchant commettre une telle faute. Ce sentiment le pousse à le punir immédiatement!
Mais s'il a le temps et la patience d'aller poser une question, c'est le signe qu'il n'est pas indigné par la faute à ce point-là et il ne devra pas tuer le coupable.

Pour finir, il est évident que ces événements nous dépassent : Zimri était très érudit (car chef de tribu à une époque où le peuple d'Israël avait un très haut niveau spirituel) et très âgé (250 ans!), et il est évident que nous devons pas, à notre niveau penser appliquer cette loi en allant tuer autrui (nous avons encore tant à faire pour s'améliorer et qui nous dit qu'à la place d'autrui nous aurions pas fait pire).

Yov devient Yashouv …

“Les fils de Yissa’har, selon leurs familles : … ; de Yachouv, la famille Yachouvite ; …” (Pin’has 26 ; 23-24).

Le ‘Hida explique que Yissa’har a appelé l’un de ses fils Yov (Vayikach 46;13 : “Fils de Yissa’har : Tola, Pouva, Yov et Chimon”).
Lorsque les juifs sont arrivés en Egypte, Yov s’est rendu compte que les égyptiens avait une idole ayant pour nom : “Yov”.
Il a fait part de cela à son père, qui lui a donné un ‘shin’ de son nom afin de changer son nom en “Yashouv” (d’où pour certains, la coutume de lire le nom Yssa’har avec 2 ‘shin’ uniquement avant ce passage de la paracha Pin’has).

Pourquoi lui a-t-il donné un ‘shin’ et pas une autre lettre de son nom?

Le Beit Yossef (Ora’h ‘Haïm 32) écrit qu’il y a un shin sur les Téfilin de la tête car la lettre ‘shin’ a une valeur numérique de 300.
En utilisant une inversion des lettres de l’alphabet (le alef (la 1ere) = taf (la dernière) ; le beit (la 2e) =shin (l’avant dernière) ; …), le Tétragramme, nom de D. (youd-hei-vav-hei) a alors une valeur de 300 (il devient alors : mem-tsadik-pei-tsadik).
Ainsi, Yov, nom d’une idole égyptienne, a reçu une lettre ayant une équivalence avec le nom de D., afin de devenir Yashouv.

Rashi : “Yashouv” est un dérivé du verbe s’asseoir, car les membres de cette famille s’asseyaient dans les salles d’étude en se consacrant totalement à la Torah.

Sources : Rabbi Ozer Alport et Rabbi Moshe Bogomilsky

Un dirigeant juif c’est …

“Un homme sur l’assemblée, qui sorte devant eux et rentre devant eux, qui les fasse sortir et les fasse entrer …” (Pin’has 27;17)

Rabbi Israël Salanter rapporte un enseignement de nos Sages : “A l’époque pré messianique, la face de la génération sera comme celle d’un chien” (Sota).
Que veut dire cette comparaison?

Un chien court toujours devant son maître mais, de temps en temps, il tourne la tête et regarde en arrière pour voir vers où son maître se dirige et prendre cette direction.
A l’époque du Machia’h, “la face de la génération”, c’est-à-dire ceux qui prétendent être les dirigeants et les représentants du peuple, sera “comme celle d’un chien”, car ils adopteront l’attitude du chien.
Ils marcheront devant le peuple et se tiendront à sa tête, mais n’auront aucune voie tracée devant eux et aucune influence sur le peuple.
Au contraire, de temps à autre, ils se retourneront pour entendre ce que dit “la rue” et connaître l’opinion des médias. En fonction de cela, ils dessineront leur programme afin de plaire au public.
Un vrai dirigeant juif doit conduire le peuple et lui enseigner la voie de D. même au risque d’être désapprouvé.

Le rabbi de Vorka a dit : “Qui sorte devant eux” = qui ira corps et âme pour le peuple juif.
Le ‘Hidouchei HaRim a dit :
- “Qui les fasse sortir” = qui les fasse sortir de la bassesse et de l’impureté
- “et les fasse entrer” = vers l’élévation et la sainteté.
Il conclut en disant : le dirigeant qui suit le peuple est entraîné vers la bassesse.

Source : "Mayana chel Torah" d'Alexander Zoucha Friedman

1er mot de la paracha : élé

“Voici (אלה - élé) les paroles que Moché adressa à tout Israël …”  [Dévarim ch.1 ; v.1]

1°/ Selon le Mégalé Amoukot, les lettres du mot אלה forment les initiales de אבק  לשון הרע (avak lachon ara = poussière de médisance).
Moché exposa cette interdiction "à tout Israël" car nos Sages disent : “la plupart des gens faute par le vol, une minorité par les relations interdites et tous par la poussière de médisance" (Baba Batra 165b).
Puisque la grave faute de lachon ara est réalisée par tout le monde, il a fallu mettre en garde "tout Israël".

2°/ Il est écrit dans le séder olam (pérek youd), que toutes les parachiot  du livre de Dévarim, depuis Dévarim jusqu’à la paracha Vayélé’h (ch.31 ; v.2 : Moché dit : “Je suis âgé de 120 ans aujourd’hui”) ont été dites en 36 jours (du 1er Shévat au 6 Adar).
La paracha Vayélé’h a été dite le 7 Adar, jour de décès de Moché.
Le mot אלה (élé) utilisé en tête de ce verset (et du livre Dévarim) a pour valeur numérique 36.

3°/ Il est intéressant de noter que la paracha Dévarim tombe toujours le Shabbath précédant le jeûne du 9 Av, jour où nous lisons le livre de Ei’ha (les lamentations).
Or le mot ‘Ei’ha’ (איכה ) a comme valeur numérique : 36  …